vendredi 30 octobre 2026


-Mémère-

-mWm-

-30/09/2026-



 

Mémère

 

Cueillir Dans les champs Patates

Les rondes Les molles Les tordus

Mémère Aussi tordue Dans sa nuit

 

Elle chantait

Elle braillait

Dirais-je

 

Cueillir Plein un seau de fer

Cueillir La fourche Les reins

Les instants perdus Les champs

 

Elle boitait

Un peu

C’était lourd

La vie

La nuit

 

-18h36-

 

 

Mémère

 

Elle riait souvent En me voyant

J’étais le petit bleu De la campagne

Le compagnon des jours de ville

 

Elle brille

Des yeux

Déjà usés

 

Elle porte le seau Comme on rit

Elle glisse Et ferme le portail

Une paille Dans les cheveux

 

Elle clopinait

Elle regardait

Ne voyait

Quelle humeur

De la vie

 

-18h39-

 


 


-Mémère-

-mWm-

-30/09/2026-



 

Patates

 

Dans le pré Près des cerisiers

Au pied Des arbres De longtemps

Les feuilles Les herbes Et les patates

 

Elle creusait

Et portait

Le seau

 

Dans sa robe Et son tablier

Avait De quoi couper les branches

La famille viendrait Ce week-end

 

Elle riait

Elle gardait

Dans son dos

La fourche

Aux patates

 

-18h42-

 

 

Mémère

 

Elle vivait Presque seule Aussi

Les souvenirs Et le chien riaient

Mes pas Dans les siens Chantaient

 

Elle vivait

Dans la rue

De la vieille maison

 

Longtemps Le printemps Dépassé

Avec des pas petits Et ses rires

Elle racontait A toutes les questions

 

Elle vit encore

Dans le beau

De la photo

Sur les plis

De la nuit

 

-18h45-





-Mémère-

-mWm-

-30/09/2026-



 

La pluie Enfin

 

Les chaussons de Mémère De boue

De la cour Déplantée de l’herbe

Les poules se sont rentrées La pluie

 

Les toits

Les tambours

De nos jours

 

Les chaussons de Mémère Sont doux

La mousse Sans une dentelle

Le tricot Sur son dos Et la pluie

 

Le parterre

Sans sable

Sans grève

Sévère

La pluie

 

-19h14-

 

 

Dentelles

 

Le tablier Portait Dans le gilet

Le claquement Des gouttelettes

Et les mains molles Avançaient

 

L’abri

Des lapins

Et des poules

 

Les lourdes couleurs De son gris

De ses nuages De tous les jours

Et De marcher Mémère Les chaussons

 

La semelle

Très molle

Glissait

Dans le tour

De la nuit

 

-19h17-

 


 


-Mémère-

-mWm-

-30/09/2026-



 

La sécheresse

 

Mémère Ne savait pas compter Les jours

Elle mettait Un bâton Sur la poutre

La source avait tari Et la vie

 

Usée

Encombrée

De solitude

 

Mémère arrivait Dans les champs

Les fruits N’avaient pas coulé

Ils étaient moches Comme sècheresse

 

Petits

Ratatinés

Ramassés

Cueillis

Par la vie

 

-19h20-

 

 

La pluie

 

Ni fine Ni légère Presque glacée

Les tambours Sourds De la soirée

Et le rire rêvé De la vieille En sommeil

 

Ses pieds

Glissaient

En chaussons

 

Dans la cahute Riante de bruit

Sur les marches glissantes De la vie

Mémère Et ses chaussons Se tenaient

 

Le seau

Avait été posé

Pour récupérer

L’eau de la nuit

Echappée

De la sécheresse

 

-19h24-




 


-Petit livret poème-

-mWm-

-05/10/2026-



 

L’ancien

 

Avait un livre De petite taille

Comme un écrit D’enfant Sale

Est agrafé De maillons rouillés

 

Textes

La page

Lignes

 

Il devait avoir Sept ans Juste

Il connaissait Les odeurs de champignons

Et il se promenait Avec son chien

 

Zéphir

Aux poils

Dans le vent

 

-18h09-

 

 

Le livre

 

Etait ancien Ecrit A la plume

Avec des directions En tous sens

Le sentiment De retrouver sa joie

 

L’enfant

Le chien

Le vent

 

Les textes n’étaient pas très longs

En la couverture De cuir roux

Avait dû être collé D’adolescent

 

Et au soir

De sa vie

Il avait signé

Je me suis arrêté

Le chien est mort

 

-18h12-

 


 


-Petit livret poème-

-mWm-

-05/10/2026-



 

Le petit livre

 

De la poésie De la poésie Des mots

Zéphir n’y prenait Guère de place

La cage aux oiseaux Etait vide

 

L’enfant

Ecrivait

Les champignons

 

L’ancien De son village Aimait l’air

La fraîcheur des matins A vache

La gelée Dans les bois Effeuillés

 

Ecrivait

Les sens

De l’orée

 

-18h30-

 

 

Le bois

 

Il était ouvert Loin de ses feuilles

Il dansait Comme des mains Géants

Il crevait les nuages De sa cime

 

Trois lignes

Un sourire

Les arbres

 

Dans le courage Du bâton qui marque

Dans le silence De regarder Partout

L’ancien Et l’enfant  Ecrivaient la vie

 

Et l’enfant

La plume

Et les encres

 

-18h32-





-Petit livret poème-

-mWm-

-05/10/2026-



 

Ce matin-là

 

Tout y était raconté Les mélanges des vers

Les lignes de rimes Enfantines

Les images Sur la page Dévoilée

 

Tout allait bien

Je lisais

Je lisais

 

J’avais atteint la page Sept merveilleuses

Je continuais A folâtrer Avec les mots

Je n’y comprenais plus rien En tout

 

Rien allait

Ni l’histoire

Ni le Zéphir noir

 

-18h35-

 

 

Il manquait

 

Le chien avait disparu Du poème

Comme une fuite Et ne plus revenir

L’histoire changeait de sens

 

Plus de suite

Plus de vie

Ça rime à rien

 

Il manquait Evidemment La page

La feuille Huit et neuf La vie nouvelle

La conclusion Du beau texte D’enfant

 

Le poème

Trop long

Raccourci

 

-18h38-

 


 


-Petit livret poème-

-mWm-

-05/10/2026-



 

Une page arrachée

 

Et des taches Sur la page suivante

Des gouttes De croûte d’encre

Les mots glissaient Entre le noir

 

Explosif

Etalée

Entêtée

 

L’enfant avait essayé De continuer

Mais les verbes N’étaient plus présents

Le passé s’enfermait Dans les traits

 

Zéphir est mort

Et l’ancien

Je me souviens

 

-18h41-

 

 

J’ai oublié

 

Qui était l’enfant Qu’avait-il écrit

Peut-être une symphonie de souvenirs

Où la pluie De sentiments du vent

 

La plume

Cassée

Peut-être

 

Le beau des mots Avait été arrachée

Le sombre encombre la file La suite

Il me manquait Le lentement

 

Le reste

Etait tracé

A la hâte

 

-18h44-





-Petit livret poème-

-mWm-

-05/10/2026-



 

Tous les matins

 

Je lisais les premières pages Belles

Et je cheminais Dans les champs

Et je respirais En m’habillant le temps

 

Demain

Quand donc

J’irai

 

Et le soir Je retombais Dans les taches

Dans les pièges Des vents venus

Les vaches étaient retournées Au bois

 

Elles beuglaient

Elles broutaient

Poèmes

 

-18h47-

 

 

Chaque page

 

Ne connaissaient Que dix mots

Trois lignes suffisaient A remplir

La feuille A couverture De cuir roux

 

J’aimais

Flairer

La campagne

 

Et l’ancien A la fin En était parti

Entre les gouttes noires Son hisotire

Comment passer du chien Au grand-père

 

Et laisser

La poésie

S’arracher

 

-18h50-

 


 


-Petit livret poème-

-mWm-

-05/10/2026-



 

Une autre histoire

 

Quand ma sœur Qui lisait Souvent

Trouva un recueil Sur la campagne

Et dans les images Un petit ticket

 

Petit

Dit-on

Poésie

 

Trois lignes d’encre Et un sourire

Comment Papy Gagner l’aurore

L’Or de la boue Des bottes Et des vaches

 

Elle ne compris

Que le mélange

Des passés

 

-18h53-

 

 

La page

 

Comme un marque page D’avant le présent

Comme un sourire Le sentiment du vent

Comme l’orage Je m’arrête là-bas

 

La rime

Touchait

A sa fin

 

Le grand père Allait Bientôt mourir

Les cravates Et les chemises bien taillées

Et les larmes Comme des taches d’encre

 

C’est à la ville

Que la nuit

Retrouva Sa lumière

 

-18h56-





 

-Petit livret poème-

-mWm-

-05/10/2026-



 

La nuit d’Or

 

Le jour finit en P     d’ombres glacées

Ça fait BL     Que je ne l’ai revue

Avec le ticket Du D     de sable

 

Vide

Chaleur

Lueur

 

Il l’avait     entre les taches Les mots

Il allait jusqu’à l’H      couvert d’arbres

Il contait les insectes Les L    demoiselles

 

Le soleil

La L    blanche

Les vacances

 

-19h26-

 

 

Dans les taches

 

Les verbes Les sons En rond Disparaissaient

J’aurai bien bu Un L    du soir Plein de taches

Devant la L   du soir Une tache noire

 

P

Au soir

Soupir

 

L’       dans le carnet de cuir Cessait

La L    au soleil N’existait plus

Et le poème E      S’était éteint

 

La L

Volait

Mon texte

 

-19h31-

 


 


-Petit livret poème-

-mWm-

-05/10/2026-



 

J’ai écrit

 

Les mots manquaient Mais Pourquoi

Pourquoi perdre l’horizon de lune

Pourquoi Se croire Dans le désert

 

Les vaches

Les taches

Poèmes

 

Belles Lurettes Que je t’ai cherchée

Les mots de taches Les libellules pullulent

Les souvenirs Dans ma vieille pénombre

 

Café du matin

Je n’aimerais pas

Poésie

 

-19h45-

 

 

J’ai bu

 

Les écrire Les lire Elles Marcher devant

Les suivre En horizon de fier désert

La lune était aussi seule Que moi

 

Le carnet

Le cuir

Et la boue

 

J’ai rangé Dans ma table Le livre

Les mots me manquaient Tellement

Mais les taches cachaient tes soupirs

 

Tu est l’enfant

Qui devient Pépère

Il y a belle lurette

 

-19h46-





-Premier verre-

-mWm-

-16/10/2026-



 

Le premier verre

 

Ça s’aboie Comme un tien sale

Ça nourrit les rêves A l’obèse

A la poussière De mes oreilles

 

Chagrin

Village heureux

Pas malin

 

Que l’inconscience nous attarde

Et les visages Sortent des cages

De la raison Ça tourne Rond

 

Gamelle

Soupe froide

Et songes

 

-20h02-

 

 

Le verre deuxième

 

Ça crève les miaulements D’avant

Surement Une griffure Nourriture

Une paresse A vendre A l’éveil

 

Je me souviens

A la sonde

Ça disparait

 

Il me reste Le bruit de l’animal

Du bocal Où la soupe choit

Et le ventre dégonfle Que j’avale

 

Ecuelle

Cueillette

A mes oseilles

 

-20h06-

 


 


-Mont de l’extérieur-

-mWm-

-16/10/2026-


 

Ton mont

 

Où le mont De l’extérieur Ecœure

La vallée s’’est envolée Les fleurs

Tombent les origines De tes cils

 

Faux

Bruyant

Cassant

 

Le sommet vindique La ruine

Les allants Des versants Se tiennent

Comme la pluie Vite Disparue

 

Déferlent

Dévorent

Aux ruisseaux

 

-21h06-

 

 

Mon ton

 

La parole laisse Balancer la peur

Les réponses A la rencontre Du cœur

Mais comment Garder De la nature

 

Les pousses

Les fleurs

M’attendent

 

Plutôt Je les attends Sans mensonge

Plus tard J’aurais L’autre regard

En attendant Je me vends Aux cieux

 

J’écoute

Je déroute

Plus guère

 

-21h10-





-La beauté Le temps-

-mWm-

-16/10/2026-



 

Admirer

 

La beauté traverse Tant Le temps

Plus guère de virage Un mirage

Et l’horloge compte Les sinistres

 

Ravissement

Eternuement

Eternellement

 

L’art chante A chaque tour de jour

Le chef- d’œuvre Dans ton être

Et le sillage Dans sons souvenirs

 

Siphonne

Et redonne

A la joie

 

-21h41-

 

 

Beauté

 

Laisse le chant Des sirènes Hululer

Baisse le sens De la musique A vivre

Et Admire le sourire A fond de l’âme

 

La minute

Dépasse

L’impasse

 

Les chœurs résonnent Dans la nef

Dans le nénuphar Et s’emparent

De l’étang A contre vent Maintenant

 

Il y a plus

Que tant d’Art

A l’étendard

 

-21h45-

 


 


-De ton bonheur-

-mWm-

-16/10/2026-


 

Regarde

 

Et Epargne-nous De ton bonheur

Regarde le charme Du différent

Les rougeurs Suaves Des autres instants

 

Oublie

Que tu vis

Et accepte

 

La ressemblance Avec une autre paix

Où la pauvreté A toute sa beauté

Et le temps passe Et le vent lâche

 

La pluie

Le vent

Le merveilleux

 

-22h17-

 

 

Epargne-nous

 

De ton sourire plus hypocrite Que vrai

Des envies De grand tour de ronde

De vol à voir Plus fort que tous

 

A rebours

Un détour

Par le cœur

 

Nous irons tous A l’horizon long

A marcher Sur des pierres concrètes

Et des rêves lointains A la main

 

C’est ici

Que me conduit

L’infini

 

-22h20-

 


 


-Cela vous convient-

-mWm-

-16/10/2026-



 

Portrait de famine

 

Peut-être que cela vous convient En vrai

Peut-être qu’il n’y aura rien d’autre

Et que leurs mots Sembleront beaux

 

Ivresse

Sécurité

Jeunesse

 

La table n’a pas été regarnie

Les verres Ont une goutte légère

Et de se rire Le ventre A vide

 

Les couverts

En Or

Argenté

 

-22h52-

 

 

Le père La mère

 

Et le sable Pleins les pieds nus

La boue Le rouge Larmes dévêtues

Et le courage De perdre la rue

 

L’enfant

Son sourire

A déboire

 

Je me souviens L’apercevoir

Noire Comme une nuit Sans dune

Peut-être que cela vous convient L’amer

 

Le poivre

Pour remplacer

La faim

 

-22h55-





 



-Agréable moment-

-mWm-

-19/10/2026-



 

Trois moments

 

D’abord Le lever Un peu fatigué

Puis le silence Si vite disparu

Et la nuit Le souvenir Et le plaisir

 

Comment

Reconnaître

L’agréable

 

Cela devient perdu et Déagréable

Le début de la fin Je la vient qui vient

Et qui me rumine L’envie de pluie

 

J’enfile

Nonchalamment

Ma chaussette

 

-18h05-

 

 

L’agréable

 

Comme les sourires Qui restent inscrits

Qui éclatent Entre deux mélanges

De mots De gestes Et d’amertume

 

Comment

Paraître

Heureux

 

Personne n’est là Content seulement

Juste le plaisir De se prévoir

L’espoir de lire Sans les médire

 

Je retire

D’un geste

Tout le reste

 

-18h08-

 


 


-Agréable moment-

-mWm-

-19/10/2026-



 

Presque nu

 

Ma chaussette reste seule A mon pied

Le café ne fume plus Désolations

Effervescence Des envies garnies

 

Plonger

Du regret

Au distret

 

Visiter le maison Avec la fraîcheur

Avec les pieds mouillés De la douche

Près de l’évier Une flaque de tiède

 

Mes mains

Se lavent

Si sales

 

-18h10-

 

 

En silence

 

J’ajoute la musique A mon écoute

Les marches grincent Les volets clapent

Les plaques du toit Prennent le vent

 

Foncer

Des yeux

A l’extérieur

 

Les rideaux Bientôt M’habillent

Je repars vers mon lit Si dur

Mon oreiller vidé De ses plumes

 

J’enfile

Tout ce que je trouve

Et déroute la nuit

 

-18h14-






-Agréable moment-

-mWm-

-19/10/2026-



 

Journal

 

Bille en tête En sérieux j’avance

Je relis les jours Les dates d’amour

Une rencontre se profile Où se défile

 

Près du vingt et un

Une réponse

Fait du bien

 

Je n’attends rien Je suis trop serein

Peut-être une question de nombre

De lucidité De monde à élever

 

Cancer

En biais

Et pourtant

 

-18h33-

 

 

Je fonce

 

Mes habits Je quitte la maison

Je vais de val En montagne

Je m’essouffle De la tête

 

Quelle est

La question

A répondre

 

Je cherche le vent La pluie Le midi

Je distingue A peine Mon faible

Aujourd’hui Je suis fort Agréable

 

Cancer

Mes cheveux

Sont rasés

 

-18h35-

 


 


-Agréable moment-
-mWm-
-19/10/2026-



 

Agréable

 

Que veulent Les envies de bruits

De sonorités De la ruade Des rues

Je ne trouve rien quelle est la question

 

Mes yeux

Vacillent

Je file

 

Je ne cours Je ne sais courir

Je ne bois pas Le café est froid

Plus fermé Que les grilles

 

Alors

Je vais

Ailleurs

 

-18h38-

 

 

Je renonce

 

A connaître la pluie Il fait beau

A écouter le foule Si bruyante

Rien à dire Peut-être le rire

 

Le vingt et un

Ce jour

J’y vais

 

Il viendra demain Aujourd’hui seul

Comme un refrain qui ne cesse

Comme un chagrin Tout de liesse

 

Sur le banc

J’écoute

L’intérieur

 

-18h41-




-Agréable moment-

-mWm-

-19/10/2026-



 

Le retour

 

Nous ne sommes Pas le vingt et un

Mais un chemin Indéfini

Qui fuit Du soir au malin

 

Cancer

Fatigué

Agréable

 

Quelle est belle La raison de vivre

Que creuse le jour De son détour

Au jour Où le pire ne va pas venir

 

Je suis habillé

Par le courage

De l’agréable

 

-18h45-

 

 

Le détour

 

Le banc a fui De mes genoux

Je tiens A peine Debout Léger

Entier Je marche Je veux foncer

 

Je n’y arrive pas

Je ruine le plaisir

Je vois les dégâts

 

Solitude Tu ne gènes Résonne

Tu laisses seul L’homme libre

Tu délivres De mes mensonges

 

A nouveau

Je suis nu

Dedans

 

-18h48-

 


 


-Agréable moment-

-mWm-

-19/10/2026-



 

Questions

 

Quelles sont les vives interrogations

Les façons de rentrer Du boulevard

Du tard venu Du matin perdu

 

Le journal

Je l’étale

Je le pousse

 

Il pousse en Moi Comme un combat

Il vide ma joie Mon instant agréable

Et il déballe Le lâche de ma foi

 

La clé

La porte

La fierté

 

-18h52-

 

 

J’arrive

 

A l’entrée De la vieille cuisine

Je refuse De retirer Mes bottes

De faire tomber les impers

 

Les défauts

Les ennuis

Les oublis

 

Chemins Vous écartez Ma vie

De la vie L’espoir de l’espoir

Et la foule de ma solitude Désagréable

 

Je refais

Mon lit

Au rondeur

Du bonheur

 

-18h55-




-Agréable moment-

-mWm-

-19/10/2026-



 

Horreur

 

Je me suis trompé De route Déroute

Ce matin-là je n’avais pas le choix

Il fallait se lever S’habiller

 

Mettre

Un pied

Devant

 

J’ai préparé Mon sac à  peau

Avec tous les magazines Du jour

Le tiercé Plein de ses décorations

 

Je n’ai rien

Ni lu

Ni pensé

 

-19h19-

 

 

Erreur

 

C’est le jour De la réussite

Je finissais Par ne pas y croire

Je n’y ai cru Le bonheur est passé

 

Si belle

Si simple

Son élégance

 

Elle parlait Avec un lendemain

Avec un courage De voir en face

Et souriait De phrases douces

 

J’admirais

Son habit

Si gaité

 

-19h22-

 


 


-Agréable moment-

-mWm-

-19/10/2026-



 

Eléphant

 

Sur son maillot Sous la pluie

Car ce vingt et un Tout tombait

Les cordes Les averses A l’inverse

 

Elles riaient

Elle aimait

L’orage

 

Mes impers Sur le dos Droit

Comme si Rien n’allait se passer

Je me suis arrêté là En soldat

 

Garde à vous

Pas exprès

Admirations

 

-19h25-

 

 

Je brillais

 

Je devenais Ange déchu Un miracle

Un passage Entre passé Et agréable

Entre Magazine Et jour d’espoir

 

Elle éclata

De rire

De plaisir

 

J’aurais voulu Sans s’approcher

Sans oser Dévorer De conversation

J’étais immobile Perdu et nu

 

La pluie

Du bonheur

S’évapore

 

-19h28-





-Agréable moment-

-mWm-

-19/10/2026-


 

Silence

 

N’y en a plus Etincelance sûre

Echange De se voir Regards

Les paroles sont devenues Inutiles

 

Petit groupe

Des amies

Des envies

 

Je ne suis pas approché A cœur

J’ai osé Oter Ma solitude d’espoir

Et envisager La réponse du vingt

 

Du vingt et un

Un jour de fête

Dans ma tête

 

-19h32-

 

 

Mon sac

 

J’ai vidé Mon sac Pour mieux y penser

Pour échapper Au frein du matin

Pour marcher Courir Sourire

 

Mes bottes

Me faisaient

Encore mal

 

Mes impers Transpiraient Le noir

La nuit ne voulait plus m’envahir

Et le désir Le désir Le désir

 

J’étais nu

Au milieu

De la rue

 

-19h34-

 


 


-Agréable moment-

-mWm-

-19/10/2026-



 

Ensemble

 

Nous allions chanter Par chœur

Par musique De la vie merveilleuse

Par la veilleuse Sur le bord du lit

 

Dans la rue

La vie

Sera perdue

 

Elle me regardait En parlant ailleurs

Elle glissait De l’amour Sans détour

Elle attendait Je le supposerai

 

Et mon silence

N’existera

Plus du tout

 

-19h37-

 

 

 

Plus du tout

 

Je n’ai rien dit Je n’ai rien fait

J’ai perdu Mon temps A hésiter

A l’admirer Prête à foncer

 

Bille en tête

Hélas

J’ai reculé

 

J’ai entamé Un mélange de silence

De tristesse vengeresse Et de traits

L’image de cette vie D’agréable bonheur

 

C’est un leurre

C’est un leurre

Je n’ai pas oser le bonheur

Je me suis trompé de route

 

-19h41-