dimanche 28 juin 2026


-De plombs-

-mWm-

-17/06/2026-



D’Or et de plomb


L’indien Sur son cheval d’arçon

Le cowboy absent En soldat

La guerre est déclamée L’erreur


En habit

Droit

Dans sa botte


Elle regardait Tous ces soldats

Tous ces guerriers Des temps usés

Tout le temps Elle en pleurait


Naguère

Lui raconter

La guerre

De l’ancêtre

Défaite


-18h34-



D’Or et déjà


L’armoire était fermée Aux clefs

Aux tiroirs retirés Et les lettres perdues

La vue De la plage De la rive


Dans l’avis

Se voit

Dans la botte


Elle pensait Aux pères de Noël

De tous les barbus blancs Semblaient

Pour quatre sous Comme à la guerre


Prières

Reviendrez-vous

De l’autre bout

Du monde entier

Et des beignets


-18h37-




-De plombs-

-mWm-

-17/06/2026-



Comme une flèche


L’indien courrait Près du cheval

Les canons faisaient Grands bruits

Et la vie rassemblait Les tombes


Ici

Abandonné

Donné


Le tir de grâce Et du grand silence

Le coup de fusil Tout inutile

Qui gagnera Les larmes de joie


Personne

L’ancêtre

La défaite

Les armes

Haut les têtes


-18h40-



D’Or


Elle touchait Du doigt Le soldat

Son Or brillait C’était parfait

Le souvenir Du temps Du pire


En habit droit

En pile de bois

Et en cercueil


Elle essaya Du bout du doigt

Les yeux givrés Et le soupir

A raconter A écouter A croire


Que veut

Devenir

Les souvenirs

Pour les soldats

De bois


-18h44-




-De plombs-

-mWm-

-17/06/2026-



D’Or et de plomb


Mais au bout du tunnel des jours

J’entrevis La lumière de la nuit

L’autoroute faisait déroute


En habit droit

Les deux mains

Sur le volant


Elle regardait Le cheval courir

Elle admirait Les policiers de l’Empire

Et Elle éclata de rire Du pire


Même

La paix

A ses guerriers

Ses fantassins

Malsains


-19h13-



Au soleil


La nuit était retenue Par les phares

La lune faisait Un miroir rond

Et le blond des arbres Dans le vent


Où va-t-on

A tâtons

A façon


Elle continuera Ses pleurs lueurs

Ses reflets de paysages Sans soldat

Et les policiers Aux bords usés


Même

La guerre

Avec ses hommes

De paix et d’Or

En désaccord


-19h16-





-De plombs-

-mWm-

-17/06/2026-



Sur le toit


La voiture allait A petite allure

Le tunnel continuait de ronfler

Et le mélange d’ange et de feux


Passez-là

Mademoiselle

C’était Elle


Voir ses papiers Ses décomptes

Ses racontes Et son jeune passé

Et la voir repartir Sans médire


Le policier

Avait lancé

Un coup de feu

Comme les aïeux

De la guerre


-19h19-



Les bagages


Sur le toit De la voiture petite

Sur le vent De la lumière S’effrite

Le fil de Soi Et le passé mesuré


Elle allait

Les soldats

Près des doigts


Elle voulait Oublier la guerre

Le tunnel ne cessait De durer

Comme la nuit Du jour usé


Les revenir

D’Or et de plomb

En habit droit

Et en soldat

De Naguère


-19h22-




 



vendredi 26 juin 2026






-Assez étrange-

-mMm-

-19/06/2026-



Langage


Facile de mettre Des mots ensemble

Il vous semble En doute Assez étrange

De trouver Une vérité Le lendemain


Ecoutons

Assemblons

Nos dialogues


Deux monstres De la parole rusée

Deux ombres Avec de longs verbes

Et la suite De l’histoire noire


Ecriture

Envergure

Etincelle

Les mots jetés

A l’assemblée


-19h50



Rangée d’hier


D’une page A l’autre Assez étrange

Avec des colifichets de mots d’ordre

Un conte A veiller Dans la nuit


Recevons

Ramassons

Nos bestioles


Avec des loups Des tigres Faciles

Avec des fourmis Et des hyènes

La nature pose Sa vue étincelante


L’histoire

Moins claire

Que la laine

De l’hiver

Glacé


-19h54-



-Montre et vous-

-mMm-

-19/06/2026-



Montre et vous


L’instant du récit Etait bientôt fini

Le couloir de sa pensée S’était effrité

Et la toquante Tiquait Toquait


Aiguilles

Sinistres

Secondes


La première A la fois Se cavalait

La rencontre Avec les sombres laquais

Ils nous guidaient Jusqu’à nous


Corbeilles

Et légumes

Et fruits

Et détruit

Le rebours


-20h31


Montrez-vous


Riez des mélanges Pleins de casquettes

Des savantes élégances Du langage

Ça prend du temps Du temps Du temps


Cadran

Solaire

Et la nuit


Découvrons la réalité Du poignet

Du tour de bras Du change-moi

Et les leurres découverts Dans les heures


Le gris récit

Vite décrit

Bien contre

La rotonde

De la montre


-20h35-





 

-Je ne savais pas-

-mMm-

-19/06/2026-



Vous vois-je


Vous ai-je croisé D’un monde arrêté

Je ne savais pas Que vous existiez

Je renonce à chercher Les pieds


Les verres

Les rimes

Vos lettres


Quand je vous ai lu J’étais perdue

J’ai piétiné le reste De ma vue

Je me suis arrangé Pour être beau


En sabot

Et cabot

En rabot

Et la beauté

Vous être beau


-21h03



Vous existiez


Dans le village Du monde Du cirque

Dans le facile Et les féroces rosses

Dans votre montre A la cravate


A la cravache

Qui arrache

Ma démarche


Je vous ai croisé En contre-vérité

Le temps me presse Contre vous

Je suis perdue Je vous ai vu


L’élégance

Du langage

Et de la montre

Qui me démonte

Assez étranger


-21h097-




-Bourrasque-

-mMm-

-19/06/2026-



Bourrasque


Il m’avait emporté Dans le vent

Jeté Au bord du pré Méchamment

Et je le regardais Action Admiration


M’envolait

Son regard

Son village


Rien Dans ma tête N’était violent

Ni son sourire Allant La poignée de main

Il m’avait aidée A me relever


Je m’envolais

Les arbres branches

Tout s’entourait

En avalanche

Et en tornade


-22h01


Courage


La gifle de l’air L’élan du tigre

La vitesse De tomber Des réapparaître

Au dessus De ma vision de l’être


Il riait

Il m’attendait

En bourrasque


Et nous sommes Enchainées Partis

Vider les veilles Des jours d’avant

Et éteindre les vents Des lendemains


Il me tient

Il me revient

Il a existé

Il s’est emporté

En bourrasque


-22h05-





-Etait portrait-

-mMm-

-19/06/2026-




Etait


Son visage portait Son silence

Avant de s’enfuir Vers le nadir

Portait encore Le temps En bourrasque


Portrait

Là Long

Allongé


La veille Il avait accouru Des rues

Avait chanté Comme un dialogue

Les paroles Des herbes folles


Son rire

Son éclat

Montre

Et moi

Mon émoi


-23h00



Il ne restait


Je lui ai tenu la main Lui ai tendu

Des verbes Comme des poèmes

Au soir inspiration Admiration


Soufflait

Ne plus

Ne soufflait plus


Au mur Un détour dans l’ombre

Les aiguilles arrêtent De chavirer

Les souvenirs Du lendemain Finir


Secondes

Même les heures

Fécondes

Les bonheurs finis

En bourrasque


-23h04-



 

 


-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-




Une tiède douceur


Sa main Sur ma joue Tenir debout

Un regard absent Je ne trouvais pas mieux

Je m’étirais De silence Plein le cœur


Sa peau

Sa tiède

Fraîcheur


Bien sûr J’avais compris son geste

J’avais ressenti Son amour retentit

Dans mon souffle A mon esprit


J’ai du

Bien rien

Ma joie

Sans filet

S’étendait


-18h04-



Sa tiède rougeur


Quand je lui ouvert Mes yeux heureux

Quand j’ai découvert Son lire sourire

Dans la vie Tout était devenu


Ses doigts

Sa tiède

Rondeur


Sa main est restée Si longtemps

Dans le sens De mon bien retrouvé

Que la seconde Avait jailli En immensité


J’ai ris

Jamais du

Je l’ai vue

Sans filet

Disparaître


-18h08-




-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-




Sa tiède langueur


J’ai cru que son rire N’existait plus

J’ai attrapé Son doigt Doux et léger

Ne m’a plus jamais quitté Des sens


Sa pulpe

Un grain

De bonheur


Son poignet Portait un bracelet

Un cœur d’acier Couvert de l’assez

De ne plus laisser Partir la vie


J’ai lu

J’y ai cru

Toute la vie

Sans filet

Sans regret


-18h12-



Sa tiède douceur


Où pourrais-je encore Rencontrer la joie

Quand repoussera L’arbre des amours

Des saintes paroles Et son geste


Sa graine

Sa tiède

Chaleur


Un jour Sur un banc J’ai revu

Mes yeux fermés Me disaient tout

Mes joues de rougeurs La recherchaient


J’ai nui

A ma vie

Je n’ai osé

Sans filet

Me rapprocher


-18h16-







-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-



En avion


Je l’ai retrouvée Je l’ai reconnue

J’ai senti son regard Sur mon épaule

J’ai été drôle A ne pas tout comprendre


Je me suis

De mon siège

Retourné


Son sourire était là Dans ses paquets

Son sens des larmes avait disparu

Dans mes soupirs Déjà enfuis


Je n’ai lu

Sur le papier

Le repas

Brillant

De joie


-18h33-



En avion


Sa main bougeait D’un signe

Mon attention était Toute déplacée

Je n’allais plus Dans la direction


J’allais

Pourtant

A ses genoux


Elle riait Nous ne pouvions parler

Nos places Séparées de quelques rangs

Je faisais parti du peuple d’en bas


J’ai refusé

D’y croire

Ailleurs

Nous étions

Unis


-18h36-





-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-



Si fortes


Les chaleurs de l’avion Nous collaient

Les directions de l’avion Sans importance

Les couloirs Les allées Les rangées


Mon corps

S’échauffait

Que trop


Cela faisait déjà Une seule minute

J’avais le cou tordu A moitié nu

J’avais la fantaisie De croire En la vie


J’ai poussé

Sans dire

L’éclat de rire

Sans filet

Sans secret


-18h40-



Chaleur


Je déborde De mon cœur En vapeur

Te dire Rien n’était plus possible

Que de ne plus perdre Son rang


Le temps

L’avion

La saison


Mon cœur battait Mes idées folles

Mes cheveux Sentaient Encore ses doigts

Une tièd

e douceur Dans ma forte chaleur


Tout y est

Le silence

Le bruit de l’hélice

Le chant du vent

Et mon cœur


-18h43-







-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-





En avion


Je suis resté en avion Le reste du jour

J’ai attrapé Le cou tordu Mes douleurs

J’ai frappé des pieds Le cri du temps


Si fortes

Chaleurs

Du bonheur


L’avion m’entourait Encore hier

Ses pieds Dans des savates Légers

Ses jambes Comme une folle danse


Je me souviens

Avant les doigts

Avant

Les pieds envolés

Dans un chant


-18h47-



En avion


De telle sorte Que de toutes les façons

De toutes les manières La vie entière

L’instant était géant En silence


Ses doigts

Continuent

De se battre


Mon sourire Ne savait plus Que dire

Quitter sa place Et se jeter là

Contre ses bras Contre mon cœur


J’ai failli

Courir

Dans les allées

De mon jardin

Regret


-18h50-





-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-




Si fortes


Son auteur avait décrit La raison

Mais où se trouve Le jour le plus rond

Le plus savoureux Si fortes chaleurs


Ses pieds

Voulaient

Volaient


J’avais peur D’un nouveau printemps

J’avais la sensation Dans l’abandon

Comme un vaccin Pour se rendormir


Il m’a piqué

Tous mes souvenirs

Tout mon avenir

Sans filet

Tous mes après


-18h53-



Chaleur


En sortant de l’avion Il ne pleuvait pas

Il me restait Le droit d’attendre

Ses paquets tenaient Dans ses doigts


Ma valise

Reniflait

Mes effets


En effet Je partais Pour tout quitter

Pour renoncer A tous les présents

J’étais absent J’étais à mon rang


Pauvre

J’ai envie

De partir

Pour soupirs

M’évanouir


-18h56-





-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-



Matin gelé


Croix sur le vieux calendrier

Promenade Rester à sa place

Ne plus avancer Conquérir


La chemise

La veste

Et mes gants


Mon fauteuil N’avait plus de roues

La poignée De la porte Des songes

Des vagues de lune Pas de plume


J’écris

J’efface

Je dépasse

Les bords infinis

De ma vie


-19h22-



Matin


J’ai attrapé Les couleurs du givre

Je suis ivre Des sueurs Des paquets

Une seule valise Et un nid de frise


Sur les murs

Déjà peints

Un autre matin


J’étais gelé Sous ma veste de lit

J’avais le présent En retard

Et le mélange du passé Au présent


Pas grave

Le printemps

Existera

Dans les doigts

Tout mon temps


-19h25-




-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-



Matin gelé


Les étoiles Sur les feuilles du matin

Les blancs Et les cristaux de glace

A ma place Je ne m’en irais pas


Mes gants

Mes pantoufles

Mes déroutes


L’infirmier Est revenu le matin

Il surveille Le boire Et le comment

Et vide les envies Avec sa présence


J’oublie

Je pense à toi

Je jette mes bras

Sur le paquet

De mes reflets


-19h29-



Gelé


Le miroir Comme le lac est brisé

A la force Des nourrir les temps

L’étang n’a plus de fleur Et de jour


L’amour

Ressemblera

Au retour


Fait ta valise Révise tes secrets

Enfile l’avenir Avec un habit chaud

Tu auras Juste A ne pas courir


J’ai couru

J’ai perdu

Les miettes

Indigestes

De ma vie


-19h32-






-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-




La boîte


Le sol est dur Et le mot fragile

Le silence murmure Et le sort habile

Et le corde A descendu Dans le trou


Sans la croix

Juste un doigt

De pierre


Les voisins Regardaient A la fenêtre

L’établissement restait Lentement

Un de perdu Un autre arrive


J’étais

Le perdu

De ce matin

Gelé

De vrai


-19h37-



La boîte


L’allumette n’est plus si utile Hier

La poudre d’escampette En miette

Et le souvenir De ses tièdes doigts


L’auteur

Par cœur

Par bonheur


Avait Un jour de pluie Avant les gelées

Osé ruiner mes secrets Sans regret

Mais le fusil de sa plume Cinglait


Ici gît

Le fruit

Du tiède

Du chaud

Et du regret


-19h46-