samedi 26 septembre 2020

-Il me reste la paresse d’ici-mNIm-20/09/2020-


Je suis là Lasse Usée par les pluies de mes vacances Route fatiguée

Incarnation de la mère Pluvarde Ma fidèle mère Pleine de jour

Etincelance de la vengeresse fière de se remuer partout

Je ne dis rien Je ne revendique rien Je ruisselle dans mes silences

Et mon écoute Eventail dans le vent du chant De ces autres-là

Et ma parole Eventée par les décisions que nous imposent les fleurs

Le temps d’un autre bavardage D’une rondelle des révisions

J’ai appris Il y a longtemps A croire que tout se dérange

Tout change Tout s’allonge Dans les craquements des évidences

Je suis là je revis les tendres instants Si agréables Si seulement

Je suis lasse Mère Pluvarde m’avait dit De me taire un peu plus

Je ne développe plus les cafards Habitants de ma tendre raison Seule

Les pluies de la routine ont séché mon cœur Pourtant votre voix me parle


-18h29-




-La caresse de la paresse-mNIm-20/09/2020-


J’ai trouvé dans ma paresse Des senteurs horizontales Dans ma fadeur

J’ai oublié l’autre temps où je ne savais que tout Paroles familières

Je postais sur mon voisin Avec des questions Incidences et persévérées

Je remportais les prix des crayons Dans mes yeux à ne rien connaître

Je blousais les presque mots de fendre Et je me croyais te savoir

Dans le fauteuil La page du jeune livre De vieilles histoires Aujourd’hui

Sur la tablette A l’infinie électricité J’ai fermé les yeux livides Vides

Sur la pointe du stylo qui de gravir les questions douces et enfantines

Sur le cirage nettoyé Et le placement des pas Des pieds Des papiers

Environ Une heure de ce matin Exactement comme les toujours

J’ai lu l’orage La cascade des longues paroles Le ruissellement-vent

Et se perdre dans ce que je n’ai pas à dire Je t’écoute toujours

Plus rien Que de dormir A ne rien fusiller Juste comme la caresse


-18h43-




-La paresse de la fleur-mNIm-20/09/2020-


Il n’avait regardé Comme une fleur qui ne fanera surement pas

Il avait pris la parole Comme une porte sur la largeur de mon amour

Je lui ai conté quelques bruissements Presque silencieusement Pourtant

Il a continué Il a continué Il a recommencé Il a continué Pourtant

J’avais fermé les yeux Comme un voyage orbital Sur de l’espoir

J’avais ressenti le lundi Une échappatoire à mon silence et à ses doigts

Posée sur les accoudoirs du fauteuil Mes bras dormaient de la paresse

Laisser s’exposer Aux pieds des coussins Au ventre de je te respire

Emporter ses sifflements dans une pensée de ne plus taire l’action

J’aurais osé l’écriture sur les blancs de mon carnet du tiroir

J’aurais laissé la plume me caresser le rêve inconnu Et richesse

J’ai entamé une chanson du plaisir A se laisser étaler de joie

Je n’ai rien fait Je ne ferai rien je paresse Laisse aujourd’hui m’envahir


-18h54-




 

-Paresse à cœur-mNIm-20/09/2020-


Haute paresse

Laisser l’endroit

S’entretenir


Le geste ment

Il prononce le fruit

Sans croire


Le lentement

Car il positionne le noir

Dans mon sourire


Ce que je déroute Alors

Filance

Je déplace des soupirs


Commande

Ou donne à mon cœur

Notre chance


-18h58-



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