jeudi 29 juin 2023

-Glacis-Retrouvés-

-mWm-

-20/06/2023-

Je suis le brouillon des noms Le moine Derrière son capuchon Ecrit

Que voit-il dans la peine florale Devant le dedans de la mi lueur

Leur cœur A tous les vivants Aujourd’hui disparu M’éclaire

Et le printemps rabroué Dans ses nuages Dans ses orages M’assèche

Pourquoi aller au ruisseau A l’étang A la douceur de l’âme plate de l’eau

Et le soir ne viendra pas Car en repart Je n’ai pas oublié la vie

La vitesse de se laisser choir De porter le cœur Et de tomber dans la paix

-14h18-


Tous les noms Retrouvés par le moine Emportés par le très soleil

Ils ont donné à la terre du jardin De la terre de beauté A être serré

Ravissement Les molles fleurs Et les bonheurs floraux Et mes sabots

Et ils tapent De leurs fins ciseaux Sur la face calcaire Pour statue

Pour les mains distendues Vers une pensée calme De départ Paradis

Pourquoi Allez sur le lac des nénuphars Comme des lueurs phare

Aujourd’hui Je porte vos noms Avec mes bras levés Et le cœur enflammé

-15h05-




-Plissages Indéfinis-

-mWm-

-20/06/2023-

Pa C’est le papier de la fleur mystérieuse

Po Et Dans les mots froissés Inachevés

Pa C’est la blancheur Guidant les à côtés

Po Et les triades Versets de la beauté

Pa Viens renonce à la vue du nuage

Po Nages-tu Dans les ruades évanescentes

Pa La feuille Contraignante A mené aux cieux

Po Le mieux Et le modèle De la pensée humaine

Pa Ecritoire Lance à couler Le stylo à plume

Po La pointe à tracer Le regard et le vrai

Pa Connais-tu Aussi le nom du beau prince

Po Tu as trouvé là Fatigué de tout rêver

Pa As-tu envisagé de plonger dans le désordre

Po Là où s’obscurcissaient Les trop vieux reliquaires

Pa Le papier de tes prénoms Où se disent les plis

Po Les débordements Allant Alambiqués et lents

Pa Dirige l’habitude De creuser dans la sève

Po Le doigt en avant Peut oublier les restes

Pa Que de restes vois-tu Que vais-je devenir

Po Peut-être seras-tu Le contrecarré de la lune

Pa Ou bien Je deviendrais la pluie et le sonnet

Po C’est le papier A la lueur étincelante et là

Pa Et dans tes mots s’arrondissent de la mine

Po La blancheur Et les bruits du ciel indéfini

-15h40-



-Poussière Lumière-Lumière bleue-

-mWm-

-27/06/2023-

Que de filles natives M’as-tu fait côtoyé Que de couleurs sacrées Là

M’as-tu donné à vivre Que de printemps perdus T’es enfin retrouvée

Que de guirlandes malines Et de fleurs empêchées Y ai-je reconnu

Dans tes étincelles l’âme vibrera-t-elle toujours Aux poussières de l’âme

Plongées dans les méandres De la voie des dieux Quand commenceras-tu

Le rouge et le labeur Donneront Vers la lune Dans quelle dualité

Renoncerai-je toujours Aux pluies De quel matin T’apercevoir

-14h37-


Que de l’ombre lumière Que de lune captive Derrière une silhouette

Où as-tu dérangé Les senteurs du vitrail Et de l’onde limaille

Pourquoi tenir debout Entre les salaisons Du verre Et du chaud

Retireras-tu Un jour Les piliers de la vie Que portes-tu le ciel

Que le songe Et le fruit Me feras-tu gouter Et m’empierrer

Dans les mouvements de mon corps Où vas-tu arranger Lumière

Auussi le bleu Ne peut-il pas y croire Dans mes yeux d’y voir

-14h43-




 

-De mains-

-mWm-

-27/06/2023-

D’y voir Les mains d’ivoire et de pierre

Les tendus perdus Et les sons sacrements

Cannibales élastiques Vous n’êtes pas d’ici

Vous rongez les tortures Pour porter A la lune

Vous égosillez Tous les pourtours immenses

Arrêtez de crier Dans le silence sombre de

De qui es-tu la rendre couleur De l’air-là

Ici Dans le mélange De la matière Inerte

Chantée A coups de ciseau Entre les boiseries

Entre le plat manteau De l’aide à tous Ceux

Couleurs des mains tendues Et saupoudrées de verre

De la matière Ineptie des autres hommes Damnée

La dame de la fleur Dans le four lumière

Transparence Tu es de l’autre mur Au pilier

A porter floraison A construire la maison

A qui le poids du monde Donnes-tu à entendre

Sans doute Dans ta pâleur Fraîchement

En route Dans ta valeur Entre Et ressort

De l’aile d’architecte Du pilier robotique

Je marche Dans ta teinte de lunaire Seul

Je traverse De l’orage extérieur La marge

Je suis l’allongement Du sol Au très long

Vers les sommets du temps Et d’un instant

Si court Si lourd Et vos mains Et qui ne sont pas blanches

-15h16-



BELLE OISELLE



-Vers-Entortillés-

-mWm-

-12/06/2023-


El avait un piaillement creux et sonore A l’autre bout du haut dehors

Que me racontes-tu donc Oiselle qui m’interpelle Qui me jette du rouge réel

Avec un vol lancé Et le pied voyageur Dans ses ailes De’ s’ébattre

Dans ce ciel de printemps Couvert de ronds nuages Et de blanc Sur du bleu

De tes plumes enrobées de couleurs Si multiples Si finesse Si fière

Avec Au départ du soleil Des craquements Des étonnements De l’élégant

J’avais levé la tête Ecoutant indistinctement Au-delà des persiennes

-15h10-


El était ventriloque Parlait la bouche pleine D’un ver entortillé

Avait jusqu’au nid Envolée de la mère Apporter et donner La becquée

Avait Comme un miracle Arrêté de chanter Aux petits oisillons Chanson

Le partage de ma page d’écriture Ne pouvant plus me dire Observons

Avait caché ses ailes rondes Derrière un soleil amer Et si brulant

Une courbe du jour Une teinte de si clair Si chand Au miel d’Icare

J’avais ouvert le volet Mais me brulait l’envie De poursuivre ton vol

-15h15-



-Indécise-Fluette-

-mWm-

-12/06/2023-


Indécis Clairvoyant Je ne sais pas comment Au jardin Pris le pas

Pris le temps allongé et troublé De m’assoir sur la pierre Du jardin

Pris le sourire de te retrouver De chercher le nid De brin de brindilles

Et A l’horizon frais de la brise Fléchissant Rafraichissante Et tendre

Et A la marche Sur la grève de cailloux à galets J’osais à peine aller

Pour ne plus déranger La nature réveillée Et le temps revenu des nues

Parce que celle-ci Si facile A s’élancer Vers le très haut De se grandir

-15h21-


Que me racontes-tu De ta fluette danse du ciel D’un bond repas

Que chantes-tu encore Si frêle dans le décor des portes Et des arbres

Que je t’écoute Sans comprendre Au langage des oiseaux Si beau

La pierre posée au sol Recevras-tu ton ombre A la seconde-là

La feuille Sortie du prunus Léger Tombera-t-elle Pour garnir le nid

Le galet oublié Au milieu du sentier N’a bien tordu le pied Avec le nez

Ecoute le vent tiède Emporter A mes oreilles La merveille de l’oiseau

-15h25-



-Fine-Mon corps-

-mWm-

-12/06/2023-


Pieds nus Sur les pierres fines Comme sur un fil jeté Entre moi et l’oiselle

Pierre du roule J’avançais pas à pas Pierre à pierre Et j’aurais des yeux

A pierre fendre El se mit à chanter Je te gênais Je n’aurais pas voulu

A jeter la pierre A déranger A midi tapant Prends de ma douceur

Cœur de pierre Je n’avais pas Cœur de pierre Tu m’as vue arrivé là

Et un pas en avant Deux p s en arrière Et pierre à pierre Et toi de brindilles

De vermisseau en vermisseau Tu volais Et tu donnas l’alerte Nette

-15h45-


Est-ce ma faute Si loin Tu as volé Jetons la première pierre A soi-même

La pierre à briquet Aussi inutile Qu’une pierre tendre Pour faire sa maison

Pour couver de douceur Une envie Dure comme pierre De nous nourrir

Le mal de la pierre ne me prendra pas Aujourd’hui Pourtant souffrance

Ne pouvait plus avancer Là T’oubliant du regard Et en s’asseyant

La pierre d’angle de mon corps Devait-être la pierre gélive de l’hiver

Alors Je m’en suis retourné Dans mon id Pour ma santé Poser la dernière pierre

-15h50-



-Ecoutons-

-mWm-

-12/06/2023-


Ecoutons

La pierre du vent

D’un instant


-15h53


Volet clos

Ton chant s’égosille

A mes oreilles


-15h54-


Le repos

Entre deux pierres

Disjointes


-15h55-



-Enveloppe-Manteau-

-mWm-

-12/06/2023-


Dans l’enveloppe Un grand bonjour à tous Avec A mener un plat ou un dessert

J’y suis aller J’ai bu Toute la soirée Il y avait des bras Et du choix

De la quézac De l’eau plate De l’eau Ça va de sourire De la mousse

J’y suis aller Toute la soirée J’ai beaucoup sourire A en rire

Des bien sûrs des mais maintenant Des Et comment Et enfin

Dans l’enveloppe Ce sera à 20 heures Avec une soupe de pois Pour l’été

La porte fermée à clé J’y suis allé Et j’ai voyagé dans mon silence

-16h18-


Avec mon manteau comme enveloppe Assis avec le néant de mes oreilles

Piaillement Chacun de soi à l’autre De partager la pierre et le gâteau

Lever le nez C’est encore Et je la suis de loin Di bien Et du ravissement

Et le voisin de découvrir Au bout de son doigt levé Des ailes piaillent

Des chansons A la nuit Presque couché de soleil La bise Et en moi

J’ai bu tant et si bien Que je n’ai pu rentrer Jusqu’à mon petit nid

Et le voisin Au lance pierre N’a pas bien accueilli L’oiseau rare

-16h26-



-Refrain-D’une belle-

-mWm-

-12/06/2023-


L’oiselle chantait Avec des refrains d’oisillons Sans sortir de son nid

On allait au bord de la mer Les paroles tombaient des arbres campagnards

Des prés Cet été Soufflait le vent Et en cadence Faisait friser les blés

Avec mon père Ma sœur Et ma mère Y avait aussi la grand-mère Et tous

Dans l’ensemble Personne ne savait plus où aller C’est tout pareil Dis-je

Aussi Mon père décida de monter Tentes et enfants Dans le champ du voisin

Personne ne l’aimait celui-là Mais il faisait des tarifs préférentiels

-18h11-


Le nid Sur une belle branche verte de feuilles Et de fruits S’égosillait

Le hibou de l’année dernière N’avait pas encore réapparu Dommage

Les piquets Dans les cailloux Dans les galets Dans la boue sèche

Les ficèles Vieilles d’un âge Comme le mien Maman me l’a dit

Et la toile Raccommodée l’an dernier Semblait Maintenant plus fraîche

Aussi tout était presque prêt Il nous manquait la vraie fraîcheur

Les noisettes laissaient courir leurs ombres Et c’était si bon

-18h16-



-Piocher-Caillasse-

-mWm-

-12/06/2023-


Cette année L’oiselle s’attardait à piocher Dans une belle fourmilière

L’année dernière La saison lui avait partagé Des vers si beaux si ronds

Et ma sœur essayait de boire Dans la gourde de mon père Liqueur

Elle ressortait de la tente Un air cabossé Les pieds repliés Et l’haleine

Elle ne se comportait pas mieux Que la reine d’Angleterre Dans son avion

Alors Grand-mère lui faisait manger des fruits Encore sûrs Trouvés là

Ma voix ne trahissait pas Pour sûr L’exemple que je lui avait donné

-18h21-


Allongée dans la caillasse campagnarde Sortie de son labour passé

Etendue sous un duvet d’oisillons Entre deux toiles de belle soie

Les yeux mi-clos Et le refrain récurant Avec ma sœur et ma mère

Je dévisageais le vol de cette fleurissante oiselle Qui passait Et repassait

Je l’écoute me chanter Son morceaux de toues ses attentions Danger

Alors Je ne tendit pas le bras vers Elle Je l’ai admirée De plus loin

Et Sans en perdre l’habitude Elle finit de faire chanter ses oisillons Sous mon nez

-18h26-



-Sons nids-

-mWm-

-12/06/2023-


Ma sœur

Aurait voulu comprendre

Toute ma joie


Piaillement

Je ne lui disais rien

Sur ma branche


Ma mère

Elle me regardait regarder

Distraite


Et mon père

Ta sœur raille Braille

Laisse-là


Dans son nid

Toute la famille rêvait

De la mer

-18h29-



-Gare-Garnement-

-mWm-

-12/06/2023-


Gare à toi Cousine Je sui avais criée Ma sœur Ou ma grand-mère

Merci pour ton attention Avec la gourde vide A-t-elle répondu

Pondu dans le nid Ni ma mère Ni ma sœur Je regardais la cousine

La voisine était encore jeune Et ses yeux dansaient comme des violons

Longtemps Je ne regardais plus que ça Son être sentait la fin de l’été

L’était ravissante Avec ses dentelles collées à son cou Long et roux

Rougeoyante J’ai hésité longtemps Avant de t’écrire Sur mon ticket de gare

-19h06-


Gare de triage Où garnements se retrouvaient pour siffler les filles enfantines

Teenagers de vilaines couches Et croix de bois Croix de fer C’était facile

Facilement Bien avant J’aurais préféré ne pas quitter mon ombre d’arbre

Arbrisseaux étaient-ils Et ils auraient voulu être bien plus grands encore

En corps d’adolescent Ils se sentaient pousser la bêtise de la gourde

Gourmandises Et autres cris du cœur Tous regardaient ma sœur

Ma sœur les ignorait Sans se douter Que mon oiselle lui criait Gare

-19h11-



-Blanche-Folie-

-mWm-

-18/06/2023-


Une page blanche Un oiseau Un trait Beauté

Couleur de l’oiselle Quelle est belle Ciel Rose

Pousser le stylo Placer le vol Milieu Papier

Et faire se coïncider Les silences Le vol plané

Descendre Sur les buissons de cet intérieur

Le cœur écoute Le py-i-py En piaillement

Les yeux voyagent Quel étage En plein été

S’est soulevé Les ailes blanches battent en retraite

Les tracés crayons placés Le gris du papier

Tout a commencé Assis Le nez au vent En allant

-11h31-


Les graffitis de ma folie J’ai jeté sur le cahier

Il y avait déjà Les écrits de mes cris Bien à plat

Aujourd’hui Je vois Dans un sourire Ma joie

Je t’écris Pour tout ça Pour l’oiselle argentée

Por le chant Des délicats Entre temps d’ici-bas

Je t’envoie Mes attentions tu vois l’oiseau

Tu vois les arbres Et les ronds des plumes d’ange

Tu connais le sifflet De je vous apporte un ver

La terre dans le ciel Le nid défait Au complet

Les mots suivent La trace des nuages Au soleil

-11h36-



-Histoire-A l’avance-

-mWm-

-18/06/2023-


Que reconnais-tu De cet histoire Du poids du noir Empreintes

Que ça raconte le piège de la vie Où la nuit se dénoue Vite

Où sont passés Les sourires cinglés Par la rafale du court instant

Le sens délicat De l’éclat du soleil Du sommeil De mon doigt

Ai-je ressenti La douceur de l’envie Encore la foi Une seule fois

Ai-je déposé Sur mon quotidien ravisseur Ravageur Fleur

Et la tige monte au ciel A contre sens Les feuilles d’écriture tombent

-11h44


Dois-je creuser Plutôt à l’avance De ce que je crois reconnaître

Le poids de l’oser De la carapace fondue Par des rêves de l’une

Et de l’autre lune Porteur de lumière Comme un beau miroir

Et de la haute plume Donneur de rivière Où coulent les espoirs

Dans mes croyances Apparaissent les tendresses De l’oiseau vole

Un mot Un petit mot Un mot joli une phrase polie

Comme le galet de la mer Sa rondeur me prête des songes fièrs

-11h50-



-D’un coté-De l’autre-Des deux-

-mWm-

-18/06/2023-


D’un côté

La surface La place

La réalité


Je suis assis

Un bord du trou

Je vois le bout

D’une ronde vie

Matière


J’avance à pas

La passe vidée

Et l’été tout droit

Vissant une idée

Avec un par cœur

De croire au bonheur

Ficelé

-11h54-


De l’autre côté

Sur une grande face

La beauté


Je lis mon papier

De ligne décalée

Des vers et des pieds

Des mots empalés

Rimés


Voue écoutez encore

Y trouver le support

A partir dans sa sève

Les rêves s’élèvent

Y prendre le moment

Ni sûr Ni amant

Au poème

-12h00-


Des deux côtés

L’élégance avance

En retard


La lune en prière

L’oiseau s’exaspère

De pousser sa chanson

Quand les poèmes sont

Sur la papier


Les oisillons nous sommes

Et écoutons les hommes

Les poétesses promènent

Des airs et des diadèmes

De la folle éternelle

Et les sons nous emmêlent

Sur le sens d’aimer

-12h06-



 

-Entiers-

-mWm-

-18/06/2023-


Ajuste

Dans ta voix

L’écriture


Dépoussière

Entre deux silences

La phrase pleine


La rougeur

A l’emporte-pièce

La fièvre du cœur


Communions

Tu me lis et fredonne

Un air de poème


Et je suis embarqué

Vers Cythère Vers l’hiver

De mon monde entier

-12h11-


mardi 16 mai 2023

 







-Aux odeurs-Haute senteur-

-mWm-

-08/05/2023-



L’odeur de la prison Où tous y sont allés A l’endroit des allées

La mine déconfite A avoir subi Au printemps si indigne La mine

L’explosion aux oreilles La victoire sur la mort Et le cerveau rotor

Les miettes évanescentes De poussières en poussières Les poudres blanches

Vertes Grises et assombries Vertes Si peu lisses En charpies

A l’odeur des minuscules champignons Sur les sols Sur les fonds

Les portes ne se sont pas ouvertes Et mon nez prisonnier de toute l’âcreté

-15h08-


Les couleurs évanouies Perdues jusqu’au ciel Couvertes de parfum

Cette fleur De blanc d’éclat Sauvageonne et fidèle au soleil

Cette feuille de jardin Aux senteurs évacuées Par la brise De mise

Cette petite racine Jetée à mon œil Enveloppée des herbes flamboyantes

A la piste Le longs des pas soulagés Par l’été et son avenir de vent

Ainsi tout ce pays A lancé en partage Une sagesse des odeurs

La senteur enfouie Dans mon visage ravi A l’air de la liberté

-15h13-







-A la porte du jardin-

-mWm-

-08/05/2023-



Les moisissures

Avancent en silence

Si sûres


Assis

Près de mon geôlier

Emprisonné


L’avenir

Ne pas en finir

Odeur intérieure


La porte du jardin

Et ses longues frondaisons

Ma saison


Mon printemps devenu

Et riches promenades

Comme un rêve

-15h13-




-Forgé-Animalisé-

-mWm-

-08/05/2023-



La fenêtre Zébrée de fers forgés Me laisse moutonner mon rêve

Assis prêt à pinçonner en tous genres Et les mains liées au temps

Je prenais tout de l’air Pour oiseler Dans mon jardin au poisson

Je brochetais les rives hautes Des murs barbelés Le cœur châtré

Je vrombissais à en poissonner des bulles de cliquetis Sans bruit

Jeu Châtier le dimanche Et son moine Au sourire plein d’Avé Maria

J’étais assis prêt du fuir A faire le mur Prêt de l’allée Lézarder

-15h38-


Je ne m’appelle pas Jean Porté par des lettres Prison de mon Moulin

Je suis l’Emile Et la belle Lucie Et la fière Pierre Notre hôtesse

Le costume barricadé de clés C’était à moutonner J’étais à oiseler

Nous étions tous zébrés Dans notre pyjama de tous les jours poissonnés

Nous sortions pour marcher Regarder le soleil Et marcher à l’aise

La pièce Avec son toit de grillage du dehors Les courants de l’air froid

Nous sommes presque tous rentrés Dans le jardin des odeurs salies

-15h44-




-Dis je-Disparaître-

-mWm-

-08/05/2023-



J’ai dessiné mon destin Je vais dis-je Disparaître A me faire prendre

Prison Sans un procès Sans un regret Sans ce moment Perdu A la vue

Jean m’a cherché Et l’Emile de Lucie Et la forte Pierre de tête

Prison Le chant Tous les lundis Ils chantent Pour ne plus oublier ça

Ce quoi Ce pourquoi Ce ton de départ A l’entrée d’une nouvelle gare

A la porte grillagée D’un passé que je ne pouvais jamais oublier

Aussi Dans la semelle de ma semaine Je les vois Cherche la rue

-15h58-


Prison Je suis de l’autre côté du mur Tous me cherchent De foule en foule

Lever les yeux L’ami Je suis si prêt à vous dire Un jour

Je suis comme tout le monde j’ai parfois besoin d’ignorance Chance

J’ai Comme Jean du moulin percé Un secret Que je vous donne là

Prison A n’être pas là A chanter Je vous l’ai dit Je vous ai vus Vous ai perdus

Ne pas percer les codes Manigancés par l’instant de résister Entier

D’une vie à l’autre Caché au dessus de vos yeux Ma prison me rêve

-16h03-





-Le nez-Sans fuir-

-mWm-

-08/05/2023-



Les champignons m’ont grogné le nez Ça me pue au naseau

Prison ça Me faire le beau Dans mon pyjama bas Sur les rebords

Je me suis enfoui Pas dans une autre ville Pas fille ou garçon

Je me suis jeté Dans la prisonnière réalité De la marée chaussée

De chapeau en képi De plastron au balcon Et le marteau tombe

Vous resterez parmi les autres sages Dans le revers A la solitaire

J’avais Avec un vol de pomme Et des insultes Trouvé la paix solitude

-16h08-


Prison Pourquoi partir Pourquoi ainsi Sans s’enfuir A vous regarder dire

J’aurais pu être la cloche du pont de Chalons Entre les déraillements

Prison Je deviens fou Je creuse en moi Le flou sur mes mains Et mes genoux

La belle Pierre A jeté ses drames Dans une chanson de réquisition

Quand Jean et Lucie De leurs mains en porte-voix Ne me vois pas

Je vous entends Et je pleure De plein cœur Et de fourmis Evanouies

Aussi Peut-être Le moment de libre prison Marche En grillagé Oublié

-16h13-




-Avec familiarité-

-mWm-

-08/05/2023-



Privément

De foultitude

Défoule


Marcher

Dans de la rue

Intérieur


Cacher

Sa vite vie vide

Et seule prison


Dans mon jardin

Aux secrets envolés

Si peu publiques


Ne rien dire

Garder pour soi

Privément

-16h25-






 


-De l’oreiller-Au sourire-

-mWm-

-11/05/2023-



Taie sauvage Taie de mon oreiller de rêve Allongé sur Toi Tu es

Comme la couverture de mes songes De mes mensonges A se dire vrai

Comme l’escarpolette Où je te vois danser De ton poil roux et dru

De la place que tu me donnes Dans l’alentour de mes oreilles

De mon réveil Sonnant Tonitruant Eclaboussant de réalité

Je vais chanter Dans mon ventre La douceur de la pelure d’animal

-20h22-


Tu es sauvage Tu es le plus sage de mes voyages Tu es l’ami

Le ronflement de tes moustaches Dans la fourrure de ta fraîcheur

Le gonflement de ton bien-être Dans tes pattes aigües des griffes

Tu me donnes la différence Avec le coton pelé D’une belle couturière

Avec le silence étalé A coté de la vérité Lancer dedans l’inconscient

Comment se terrer de la psyché d’une rêverie Enduite de méandres

Et En m’éveillant Ton ronronnement M’amène à porter le sourire

-20h27-




-Crochet-Du fil dénoué-

-mWm-

-11/05/2023-



Crochet Par là-bas A l’aiguille de la montagne Au si haut

Aussi le fil de l’histoire se chemine invariablement Par le vent

L’anguille se faufile de nœud Et de s’étendre Sur un nid de mou

Nous Nos yeux endiablés De recevoir la vision Nous coulissons

Nous bienheureux De la peur d’être transformés En s’attendre de Satan

Le pas de côté Le partage de ma main Avec le recul de libellule

Je ne sais plus où avancer Et le coton trace le long du fil Un crochet de crochet

-20h55-


Crochet par ici Se nichent les circonvolutions de nos tendres attentions

Se déshabillent les regrets Et les priorités éclatées se dandinent

Les méandres entrainées D’avance et se glissent Entre les bras

Entre les draps de l’hiver disparu Pour laisser place aux merveilles

Autant se réveiller Courageusement Vers la broderie de ses paroles

Il miaule vilainement Pourtant Il m’apprivoise de son regard

Et les mains de la couturière laisse la trace au sublime Des fils dénouent De la vie

-21h01-




-Ça mousse-De rien-

-mWm-

-11/05/2023-



De rien M’avait-il grommelé En sortant une vieille bouteille

De rien Lui avais-je rétorqué En débordant d’eau La gouttière de mousse

Et le chat n’avait pas renversé le cidre Et sa mousse Et ça mousse

Il avait bu dans le gobelet Là où l’eau était encore fraîcheur

Ce chat De sa langue Rose Rappeuse Baveuse S’en était nourri les moustaches

Et sa queue s’interrogeait Et s’esclaffait En se glissant dans le vase

Chacun De ne plus bouger A le voir folâtrer Dans une conversation interrompue

-21h28-


A partir d’un autre rien J’aurais voulu reconstruire du beau monde

Une rencontre entre l’anguille Et la minouche de chez nous d’ici

Un coup de patte Un coup de queue Et chacun se faufile En vain

La vieille bouteille se grisait Se vidait Se donnait du cœur-joie

Elle penchait Pour tout un chacun Et les phrases délires du chat

Et les escalades de tournure de rire Et les mirontons de déguster

Avec les mots A celui-ci De faire une belle boutade Pleine de vie de cidre

-21h33-




-Terre-Route-

-mWm-

-11/05/2023-



La terre A l’endroit où elle pousse sa bosse Ronde des tonnerres

La terre Allant Vers les misères des hommes à chat A ronronnement

Ils avaient planté Dans le sordide du bruit de l’arbre Un silence

Le silence des oiseaux Les anguilles sous la pierre Et le verre vide

La pluie L’averse avait semé ses gouttes A contre sens Sans se mouiller

Sans doute l’horreur viendrait-elle des hommes Avec leur vermicelle

Ils avaient planché La direction du monde Et le chat se moquait bien d’eux

-22h04-


La terre avait fait sa route Sur l’envers de mon drap dépaysé

Atterrée La minouche frottait son poil doux Sur le revers de ma main

Est-il possible d’enfermer les malheurs des hommes En écoutant la bête

Non pas celle qui domine le monde De ses largesses ventriloquantes

Nous non plus Nous ne donnerons pas la pièce A la générosité

Pour ensuite réclamer A rebours Le chemin de la vieillesse Si jeune

La minouche s’était endormie Et le retard du réveil n’avait plus d’importance

-22h09-




-La reine-Des rainettes-

-mWm-

-11/05/2023-



C’était la rainette Une reine Une grande rainette Vous dirais-je

Elle avait élu domicile Dans un éclair de tonnerre Au creux d’un bras

L’arbre avait maudit Plein de colère en craquant la terre Par l’envers

Le boulot l’avait écouté éclater Ce chêne Comme avait fait le roseau

Grenouille Chante-nous le quoique du grand orage Fais-nous vivre

Conte-nous le retour au bienvenue de la pluie Et au bonheur du monde

Quand la terre bavarde avec la reine Elles se disent des croassements

-22h39-


C’était une reine Avec sa couronne de rainette Emblème du saut du temps

Elle avait été jeune Et voulait conserver Sa vive allure du gros vent

De la bourrasque Qui a aidé l’arbre à tomber Grignoter l’écorce

La tendre reine trouva le sommeil Dans le creux du dimanche matin

Et gagna la fève Un jour où il manquait de cidre Dans les verres

Aussi Montée sur la table Elle fit plonger de l’eau Dans son gosier

Et le croassement de cette reine-là Faillit lui coûter le long sommeil

-22h44-