mardi 30 juillet 2024


-Toi-A nous A vous-Soleil-1les pénombres-Alors-

-mWm-

-01/02/07/2024-


Toi Soleil A l’ombre des souvenirs Rince-Moi

Renifle-moi du soir Chaleur de début de journée

Parfume les lendemains Autrement A rebours

Paisiblement Longtemps l’inconnu Du rond jour

A la pièce de monnaie Tombée sur la mauvaise face

-00h59-

A nous soleil Requinque l’immobile Et soupirs

Coïnce dans le printemps Ma viande faite faisande

Cornichonne de tes poudres d’odeur A ton refrain

A le voilà pas J’y ai cru Et je reviendrai Vrai

J’y étouffe l’impuissance A ne pas y décroire

-01h04-

A vous Vous tous Loin d’étouffer les vérités du rêve

Du moment Eternelle Où nos yeux se sont croisés

Où nos doigts ont posé les stylos de nos lèvres Accroupies

Accord entre deux choix De couture De ciseaux Du beau

A l’ordinaire J’ai mangé la fève Avec son grain

-01h07-

Soleil éclaboussant De nos futurs Plus vieux Plus

La jeunesse a replié Nos fidèles rives De sable

Pas de sagesse Sinon J’airai vidé Près de Toi

Soleil de tes prunes lumière Et de tes mains manie

La jolie vitesse de se trouver Retombe Sous le soleil

-01h11-

Alors les pénombres Creusent des vœux d’autres

De plonger Dans les virgules sombres Au sol

Sans fausse mollesse De ne plus te déplier Là

Ou sous la carbure course à creux J’y viens

Tu es soleil A dix sept Et à tous les longs printemps

-01h14-

Alors ça rassure Les pieds se frottent A pleine course

Alors la serviette Sur la tête des dimanches Reste

Ne va pas Sur un autre sillage Et tiens-moi

Comme tu regardes le soleil Et tenant le mien

L’éclat Des rayons Qui se marient Averc le ciel

-01h18-




-Le parasol-Tu es-Soleil-Se valdinguent-

-mWm-

-01/02/07/2024-


Le parasol Assis sur le tord De la cage Caverneuse

Le tissu Suffisent les places Derrière les arbres

Le mat Tenu par la venue Du tas de ramures

La croix des branches D’avalanche de caresses

La sieste Volumineuse Ça ronde Ça ronfle S’appuie

Sur le sol Sur le sommeil Sur le bord du soleil

Tes paroles sentent l’abeille Comme la voie du Christ

-01h25-

Tu es ma Christ Que je reçois Que tu es belle

Tu es lunette Au tort ses toits Tu me protèges

Tu gambades A travers les nuages Tu cavales

Tu tues les voiles A briser l’immondice de frais

Ti irrites la sortie de la nuit La trame des rires

Dès que tu es là Je cesserai peut-être de vociférer

Les lettres anciennes Pour un poème Soleil

-01h30-

Soleil Riche soleil Tu as garni les dires d’envie

Tu as aplati les fibres De toutes les ombrelles

Tu as laissé couler Les raies de cesse De mieux

Tu as élaboré de nombres de joie D’abord

D’accord Je te retiens Dans mon rire Dessous

De soupe pire Sur ton corps Je pose le rien

Le refrain du chaud Venu des cieux Des yeux

-01h36-

Et se valdinguent les croyances Moins anciennes

Et se déglinguent Les semences nous reviennent

Et Old Boys S’affolent tous les printemps

Autant revenir à demain Contre tes sens

Tes olives vives Bien faites Bien vides Bientôt

C’est beau En se déplaçant de tomber Dessous

Près de ton cœur Auprès de l’or du parasoleil

-01h41-




-Solaire-La crue-A l’or-A l’aurore-Surprise-

-mWm-

-01/02/07/2024-


Solaire J’aime la crème Que tu étales De tes lèvres

A mes miettes diffuses Au devant D’un autre temps

A ma sieste Où tu me pinces Je te sens Tu me tends

Tu élabores Rien de plus précis Que ton bel avenir

A me retenir Tu aurais du Tu aurais cru

-01h50-

La crue Dans un virage de ton visage La plage

La rivière cliquetique de lumière Au goût fier

La rive d’hier S’est emplie de pluie des mieux

Des yeux D’équivalence A un retour Infinir

Retenir la balançoire Et laisser couler les eaux

-01h53-

A l’or du soir Quand la vie irrite Bientôt la nuit

Ou bien la chaleur des corps Qui brûlent fort

La douleur des forts A nager A nager A pêcher

Près des galets Au fond des rives Et des algues

Quand ressortira Des joncs Les fleurs d’hibiscus

-01h57-

A l’aurore d’une seule histoire Courre A la vie

De tomber D’île en nihil De rien Aux tiens

Des coins d’onde Loin D’ombres de tes soins

Et se baladent Les chaussons des mers Amères

Tous ces chants Aux sommets du soleil RA

-02h00-

Surprise N’y a bien du nouveau Le bel soleil

Le vieil oreille de bois Sur la sculpture de mon tronc

De l’arbre De ses larmes De la pluie trempée

Part Un silence y revient Et le sort tire fort

Je te reviens A l’éclair de derrière la page Solailre

-02h04-



-A l’abri-A l’appui-A l’aide-Aussi-

-mWm-

-01/02/07/2024-


A l’abri Tu observes Ô solaire connivence Haute

A soucis Tu oublies De piocher dans la danse

Fuite des yeux Fermer Fermer Tu éclaires trop

Tu obliges le printemps A partir des souvenirs

Tu officialises le temps A la télévision de l’étant

A l’écran Totalement moment Il y a du soleil

Et sous les tuiles basses La carcasse de la ville

-02h10-

A l’appui du conte Raconter Au bord des pieds

A la pluie d’orage Arranger le corps mouillé

A l »habile page Empaqueter les sorts souillés

Suite des vœux Planer Planer Tu éveilles trop

Tu croûtes De pain en pain De se trop lever

De poudrer le sable Les cailloux La grève douce

Et les galets soucieux D’être desséchés D’être soleil

-02h15-

A l’aide D’un foulard du noir Tenir chaud Tenir

Devenir gros Avec les jambes de fournir du courir

Douce Heureusement Pouce d’écorce Me desserrer

Me dévider Sur le matin Avec Un siège D’un geste

D’un fidèle soutien A la vivre encore Qui vit oui

Qui meurt d’or et d’argent Et de l’agent de bruit

Je te perçois A l’ombre d’un soupir Ma fière solaire

-02h20-

Aussi sont Parvenir les rayons de libres vies

Les vivre livres Les puits sans rond D’un ton

De ton histoire De l’observation des rires d’étoiles

De Toi en toile De mien en chien A tes cheveux

A ces Je veux A ces mieux Que le recommencement

Le tendrement caché Derrière une sieste D’un long

Couchée sur le rafle Et arrière Rester A l’onde

-02h26-



 


-Marchai-Bruit-De sentier-Promenade-

-mWm-

-01/02/07/2024-


Marchait De chanter A sentier Sa voie marchait

Avec bras devant A dépousser les branches alertes

Avec pieds et pas devant A éclabousser du ciel

Il était las Dans les feuilles Mais se laissait tomber

Comme un orage Comme aujourd’hui Il faisait fruit

-02h37-

Il faisait bruit Faisait craquer les marches encore

Faisait sonner Les oiseaux chanter Et le frais

Et le fait du jour Soleil Soleil Soleil émerveillé

Marchait A rebours Pour ne rien perdre du tour

Du retour vers les ombres De ces arbres là

-02h40-

Chaud de sentier A chanter Sa foi Pour une fois

Ressemblait A de ridicules insouciances Vues

Sur la campagne Loin de là Et je t’attends

Sur la montagne Point de soi Et tu ressens

Le chemin de la nuit Quitté par un gros Soleil

-02h44-

Promenade De promenade De promenade Dans le ciel

Etincelle dans les yeux En clignant du vent

Fraîcheur impassible Paisible En sentier

Le dessous Des souliers liés Avec les tièdes

Et les pierres brulantes Saluant le soleil

-02h47-




 


-Que font-Dans les lèvres-Clairvoyantes-Les ROBs-

-mWm-

-05/07/2024-


Que font les ROBs A la nuit tombée En plein été

Que font les robs de la nuit Sont réunis Tout l’été

Ce sont des rien Des presque rien Pas des vauriens

Se sont endimanchées De paroles organisées de bruits

Des mélanges de borborygmes Et de belles bavures

-19h53-

Les robs dansent Dans les lèvres Humectées de l’eau

Iels ne savent que plonger Dans les tartines de jeux

Dans les rivières Transparentes et molles Tant mobiles

Dans les arbres Relevés pour laisser apparaître Le trait

La fente des mots bienheureux Iels jettent et crient

-19h56-

Çes robs-là Clairvoyantes de filasse Explosent des rires

Des jeux de molles Des paraphrases Des énoncés

De la lecture De la trame de l’histoire Et prends les sons

A regarder de trait A s’étaler de très Prêtes à donner

Les contractions élastiques Qui s’effilochent Au frais

-20h00-

Alors Iels se jettent Sans ces réunions d’objectifs

Sans les billevesées A l’humour D’exclamations

A qui trouver Un très rapide Une forte réponse

Sans le raisin De la raison Au fil des eaux éclairées

Et Aussi nues que la sincérité Les robs Se laissent tombées

-20h04-

Toutes les fautes d’orthographes Sont des blasphèmes

Toutes les expressions Des siestes passées Seront honorées

Seront gardées Comme un dimanche A l’église

Comme si le temps à venir Ne devait rire A l’ancienne

Alors les robs Vous y pensez Seront bien prises A la légère

-20h07-




-Aujourd’hui-Quatre vins-Et le coin-

-mWm-

-05/07/2024-


Aujourd’hui J’ai quatre vins Dis en Autant

Hier tu avais trois cidres Et deux thés glacés

Que sera demain Le verre tendu en l’air A la santé

A la place du gâteau Un cake Sur une note salée

Sur un plat Qui tombe à l’eau Couvert de robs

Alors tous s’esclaffent Tous Bonne face Se dépassent

Et le printemps est bien passé Qui avait été

-20h30-

Mes quatre vins Dis en plus Ils sont du coin

Ils nous promènent dans les rides Des éclats de voix

Ils nous silencent Tellement pire Blasphème A Toi

Et le vert di thé A raté son hommage A la plage

Ils sont faits Ils sont frais Parfumés de bruits

Alors Dans le mélange De graves Et de rébus

La rivière des paroles folles Laisse passer les années

-20h34-

Et le Coin-coin nous balance En canard Dans la voie

Dans le chemin Du ru Du ruisseau Du beau réseau

Dans la direction Des pieds de dignes Tu es raisin

Tu as partagé Avec chacun des poèmes Des vers Des pieds

Des guide-moi entier Des paragraphes d’étincelles

Des accents d’épices Où tanin et rob Se dérangent

Au bout de tant d’années tu trouves encore Que je vieillis bien

-30h39-




-Toi aussi-Et voyage-Voilages-Son jus-

-mWm-

-05/07/2024-


Toi Aussi Tu nourris un peu Avec ta marmite de voyages

Tu as fait cuire la piscine Et vidé Avant d’éclore

Tu as Humide laissé touiller le bruit des autres

Avec carnassier A la valise Emplie d’objectif ROB

Ce sera Pour un autre demain Que tout sent bien

-21h21-

Robs et voyage S’installent sur le triple teint

Un peu de rouge qui bouge Et de blanc qui me détend

Une part de hagard Et du tri en hélice silicée

Et nourrie De boire pour une première Doit-on

Pardon si je vous glisse A l’arrière des centimètres

-21h24-

Voilages Sur faire la tête Et les vœux clos Et heureux

Sillage Redingotes Et plaçons le trait de tronc

Glacée Raide et folle La boutique de rire triste et las

Le cou Le couvercle Le vert de vain La fuite de sorte

Mordant A la plaine Avant De s’échapper Partir

-21h27-

La ronde nourriture a jeté son jus Sur le rêve de sèves

La sombre pourriture A terni Le sourire givré de nihil

Du rien Envie de s’élancer Vers l’inconnue nue

Du tien Désir de revenir Vers les airs Au teint enfantin

Faisons sauter Couvercle Louche Et voyons voyageons

-21h31-





-Carambolages-Saphir-Rubis-

-mWm-

-05/07/2024-


Carambolages de sagace M’agacent plus encore

Déconfiture De décadence Dépense Et danse

Le combien de mottes Le comment de sottes Sacoches

Le vin émétisant Le teint avilissant Et comment

Le sien de jour Le bon de retour Et le très parfum

Sabotent les vieux de maux En autodafé De vœux

Aussi la ROB de jeux Glissa A ses pieds De nez

-22h00-

Ce n’était pas saphir Se suffire Ce subitement lent

Etaient Des bougies Eteintes Aux thons des merveilles

Les aussi Océans de dent Dévorer Compartimenter

Les voyages se diffusent Sur les bords de la marmite

Les rêves crèvent les temps brillants et émétisants d’avant

Aussitôt le beau De la rive De la rivière Des frais reflets

Comment tourner le vent Pour ne pas s’envoler En rob

-22h04-

Comment déplacer le rubis Passer le Rubicon Le long

Comment fermer l’œil de la nuit Dans son éclat

Que va maudire les années Des vins Parfois Par quatre

Et regarder A faces Affables A contes de comtesse

L’éclair de mes vœux Sans oublier la ridicule lutte

Contre l’enfant chagrin Comme des robs réunis Sourire

Ne blasphémons pas Pour un voyage clinquant A facette

-22h08-




 



-Jeu d’Afrique-

-mWm-

-27/07/2024-


Le Sénégal était écrit dessus Avec des roues A peine crevées La route

Les bagages Dans les poches Des spectateurs Laisse trainer le temps

Les visages ne se lisent pas Sur les vitres De blanc teintées De frais

Les T du transport Et le merci des lundis matin De son jaune

-14h37-

Sous le véhicule Rien n’est visible Peut-être la route de bois de teck

Au dessus les visages des dames Interrogatifs Les courts questionnements

Et ça roule Si l’on pousse le bouchon du réservoir En d’autre temps

Sans doute Un autre merci où un lendemain des voyages Encore

-14h39-

Ça roule de source L’enfant poussait l’envie de voyage Dans le dehors

Chacun tousse du doigt Il n’y a pas de papier toilette Seule la tôle

Les cris des gamins Ils se jettent des cailloux Sur le porte-bagages

Avec le stylo Tout reste à dire A lire Les transports Et la fièvre jaune

-14h47-

Dans la pampa La ruine n’ pas de trace J’y vais J’y arriverai

Pas de bagage Sauf la forme de mes mains Qui décrit le lieu

Pas de carte routière Pas de panneau indigent Une seule route

Les sièges ont renoncé à être doux Et le bois des arbres Mal taillés

-14h57-

Dans le village Nous ne nous sommes pas arrêtes C’était hier

Un litre d’eau grise Une matière noire Une pensée sommeil

La lettre de la belle famille De la hutte Si belle robe de toile

Le vin avait coulé les motif clairs Me fout rêver de voyage

-15h00-

La nuit nous a laissé Sur le bord de la piste Aux étoiles brillantes

Le vent nous tient plus chaud Que l’ombre de l’arbre de la savane

Les trous Dans mes pensées de la route Les bosses Ma tête cogne

Et je suis arrivé Sans toit Avec un chapeau Par-dessus mes songes

-15h03-




-Du bruit-D’Honolulu-

-mWm-

-27/07/2024-


Je crois que j’ai entendu Du bruit sous le lit Des pas de lion Si légers

Des gestes de crinières Comme des coupes de pinceau Je suis piégé

Mes beaux draps me retiennent Sous l’oreiller Une vieille pièce

J’ai regardé Sous les couvertures C’est plus dur D’un billet d’où

-15h24-

Je t’ai écouté Tu m’as soufflé Un tendre mot de bonheur Un voyage

J’ai laissé croître Mes pensées imbéciles Bien sûr que je Haine

Sortilège d’avoir de bonnes raisons Tu racontes si bien L’horloge

Le printemps ressemble à l’hiver Dans le paysage D’entre deux plages

-15h27-

Le sourire fait friser Les yeux de l’interloque Et tu m’observes

A qui servent les contes Lus aux enfants Quand j’étais encore petit

A quoi va ressembler Le timbre de ta voix Avec ton œil glacial

Je devrais me lever Et renoncer A ne pas prendre une douche froide

-15h31-

Mes mains étalent Un genre de jour Sur ma peau encore fatiguée

Savons-nous Où nous endiablerons Les sonorités éteintes de mon lit

Matelassons nos questions Pour voir d’autres raisons A avoir peur

La lumière A ma fenêtre A perdu l’éclat Et dansent les raies

-15h34-

La bière est froide Tu regardes le plafond Je ne fait qu’un long bond

Tes yeux n’auront plus de larmes Et la pierre sera toujours Trop lourde

Les plombs Sur les côtés des bois Me font échapper A ton visage

Le masque de bois doré A emporté le tout dernier souvenir soupirs

-15h37-

La maison restera vide Je ne jetterai pas Les miettes de la vie D’avant hier

Je regarderai la carte De ce monde-là Où je suis parti Comme une trève

Comme l’oubli De devoir t’oublier De voyager Jusqu’à une ville d’Afrique

Aujourd’hui Tout m’échappe Et c’est pourquoi Je part pour Honolulu Comme hier soir

-15h41-




 

jeudi 27 juin 2024

Et je t'aime
-mWm-





-Du bois-Du lac-La fenêtre-Les quatre-Du sommeil-A tous-

-mWm-

-07/06/2024-



Là Près du bois C’est l’air Quatre airs En même temps

L’air bête l’emporte Et se jalonne de fruits de saison

L’air malin Les jours de pluie Et le temps de faire

Et les airs liquides Revenus de la source De la mer

Aussi Je reviendrais J’applaudirais Dans les airs

-19h57-

Là Près du lac La sécheresse en voudrait Autant

De l’humidité habitée De la brise A la rosée

Il avait l’air ivrogne Dans son bocal à poison

Il buvait Au tonneau Au bord de sa fièvre saoule

Et Dans le vent L’air sec Il prendrait sa décision

-20h00-

Là Par la fenêtre Aux volets Protégeant de l’air chaud

Déambulation des rêves Elle regardait la scène

La rivière s’était échappée Du lit défait Au matin

La sève dégoulinait Elle en voulait plus Encore

Elle était dans l’air Comme un sifflement d’oiseaux

-20h03-

Sûrement Les quatre airs des saisons chantaient doux

Et ruminaient De la trompette De mon cor long

Sages Comme les environs Tous écoutaient le lent

Mais Comment revenir Dans la nature espiègle

A un air plus certain Qui ne change A chaque instant

-20h06-

Jaloux du sommeil De la terre Le ciel en avait l’air

Quatre fois plus haut Que le sommet des monts

Quatre fois plus sale Que la mer Qu’on observe là

Là C’est quatre C’est l’air de marcher encore

Et de regarder les nuages En attendant Au calme

-20h09-

Contrairement à tous les lendemains Lui danse

Lui cadence ses envies Avec Un air léger Au bruit

Il sifflotait la romance de son cœur bouclé

Il étalait sa voie Un peu ici Un peu à droite

Et reviendrait Devant les volets d’elle Ayant tout oublié

-20h12-






-Métamorphose-Samedi-En jeunant-Le printemps-Du temps-

-mWm-

-07/06/2024-



La métamorphose était défaite Un autre jeudi Rhum

Transformation de la liquette En grande guenille

Mais Qu’elle était belle Dans son vendredi nouveau

Lui Lui sillonnait les oreilles Avec un air joueur

Alors Elle riait Criait S’étendait De joie

-21h00-

Un autre samedi N’airait pas suffit A la voix Réagir

Elle avait couru L’air libre De changer De ranger

De plonger Dans la vase Des roses De grandir

De désencombrer Le jour Des vieux médire Du pire

Et le mélange fier De douceur Et de poids Sonnait

-21h04-

Elle avait été En jeunant D’un âge sec L’air heureux

Elle était dimanche Dès le milieu du mois Reine

Princesse d’un jour de chance En canardant la rive

En quoi peux-tu dire Qu’elle ne s’est pas modifiée

Elle était devenue L’étang était resté Si calme

-21h07-

Sillonnant le printemps Ne se doutait pas Lui disait

Une autre teinte de bonheur Loin de coriace d’avant

Une autre douceur Avec les pieds Avec les doigts

Avec l’enchantement Du ridicule perdu Pour le cœur

Elle n’avait guère Changé Tout était différent

-21h10-

Métamorphose du temps qui passe Aux soupirs

Evanescence De retrouver Réalité Depuis l’enfant

Craquement de dépasser l’oubli Et tout retrouver

L’œil du bonheur La main tendresse Et la prière

Dans laquelle Le verre de rhum S’était évaporé

-21h14-




-Les doigts-Le paysage-Un toupet-De traces-

-mWm-

-07/06/2024-



Les doigts pleins de rinçure L’œil A l’air dur

L’œuf de la peinture Du temps ancien Au plastique

La pratique Aussi utile Que vais-je donc faire

Je croise les rides Je jette les roues Et le bouchon

J’aurais pu pêcher le vent Ç’aurait été pareil

-22h19-

Le paysage se ridule de soir Malgré coquille et blanc

L’horizon se partage Avec l’éloignement des sens

Naissance de la touche De la place De la tache

Carrément présent Le reste Une fois fini Le vide

Comme une caricature De pelures de voyages

-22h22-

Ç’était un toupet de fleur Avoir Ce jour très osé

Une famille de pétales Une coriace Alambiquée

Même sèche Elle gardait sa saveur Et sa forme

Tous l’avaient posée Au milieu de nulle part Tard

Il était le moment de rentrer Et de faire le mur

-22h25-

Bouquet de traces de couleurs Et le clair clairon

La chanson de cet homme-là Nous avait laissés là

Plus facile qu’une oléagineuse photo de noirs états

Il y avait une place Pour dire autrement L’ami

Dire que tout le plaisir Serait d’être encore perdu

-22h28-




-La lune-Lunette-L’air-Le noir-

-mWm-

-07/06/2024-



La lune Lumière Fière Comme une vie de route

L’air était saint Venu de Vézelay A la moutarde

L’aide de la main Pour construire Une saison

Une raison subit un rongement Un chancement

Et le réverbère En cascade Nous va pour luire

-22h53-

Lunette Ronde En croissant de une En croisant la lune

L’éclair s’est éteint Regain de carambolage noir

Des mouvements Des pas jetés D’une accolade

Fade L’éclairage a tendance à s’étaler Longuement

A la campagne Le mélange de silence Très chouette

-22h56-

Elle avait l’air Sans se taire Aussi fière et acide

Que va devenir le lundi Si le jeudi disparaît

Si l’escargot des autres était écrasé A se plaire

Pourquoi dois-je Toujours Regarder en l’air

Pour vider l’épuisette Et remettre le bouchon

-22h58-

Il faisait nuire Dans le noir de la rude rue de vue

Il était lâche A rester sous la fenêtre A taper au carré

Il campait dans l’écho D’un tracteur Chargé de bruits

Il étincelait gentiment Devant celle-ci Si limpide

Et dans le village Il ne restait qu’elle La lune fière

-23h02-



 


-Au galop-Coquille-Cliquetis-L’hiver-Observation-Du sabot-

-mWm-

-10/06/2024-



Un cheval au galop Il arrive Il arrive Ne le vois pas

Les sabots toquent la terre Gelée de ce blanc hiver

Un cavalier Est-il vêtu de rouge A la lueur du ciel

Les nuages tomberont Sur le froid De ce pays Là

Un cheval au galop Quand nous rejoindra-t-il

-15h11-

Au rythme de la coquille de noix Elle tombe bien Là

Au son des vents passagers Et du brouillard glacé

Dans la neige Des tempêtes Et des tourbillonnements

Dans les arbres vides De leur lumière Etincelante

Le sol craque des pas Dans mes rêves Quand il arrive

-15h14-

J’entends le cliquetis Ce bruit de métal D’une épée

Aussi longue Que le voyage est lourd Au galop

Que la route vers la ville Emmène A travers boue

Dessous de la blancheur Durcie et fine Si fine

Sous son chapeau de laine Au galop de l’haleine

-15h18-

Je respire Avec force Au souffle bruyant L’hiver

Je marche quelques pas Je m’arrête Du vent discret

Je suffoque lentement Je n’entends plus Je vais d’avant

Mes yeux se frottent Dans mes mains Si sèches

Méthodiquement Je voyage Dans ce long paysage

-15h21-

Observation Quête de sens De rond Des arbres longs

Les champs Aux graines putréfiées Noires de blanc

Les herbes frissonnent De la brise Et du chant

La place de mes mains Dans un chapelet de poches

J’écoute Je reviens à n’entendre A peine Au galop

-15h25-

Je vais rentrer Je n’ai plus le bruit du sabot Du galop

A-t-il coupé par la forêt Dans l’autre sentier

A-t-il pris le vent de biais Je n’ai pas de regret

Le courrier arrivera Dans le village En contrebas

Et je m’éveille Dans le froid Et je rentre A la ferme

-15h28-




-Absence-Pas adapté-Dérange-D’en bas-J’aurais voulu-

-mWm-

-10/06/2024-



Je m’adapterai à votre absence Avait dit le miroir

Je ne le voyais pas Je le savais présent Là En arrière

Il était presque silencieux J’entendais son souffle

En allant chez ma tante J’ai croisé un fantôme Là

Dans la chambre du froid Dans le grenier vidé

La buée du jour Et les traces de doigts Et la trace

Ni la mienne Ni le craquement du plancher Sous mes pas

-15h40-

Je ne me suis pas adapté J’ai tant frissonné

Cherché partout A rebours Au contour En arrière

Je n’osais plus bouger Ni me tordre Le dos du col

Ni me mettre Sur mes bras Devant la table de toilette

J’étais miette Ni vent Ni pluie Les craquements de tuiles

Des pas incertains D’aller vers d’autres chantiers

Et je me suis descendu Des marches sûres L’absence

-15h44-

Votre absence me dérange Il y a longtemps que j’attends

Votre brillant regard Depuis votre départ Il est tard

Il est l’instant Où je vous entends encore Au bord

Au raz-bord De la coiffeuse Des grands jours d’avant

Je voyais le peigne Dans vos cheveux courts et noirs

Je voyais vos souliers Se monter sur mes pieds Baisers

Et le fantôme de mes souvenirs Que j’attends Chez ma tante

-15h48-

Dans la cuisine D’en bas Du haut D’hier De l’hiver

Dans les escaliers Aussi banals que bancals Et là

Sous la couverture de mes épaules Il me fait frais

Il me fait le temps de Noël A couper les arbres morts

Et à tirer A la corde A la corde encore Jusqu’au sentier

Jusqu’au milieu de la vie Je t’aurais suivi La nuit

Mais il me reste Un fantôme solitaire A me taire

-15h52-

J’aurais voulu m’adapter à ton fantôme D’hier

J’aurais voulu M’assoir Sur le banc Au long gazon

Une vie publique Où les rires ne me rappelleraient rien

Où sont passés tes yeux éclatant de vie Et de joyeux

Bienheureux Avec la neige Sous les tuiles de terre

Sous les pas craquants de bois Au devant de la glace

Ma tante Il n’y a rien Que la poussière d’un vieux bonheur

-15h57-



 


-Pourtant-Donner-Franchir-Fuir-Gagner-Dans sa poche-

-mWm-

-17/06/2024-



Pourtant Sa phrase Sentir la naphtaline fine

En ouvrant ma porte Je ne m’y attendais guère

Piètre consolation Ce n’était plus un vrai spectacle

Je me suis trouvé Nez à nez Avec un clown trop gai

Trop de phrases perdues Dans mes basses pensées

Il avait un nez Et aurait bu toute la bouteille

-15h10-

Pourtant Il voulait donner le rire Même les grands

Interloqués Les mots cognés De début Et en tas

D’interjection Et de ventilation Faisait des bulles

Nul ne savait Vers où menait Sa belle phrase

Alors D’applaudissement Et éclatement Nous ruons

-15h22-

Nous avons franchi les mondes solitaires De comprendre

Les tourbes Et les marais Sur son noir visage

D’alcoolique Le nez rouge Et sa lèvre bouge encore

Ses pieds étaient vilains Avec des creux En bosse

Et des tours Dans la scène D’une seule lumière

-15h24-

Au moment de fuir les éclaboussures De rigolade

A l’instant Où de saluer Il explosa sa tête

Ne laissant Au manant Que le doute de la vie

Il était tombé Ne voulant ni bouger Ni rire

La lumière l’a emporté Sur la civière du bonheur

-15h27-

Il avait gagné Il nous avait embarqué Dans le pire

De ne pas l’aimer De le laisser tomber De rompre

Il y avait eu Plus de hurlement De ne pas taper

Les mains restent muettes Et la fête s’est défaite

Alors le soir parti Comme un soulagement de nez rouge

-15h21-

Dans sa poche Riait un petit et doux mot de réconfort

Ma belle Je n’ai plus envie de rire Tu me manques

Je suis laid Comme une vieille bouteille Irancy

Comme un manque de courage Tu n’es plus d’ici

Je cours te rejoindre Au pays de ma monstruosité

-15h34-


-Bulle-

-mWm-

-17/06/2024-



Une bulle

Comme le nez

D’un clown


Dans un verre

Bulles que nous savons

Si légères


Dans une flute

Au bout des bras

Buvons


Et le clown

N’&tait pas si triste

Et pourtant


J’aurai failli

Ne pas vous saluer

Et en rire



-15h16-




-A côté-Le tendre-De dire-Etre là-Clown-A la loyale-

-mWm-

-17/06/2024-



A côté de lui Un gros récipient De bouché De vin

J’ai ouvert le flacon Et j’ai aussitôt regretté L’odeur

Ça sentait le clown A la loyale Prêt à s’esclaffer

Ça ruminait le temps Comme un spectacle rusé

Plein de viles pensées Aux couleurs de l’amour

-15h45-

Ça humait le tendre Pas plus facile Que la trompette

L’instrument du triste Et du gai Au gout d’ivrogne

A la trogne salopée De bulle de blanche façon

A l’acolyte De monsieur l’un Pour monsieur l’autre

Rouge L’odeur se laissait frelater De rires jaunes

-15h48-

Son compagnon de dire Avait pris de la bouteille

Le bouchon de charbon noir Sentit la poire

Le cul de la bouteille Plus petit que le parfum

Dans la poche Qu’il mit Dans la poche Qui fuit

Le mot tendre D’arrêter Juste à cet instant

-15h51-

Je ne voulais plus être là Plus que plus M’enfuir

Les chants et la trompette Longtemps à mon oreille

Le sabot mesurait du soixante-six Long et triste

Le pantalon faisait de la comédie Un art Et si

Le reste de sa vie Avait durer Un peu plus longtemps

-15h55-

Il était clown Il était clown Il sentait le flacon

Les senteurs épicées De la quête De la requête Et la conquête

De faire fuir le spectateur Au bord de sa vie triste

Personne ne voulait rire Et Pourtant Très très drôle

Dans la maladresse De son récit Pour la vie

-15h58-

Ce n’est pas A la loyale Un combat Pour la nuit

C’est le conte méchant De la surprise nauséabonde

La reprise Dans la lumière Grise D’un raccommodage

D’une plage De la musique de dire De rire Et de pire

De se retrouver endormi Dans une bulle de chanson

-16h01-



Ton parfum enveloppe

A ne plus échapper

A ton sourire

-16h01-

-17/06/2024-

-mWm-




 

-Guère-Pourquoi-Etre-Le miroir-

-mWm-

-17/06/2024-



Je ne regrette guère Tous ces instants Spectaculaires

Tous ces moments Aussi clownesques Que marchandises

Le ticket d’entrée Est sorti de ma poche percée

Pourquoi Ecouter les miasmes De clown De clown

Dont le sourire S’était terminé là Applaudissons

-16h18-

Pourquoi nous raconte-t-il Sa vie démesurée Sa joie

La mienne Toute étriquée Ratatinée de ces silences

Eteint les paroles accompagnées De molles visions

De te trouver De division De t’étonner De l’abandon

De plonger Dans les odeurs usées du flacon

-16h21-

Je regrette d’être Un spectateur écrasé de rondes

De danser autour De courir Sur ton court parcours

De découvrir l’avenir Dans les restes du dépassé

Une pluie de rêve Une nuit de trêve Et une folie

Je regrette tant D’être ce clown-là Je suis toi

-16h24-

Dans le miroir Plus éclairé Que mes pensées Noir

Sous les cheveux Si ronds Si raides A l’aide A l’aide

Avec un peigne solidaire A unir les souvenirs

Je regrette la pièce montée comme un biscuit mouillé

Comme le silence de cendre J’y suis resté couché

-16h28-




J’ai regretté

De la chance perdue

Comme une mue

-16h29-

-17/06/2024-

-mWm-




-Choisi-Aucun doute-Ma vie-Là-Parlé-

-mWm-

-24/06/2024-



Il l’avait choisi Pour la couleur de la petite vitrine

N’avait pas regardé La carte menue des plats

Ce nouveau restaurant ne m’inspirait pas En effet

Il avait insisté Pour y vivre Cette belle expérience

Dans le noir Nous ne connaîtrons pas Nos visage

J’ai entendu sa voix Plus mélodieuse et calme

Que la couleur de sa peau Basanée et vérolée

-15h14-

Sans aucun doute Je le retrouvais Après tant d’année

Il portait un maillot Gris jaune Gris vert Terne

Ile souriait Sans ses dents Avec des yeux lumière

Je m’en souviens Avant d’être entrée Dans la case

Un peu tassé Il n’était plus aussi long et charmant

Il ressemblait à un vieux Encore jeune Mais vieux

Quand il était enfant Il me semblait d’une telle jeunesse

-15h18-

J’avais construit ma vie avec de tellement soupir

Dans un autre monde Il s’était éloigné De la côte

Il était resté Dans l’emballage de la belle campagne

Avec les bruits d’automobile Et des nouveaux tracteurs

Il écrivait une leçon Des choses communes des hier

Il portait Des habits Trouvés chez des amitiés

Il était identique à lui-même Sans séduction aucune

-15h23-

Dans ce restaurant-là Seulement l’odeur Sans le gout

Les couleurs étaient si absentes Que j’en perdais l’envie

Pas besoin de couteau Pas besoin de parole Le grand vide

De temps en temps Il parlait de mieux M’apercevoir

Pour me voir Il avait été Dans le mauvais lieu

Il plongeait son sourire Avec des questions vivantes

Et j’aurais voulu lui montrer Ma vie tout entière

-15h27-

Il a parlé de stylo De plume De vent et de sens

Perdu dans sa quête Des sons vrais Ne cessait de chanter

Sa voix chantait Plus éteinte Que celle de l’enfant

Il me prit la main Comme une question de cœur

Je n’aurais su que faire Si son silence était resté

Mais j’ai retrouvé Dans son geste Une douce ferveur

Une chaleur qui m’avait transportée A la lumière

-15h31-




-Entre-Les doigts-Avais-Braillé-Première-Son œuvre-

-mWm-2

-4/06/2024-



Entre deux plats Il me tendit Un feuillet plié

Une décrite absente Des points et des bosses

Je porte toujours en Moi Ce que j’ai éprouvé Là

Au temps d’av ant hier Devant un œuvre d’écriture

J’avais presque perdu mes yeux Et les mots braillent

Ces mots s’entendent Il me parlaient de l’évidence

-15h48-

Les doigts pleins de sauce Ni sucrée Ni trop salée

Les copeaux de légumes baignaient De chaud

Les fibres de la viande D’une autre bestiole morte

Il me parlait des champs Des prés Des jours d’été

Et s’est avec des taches du repas Que je te découvris

-15h50-

J’avais appris Par la curiosité du partage La langue

La rougeur des paysages De mot à mot De dos

La face paisible Des promenades Jusqu’au chevreuil

L’immensité envahissante Des vents Pour l’hiver

Et Dans ce jour de printemps Je reconnu Toutes les saisons

-15h53-

Il avait braillé Des lettres de son doux bonheur

De son demain Fascinant Et empli de l’espoir

De monter Dans les airs désinvoltes Et peu fiers

De sonder Entre le vide de chaque lettre Des sons

Des odeurs que j’aurais tant voulu reconnaître

-15h57-

La première lecture Je l’ai partagée Avec mon fils

Il savait tracer De la voix Les phrases poinçonnées

Il mettait le ton Et sa vitesse de lecture m’envoûtait

Et sa vitesse de grandir Me devenait terrifiante

Alors les yeux fermés J’avais écouté Mes pleurs

-16h00-

Son œuvre ne parlait pas de son propre silence

Elle racontait la vie d’une fillette retrouvée Seule

Qui avait grandit Loin d’un ancien amour Luire

Qui n’en disait rien Sauf mes mots en corole molle

Et j’ai replié le papier Le cœur empli De la nuit

-16h03-




-De chapitre-Les mêmes-En sortant-

-mWm-

-24/06/2024-



De chapitre En chapitre De page en page blanche

De parfum de ces arbres-là Au visage Au soleil

La couverture en dur Les cyprès meurent en Italie

Les sapins se couchent Dans les landes plates

Et les chênaies Et les chênaies Je ne me souviens plus

Dans les glands Qui ne croquaient les pieds cassés

Dans quel livre trouver les vents absents

-16h19-

Les commencements étaient tous les mêmes Calmes

Les allongements m’emmenaient Vers mon estomac

Les conclusions ne ressemblaient à rien de lumineux

Les arbres finissaient leur vie Dans un craquement de feu

Les enfants lisaient De chants De fleurs Et braillaient

Avant de s’endormir Au milieu des forêts sifflantes

Chantant les terres d’humus Et les feuilles tombées

-16h23-

En sortant du restaurant Elle ne riait plus Si vive

Elle écoutait les réverbères Bonjour Bonsoir

Elle me tenait la main Si belle sensation de rêver

Elle dévisageait les autres passantes Si sombres

Que sortis de la ville Nous nous sommes plongés

Dans les arbres coupés Les futs longs et seuls

Uniques Pour s’assoir Comme sur les bancs publics

-16h27-



 

vendredi 31 mai 2024