mardi 21 avril 2020


-La goutte d’eau-
-mNIm-
-12/04/2020-

Par un bel
Avait été ensoleillée
Sommeil

La pluie roule
La salsepareille aux autres
Se planque

Le laboureur
Hier Aujourd’hui Des deux mains
Sème

La pousse
La gouttelette imbibe à fleur
De l’eau

Sommeil
Des brises n’en veulent pas
Quand l’eau rage

-16h29-



-Pas de bête-
-mNIm-
-12/04/2020-

Je restais seul
Quidam entre autre
Tous les deux

Il faisait meuble
La terre battue au carrelage
Ne bougeaient pas

Pour des fois
La coïncidence ignorait
La grosse armoire

Vidée de son sens
Les directions se perdent
De partout

La bête ignoble
Rogne sur la vie
Je reste seul

-16h36-



-La dense-
-mNIm-
-12/04/2020-

Bonne soirée
Elle nous souhaite tout
Solide

Solitude
Un carnaval à elle seule
Innée mobile

Elle se tait
Elle s’était remise à là
Dans la remise

Dans l’âge
S’agit de la poussière
Au dépôt

Autre pot
Autrement la chance
Elle danse


-16h42-



-La faim-
-mNIm-
-12/04/2020-

Commence
Avait déjà commencé
Pais camp

Compagne
L’attente était montée
D’un grand

Je suis là
Avant que la fin
En miettes

Digestion
Le temps s’aplatit
Sur le lit

La rivière
Je roule la bosse posée
Que le caillou rêve


-16h49-



-Sans savoir-
-mNIm-
-12/04/2020-

Le livret
Tient l’histoire rare
Le lit vrai

Nous avons dormi
Le temps s’est dégonflé de triste
Mon amour

Heureusement
Le soleil aussi s’est levé
Peureux Se ment

Au petit Des genêts
Des textes de ronces ne vaut
Le regret

S’est levée
Nue comme mon avenir
S’élever


-16h56-


-Ma drôlesse-
-mNIm-
-12/04/2020-

La vierge molle
L’usine coule sur la toile
Ne se fasse

D’en face
Dent tordue du bosselé
Laid ce beau

Le tableau
La vue dictée par l’innocence
L’immolence

L’immobile
Le reste me danse Me lance
Me commence

Ma bile
J’attends de sortir de là
Ma vierge folle


-17h05-





-La musicale-
-mNIm-
-12/04/2020-

C’est la chaise
Le tapis est rouge au cidre
Mon coussin

Cramoisi
Assis-toi dessus
T’attends

Après la mousse
Le dos sied de faire
Tout de droit

Jeux L’épier
Quatre sur le tapis roux
Je Le surveiller

Covoiture
Emporter comme copain
La chaise musicale


-17h13-

-Lu ni vert-
-mNIm-
-13/04/2020-

Le comment
Plaire le genre unique
Savonnette

Se taire
Paresser le sens
Entre poires

Poussières
Voluptés et vagabonds
D’un bord

Écroulés
Encroûtés de soif
L’était sage

L’été
Rester en sou Veut rire
Le nid vert

-18h25-




-L’uni vient-
-mNIm-
-13/04/2020-

Recommence
La commande dévie
Des vis

Facultatif
Ridicule s’enlise
Sur la pierre

Remémore
Un reste de vidange
En quartier

N’a pas visité
L’hirondelle En pied de mais
L’uni

Verdoyante
La proche des descend
Et des monter


-18h30-



-S’épancher-
-mNIm-
-13/04/2020-

Pencher
D’abord en cartilage
La cage rit

Se brancher
Faveur entre sauvage
Le labeur mis

Ecorcher
Entre se retenir et lire
Sa voix rit

Cheminer
Influx de dense
Résister

Et se faciliter
En deux Dix difficultés
Fragiles


-18h34-



-Sortie légère-
-mNIm-
-13/04/2020-

Jeux suivre
L’est pris en conte
A l’ouest

Mi l’histoire
En cordage vieux
Rhizomes

Draps versés
De le dit du coulage
Bourrasque

Aussi ronds
Que l’avoir est mais
Sont si sots

Avarie
Le menton coule
De se boire


-18h39-



-La rue mot nie-
-mNIm-
-13/04/2020-

Fit l’eau
Penché sur la ressource
L’attente en tas

Fit celle
Comme une naissance
Radis

La verte
Fisse et ment ta liste
Sur ses feuilles

Ruines
Fêtes des runes ni
Des réunies
Cavaliers
L’après c’est sévère
L’art momie


-18h44-



-Règles hurlées-
-mNIm-
-13/04/2020-

Confit sûr
L’émietté de foi
Deux fois

De qui dure
Allie l’anse en creux
Deux âges

Se lâche
Bâche en vœux galopante
Caillasses

Dès lors
Fa Mille à dos
Rustique

Ruse
En fluide Fuite des us
Mesure et


-18h50-



-L’an fin-
-mNIm-
-13/04/2020-

Enfin peint
La glissade baisse la masse
Crevasses

En sifflet
La ceinture du lit nage
Beau t’es

Et comme nôme
Rit un deux en pêche
Frugale

Le six dense
En plis de pousse d’hier
Final alité

Fit l’arraison
Comme naissance
L’est Les prises


-18h57-




-promenade du bout des doigts-
-mNIm-
-17/04/2020-

N’a laissé un message Avec la ronde voie
N’a guidé dans le sombre Avec sa prunelle
Était longue et molle Avant que je ne la bouge
Mes doigts se creusent Heureuse du silence
Sa souple vocalise fredonnait lentement
Hardiesse Lâche le tendre Comme une longue
Note de la gorge distendue Ton souffle
Courte la langue facilite Un contact
Sur sa peau La caverne se gonfle de rire
Sentir dans l’air L’aisance me relance
Sa main sur le chemin de ma main
Les rideaux sont tombés sur sa robe Sueur
L’ampoule au bord du mur Clignotante
Des fois la lumière Parfois l’attente
Et je trouve le ton court de ma respiration
Les langues se délient La peau se frotte
Dans son message Un pas vers la sagesse
Une avancée pour le partage antérieur
Dans son intérieur Ça ricane de ne dire
Ça cadence Pour éclater les pas de la pénombre
Elle a mis sa couronne sur les cheveux séchés
Ses chevaux galopent dans son cœur léger
Et elle crie Eclate d’un hurlement en couleur


-16h41-



-Sans les savates (suite)-
-mNIm-
-17/04/2020-

C’était déjà hier Pour l’instant J’ose
La rivière Au bord de mes savates s’enroule
Il ne fait plus si chaud Il se fait tard
Ma solitude a raté de te chercher en rêve
Ma chemise se retire de mes épaules avec le doigt
Dans ma poche la machine et son message
Dans mes bras La fatigue te reconnaît
Mes savates me portent tant bien que mal
Mes raccourcis laissent penser encore à demain
Mais dans ces Aujourd’hui Il se fait rare
Il faudrait me voir réfléchir à quelque chose
Avec une lamentable course dans les bois
Je caresse les troncs en passant Je ne t’oublie
Je félicite ma mémoire à courir ton odeur
Les fleurs n’ont plus ton parfum Elles inondent
Les brindilles Comme ta croûte Me crissent
Mes enjambées intercalent mes sensations
Je m’arrête Je laisse mes savates Je descends
Les premières eaux de la rivière sont si tièdes
Dans le courant Mes mollets se tendent aussi
Et si je pouvais me jeter dans son jus de nature
J’oublie Hier et demain Tu es dans ma présence


-16h55-



-Des côtés hauts (encore)-
-mNIm-
-17/04/2020-

Carmélite
Tu estropies ma grâce
De t’avoir

Condimente
Tu exploses mes épices
Soutenir

Ecarlatement
De mes cuisses écorchées
J’enrage

A mes niveaux
Tu lèves ta bouteille des merveilles
J’essaie d’attraper

Je sors de l’eau
Mes yeux sortent de la transpiration
Pour te revoir


-17h04-



-Des notés longs (et fin)-
-mNIm-
-17/04/2020-

Le bouton électrique
Je l’attrape du bout du bras
Se retourne

Sur son dos
Dossier de vapeur de l’été
Sans la présence

J’ouvre
Le rideau et les vitres
Me grisent

Ton son encore
Quand tu me détournes
De l’humeur

Alors d’amour
Sans plus étinceler
Je m’oublie


-17h10-



mardi 31 mars 2020



-Ce quelque chose-
-mNIm-
-30/03/2020-

Des clopinettes Cela ne compte pour rien
D’ordinaire Je leur donne de l’importance
Mais ce jour-là Plus rien n’est semblable
Un coup de poing Sur la table basse J’efface
Je vide ma mémoire De ce qui n’aurait dû être
Je griffe mon genou Pour partir à rebours
Je glace mon sang de ne m’être fait entendre
Pour comprendre l’impossible L’indicible
L’invraisemblable a pris un grand retard
Le commencement aurait dû m’attendre
Il n’en est rien Je connais l’air de la fin
Des coups de pied dans mon thé glacé
Des virages dévastés Des courages visés
Je n’ai pas reconnu Une once du phrasé
Entendu A travers un cortège de grillage
Ce jour-là Aurait dû être un jour d’absence
Mais j’y suis allé Dans l’intrépide retenu
Dans le carnage de ma tête dévêtue
Cela n’a plus vraiment la même importance
Et demain Je me réveillerai Un autre homme


-17h29-


vendredi 27 mars 2020





























-A la marche-
-mNIm-
-21/03/2020-

Là je te vois Tu es plus grande que moi
C'est normal Je fais de la marche Qui
Tu es sur une marche de hauteur Cœur
Oui j'envisage de me promener là-haut
Tu es dans tes bottes Lanières bien attachées
Les premiers pas me montrent la hauteur
Les cailloux Les cailloux Les pierres grosses
Les cailloux des sentiers Du mont sentier
Les herbes sur les rires Les rivages
Les branches des troncs Les longues tendent
Les buissons Les chansons du temps d'autant
Les fruits du vent du son des fleurs Cœur
Les bruits des savates à grosses lanières
Les bâtons dans les pierres A trois pas
A comment trouver l'air roux rouge
A comment de respirer dans le chant de l'été
A quand arriver sur l'étroitesse du va et du vient
Les cailloux Je les regarde se passer de moi
Je les croise Indifférent à mes pas A mes pieds
Tu me tiens par le craquement des chauds
Des chaussures et des bâtons en arrière
En avant Je te Là vois A la marche

-18h19-



-Je repars-
-mNIm-
-21/03/2020-

Tu es ma grande Ma forêt de montagne
Tu es le souffle de mon temps De la marche
Je te reçois la main A la main Au bâton
Je te J'enchaîne des pas Je ne peux pas
Je souffle Arrivé au ventre du haut de là
La vallée Le sentier tout entier J'espère
La vallée toute entière se répand sous le ciel
Lumière N'exagère pas de mettre en lumière
Les toits de rouge Les toits de pierre Et toi
Tu regardes Le nez au vent Le temps présent
Le moment où j'arrête pour une pierre
Le bruit du soleil transpire Légère
La seconde d'après J'ai tout pour oublier
Oublier le présent Le commencement L'arrivée
Je suis sur la route de ma remontée d'été
Tu dévisages la vallée Et la montagne fière
Tu poses le crayon de tes yeux sur la terre
Et là-haut Aussi aride que le moment
Aussitôt J'ai oublié mes pas Je repars
Je lance mes bras de tout de côté
Je fais les pas de revenir D'aller De repartir


-18h29-





























-Haute la montagne-
-mNIm-
-21/03/2020-

Regarde la photo Posée sur ton repos
Contemple le commencement d'un autre monde
Là Plus de maisons serrées et entamées
Plus de cahute de jardin Étoile de pierre
Des arbres Des sapins beaux et fiers
Des ruses de la nature pour mieux s'étaler
Presque plus Des herbes couchées du vent
Des pierres poussées dans le haut d'autrement
La caillasse Regarde la caillasse sèche
Le pays de l'autre De l'animal Des bouquetins
Des chèvres Juste poussées là Loin du bas
Des dernières laitières A la vache C'est haut
Que c'est le beau Le je n'y arriverais pas
Le que faire Dans un autre toit de là-bas
Entre deux sommets de la très montagne
Le sommet du très beau Et le sommet du très bas
Le creux laissé au ciel Avec ses nuageux
Sa mousse basse Sa couche lasse et là
Sa couverture du tout bas De son là-bas
Et j'arrive à entendre les gris du ciel bas
Et je retourne alors Pour traverser le nuage

-18h39-




























-Que tu oublies-
-mNIm-
-21/03/2020-

Partager la montagne En trois parties
Jolie je te vois je n'y crois vraiment pas
Le côté du pied Dans la maison pierre
De mettre son soulier Pour tout monter
Le rivage du ruisseau Ça coule Ça coule l'eau
La croûte sur le bout du sommet Il est
Il étale son arête Au travers du grand ciel
De mettre son chapeau Tout en très haut
De mettre dans ses lèvres la goutte du frais
Et le recommencement sur un autre sentier
Et le début Le souffle Le souffle perdure
Et le sempiternel pas de quand j'avance
Je me suis arrêté sur le presque virage
J'ai glissé mes mains le long de mes hanches
J'ai posé mon temps Sur une autre croyance
Tu es là Tu arriveras Tu es arrivé là
Et là-bas Le pas reparti Tu donnes l'envie
Tu es sur la marche du très gros ciel
Tu vois Tu vois tout Tu ne vois rien
Tout est si petit Si minuscule D'allure
Tu es si petit dans tes pas ridicules
Et tu t'arrêtes Tu repars Et tu oublies

-18h51-



samedi 29 février 2020


-Là ou ailleurs-
-mNIm-
-04/02/2020-

Vieille ville
Soupe de machine
Et de bras

Lanterne
Atmosphère indigente
Soleil froid

Ton muscle
Autour de sa couronne
Tiens le glas

Sur l'horloge
Recommence à résonner
L'amer émail

Comme une viande
Finis les passants entêtés
Sur un banc


-17H13-



-Dans mon livre-
-mNIm-
-04/02/2020-

Sur ton banc Tu sors le libre de ta moche
Des écritures Des lettres dans des mots de beau
Sur la couverture Pas seulement l'auteur Du rouge
Du feu Comme dans l'automne Et des feuilles
Sur les feuilles Imprimées L'histoire de l'étang
Dans le murmure des feuilles qui dansent
Dans le passage entre les roseaux et l'oiseau
Dans le courage de lire la ligne d'horizon
Et la jetée où tu es amarré Sur ton vaisseau
La pluie n'est plus ridicule Elle recommence
Elle éclabousse le centre de l'eau de l'auteur
Et le chemin s'évanouit jusqu'au prochain feu rouge
Ne pas se lever Ne pas lâcher le livre Fuir
Dans les pages grises D'un soleil froid d'ici
Dans le maintenant glacé Dans l'attente
Dans le murmure des feuilles qui tremblent
Sur la douleur d'un manteau mal fermé
Sursis avant la nuit La pierre ne se réchauffe pas
Le livre Ne pas brûler Se lancer devant Fuir
Se connaître dans ce que je t'aime Sur la feuille
Il a écrit le texte Sans jamais l'imprimer
Il a fini par le donner dans un e-mail trop long


-17H51-





-Dans mon cœur-
-mNIm-
-04/02/2020-

Dans les hurlements Des feuilles qui mangent
Et la pensée gambade à tour de bras Et va
Dans le matin de tout à l'heure Au fond du cœur
L'amour a vécu d'autre liane attendrie
Tu me laisses ton demain Je vais te saisir
Tu attends que je vienne Je suis là cachée
Derrière l'arbre de joie Et pourtant sans courage
Je te suis depuis la maison J'étais cachée là
Et derrière tes pas Dans les bosquets profonds
Derrière ta veste Gris Comme le ciel Sans soleil
Tu vas Tu effleures La danse de tes feuilles
Tu dévisages le texte de mes doigts Tu crois
Tu crois encore que je ne t'aime pas Et là
Ici Maintenant Encore un court instant
Encore Je suis debout Je te creuse sur ton banc
Je peaufine la lumière De tes nuages d'avant
J'espère te dire merci Pour ton sourire aux lèvres
Te retourner Me jeter dans tes bras et finir de lire
Quand tu arriveras à la fin de l'histoire Au début
De revenir dans ton bonheur Des jours enfants
Mon livre que tu lis Écrit pour toi C'est ce qui est écrit
Dans le murmure des feuilles qui dansent
Dans mon livres Dans mon cœur

-18H02-

vendredi 28 février 2020


-Bons vents-
-mNIm-
-16/02/2020-

Au début Quand je me suis assis Jaune de bleu
Était très frais le couloir des toits
Était tendre Comme une haine de courage
Ça file ça file Le bleu se durcit de fil
Une trace de crayon sans les couleurs
Juste une place blanche sur le plat du toit
Était envahissement de petits traits noirs
Se meuvent en bande organisée et fluide
Se déplacent les fils s'épaississent aussi
Un coup de pinceau Blanches ruées
Je n'ai pas vu le pinceau se déplacer
J'ai juste perçu Le temps se passe aussi
Les petits traits sont partis et Là une déchirure
Une fente noire vagabonde au bleu
Le jaune est disparu depuis au moins un nuage
Tout avance Depuis le commencement du matin
Aujourd'hui des raies de lueur stagnent
Extinction de blanc Et cris de lumière
Le jaune orange Plus de gris au bleu
Heureusement des traces de cheveux me tiennent
Et je croise encore les moutons ensemble
Oranges orangés et bruits du vent vont
J'ai regardé le ciel Et j'ai vu ça

-19h18-






-Île de l'oubli-
-mNIm-
-19/02/2020-

Je l'ai reconnu Tout de suite Il n'a pas de courage
Ne dit rien de bien épais Comme les nuages
Ne me raconte pas la vie de cet incroyable
Tu te souviens de la reine tombée de l'avion
Ce ne sera pas elle Malgré leur tout deux ignorance
Je l'ai su tout de même assez rapidement
L'avait des soutiens sous les bras Posé
L'avait les yeux horriblement beaux et clairs
L'avion était tombé Près d'une vache couchée
La carrosserie de l'hélicoptère avait des bosses
La camionnette des gens de sécurité très lointaine
Je ne me décidais pas à marcher Peut-être
Je l'observais avec un air de type innocent
Mais en fait Je ne l'aimais pas Déjà
Lui ignorait tout le monde et fumait le temps
Lui refusait de répondre aux questions des agents
Le petit aérodrome était couvert de vaches
Et d'herbes couchées sous les génisses molles
Son pantalon Et sa veste étaient trop courts
Je regardai l'heure Encore vingt minutes
J'avais le temps de raconter leur histoire

-18h18-





-Île de l'intrus-
-mNIm-
-19/02/2020-

Je n'avais plus le courage de m'échapper du temps
Bientôt arrivé sur la terre ferme de l'île
Je terminai mon observation à travers le hublot
Il n'y avait pas de maison Juste des huttes blanches
Avec un petit sentier de fleurs défraîchies
Le puits près de la fenêtre laissait croire aussi
Que l'habitant aurait pu aimer le thé
Moi je ne l'aime pas Je préfère le saucisson
Avec de gros grains de poivre vert et durs
Le reste de l'espace autour des habitats minuscules
Semblait être un jardin de fougères vieilles
Une femme presque nue coupait des branches
Un tas de feuilles séchées occupait le sentier
Mon verre de liqueur Je ne l'avais pas bu
Je préfère dormir encore un peu Mal assis
Et Oublier la raison de ma visite inutile
La porte va s'ouvrir Il fera si chaud au sol
Personne ne m'attend C'est sûr Ils m'ont oublié
Je n'ai pas pris les papiers de la vente
Je n'ai plus le courage de me débattre

-18h28-





-Île du courage-
-mNIm-
-19/02/2020-

Il a du me voir de l'avion En passant au dessus
Je vais enfiler une chemise Il ne comprendrait pas
Cela fait trente années d'éducation à revoir
Il ne me reconnaîtra pas J'avais trois ans
Une gamine Une brune aux mèches courtes
Une femme Les cheveux dans le cou frais et long
Comment lui dire que je n'ai pas besoin de lui
Que maman n'avait même pas osé en parler
Que chaque jour de soleil Avec le courage d'en rire
M'avait apporté son ciel de pluie et de nuages
Pourquoi s'attendre à quelque chose de doux
Peut-être le silence Peut-être rien L'oubli
Il va s'approcher Et que va-t-il dire de vrai
Que le temps a passé Nous le savons très bien
Mon ami est parti le chercher à l'aérodrome
Il est gentil Mon ami Mais il ne l'aime pas
Il le prend pour un lâche qui arrive toujours trop tard
En fait Je crois que personne n'a le courage
Il ne se passera rien Une conversation vide
Et il repartira Comme il est venu Pour se faire oublier

-18h38-