mardi 5 janvier 2010


La Lumière La Nuit

Le chemin de l'allume
De la nuit de lune
A la lumière

Dans l'étoile cachée
Au fond des fourrés
Du jardin de nos rêves

Dans le parcours semé
De vraies de fausses
D'instinct des vérités

Chaque soleil du matin
Nous guide sur la route
Et nous donne des doutes

Une croûte de terre
Séchée par le soleil
Et en dessous des graines


Dans la nuit
S'habituer à l'ombre
Envahie de partout

Encore du bruit
Du monde habillé
Par les espoirs

Les heures passent
Les luttes scrutent
A la recherche de la lumière

Ce n'est pas le soleil
Qui nous partage le bien
C'est la lune

Reflet de la nuit
Des bruits de la vie
La lune

Est-ce au matin
Quand le soleil se lève
Que la nuit se comprend

Est-ce le souvenir
De la pire des nuits
Pour aimer la lumière

Chaque pas chaque voyage
Chacun se cherche
Pour s'avancer

Sans la pluie
Pas de trace de pas
Dans la nuit

Et quand c'est le soleil
Et quand les yeux fermés
La lumière devenir

Apprendre à marcher
Vers la vérité
Dans la nuit

Un jour un autre jour
Pour toi toi toi encore
tous les toits du monde

Les maisons s'éclairent
Avant de s'endormir
Et d'éviter le pire

Quand les maisons s'éclairent
Même le jour
Ou bien même

La nuit
Doit-elle rester
Notre vérité
Paradis la vie
La vie de la nuit
Sous la pluie

Des traces de pas
Partout pour tous
Des paroles

Des montées et des bosses
Des monts et des montagnes
Des j'espère

Des petites lunes lumières
Des chemins de ronde
Des triomphes de petits pas

Le combat du noir
Contre les gloires
Ephémères

Pourtant même
Même partout
La lumière

samedi 28 novembre 2009


Mes mains
Tremblent
Et le poisson aussi

Jeter l'eau du bain
Patauger dans les algues
Et le poisson aussi

Garder les mains
Dans la bassine
Et le poisson aussi

J'essaie sans cesse
De l'attraper
Et de lui échapper

Ses Grains de
De pitance de mordre
Et mes mains aussi

Une provision de graines
S'enfonce dans l'eau
Et le poisson aussi

Eclaboussures rudes
Gicle gifle l'air
Le poisson

Intersection de son ventre
Et de mes mains
En altérance

Peut être pour disparaître
Pour suivre l'horloge
Se balance

Un coup de queue
Dans les eaux d'huile
Poison de poisson

Partage du temps
Des étincelles liquides
Autour du poisson

Mes mains planent
Dans la surface
Et même au dessous

Les dessous de l'eau
Patouillent ses écailles
Les poissons cristal

Bibouille il dit
Il vit et il vit
Dans l'eau et l'eau

Cette eau maison
Lui éclabousse
Les écailles de ciel
Ellipse de la glisse
S"échappe
De mes mains

Tremblantes
Dans un tissus de soie
Je l'essuie

Il ne dit rien
Il parle
En silence

Et me jette
Un coup de queue
Fatale

Il retombe
Dans la bassine
Vieux et vivant

jeudi 22 octobre 2009

Le printemps de l'automne
Un presque silence
Dans la cime du lent
Des nuages qui se meuvent
Des branches dans le vent

Aux pieds des grands fruitiers
S'amassent les pas
Cheminements tranquilles
Près des grands champignons
De la taille des mousses

Les deux mains dans les poches
Le col environné de laines
De se guider au soleil
Bruissement d'oiseaux
Tous m'endorment

Le printemps à l'automne
La fenêtre est ouverte
Collée contre le mur
Une feuille s'envole
De son clou

Un branche brisée
Tombée avec sa fleur
Sur un tapis de boue
L'humidité de saison
De la belle saison

De son clou
De son coup de marteau
Du pinceau élancé
De la main retenue
Et de l'encre jetée

Un printemps pour l'automne
Pour un tronc d'arbre
Coupé laissé là
Un siège de jardin
Avec un long repos

Une branche tombée
Avec une fleur de soie
Son pistil d'oiseaux
Et d'insectes bruyants
Dans le vent

Une image de mes rêves
De mon presque endormi
De mon presque minuit
La lumière m'éclaire
Sur le papier

La fleur de l'invisible
Du soir qui va tomber
Equinoxe et demi
Du jour de la moitié
De la nuit à finir

Quand la feuille va sécher
Le liquide a coulé
Le pinceau
Le liquide a coulé
Quand la feuille va sécher

De la nuit à finir
Du jour de la moitié
Equinoxe et demi
Du soir qui va tomber
La fleur de l'invisible

Le printemps pour l'automne
Les fruits de toutes saisons
Des senteurs de la pluie
Du soleil de la vie
Mes images

L'encre séchée s'étale
Mal mais si bien
L'hésitation parfaite
Se jeter abandonnée
La branche pour l'oiseau

Il n'y a pas d'oiseau
Est-ce la nuit très peu
Est-ce le vent très lent
Est-ce ce petit de l'oiseau
Que l'on attend

Le printemps à l'automne
J'en ai perdu la tête
Fait tomber ma casquette
Fait passer sous mes pieds
La trace

Le ciel s'est effilé
Participe du chant
De ce détail donné
Du à peu près haut
Aux environs

En fait je ne sais pas
Si c'est le moment de le dire
De le frémir de l'écrire
De ce matin de l'après midi
De poser sur la feuille

Le gris encore soupir
Le noir se gratte du blanc
Le blanc de la fleur
Le papier étonné
Tonnerre papier

Brosse le pinceau
Un infini perdu
Une branche écartée
Une fleur suspendue
Le rêve de la trace

Les feuilles se suivent
Le soleil va tomber
Et je crois regretter
Le soleil se lever
Au printemps de l'automne

vendredi 18 septembre 2009

Le chemin
De toile
De bois
Du transparent
De la peinture
Du dessin
Du dessein
Du destin
Le chemin
De quelque chemin
Une rencontre
Un coup d'oeil
Un sentiment
Une sensation
Un abandon
Tout regagner
Sauf le coeur
De quelque chemin
Quelque chemin
Un drap blanc
Un fil de fer
Une baguette de bois
Bois la matière
Pour y retrouver
Un centre
Un parcours
Quelque chemin

Ce chemin là
D'expositions
A la lumière
A la lumière
D'expositions
De l'image
Tableau haut
Au tableau plat
Ce chemin là