samedi 30 mars 2013


Le paysage raidi
Dans les pluies de la vie
Des rondeurs célestes

Les longueurs terrestres
S'éparpillent de gris
Et dans les couleurs

Elles dansent les feuilles
Les frissons de brise
Les chansons se grisent

Au ravage lamenté
Se disparaître rage
Se déficeler

Alors tu marches
Entre les champs larges
Sages chemins

Paysage gris
Se faufile entre
Dans les nuages

Eclate le ciel
Le souffle fondu
Le vite le doux

Ils entrainent les buissons
Les horizons fragiles
Les files d'arbres

De va de vient
De partir de pâle
Etendue sable

C'est une marche
Pieds chaussures chaussons
Par la fenêtre

Dedans mon paysage
La carne de ma langue
S'étendre

Devant les lampes
De ma fenêtre
Se dessèche le ciel

Elles se conduisent les nues
Dans les directions rondes
De la vue

Elles scintillent les gouttes
Les souches dans les pierres
Et les bons champignons

Pour parfois suivre
Les sourires de la nuit
De la main

samedi 2 mars 2013


Le des buts
Dans la nuit
Et le choix

Eteindre le teint
Le tintamarre
De la mémoire

Ce silencieux coeur
Egoutte la croûte
Des rêves anciens

Papillons de bruit
Raie de lune
Dans l'ampoule

Tourner autour
De la silhouette
Dans la tête

Poser sa voix
Sur le vide
De l'aurore

Exploser les sons
Jaillissant lent
Le lendemain

Finis les couvertures
Les oreillers plats
Les robes de Sabbat

Terminés les yeux
En cherchant aussi
A s'épanouir d'or

Et le matin
Le soleil levé
Aux abonnés


Absent au noir
Réveille deux fois
Pour d'autres lois

Pour saccager
Les infinis rires
Perdus de vue

Pourcentage du crane
A s'enrôler
Jusqu'à l'été

Particulier secret
Et songe de l'unique
De l'univers

C'est tout pour ça
Promenade des nuages
et bientôt se réveiller

Cylindre d'exclamation
S'en retourner pitié
Contre louange

Malin de l'intention
En  interdire le dire
Bombes étranges

Cartouches de fruits
Des désirs entendus
Dans l'autre delà

Partage cage plage
Sentir suffire subir
Rêve rêves

En ouvrant les yeux
Les sentiments scintillent
Fluides liquides

Je me lèverai bientôt
Préparai du laid
Dans un bol de pierre

Sur la table de nuit
Encore du rivages
En promenade

Tapis de sol
Pieds fatigués
Carcasse molle

Ouvrir la porte
Entre les pièces
De monnaie

Finis les rêves
Aujourd'hui ressemblera
A la joie

dimanche 30 décembre 2012


L'oie sotte
Volage
Turpide

La squaw
Voie l'age
Stupide

Là l'oie
De la squaw
Sage

L'oiseau
De son tout
Totem

Aux vents
Cheveux natte
La squaw

L'oiseau
De l'eau
Palot

L'oie saute
Et vole
Et rauque

La squaw
Lotte et saut
Et se volote

Hors du ciel
Plane et beau
Se jette à l'aube

L'oie squaw
L'oiseau
A l'eau

L'effet
D'eux
Les feux

Autour tous
Tremblent des cris
Les bruits

Et l'oie squaw
Jets et balais
Ses geôles

Jaunes
et roux
de boue

Tout par dessus
Flemme foetus
Marche la squaw


Il éclaire
La voit
La squaw

Eclate
Ses ailes
De tonnerre

S'affale
Du vent
Du temps

Explose
La squaw
L'oie ose

Bras et doigts
L'oie s'élève
De tonnerre

Elle les ailes
Rien pour tout
Donner donner

La squaw là
Sorte de l'eau
Du beau

L'aile blanche
Chance
S'avance

Sort de l'eau
Tonnerre
Encore guère

Belle celle
L'oie pucelle
La squaw
les amis de mes amis

mercredi 31 octobre 2012


Je fatigue
Je pose les pieds
Dans la bassine

Lance mes doigts
Dans les mèches
De mes je veux

Crème de chocolat
Sur une miette de pain
Je tartine

Rince mes dents
En étalant
Ma litanie

C'est de la folie
C'est la cuvette
De mes pieds

Trace sur trace
Empruntes invisibles
Que je suis

De feuilles en feuilles
Bouton de fleur
Que je suis

Je pousse le chemin
Le visage suivant
Pas de pas de pas

Tige longue soleil
Porte bouton
Fleur

Et la machine avance
Bouton  bouton de gauche
La machine que je suis

Avec tes plus
De vingt ans
Tu danses

Avec tes plus
de quarante ans
Tu t'avances

Avec tes plus grands bras
Tes pieds fragiles
Pieds chaussures pieds

Mes pas mes pas mes pas
Passent au lendemain
Et se donnent la main

Et après
Ce qu'il advient
Tes pas les miens

jeudi 27 septembre 2012

Vois-tu
La voie
La houle
 
Crois-tu
La foi
La foule
 
Les pieds
Chahutent
Les pierres
 
Les voiles d'habits
De chapeau gros
De canne à pluie
 
Et s'en vont
Et s'en marchent
En tous sens
Sabots lourds
Poussière poussières
Et vents au loin
 
Chapeau boue
Tremble le temps
Mous et fragiles
 
Graciles et filent
Les vestes tempêtes
Par tant de bruits
 
Partant en pluie
Et le soleil perdu
Encore plus haut
 
Alors s'agitent
Mettent leurs gants
Les gents défilent
En touchant
Les airs froids
De chacun
 
Mouchant coulant
Comme des rhums d'hiver
Des passages frileux
 
Des carnages
Dans les yeux
Une larme goutte
 
Bientôt vient le soleil
Alors les manteaux
Jettés aux bras
 
Etincelants piétinent
Chahutent les cailloux
Des pas de peu de foule