vendredi 26 juin 2026

 


-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-




Une tiède douceur


Sa main Sur ma joue Tenir debout

Un regard absent Je ne trouvais pas mieux

Je m’étirais De silence Plein le cœur


Sa peau

Sa tiède

Fraîcheur


Bien sûr J’avais compris son geste

J’avais ressenti Son amour retentit

Dans mon souffle A mon esprit


J’ai du

Bien rien

Ma joie

Sans filet

S’étendait


-18h04-



Sa tiède rougeur


Quand je lui ouvert Mes yeux heureux

Quand j’ai découvert Son lire sourire

Dans la vie Tout était devenu


Ses doigts

Sa tiède

Rondeur


Sa main est restée Si longtemps

Dans le sens De mon bien retrouvé

Que la seconde Avait jailli En immensité


J’ai ris

Jamais du

Je l’ai vue

Sans filet

Disparaître


-18h08-




-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-




Sa tiède langueur


J’ai cru que son rire N’existait plus

J’ai attrapé Son doigt Doux et léger

Ne m’a plus jamais quitté Des sens


Sa pulpe

Un grain

De bonheur


Son poignet Portait un bracelet

Un cœur d’acier Couvert de l’assez

De ne plus laisser Partir la vie


J’ai lu

J’y ai cru

Toute la vie

Sans filet

Sans regret


-18h12-



Sa tiède douceur


Où pourrais-je encore Rencontrer la joie

Quand repoussera L’arbre des amours

Des saintes paroles Et son geste


Sa graine

Sa tiède

Chaleur


Un jour Sur un banc J’ai revu

Mes yeux fermés Me disaient tout

Mes joues de rougeurs La recherchaient


J’ai nui

A ma vie

Je n’ai osé

Sans filet

Me rapprocher


-18h16-







-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-



En avion


Je l’ai retrouvée Je l’ai reconnue

J’ai senti son regard Sur mon épaule

J’ai été drôle A ne pas tout comprendre


Je me suis

De mon siège

Retourné


Son sourire était là Dans ses paquets

Son sens des larmes avait disparu

Dans mes soupirs Déjà enfuis


Je n’ai lu

Sur le papier

Le repas

Brillant

De joie


-18h33-



En avion


Sa main bougeait D’un signe

Mon attention était Toute déplacée

Je n’allais plus Dans la direction


J’allais

Pourtant

A ses genoux


Elle riait Nous ne pouvions parler

Nos places Séparées de quelques rangs

Je faisais parti du peuple d’en bas


J’ai refusé

D’y croire

Ailleurs

Nous étions

Unis


-18h36-





-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-



Si fortes


Les chaleurs de l’avion Nous collaient

Les directions de l’avion Sans importance

Les couloirs Les allées Les rangées


Mon corps

S’échauffait

Que trop


Cela faisait déjà Une seule minute

J’avais le cou tordu A moitié nu

J’avais la fantaisie De croire En la vie


J’ai poussé

Sans dire

L’éclat de rire

Sans filet

Sans secret


-18h40-



Chaleur


Je déborde De mon cœur En vapeur

Te dire Rien n’était plus possible

Que de ne plus perdre Son rang


Le temps

L’avion

La saison


Mon cœur battait Mes idées folles

Mes cheveux Sentaient Encore ses doigts

Une tièd

e douceur Dans ma forte chaleur


Tout y est

Le silence

Le bruit de l’hélice

Le chant du vent

Et mon cœur


-18h43-







-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-





En avion


Je suis resté en avion Le reste du jour

J’ai attrapé Le cou tordu Mes douleurs

J’ai frappé des pieds Le cri du temps


Si fortes

Chaleurs

Du bonheur


L’avion m’entourait Encore hier

Ses pieds Dans des savates Légers

Ses jambes Comme une folle danse


Je me souviens

Avant les doigts

Avant

Les pieds envolés

Dans un chant


-18h47-



En avion


De telle sorte Que de toutes les façons

De toutes les manières La vie entière

L’instant était géant En silence


Ses doigts

Continuent

De se battre


Mon sourire Ne savait plus Que dire

Quitter sa place Et se jeter là

Contre ses bras Contre mon cœur


J’ai failli

Courir

Dans les allées

De mon jardin

Regret


-18h50-





-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-




Si fortes


Son auteur avait décrit La raison

Mais où se trouve Le jour le plus rond

Le plus savoureux Si fortes chaleurs


Ses pieds

Voulaient

Volaient


J’avais peur D’un nouveau printemps

J’avais la sensation Dans l’abandon

Comme un vaccin Pour se rendormir


Il m’a piqué

Tous mes souvenirs

Tout mon avenir

Sans filet

Tous mes après


-18h53-



Chaleur


En sortant de l’avion Il ne pleuvait pas

Il me restait Le droit d’attendre

Ses paquets tenaient Dans ses doigts


Ma valise

Reniflait

Mes effets


En effet Je partais Pour tout quitter

Pour renoncer A tous les présents

J’étais absent J’étais à mon rang


Pauvre

J’ai envie

De partir

Pour soupirs

M’évanouir


-18h56-





-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-



Matin gelé


Croix sur le vieux calendrier

Promenade Rester à sa place

Ne plus avancer Conquérir


La chemise

La veste

Et mes gants


Mon fauteuil N’avait plus de roues

La poignée De la porte Des songes

Des vagues de lune Pas de plume


J’écris

J’efface

Je dépasse

Les bords infinis

De ma vie


-19h22-



Matin


J’ai attrapé Les couleurs du givre

Je suis ivre Des sueurs Des paquets

Une seule valise Et un nid de frise


Sur les murs

Déjà peints

Un autre matin


J’étais gelé Sous ma veste de lit

J’avais le présent En retard

Et le mélange du passé Au présent


Pas grave

Le printemps

Existera

Dans les doigts

Tout mon temps


-19h25-




-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-



Matin gelé


Les étoiles Sur les feuilles du matin

Les blancs Et les cristaux de glace

A ma place Je ne m’en irais pas


Mes gants

Mes pantoufles

Mes déroutes


L’infirmier Est revenu le matin

Il surveille Le boire Et le comment

Et vide les envies Avec sa présence


J’oublie

Je pense à toi

Je jette mes bras

Sur le paquet

De mes reflets


-19h29-



Gelé


Le miroir Comme le lac est brisé

A la force Des nourrir les temps

L’étang n’a plus de fleur Et de jour


L’amour

Ressemblera

Au retour


Fait ta valise Révise tes secrets

Enfile l’avenir Avec un habit chaud

Tu auras Juste A ne pas courir


J’ai couru

J’ai perdu

Les miettes

Indigestes

De ma vie


-19h32-






-Une tiède douceur-

-mWm-

-08/06/2026-




La boîte


Le sol est dur Et le mot fragile

Le silence murmure Et le sort habile

Et le corde A descendu Dans le trou


Sans la croix

Juste un doigt

De pierre


Les voisins Regardaient A la fenêtre

L’établissement restait Lentement

Un de perdu Un autre arrive


J’étais

Le perdu

De ce matin

Gelé

De vrai


-19h37-



La boîte


L’allumette n’est plus si utile Hier

La poudre d’escampette En miette

Et le souvenir De ses tièdes doigts


L’auteur

Par cœur

Par bonheur


Avait Un jour de pluie Avant les gelées

Osé ruiner mes secrets Sans regret

Mais le fusil de sa plume Cinglait


Ici gît

Le fruit

Du tiède

Du chaud

Et du regret


-19h46-









Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire