vendredi 27 février 2026



-A voie haute-

-mMm-

-13/02/2026-





A voie haute

De la rivière

S’élancèrent


Les cailloux Dans les bulles de chanson

Les roseaux Tordre les pieds des sabots

Comment écouter le sens des eaux


Frissonnement

S’étincellent

Les lumières


Les gouttes à goûter La fraîcheur volante

Si peu savante Du mont du bel été

Et des cris Les enfants Enchantement


Du sommet

Elle me descend

La rivière


-20h03






-Page blanche-

-mMm-

-13/02/2026-





Page blanche

Ecrite

Avec le cœur


L’enfance et le vieux Sont pays sage

De toutes les écritures Et du silence

Mais j’y retrouverai mes soupirs secrets


Son vieux

A retrouvé

Le bébé


Et entre polissage Et cassure du temps

Tout est permis Aux rêves De s’élancer

Et de donner A ses lèvres Les mots doux


Sage rencontre

Entre l’envie

Et l’oubli


-21h40-








-Jour ordinaire -

-mMm-

-13/02/2026-





Sauvageries

Tracées Au bruit

Et A l’écoute


C’est un jour Ordinaire Pour les gruyères

De ton passage Vers l’avant De l’aventure

Pourtant Ce jour-ci Là Etait différent


Niaiseries

Placées la nuit

A l’étouffé


La casserole recevait Des vapeurs du pleur

Du séjour Vers une toute autre lecture

Celle du presque hier Qui était ce matin


Mon enfance

Mal écrite

D’aujourd’hui


-22h01-











-Face Farce-

-mMm-

-13/02/2026-





Le nez

Mal placé

Une farce


L’enfance avait usé Pour son portrait

Les virgules des lèvres Ne me disaient rien

Peut-être un mot Aux teintes de verdure


Sa nature

De dormir

A demi


Debout Tout change Le regard vaguelette

Le départ Vers les yeux fermés De l’amitié

Si le frère du souvenir Venait à partir


Son portrait

Tout défait

Une farce


-22h37-









 

vendredi 30 janvier 2026


-Un arbre-

-mWm-

-28/01/2026-



Le mage

L’image

Le sage


Bien seul Dans la brume matinale

Bien lâche De n’y pas retourner

Mais là L’arbre L’arbre mort


Bien avant

Bien pesant

Bien vivant


La lassitude l’enrobe de lune

N’y est pas Comme le court matin

Le teint lourd D’un autre pas


Il y reste

Tout au fond

Le jardin


-18h33-



La cage

Des branches

Change


Quand il y avait Automne Pomme

Maintenant A ramasser Tenant

Le tien De papier Y était né


Le courage

Y retourner

L’été


Mais le piège De la brume Hume

Pas la neige Pourtant l’instant

Dévisage Ses souvenirs d’ange


Il mit

Un pied

Et demi


-18h36-



-Un arbre-

-mWm-

-28/01/2026-



Image

Chavire

Il navigue


Le tronc Sous ses épaules Tombe

Le rond De ses plumes d’arbre

Immobile Dit-il Pourtant vole


Un peu

De vent

D’avant


Comme le signe chinois Du bois

Comme des racines D’en l’air

Comment retourner Au présent


Il aurait

De marcher

Vouloir


-18h39-



Une seule

Une lumière

Plate fade


Les gestes du calligraphe La page

Les encres poussent l’élan

De bâtir L’idée du soupir


Noire

Encre

Soir


Dans le fond Du jardin Nage

Une vieille silhouette Bien seule

C’était le silence A mon image


L’arbre

Penche

Vers moi


-18h42-




-Un arbre-

-mWm-

-28/01/2026-



Soucieuse

Entêtée

Sérieuse


Dans le brouillard L’impasse

L’insatiable J’ai cru voir

La nuit noire S’échapper S’enfuir


Le chemin

De la voie

Perdue


Entre les enchevêtrées D’un trait

Par la passe Aux herbes grises

Démises De mes pas cassés


J’y ai cru

A la nuit

Disparue


-19h03-



Sérieuse

Entêtée

Envieuse


Les grandes routes Mènent A l’impasse

Mais la brouette de pommes Sonne

De sa roue Presque carrée Passé


Entente

Etonnante

Entêtée


Les graviers Où vois-tu des graviers

J’y vois La mousse Des hautes herbes

J’y entends Le croquement du temps


J’avance

Au milieu

De l’arbre


-19h06-



-Un arbre-

-mWm-

-28/01/2026-



La rage

Du chant

Du vent


L’impasse C’est mon avenue ténue

Mon boulevard Rentré tard

Et tout Tout au fond Mon pommier


Avec rien

Un matin

Un regain


Le pinceau a jeté Sa liberté

La main a tracé Sa vérité

Et l’arbre est né De mon passé


Retard

Agar

Rencontré


-19h09-



Eventrée

Le signe

La ligne


Dans la demie De la pénombre

Dans l’irrésolvable banale

Dans le vieux souvenir De vieux


L’arbre

Je te vois

Je me noie


Dans l’horizon Du bas du ciel

Dans le silence Retraité d’une vie

Dans l’ennui De ne rien y revoir


Le brouillard

Sûrement le ton

D’un retard long


-19h12-





-Un arbre-

-mWm-

-28/01/2026-



Un sens

Unique

Interdit


Confronté A cette situation

Traçant du vent A la gomme

Je me suis effacé Du sentier


J’ai ruiné

Mes envies

De venir


De partir du papier De froncer

Les traits d’encre mous Lavés

Les pavés De l’arabique gomme


Disparue

Presque nue

La santé


-19h38-



Là Chanté

Mon visage

Mirage


Le miroir portait Le tracé effacé

L’encre A coulé Du large brouillard

Et l’arbre A échapper Au regard


Bien mal

L’avait écrite

L’impasse vide


Une impossible cible De la ville

Un reste de quartier De l’année

L’enfance De la photographie vidée


Récoltée

A la gomme

Oubliée


-19h42-



 

lundi 26 janvier 2026


 


-De sa hauteur-

-mWm-

-05/01/2026-



De sa hauteur

Sur sa place

Il guettait


Il fulminait D’attendre La belle

Elle devait être vêtue D’un arrosoir

Avec une jupe De l’été dernier


De sa hauteur

Il humait

Les parfums


Il ressentait Le pétales S’épanouir

Peut-être de la couleur du pays

Un long paysage A l’extérieur


Il était

Tombé

De sa hauteur


-18h15-



Les souliers

De la Belle

Dame


Sa canne lui servirait De secours

La Belle lui tendit le bras

Il devait remonter De son poids


L’arrosoir

Et le bouquet

Une robe


Un imprimé De senteur d’automne

Une dentelle couverte de bretelle

Et un sourire Il s’en souviendra


Toute la vie

Il sera fleuri

De cette rencontre


-18h16-


-De sa hauteur-

-mWm-

-05/01/2026-



C’était

Bien avant

La rencontre


Il avait pris L’habitude De tomber

De se casser le corps Sur la terre ferme

Elle avait continué Sans s’apercevoir


Ils ne se connaissaient

Ils se croisaient

Parfois


Un jeune homme Avec une gazelle

La piste montait haut Du pays

Et chacun De lui tendre Les bras


Il aurait

Vouloir

La suivre


-18h41-



Une longueur

Sur le sentier

D’avance


Mais quand il arrivera Il verra

Il entendra sa voix De printemps

Avec un arrosoir Vide et vert


Elle riait

Elle éclatait

De s’épanouir


Quand il arrivera Elle le verra

Boitillant Pour aller plus vite

Etincelant De quitter le sentier


Sa jupe

Debout

De boue


-18h45-




-De sa hauteur-

-mWm-

-05/01/2026-



Un homme

Bancal

Admirable


Un presque vieux Avec la brillance

Les yeux Dans le vide Il souffrait

Il aurait voulu Etre un jeune homme


Elle avançait

Une longueur

D’avance


Elle lui tendit Un gobelet frais

Avec une pousse De ces fleurs-là

Celle du marché De là-bas


Elle aimait

Se promener

En plaine


-18h48-



Lui aimait

En pleines

Amours


Assis Sur un banc Elle repartira

Elle continuera la promenade

Vers d’autres paysages De rage


Des nuages

Glacés

De sa voie


Son chemin De là Tous les matins

Son regard Sur la fleurs Au cœur

Et la jupe La boue luira si bien


Il rentrera

A la maison

Parfumé


-18h51-


-De sa hauteur-

-mWm-

-05/01/2026-



Il continuait

A nourrir

Son souvenir


Il s’entêtait A refaire le voyage

A rêver De la rencontre L’été

L’automne L’hiver Et au printemps


Il la cherchait

Il vagabondait

Il s’ennuyait


Il avait acheté Un arrosoir Vide

Il connaissait La plaine Par cœur

Les herbes molles Les herbes folles


Les églantiers

Les parsemées

Et les jolies fleurs


-18h54-



Parfois

La route

Tourne


Parfois Il n’y a plus Aucun espoir

Ni le vent Ni la chute Ni l’arrosoir

Il ne tombait plus Ça tombait mal


A chaque départ

Il se vérifiait

Avec un bâton


A chaque recommencement Il rêvait

Il faisait De l’attention Son royaume

Il creusait les champs Avec une lueur


Un jour

De retour

Un arrosoir


-18h57-



 

-De sa hauteur-

-mWm-

-05/01/2026-



En pleine forêt

Ils étaient partis

En folie


La violette blouse Dans son dos

Une feuille Menthe D’odeur De senteurs

Ils avaient échappé Au soleil chaud


Démarrer

Dans l’été

Des bleuets


Un son Bleuet Leur poussaient la vie

Une teinte De buisson Et l’orage

Ciel mauve Tu es mon compagnon de joie


L’horizon

S’ouvrait

Entre les arbres


-19h28-



Lui vivait

Elle rêvait

Si fort


Un fruit Vert Lui poussait Au cœur

Un matin Après tant de rencontres

Un partage De fleur De ce marchant


Rose

La fleur

Bonheur


Après la nuit Elle avait Alors Fuit

Elle avait mis l’arrosoir Au baton

Dans sa folie De ne plus revenir


Il la cherchera

Il l’a cherchée

En pleine forêt


-19h32-


-De sa hauteur-

-mWm-

-05/01/2026-



Il voulait

Ne plus voir

Se relever


Il se laissait tomber Sans folie

Avec un soupir De marchant de fleurs

Avec une mauve Couleur de triste


Avec horreur

Il plongeait

Dans le pays


Il se promenait Dans son fauteuil

Il se portait Un verre De jus

Des fruits Des fleurs Des nuits


Et la rose

Imprimée

Sur le livre


-19h35-



Et la pluie

D’encre

De la chine


De ce pays vagabond Qui lui souriait

De coin de friandise Trop sucrée

Ce dimanche Où le marché sera fermé


Jeune homme

En voulez-vous

Des tulipes


Il avait changé De pays de pleurs

Il était tombé Sur un autre papier

Un écrin Qui sentait la dentelle


Sur toute sa longueur

La vie restait

Un bonheur


-19h38-




-La maison abandonnée-

-mWm-

-19/01/2026-



Maison

D’hier

Abandonnée


Dans le pays Des larges pluies

Par le vent Si disparu

Il ne reste rien Que la maison


Le reflet

Des volets

Dans l’étang


La photographie Ne montre rien

Ni le voisin Qui en est mort

Ni le sort Noyé Dans le bassin


Il est seul

Le temps

A être resté


-18h38-



Si grand

Si arbre

Si tard


Le ciel est parti Vers ailleurs

Les buissons Ne brillent plus

Et les nues nuisent A la chanson


Refrain

Couplet

Refrain


Le sifflement N’a pas de printemps

L’orage ne sort De sa cage

A entendre Les cris Bien avant


Maison

Fidèle

Et piétinée


-18h41-



-La maison abandonnée-

-mWm-

-19/01/2026-


Personne

Ne sonne

A la porte


Le rire de l’enfant Se fait pleur

Le cri de la mer Près de l’amer

Près de l’étang Bien autrement


Le champ

Le chemin

Le dessein


La voisine A changé de route

A pris la déroute Vers la ville

Et voir Une autre histoire d’espoir


Abandonnée

Les volets

Fermés


-18h44-



Les branches

Tombent

De beau


Le sillage des joncs Dans le reflet

Le courage de s’en souvenir

La barque n’y est pas arrivée


Sombre

De noirs

Et de blanc


La photographie Sur le placard

Le départ Vers d’autres folies

Et la nuit Qui ne viendra jamais


Secret

Où es-tu

Disparu


-18h47-



-La maison abandonnée-

-mWm-

-19/01/2026-



Le père

Souvenirs

Jamais vu


La famille était désuète

Défaite Il n’est pas venu

Le père n’est pas entendu


Le téléphone

Les câbles

Coupés


Les lettres Sans le facteur mort

Et le record de silence Balance

Ce qu’a dit Hier Le bien voisin


Il est seul

Sans cercueil

Le père


-18h51-



L’enfant

N’aura pas

Grandi


Sa mère Si fière En humilité

A échappé Au soldat du lieu

Et le feu de naguère N’a rien détruit


Ni le bruit

Qui avance

En silence


Ni la parole muette Des habitants

Il y a bien Un village Là-bas

Du côté gauche Au côté droit


Mélanges

De mensonges

Qui dérangent


-18h84-




-La maison abandonnée-

-mWm-

-19/01/2026-



Paysage

Constance

Conscience


Un inconnu me fit un signe

J’avais posé mon sac à dos

Depuis l’autre rive Il criait


Visage

Tuméfié

Au rivage


Venu du bocage D’en face

Après avoir Traverser Du village

Sans recette Faillite Nous devînmes


Une vieille

Histoire

Au passage


-19h22-



Un conte

Trop ancien

Un songe


L’inconnu ressemblait Au père

Mais il ne le savait pas Lui même

Même Si sa venue était attendue


N’en est rien

Ressemble

A ce rien


A ce silence Sorti de sa cage

Plus de barque Ni de bateau

Il était arrivé A la nage


Il y était

Vieux

La maison


-19h25-



-La maison abandonnée-

-mWm-

-19/01/2026-



La très vide

Matinée

De l’arrivée


Les volets se ferment Si vite

Les portes ne s’ouvriront plus

La vue de l’homme Etait prière


Du rivage

Il portait

Le froid


Il doit Bagages et bretelles

Y tenir tant La belle sage

Les seuls souvenirs En soupirs


Larmes

Visages

Grimaces


-19h29-



Godaces

Tenaces

A lacets


Veste couverte De limaces

Et le coriace Et le rouvert

La porte La fenêtre La peste


Paysage

De son cœur

Apeuré


Lunettes brisées Pour la photo

Le rabot ne servira Plus du tout

Le jour grandira Sans le gosse


Et le demain

Il reposera

Fermer les volets


-19h32-



-La maison abandonnée-

-mWm-

-19/01/2026-



Le père

Le fils de

Naguère


Les enfants coincés Dans le silence

N’étaient pas parvenus A la vue

Ils sont restés Devant la photographie


La maison

Sera verte

Déserte


Les arbres morts Sont tout détords

Le poteau D’où rien ne pendra

Pas de blagues Pas de gages


Seul

Paysage

Seul


-19h36-



Sa mère

Souvenir

Goût amer


Son père Plus inconnu Que lui seul

Les noms Sur les vieilles sonnettes

Ni la pluie Devenue Si vieille


Le vent

Même là

Absent


Ton est écrit Dans une lettre

Une enveloppe Oubliée Morte

Et une lecture De la disgrâce


Rien

Il ne restera

Rien


-19h39-



-La maison abandonnée-

-mWm-

-19/01/2026-



Figure

Lentement

Ecrite


Une image Des soldats d’avant

Rentré d’une impossible guerre

Etendu A côté De l’arbre fort


Tremble

Tendu

Eole


S’envole Et les feuilles tombent

Et sombre La lune est noire

Composée Comme un vieux paysage


Histoire

Eteinte

Eternellement


-19h56-