dimanche 29 mars 2026


-Le long labour-

-mMm-

-13/03/2026-






Défleuris

Les rois

S’épient


Comment croiser la vie Dans le long labour

Et chanter les champs A semer aux vents

Après la marche lente De tous côtés


Lumière

Les reines

Vivaces


Laissent s’épandre Les graines des lueurs

Les poussières légères Et de s’étendre

Voici les temps anciens Où tout germait


Les sujets

Tous regardaient

Briller


-19h58-





-A l’étriage-

-mMm-

-13/03/2026-






Mon cœur

Meurtri

A l’étirage


Par monts et par vaux Les silences me ruinent

Les vendanges des bonheurs Sont usées

Il ne restera Guère plus Que le vent


Le fond

Du ciel

Sans nuage


Au cours De la nuit Je n’ai rien retrouvé

Ni les lenteurs De te voir sourire

Ni même les tendresses Vieilles et disparues


Rien

Même plus

A l’étriage


-20h22-




-Charme de charme-

-mMm-

-13/03/2026-






Elle ne manquait

Ni de rire

Ni de charme


Elle ressemblait A l’arbre Virtuosité

Et transcendance De la belle campagne

Le charme frôlait Ses feuilles bruissonnantes


Elle La ville

Cueillait le charme

Du charme


La dernière direction Vers le souffle des airs

Vers les routes transformées De tant d’arbres

Allaient vers les horizons Des compagnes


Le charme

Des charmes

L’élégance


-20h46-





-Avait disparu-

-mMm-

-13/03/2026-






Lentement

Le petit garçon

Avait disparu


A courir la vallée Loin de la vieille citée

A monter le versant nord Le matin

Toujours en train De se réchauffer


Il chantait

Il éblouissait

Les voisins


Mais De ce jour Il ne restait Que le labour

Que la rivière A l’étiage Du plein été

Que va dire la mère Toujours Trop affolée


Lentement

Il reviendra

Le petit garçon


-21h18-





-Le peint-

-mMm-

-13/03/2026-






Le bateau

Et Malin

Le dauphin


La rivière S’est jetée Loin de la falaise

A l »aise Le dauphin Se jetait d’air

Et appelait Les ressemblances Avec l’été


Le bateau

Accroché

A la berge


Le marin ne se souvient plus Du chemin

Il laisse Son petit vaisseau Virevolter

Et le petit garçon Les voit disparaître


Le dauphin

Te guidera

De la rivière


-21h39-





 

-Je ne lis plus mon texte-

-mMm-

-13/03/2026-






Je ne lis plus

Aux voisins

Mon texte vain


Lesté De souvenir Et d’invitations saugrenues

Planté Dans le papier En marge large

Et ciselée Avec les images De la nage


Le rivière pend

Une main

Et un stylo


Le garçon tient bon La rivière se vide

Et dérive le bateau A contre moment

Rien n’est écrit Plus de l’histoire du noir


Sur le papier blanc

Mon texte s’étend

De le lire Avant


-21h58-








-Petit garçon-

-mMm-

-13/03/2026-





Petit garçon

Dans la vitrine

Observer


Et de voir Dans le noir Les casseroles pleines

Les bouteilles endormies A la fraicheur fade

Et le gros monsieur Avec son bon sourire


Il l’éclata

Le bouchon

Le boucher


Et la bouteille Jaillir le vin de table

Et le tord-boyau Dans la cuisine rage

Et si la viande Reprenait des couleurs


Le bouchon

Du boucher

Le meilleur


-23h20-





-Si j’étais-

-mWm-

-25/03/2025-




Un insecte

Pluie

De sauterelles


Elles couraient Gambettes Alertés

Elles éclaboussaient A coups de pieds

Des paroles ventriloques De bruit


Et si moi

Un insecte

Une miette


Une virgule se déplaçant A tord

A travers les temps noirs et ronds

A faire des bonds Et des comment


L’œil

Globule

Les yeux


-18h41-




A là travers

De traversée

Avec le vent


Avec des elles Des gambettes défaites

Avec six plumes Sur le long papier

Dans le panier Le récit lune


Jour et nuit

Route du ciel

A l’aquarelle


Sur la feuille De ficelles taches

De trace miel Dans le recueil

Et je m’envole Avec mes alcooliques


J’ai bu

Visage

Mal élevé


-18h44-





-Un insecte-

-mWm-

-25/03/2025-




Toutes celles

Bras levant

D’escarmouche


De sifflement Non De ronflement

Non De grésillement Vers l’avant

Oui Un nuage Se cavale En lent


Si j’étais

Au miroir

L’insecte


La grande tige Se fige La sauterelle

La trop belle Si vive La ronde rive

Et le temps applaudissait de bruit


Courir

Elles couraient

Les ficelles


-18h49-




Je me souviens

D’un autre

Le matin


D’un drôle de frôle Les ruades

Les nus nuages Les vues voyantes

Et les bacchantes A tire d’eau


Je te reviens

D’une autre

Libellule


De l’étang A manger le grillé

De l’encre posée Sur l’aquarelle

Aux sons Et ses ailes Sans frisson


Frisent

Dans le vent

De l’infecte


-18h52-




-L’infecte-

-mWm-

-25/03/2025-




Peut-être

Des nuées

Enveloppées


Les grues sont revenues Au bruit

Et aussitôt reparties De ma vue

Et c’est leur voyage De ma cage


Peut-être

Alertes

D’encres


Les empreintes De Sergent-major

Les noires et élégantes Sur la page

Le décor du serpent A la gloire


Hier

C’était

L’infecte


-19h20-




J’aurai voulu

Vermoulu

Etre grillé


Etre dévoré Par d’autres voyageuses

Par d’autres vagabondeuses Dorées

Et sortir De mes elles Si belles


Libellules

Ni Toi

Ni sauterelles


Arrondissant Leurs plumes claires

Leurs fiers et salutaires vols

Leur carambole Pour y atterrir


L’infecte

D’être avalé

En six longs silences


-19h24-




-Oiseaux-

-mWm-

-25/03/2025-




Si j’étais

L’infecte

Poiseau


Le drôle de machin Au bout de la grue

De la fabrique Des voyages vides

Des criquets A d’autres sauterelles


J’envole

Le printemps

Venu du sable


Je déballe mes revanches De piquer

Au printemps Les envols Raz le bol

Et de fuir Que grues venues et reparties


Mes voisins

Congénères

J’exagère


-19h27-




Le ciel calme

Par le dessus

C’est tout Toi


Je continuerai A me voyager

A m’enflammer De mon groupe

Comme un départ En autocar


Je déplierai

J’alignerai

Je creuserai


Les ailes bruissantes Au zéphyr

Aux pires agissements Dans le ciel

Et quand le vent nous y guidera


Au delà

Loin des grues

A perte de vue


-19h31-




 

vendredi 27 février 2026



-A voie haute-

-mMm-

-13/02/2026-





A voie haute

De la rivière

S’élancèrent


Les cailloux Dans les bulles de chanson

Les roseaux Tordre les pieds des sabots

Comment écouter le sens des eaux


Frissonnement

S’étincellent

Les lumières


Les gouttes à goûter La fraîcheur volante

Si peu savante Du mont du bel été

Et des cris Les enfants Enchantement


Du sommet

Elle me descend

La rivière


-20h03






-Page blanche-

-mMm-

-13/02/2026-





Page blanche

Ecrite

Avec le cœur


L’enfance et le vieux Sont pays sage

De toutes les écritures Et du silence

Mais j’y retrouverai mes soupirs secrets


Son vieux

A retrouvé

Le bébé


Et entre polissage Et cassure du temps

Tout est permis Aux rêves De s’élancer

Et de donner A ses lèvres Les mots doux


Sage rencontre

Entre l’envie

Et l’oubli


-21h40-








-Jour ordinaire -

-mMm-

-13/02/2026-





Sauvageries

Tracées Au bruit

Et A l’écoute


C’est un jour Ordinaire Pour les gruyères

De ton passage Vers l’avant De l’aventure

Pourtant Ce jour-ci Là Etait différent


Niaiseries

Placées la nuit

A l’étouffé


La casserole recevait Des vapeurs du pleur

Du séjour Vers une toute autre lecture

Celle du presque hier Qui était ce matin


Mon enfance

Mal écrite

D’aujourd’hui


-22h01-











-Face Farce-

-mMm-

-13/02/2026-





Le nez

Mal placé

Une farce


L’enfance avait usé Pour son portrait

Les virgules des lèvres Ne me disaient rien

Peut-être un mot Aux teintes de verdure


Sa nature

De dormir

A demi


Debout Tout change Le regard vaguelette

Le départ Vers les yeux fermés De l’amitié

Si le frère du souvenir Venait à partir


Son portrait

Tout défait

Une farce


-22h37-









 

vendredi 30 janvier 2026


-Un arbre-

-mWm-

-28/01/2026-



Le mage

L’image

Le sage


Bien seul Dans la brume matinale

Bien lâche De n’y pas retourner

Mais là L’arbre L’arbre mort


Bien avant

Bien pesant

Bien vivant


La lassitude l’enrobe de lune

N’y est pas Comme le court matin

Le teint lourd D’un autre pas


Il y reste

Tout au fond

Le jardin


-18h33-



La cage

Des branches

Change


Quand il y avait Automne Pomme

Maintenant A ramasser Tenant

Le tien De papier Y était né


Le courage

Y retourner

L’été


Mais le piège De la brume Hume

Pas la neige Pourtant l’instant

Dévisage Ses souvenirs d’ange


Il mit

Un pied

Et demi


-18h36-



-Un arbre-

-mWm-

-28/01/2026-



Image

Chavire

Il navigue


Le tronc Sous ses épaules Tombe

Le rond De ses plumes d’arbre

Immobile Dit-il Pourtant vole


Un peu

De vent

D’avant


Comme le signe chinois Du bois

Comme des racines D’en l’air

Comment retourner Au présent


Il aurait

De marcher

Vouloir


-18h39-



Une seule

Une lumière

Plate fade


Les gestes du calligraphe La page

Les encres poussent l’élan

De bâtir L’idée du soupir


Noire

Encre

Soir


Dans le fond Du jardin Nage

Une vieille silhouette Bien seule

C’était le silence A mon image


L’arbre

Penche

Vers moi


-18h42-




-Un arbre-

-mWm-

-28/01/2026-



Soucieuse

Entêtée

Sérieuse


Dans le brouillard L’impasse

L’insatiable J’ai cru voir

La nuit noire S’échapper S’enfuir


Le chemin

De la voie

Perdue


Entre les enchevêtrées D’un trait

Par la passe Aux herbes grises

Démises De mes pas cassés


J’y ai cru

A la nuit

Disparue


-19h03-



Sérieuse

Entêtée

Envieuse


Les grandes routes Mènent A l’impasse

Mais la brouette de pommes Sonne

De sa roue Presque carrée Passé


Entente

Etonnante

Entêtée


Les graviers Où vois-tu des graviers

J’y vois La mousse Des hautes herbes

J’y entends Le croquement du temps


J’avance

Au milieu

De l’arbre


-19h06-



-Un arbre-

-mWm-

-28/01/2026-



La rage

Du chant

Du vent


L’impasse C’est mon avenue ténue

Mon boulevard Rentré tard

Et tout Tout au fond Mon pommier


Avec rien

Un matin

Un regain


Le pinceau a jeté Sa liberté

La main a tracé Sa vérité

Et l’arbre est né De mon passé


Retard

Agar

Rencontré


-19h09-



Eventrée

Le signe

La ligne


Dans la demie De la pénombre

Dans l’irrésolvable banale

Dans le vieux souvenir De vieux


L’arbre

Je te vois

Je me noie


Dans l’horizon Du bas du ciel

Dans le silence Retraité d’une vie

Dans l’ennui De ne rien y revoir


Le brouillard

Sûrement le ton

D’un retard long


-19h12-





-Un arbre-

-mWm-

-28/01/2026-



Un sens

Unique

Interdit


Confronté A cette situation

Traçant du vent A la gomme

Je me suis effacé Du sentier


J’ai ruiné

Mes envies

De venir


De partir du papier De froncer

Les traits d’encre mous Lavés

Les pavés De l’arabique gomme


Disparue

Presque nue

La santé


-19h38-



Là Chanté

Mon visage

Mirage


Le miroir portait Le tracé effacé

L’encre A coulé Du large brouillard

Et l’arbre A échapper Au regard


Bien mal

L’avait écrite

L’impasse vide


Une impossible cible De la ville

Un reste de quartier De l’année

L’enfance De la photographie vidée


Récoltée

A la gomme

Oubliée


-19h42-