lundi 26 janvier 2026
-De sa hauteur-
-mWm-
-05/01/2026-
De sa hauteur
Sur sa place
Il guettait
Il fulminait D’attendre La belle
Elle devait être vêtue D’un arrosoir
Avec une jupe De l’été dernier
De sa hauteur
Il humait
Les parfums
Il ressentait Le pétales S’épanouir
Peut-être de la couleur du pays
Un long paysage A l’extérieur
Il était
Tombé
De sa hauteur
-18h15-
Les souliers
De la Belle
Dame
Sa canne lui servirait De secours
La Belle lui tendit le bras
Il devait remonter De son poids
L’arrosoir
Et le bouquet
Une robe
Un imprimé De senteur d’automne
Une dentelle couverte de bretelle
Et un sourire Il s’en souviendra
Toute la vie
Il sera fleuri
De cette rencontre
-18h16-
-De sa hauteur-
-mWm-
-05/01/2026-
C’était
Bien avant
La rencontre
Il avait pris L’habitude De tomber
De se casser le corps Sur la terre ferme
Elle avait continué Sans s’apercevoir
Ils ne se connaissaient
Ils se croisaient
Parfois
Un jeune homme Avec une gazelle
La piste montait haut Du pays
Et chacun De lui tendre Les bras
Il aurait
Vouloir
La suivre
-18h41-
Une longueur
Sur le sentier
D’avance
Mais quand il arrivera Il verra
Il entendra sa voix De printemps
Avec un arrosoir Vide et vert
Elle riait
Elle éclatait
De s’épanouir
Quand il arrivera Elle le verra
Boitillant Pour aller plus vite
Etincelant De quitter le sentier
Sa jupe
Debout
De boue
-18h45-
-De sa hauteur-
-mWm-
-05/01/2026-
Un homme
Bancal
Admirable
Un presque vieux Avec la brillance
Les yeux Dans le vide Il souffrait
Il aurait voulu Etre un jeune homme
Elle avançait
Une longueur
D’avance
Elle lui tendit Un gobelet frais
Avec une pousse De ces fleurs-là
Celle du marché De là-bas
Elle aimait
Se promener
En plaine
-18h48-
Lui aimait
En pleines
Amours
Assis Sur un banc Elle repartira
Elle continuera la promenade
Vers d’autres paysages De rage
Des nuages
Glacés
De sa voie
Son chemin De là Tous les matins
Son regard Sur la fleurs Au cœur
Et la jupe La boue luira si bien
Il rentrera
A la maison
Parfumé
-18h51-
-De sa hauteur-
-mWm-
-05/01/2026-
Il continuait
A nourrir
Son souvenir
Il s’entêtait A refaire le voyage
A rêver De la rencontre L’été
L’automne L’hiver Et au printemps
Il la cherchait
Il vagabondait
Il s’ennuyait
Il avait acheté Un arrosoir Vide
Il connaissait La plaine Par cœur
Les herbes molles Les herbes folles
Les églantiers
Les parsemées
Et les jolies fleurs
-18h54-
Parfois
La route
Tourne
Parfois Il n’y a plus Aucun espoir
Ni le vent Ni la chute Ni l’arrosoir
Il ne tombait plus Ça tombait mal
A chaque départ
Il se vérifiait
Avec un bâton
A chaque recommencement Il rêvait
Il faisait De l’attention Son royaume
Il creusait les champs Avec une lueur
Un jour
De retour
Un arrosoir
-18h57-
-De sa hauteur-
-mWm-
-05/01/2026-
En pleine forêt
Ils étaient partis
En folie
La violette blouse Dans son dos
Une feuille Menthe D’odeur De senteurs
Ils avaient échappé Au soleil chaud
Démarrer
Dans l’été
Des bleuets
Un son Bleuet Leur poussaient la vie
Une teinte De buisson Et l’orage
Ciel mauve Tu es mon compagnon de joie
L’horizon
S’ouvrait
Entre les arbres
-19h28-
Lui vivait
Elle rêvait
Si fort
Un fruit Vert Lui poussait Au cœur
Un matin Après tant de rencontres
Un partage De fleur De ce marchant
Rose
La fleur
Bonheur
Après la nuit Elle avait Alors Fuit
Elle avait mis l’arrosoir Au baton
Dans sa folie De ne plus revenir
Il la cherchera
Il l’a cherchée
En pleine forêt
-19h32-
-De sa hauteur-
-mWm-
-05/01/2026-
Il voulait
Ne plus voir
Se relever
Il se laissait tomber Sans folie
Avec un soupir De marchant de fleurs
Avec une mauve Couleur de triste
Avec horreur
Il plongeait
Dans le pays
Il se promenait Dans son fauteuil
Il se portait Un verre De jus
Des fruits Des fleurs Des nuits
Et la rose
Imprimée
Sur le livre
-19h35-
Et la pluie
D’encre
De la chine
De ce pays vagabond Qui lui souriait
De coin de friandise Trop sucrée
Ce dimanche Où le marché sera fermé
Jeune homme
En voulez-vous
Des tulipes
Il avait changé De pays de pleurs
Il était tombé Sur un autre papier
Un écrin Qui sentait la dentelle
Sur toute sa longueur
La vie restait
Un bonheur
-19h38-
-La maison abandonnée-
-mWm-
-19/01/2026-
Maison
D’hier
Abandonnée
Dans le pays Des larges pluies
Par le vent Si disparu
Il ne reste rien Que la maison
Le reflet
Des volets
Dans l’étang
La photographie Ne montre rien
Ni le voisin Qui en est mort
Ni le sort Noyé Dans le bassin
Il est seul
Le temps
A être resté
-18h38-
Si grand
Si arbre
Si tard
Le ciel est parti Vers ailleurs
Les buissons Ne brillent plus
Et les nues nuisent A la chanson
Refrain
Couplet
Refrain
Le sifflement N’a pas de printemps
L’orage ne sort De sa cage
A entendre Les cris Bien avant
Maison
Fidèle
Et piétinée
-18h41-
-La maison abandonnée-
-mWm-
-19/01/2026-
Personne
Ne sonne
A la porte
Le rire de l’enfant Se fait pleur
Le cri de la mer Près de l’amer
Près de l’étang Bien autrement
Le champ
Le chemin
Le dessein
La voisine A changé de route
A pris la déroute Vers la ville
Et voir Une autre histoire d’espoir
Abandonnée
Les volets
Fermés
-18h44-
Les branches
Tombent
De beau
Le sillage des joncs Dans le reflet
Le courage de s’en souvenir
La barque n’y est pas arrivée
Sombre
De noirs
Et de blanc
La photographie Sur le placard
Le départ Vers d’autres folies
Et la nuit Qui ne viendra jamais
Secret
Où es-tu
Disparu
-18h47-
-La maison abandonnée-
-mWm-
-19/01/2026-
Le père
Souvenirs
Jamais vu
La famille était désuète
Défaite Il n’est pas venu
Le père n’est pas entendu
Le téléphone
Les câbles
Coupés
Les lettres Sans le facteur mort
Et le record de silence Balance
Ce qu’a dit Hier Le bien voisin
Il est seul
Sans cercueil
Le père
-18h51-
L’enfant
N’aura pas
Grandi
Sa mère Si fière En humilité
A échappé Au soldat du lieu
Et le feu de naguère N’a rien détruit
Ni le bruit
Qui avance
En silence
Ni la parole muette Des habitants
Il y a bien Un village Là-bas
Du côté gauche Au côté droit
Mélanges
De mensonges
Qui dérangent
-18h84-
-La maison abandonnée-
-mWm-
-19/01/2026-
Paysage
Constance
Conscience
Un inconnu me fit un signe
J’avais posé mon sac à dos
Depuis l’autre rive Il criait
Visage
Tuméfié
Au rivage
Venu du bocage D’en face
Après avoir Traverser Du village
Sans recette Faillite Nous devînmes
Une vieille
Histoire
Au passage
-19h22-
Un conte
Trop ancien
Un songe
L’inconnu ressemblait Au père
Mais il ne le savait pas Lui même
Même Si sa venue était attendue
N’en est rien
Ressemble
A ce rien
A ce silence Sorti de sa cage
Plus de barque Ni de bateau
Il était arrivé A la nage
Il y était
Vieux
La maison
-19h25-
-La maison abandonnée-
-mWm-
-19/01/2026-
La très vide
Matinée
De l’arrivée
Les volets se ferment Si vite
Les portes ne s’ouvriront plus
La vue de l’homme Etait prière
Du rivage
Il portait
Le froid
Il doit Bagages et bretelles
Y tenir tant La belle sage
Les seuls souvenirs En soupirs
Larmes
Visages
Grimaces
-19h29-
Godaces
Tenaces
A lacets
Veste couverte De limaces
Et le coriace Et le rouvert
La porte La fenêtre La peste
Paysage
De son cœur
Apeuré
Lunettes brisées Pour la photo
Le rabot ne servira Plus du tout
Le jour grandira Sans le gosse
Et le demain
Il reposera
Fermer les volets
-19h32-
-La maison abandonnée-
-mWm-
-19/01/2026-
Le père
Le fils de
Naguère
Les enfants coincés Dans le silence
N’étaient pas parvenus A la vue
Ils sont restés Devant la photographie
La maison
Sera verte
Déserte
Les arbres morts Sont tout détords
Le poteau D’où rien ne pendra
Pas de blagues Pas de gages
Seul
Paysage
Seul
-19h36-
Sa mère
Souvenir
Goût amer
Son père Plus inconnu Que lui seul
Les noms Sur les vieilles sonnettes
Ni la pluie Devenue Si vieille
Le vent
Même là
Absent
Ton est écrit Dans une lettre
Une enveloppe Oubliée Morte
Et une lecture De la disgrâce
Rien
Il ne restera
Rien
-19h39-
-La maison abandonnée-
-mWm-
-19/01/2026-
Figure
Lentement
Ecrite
Une image Des soldats d’avant
Rentré d’une impossible guerre
Etendu A côté De l’arbre fort
Tremble
Tendu
Eole
S’envole Et les feuilles tombent
Et sombre La lune est noire
Composée Comme un vieux paysage
Histoire
Eteinte
Eternellement
-19h56-
-Héphaïstos-
-mWm-
-21/01/2026-
Héphaïstos
Mon ami
Et son chien
Monstre à la vanille Venu d’ici
Enorme d’homme Des grands des cieux
Avec un lourd marteau Dévot
L’enclume
Teinte et hume
Le feu
Et ses reflets fuligineux Comme le temps
Et ça frappe Tape Tape Frappe
Le creuset De mon imagination
Monstre
Fabrique l’ombre
D’un chant
-18h35-
Et son chien
Si sourd
Du marteau
L’enclume du géant Paraissait petite
Il était si grand Si D’énorme forme
Et son muscle Dans chaque bras
Il dormait
Oreilles tombantes
Enveloppantes
Le bijou Dans mes rêves De géant
Un petit anneau De fer mou
Et d’un brillant Comme des yeux
De temps en temps
Il sortait
De ses rêves de chien
-18h39-
-Héphaïstos-
-mWm-
-21/01/2026-
Son maître
Juste son pied
Il guettait
L’animal ronflait Sur la couture
Le sabot protégeait Des éclats de feu
De ceux que le marteau étincelait
Un tablier
De cuir roux
Tenait debout
Le solide soulier Guidait le travail
De l’enclume A la ruine des runes
Il façonnait l’anneau beau
Il n’aboyait pas
Il ronflait Parfois
Il s’enkilosait
-18h43-
Héphaïstos
De la terre
Entière
Un fin fondu De métal cru
Au bon bout De sa caverne
Là où la terre Se vulcane Diable
Et l’animal
En levant
Sa tête
Rien ne réveillait Ses désirs d’homme
La déesse Avec sa finesse Elégantesque
Et son regard rubis Sans bruit
Tape Tape
Brillance
Pour la belle
-18h47-
-Héphaïstos-
-mWm-
-21/01/2026-
Pirouette
Girouette
Anneau
Offert Un superbe cadeau de fête
Héphaïstos Il ne l’a pas ouvert
J’entends Toujours Son rire
Il ne m’a pas
Pas dit
Merci
Il a cherché Dans la poche borgne
Il a sorti un papier brûlé
Et l’a donné Riant A Pirouette
Il ne se sont
Pas regardés
Merci
-19h07-
Ils ne se sont
Pas resserrés
Les bras
La pirouette était bien faite Là
A corps enveloppé De vieux papier
Et A se dire Ni non Ni gentil
Leurs yeux
Leurs vœux
L’étau
L’anneau de fer doux A un doigt
Le chant d’étincelle Brillant
S’écarter Pour mieux observer
Le oui sacré
De l’amour fou
A ton genou
-19h10-
-Héphaïstos-
-mWm-
-21/01/2026-
Pirouette
Tournait
Autour
L’anneau d’un gris fuligineux
Avait rendu Son rire si heureux
Elle n’en dit rien Ni même merci
Lui sourit
N’attendait
Moins que rien
Pirouette voulu Bâtir des mots
Des phrases Généreuses et sobres
Un bol de tendre remerciement
Pas un cri
Pas un chant
Pas d’avance
-19h14-
Et le chien
Voulait
D’aboyer
Au bord du sabot Encore chaud
Les mains géantes Ruisselaient
De tenir les doigts frêles De déesse
Si présente
Si douce
Silence
Et Pirouette S’étonnait de tant
Et quand viendra Le mot D’Héphaïstos
Et le cri Merci De l’animal poli
Aboie
Regards
Les anneaux
-19h17-
-Héphaïstos-
-mWm-
-21/01/2026-
Ni bonnes
Ni mauvaises
Ça continue
Pirouette avait mal A la tête
Héphaïstos Avait des larsens
Et le chien Le chien La haine
Résolution
Attendons
Continuons
Pirouette avait posé Sa tête pleine
Héphaïstos tapait A la porte
Et le chien Le chien Méchant
Ça commence
L’année
A l’anneau
-19h39-
Ni longue
Ni malaise
Endiablée
Pirouette était sortie Fatiguée
Héphaïstos Se tapait Des bracelets
Et le chien Le chien Sa chaine
Sur leur trente
Et un matin
Sans chemin
Les anneaux s’étaient retrouvés Faux
L’acier était Déjà De mouillé à rouillé
Et le chien S’était échappé Vidé
Comme d’une
Mauvaise
Résolution
-19h44-








