Michel Marnat
le quotidien et l'art
samedi 30 avril 2011
Alors c'est crié
Je quitte le volcan
Et dormir dans le foncé
mercredi 30 mars 2011
Pas l'êtes vous
Encourus
Rudes de tous
Marqués d'avance
Où pas de pas à pas
Ou de bras levés
Cheminement
C'est la solution ronde
Pas le résultat ras
Une continue rue
Un éteint tintement
Une sublime vie
C'est la crasse
Egosillée de frotté
Et apparaît le fait
C'est le début dû
Du noir sur l'orange
Gène comme une branche
C'est le premier
Un lustre enraillé
Donnant le temps
C'est un pied
Tombé juste
Juste bombé
Un geste fait
Comme un fait
Pour ne pas être oublié
C'est une trace
Une environdeur
De comtempleur
Un conte en pleurs
De ne trouver le le
Le moment refait
Parfait d'un jour
Labours de la feuille
De deuil du toujours
Jus d'un instant
D'un dérange toi
Dingue de pouvoir
S'asseoir de noir
S'incite à la lumière
A dévisager le a été
Alors le trait rond
Durcit ses abords
Ses frêles accords
L'un le dit
Dans le oui
Les endurcis
Les fluidités
De mal magnées
De mes créant
Mais c'est épouvanté
Epouvantails sales
Et arrondis dises
C'est en marchant
Que l'avancé naît
N'est que d'un bond
Et pour tous les alors
Les comment taire
jusqu'au silence
Portrait de soi
De ne savoir voir
Sans se réconcilier
Sans traduire
La surprise du mot
Du dit du et puis
Et puisent les mains
Dans la couleur
Et la feuille parle
La dévalisée
D'un intense temps
Juste vérifiée
Juste vérité
Seras-tu là visible
Et pas l'êtes vous
dimanche 13 mars 2011
Carillonner
C'est cloche
C'est moche
C'est éventuellement
Abondant
Assis à ma table
Saisi par un oubli
Que je cherche
Que je creuse
Dans le vrai
Les mots chevillent
Les uns les autres
Des fabrications
De tombées là
Je ne sais quoi
Paradis au nez
S'étale
Se cale
De se mettre là
Plein les doigts
Devant mon carnet
Saisi de regret
De ne trouver
De ne gratter
Dans le frais
D'émotions
De l'un de l'autre
Les sur-attentions
De tombés là
Je ne sais pas
Papillonner
Ton cœur
Tes pleurs
Les gouttes de pluie
D'envie
Stylo à la main
Saisi de ton amour
J'ai tout court
J'ai toujours
En secret
Des frasques de mots
Les uns les autres
De découverte
De tombée là
Je ne sais quoi
samedi 22 janvier 2011
L'ATELIER
Triple sonnette
En vaguelettes
Sonores
Traverser
Le jardin d'hier
D'hiver
La porte trinque
Avec ses gonds ronds
Se détourne
Toque à la porte
Avec une grande sorte
De doigts
La lumière est dedans
Une orange et une noix
Un carré de chocolat
Il n'y a pas de banc
Tu n'es pas attendu
Dans la rue
Il n'y a pas de voix
Pas de silence
Dans la musique
Tu es venu hier
Demain ce sera
Tout pareil
Les crayons sont
Dans les boites
Sur les plateaux
Et le papier
N'est pas trié
Pour chanter
La lignée horizon
Près du canapé
Et ses coussins
La table basse
Est une caisse
A secret là
Les tabourets raides
Sont les fauteuils
Et t'accueillent
Pas de bras
Des traces de pas
Des sommeils
Et le sommelier
Sert le thé
Endimanché
Pose ton crayon
Sur des cartons
Trouvés jaunis
Regarde là
Impatienté
Du terminé
De la couleur
En tache bonheur
Et en soliste
Se jette en œil
En tête courbée
Comme en été
Trouve l'instant
Dans la mémoire
Du moment
Des très traits
Des zones douces
Se repoussent
Des verts visages
Et des plages finies
Se défilent
Des signatures
En monologue
Une par une
Et pas de cadre
Juste un rond
Un long format
Un biais au carré
Un rêve réparé
Une image-page
jeudi 30 décembre 2010
C'est dans l'instant
Une fourmi interne
A mes rêves
Dans les lendemains
Un je ne sais quoi
De mes espoirs
Une fourmi géante
A la lueur béante
De ce qu'elle porte
Une miette de pain
Une poussière de soie
Ou encore un amour
Les nourritures de l'art
De mon ventre rond
Ou de mes désirs
C'est un éternel
De pouvoir aimer
Sans compter
Aucun sillage
Ne peut se perdre
Dans le paysage
Aucun rivage
Ne se termine
Loin des vagues
Des hésitations
Des nous forcerons
Et les pas et les doutes
Et nous voyagerons
Dans les incertitudes
Et dans la joie
Ça y est c'est
Ne pas perdre
Les élongations
Les instants éternels
Jour de soupir bonheur
Et d'humeur humour
La nuit silencieuse
Sous les nuages de brume
Où le soleil brille à cœur
Le peu où je te vois
La peur de surprendre
Un instant perdu
Tous je les aime
Les êtres de ma vie
Les amies de mes rêves
dimanche 28 novembre 2010
Le faneur
Du regard
Dis vierge
Poser la main
Sur le silence
De la voie
Eclore le corps
Au lendemain
Sans saints
Sans le reconnaître
Du posé de l'amour
Sur le toujours
Alors regarde
Regarde alors
Le tout où rien
dimanche 31 octobre 2010
Repose-toi et pleure (extrait)
Repose-toi et pleure
Jusqu'à la porte
Du ciel
Il n'y a pas d'autre
D'étincelles rebelles
De combats
C'est un nuage
Un lendemain fidèle
A la pierre
Une ornière de terre
De blé jamais coupé
Et les graines
Y-a-t-il un alors
Ecoute et repose toi
La question
Dans des champs
Recouverts de vents
Sous les nuages
Galope et traine
Ses sabots disgracieux
Dans le lourd
Pour reconnaître avant
Tes rivières usagées
Et tes plaintes
Et déficelle
Les mondes les monts
De celle
Eternelle et usée
Aventure allongée
Et se rebelle
( ... )
L'oiseau (extrait)
Bleu filament
Très clair
Firmament
Blanc long
Et s'étale là
Là-haut beau
Se meuvent
En longueur
Silencieusement
Gigantisme
Du presque vide
Lentement
Nuages
Du ciel
Et l'oiseau
( ... )
(...)
De mon siège
Là bas pi-i-pi
je t'observe
Rayon de soleil
De mon œil à ton bec
Dans le ciel tu te jettes
De ma place d'en bas
Je te vois là-haut
Que tu es beau
Et tu danses
Et tu voles virevoltes
Et je te mire
Et si ton pi-i-pi
S'est éteint bas
Là dans la nuit
jeudi 30 septembre 2010
Un transporte-plume
C'est qu'est-ce et quoi
Et de quoi l'attache
Un camion de luxe
De visite soupir
De le vivre à l'or
C'est comme si deux mains
Ne séchaient de dire
De ne trop serrer
Paumes dedans
Toit de feuilles
Pépient jusqu'à terre
Sentiments farcis
De l'envie de plume
De tronc de prière
vendredi 27 août 2010
à pas d'heure
L'espoir enivrant
de poursuivre le rêve
A pied dans le plat
Le plat du dossier
De l'omoplate chavire
Parce que sur ta peau
Il y a les chansons du matin
Les solitudes éperdues et perdues
Parfums de vibration d'abandon
Et les cœurs hauts
Hôtes de mes pleurs
Pour t'enlacer
Alors choisis la pluie
Dans tes yeux caresseux
De la vie de demain
Après l'heure
Tous les jours de désir
N'ont pas que du chagrin
Et pourtant dans ce soir
Il n'y a plus de porte
Plus de libre à vue
Plus de fioriture pure
Le trait lancé à rayer
Le panier de tes fruits
Du si dur de la nuit
Comme si le lendemain
Finissait aux matins
Sous une couette de bure
Alors à pied
Mains et dans l'oreille
Une lutte d'amour
mardi 27 juillet 2010
Dans le sable
Pas de trace
Traces de pas
Envahies par là
Abandonnées ici
Part court et fine
Les grains lissent
Les courants
Les courants d'air
Dans les montagnes
Hautes d'un pied
Silice de si lisses
Dans le sable
Volent les montagnes
Et disparaissent
Dansent les vagues
Tant de courage
De tant de longueur
Fondent sur le lisse
Là glisse et se piste
S'effondre longue
Sifflent filent et fuient
Se dessinent ronde
S'élève de crève
Vite si vite
Se jettent d'aise
S'éclatent d'air
Le vent si vite
Les caressent lentement
Dans le même temps
Et dans les airs
S'élevant le vent
Tournés vers l'arrière
A contre moment
Mouvement rond
S'évite et se file
Cils chansons
Rythmes moments
Etaient d'avant
Dans les fiers
Du tout en haut
Au dessus des chapeaux
Mèches et longueurs
Comme la large
Largeur du cœur
Le feu l'a animé
L'eau l'a éteinte
Et l'eau et l'air
Virgule ridicule
Sur le ciel noirci
Par la pluie
La vague lui ressemble
Le ciel où s'élance
Le jeu de la flamme
Tout et tout animée
Vole flèche et charme
Tout est donné
La flamme de la flemme
N'existe de partout
Le cœur
C'est dans la passion
Que la virgule écrite
Disparaît
Sur le sable évite
De tomber l'allongée
De caresse
Dans la vague subite
Emportée par le temps
Et sera dès demain
Alors ici là le feu
Le rôdeur éparpillé
De la vie se pénètre
Et au levant le vent
Message sacrifié
Je suis abandonné
mercredi 30 juin 2010
POIS-TRAIT et POR-SON à Auxon
Dans le miroir
De l'insalubre plaine
De l'étang
Suspendu
Aux sommet des montagnes
Dans le profond
De la terre ferme
Remuée de végétaux
Sur la surface
De l'eau calme
S'agite et s'arrête
Danse aux rythmes lents
Aux miroitements
Du dessous de la vase
Là les poissons
Dans mon ventre
Miroitent les poissons
Les distendus pointus
En digestion gloutons
Et canaux de maux
C'est mon visage
Que je te retiens
Que je te croise
S'éparpille en regard
Les tous regardent
Portrait du profond
Du rond aux yeux carrés
Des enchevêtrés intérieurs
Du coeur aux écailles
Poissons de la vallée
Les portes du temps avec Anne (extrait)
(.../...)
Tous les instants
Sont des présents
Une courte seconde
Il n'était pas construit
Dans le doute et le désir
Avant de venir
Le chemin
Le fil du temps
Le petit présent
Perdu déjà
Puis un autre
Majuscule
Successif
Libellule
Minuscule
(.../...)
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