Michel Marnat
le quotidien et l'art
mercredi 23 avril 2014
Tu me
Pâle
Es-tu
Tu meurs
Vis
Ta vis
Vis à vis
De toi
L'es-tu
Malheur
A l'heure
Des valeurs
Pâle cible
Dis parole
S'y parle
Remue nu
Meu-tu ton pied
De nez à nez
Allongé plein d'été
C'est un rêve de printemps
Sans nuit l'automne
Croqué le bon
Le bonheur
Le leur de bon bonheur
Le bras plié
Ventre gonflé
Respire
Ton soupir se geste
Gesticule dans tes yeux
Heureux
La solide rue
Traversée à gué
Silence
Bruit de rude
Des voies voisines
Des lampadaires
Sorte de soir
De non partage
De cage
Seul à l'environ
Sable grain
Sans la plage
Sable dans la mer
Jamais seul
Dans le si silence
vendredi 14 mars 2014
Et faire et taire
Je marche dans mon recueil
La mobile envie
Et je te rencontre
De parfaire
Toi l'ennui
Et de dire écrire
Je pose mes maux
Les magiques mots
Et je glisse douleur
Dans le poème était
Sur des ennuis
Lier le pressenti
Soleil et lune
Le rencontré envahi
Planètes et fleurs
Le désuni
Poussez-vous
Pourquoi le ventre
Laissez mon esprit
Donne-t-il des larmes
Dans la paix
Quand se construit
Des Alexandrins
Un peu de moi
Dès octobre
Et de l'autre
Restez au printemps
L'incomprise façon
Pour mon calme
Etat un et deux
vendredi 3 janvier 2014
ouvrir les yeux
en plein soleil
regarde-moi
alors l'ami
que je te reconnais
que je t'envahis
que tu prêtes des mots
que des mots douteux
que je file distille
tu me donnes des envies
que de grands plaisirs
que je rumine et hume
amour trouve-moi
illumine toi et moi
qui précède le nous
un bâton à la main
la main dans la main
la main à la poche
alors l'amie
pour des voyages roux
pour courroucer roucoulent
tu me prêtes ton dos
à sac de ligaments
de ficelle à ficelle
la nuit revient à l'étoile
le jour revient à la lune
à l'entre nous du soir
amour couvre-toi
fulmine moi et toi
qui s'achève le nous
pour que passée la porte
redresse-toi et moi
et ressuscite en tout
alors amis
pour que ce monde si
pourquoi les rêves
je ne voudrais pas nourrir
à la faim de ma vie
allongés digérons
je ne pourrais pas courir
après ou encore avant
après nos espoirs
sont-ils vrai amour
sont-ce des courbes
dans le ciel
ça y est c'est fini
je ne dirais presque rien
ou peut-être moins encore
alors mes amis du silence
de ne bien sourire rien
le cœur en cadence
tu me pose la main
près du menton cou levés
près de mes pieds debout
tu me donnes des soucis
près de ma tête se secoue
et le doit la courte
la courte échelle des chaleurs
les dépose-toi en tout
dans le ciel
samedi 30 novembre 2013
J'ai subi
Je n'ai pas écrit
Mes rêves
Les paroles d'autres
Courages rejetés
Dans les allées
Côté jardin
Coûte que coûte
Quelques francs
Côté lourd
Et dialogues
Et vissés éjectés
Des viscères
J'ai subi
Je n'ai pas écrit
Enrubanner
Le plombier
De mes crèves
Désaffecter
Les mouchoirs
Et des mouchoirs
Le rhum s'en va
Hors de l'eau
Hormis la nuit
Désintégrer
L’existence
En avance
Et se maudire
Des élongations
Dans ses mains
Le torchon mou
Entre les doigts
Des virgules
Des exclamations
De ce mon nez
Entortillé
Des extensions
De ces pas
Pour fuir
Et le très rouge
Et le froid bleu
Et la neige
Pourtant lentement
Le ridicule se lance
Jusqu'au lendemain
A l'heure d'alors
A cœur par cœur
Et par paresse
Et pluie doublée
par le clignotement
Des lampes de lampadaires
De la nuit virgule
De ce soir éteint
Et de se moudre
Les pieds serrés
Dans les souliers
Avant ça avançait
Maintenant je sais
Je reste au chaud
Et je me rendors
samedi 31 août 2013
Comment ne pas pleuvoir
A la faim de l'été
C'est terminé
Passé regard d'espoir
Aux horizons blessés
S'abandonner
Encore ce souvenir
De l'enfant retourné
A ses lacets
A ses enfants qui jouent
Loin de là les mots
Poser distinguer
Au jour d'hui
Il n'y a d'ici
Répartir
Comment ne pas partir
Dans les sensations blondes
Lune lumière soleil
Ombre pénombre le rouge
Bouge les traits du dessin
De l'ancienne jeunesse
Face dessinée crayons
Feuilles blanches grises
Noirs des soirs
Du soir venu à moitié
Différent du rouge gris
Noir de la nuit
Moitié de la vie
Devenir retenir
Le temps
Comment ne pas crier
Courir dans l'ailleurs
Pour se et pour
Pas retrouver le ton
La couleur des bruits
Dans mes rêves
La rougeur des yeux blessés
Des larmes endiablées
Encore en silence
Douceur courte courre
Papillon dans les nuages
Mon orage
Souffle souffre
Pousse toi moi
Se refermer
Comment cela oui
Comment cela non
Comment je ne comprends pas
Arracher l'ampoule de son fil
Jeter les chaussons au loin
Au bout du couloir
Cracher son courage à plat
A plate couture courir
S'évanouir
Attacher dans la poêle
Le muscle fatigué
Des fortes chaleurs
Lève toi lève moi
Miroir jette divin
L'image
Pleuvoir Comment
Partir Comment
Courir aussi
Et pourquoi ne pas vomir
Ce que j'aime le plus
Ton reflet de moi
Ton éternel grandeur l'espoir
Ton attachement au miel
Tes lèvres et mes dents
Sur la joue coule
Sur les yeux brillants
La pluie luit
Plus de dents à serrer
Plus de bras à couvrir
Plutôt plus tard
vendredi 26 juillet 2013
Je n'ai pas oublié
L'averse
Silence
Trotte dans ma tête
Se renifle
Se balance
Se carapate
A l'horizon
De l'hiver
L'orage
Les éclairs
Le tonnerre
Se couvre du vent
Coule la pluie
Une dentelle de bruit
Je n'ai pas découvert
D'autres paroles
Le silence
Marche sur mes lacets
Pour toi aussi
Se balance
Pas de goutte
Pas de mélange
Pas la chance
A l'heure du bruit
C'était impossible
C'était la transe
Des paroles blessées
Des parapluies percés
Pourtant sème
J'avais janvier enjambé
L'hiver d'espoir
Et de ficelle
Défaire les nœuds
Dentition écrasée
De mot-mâchoire
Goutte ma langue
De la campagne
A la nuit
Saoule ton esprit
Cabri de force
Et de chanter
L'oubli n'est pas apparu
Le rien s'est approché
Et le silence
dimanche 30 juin 2013
Ne pas naître en voyage
Cages des pieds des bastingages
Sur l'amer de nos rivages
Sous les pas de soleil
Pas de bruit pas de pareil
Pas qui n'avance dans le sommeil
16h51
Ne pas paître les fleurs séchées
Les étincelles les balancées
De la fumée en ritournelle
De la patience dans le silence
Et les ritournelles affamées
Chemin de bois loin des sentiers
16h59
Dormir sans fond et racornir
Les patates gavées de nuit
Et les filandreux heureux
De partir en victuailles
Serrer les ventres mouiller les rêves
Pour que la sève s'égosille
17h12
mardi 28 mai 2013
Goutte gouttes
Sonores
Molles sonnent
Chemin boue
Entre les roues
Les pas les pas
Tambours
Résonnent sonnent
Les gouttes
Chants des violons
Filles de crin
Et les ouies
Les gouttelettes
S'afollent
Et sonnent
Le monsieur à chapeau
Et promène ses bottes
Par dessus les mottes
Une dame lui tient
Dans la main la main
Et ils avancent
Elles lui tiennent la main
Aux messieurs à chapeau
A chapeau d'eau
Et ils passent
Et elles passent
Et s'effacent
Pas de traces
La pluie
Les essuie
Soit saoul la pluie
Choisie coule
La route
Pas boule de bruit
Voici et roule
La croute
Des musiciens
une note
Et l'accordéon
Boum pam pam boum
Tambours rayés
Embrayés
Alors instant passé
Passoire
Le ciel
lundi 29 avril 2013
Deux théières
En balance
Se fument
Deux gobelets
Vapeurs d'été
Fraîcheurs
Dans l'immobilité
De la table
Je prends de ma main
Mes yeux s'allègent
Se dévergondent
S'élèvent
Et ma langue
Du jus de l'eau
Aux fines herbes
Et celui là
De texte blanc
Je te le lirai
Le filerai de ma voix
Le déplacerai vers toi
Pour que tu le gouttes
Pour ne pas se poser
S’asseoir sur des questions
Toutes essences essentielles
Le cacherai dans le ton
Le son d'un spectacle
Le timbre faisant foi
De ma voix le filerai
Tel une ficelle de métier
D'un mot d'une lettre d'un blanc
Aux pieds des dents
Poussent la chère
Chair chère
La chère des mots
D'où sorte d'aujourd'hui
Sorte de nuit
Donne à la barbe
De toux des autres
De tous des mots
Donne en pieds
Déchaussés cassées
Des plombs
Alors je hurle
Je souris
Je montre des dents
Tourner à la pierre
Se griller de l'herbe
Des charbons
Vider les prières
Se permettre
Dans les aides
A la vie
Ainsi pris
Depuis le matin
Sortir du lendemain
Les vélos dans l'esprit
Et les écrous serrés
Je fuis ma libre
Ma stupide
Véléité
Il peut la verse
La fait bouillir
Et l'écume
Il veut ceux
Ce qui donne
du seul soleil
Rabote ses rêves
Ses cent sentiments
Et s'évade
D'où
Pour qui pourquoi
Pour l'instant
Ces moments sacrées
Où il a vidé
D'amour
samedi 30 mars 2013
Le paysage raidi
Dans les pluies de la vie
Des rondeurs célestes
Les longueurs terrestres
S'éparpillent de gris
Et dans les couleurs
Elles dansent les feuilles
Les frissons de brise
Les chansons se grisent
Au ravage lamenté
Se disparaître rage
Se déficeler
Alors tu marches
Entre les champs larges
Sages chemins
Paysage gris
Se faufile entre
Dans les nuages
Eclate le ciel
Le souffle fondu
Le vite le doux
Ils entrainent les buissons
Les horizons fragiles
Les files d'arbres
De va de vient
De partir de pâle
Etendue sable
C'est une marche
Pieds chaussures chaussons
Par la fenêtre
Dedans mon paysage
La carne de ma langue
S'étendre
Devant les lampes
De ma fenêtre
Se dessèche le ciel
Elles se conduisent les nues
Dans les directions rondes
De la vue
Elles scintillent les gouttes
Les souches dans les pierres
Et les bons champignons
Pour parfois suivre
Les sourires de la nuit
De la main
samedi 2 mars 2013
Le des buts
Dans la nuit
Et le choix
Eteindre le teint
Le tintamarre
De la mémoire
Ce silencieux coeur
Egoutte la croûte
Des rêves anciens
Papillons de bruit
Raie de lune
Dans l'ampoule
Tourner autour
De la silhouette
Dans la tête
Poser sa voix
Sur le vide
De l'aurore
Exploser les sons
Jaillissant lent
Le lendemain
Finis les couvertures
Les oreillers plats
Les robes de Sabbat
Terminés les yeux
En cherchant aussi
A s'épanouir d'or
Et le matin
Le soleil levé
Aux abonnés
Absent au noir
Réveille deux fois
Pour d'autres lois
Pour saccager
Les infinis rires
Perdus de vue
Pourcentage du crane
A s'enrôler
Jusqu'à l'été
Particulier secret
Et songe de l'unique
De l'univers
C'est tout pour ça
Promenade des nuages
et bientôt se réveiller
Cylindre d'exclamation
S'en retourner pitié
Contre louange
Malin de l'intention
En interdire le dire
Bombes étranges
Cartouches de fruits
Des désirs entendus
Dans l'autre delà
Partage cage plage
Sentir suffire subir
Rêve rêves
En ouvrant les yeux
Les sentiments scintillent
Fluides liquides
Je me lèverai bientôt
Préparai du laid
Dans un bol de pierre
Sur la table de nuit
Encore du rivages
En promenade
Tapis de sol
Pieds fatigués
Carcasse molle
Ouvrir la porte
Entre les pièces
De monnaie
Finis les rêves
Aujourd'hui ressemblera
A la joie
dimanche 30 décembre 2012
L'oie sotte
Volage
Turpide
La squaw
Voie l'age
Stupide
Là l'oie
De la squaw
Sage
L'oiseau
De son tout
Totem
Aux vents
Cheveux natte
La squaw
L'oiseau
De l'eau
Palot
L'oie saute
Et vole
Et rauque
La squaw
Lotte et saut
Et se volote
Hors du ciel
Plane et beau
Se jette à l'aube
L'oie squaw
L'oiseau
A l'eau
L'effet
D'eux
Les feux
Autour tous
Tremblent des cris
Les bruits
Et l'oie squaw
Jets et balais
Ses geôles
Jaunes
et roux
de boue
Tout par dessus
Flemme foetus
Marche la squaw
Il éclaire
La voit
La squaw
Eclate
Ses ailes
De tonnerre
S'affale
Du vent
Du temps
Explose
La squaw
L'oie ose
Bras et doigts
L'oie s'élève
De tonnerre
Elle les ailes
Rien pour tout
Donner donner
La squaw là
Sorte de l'eau
Du beau
L'aile blanche
Chance
S'avance
Sort de l'eau
Tonnerre
Encore guère
Belle celle
L'oie pucelle
La squaw
les amis de mes amis
mercredi 31 octobre 2012
Je fatigue
Je pose les pieds
Dans la bassine
Lance mes doigts
Dans les mèches
De mes je veux
Crème de chocolat
Sur une miette de pain
Je tartine
Rince mes dents
En étalant
Ma litanie
C'est de la folie
C'est la cuvette
De mes pieds
Trace sur trace
Empruntes invisibles
Que je suis
De feuilles en feuilles
Bouton de fleur
Que je suis
Je pousse le chemin
Le visage suivant
Pas de pas de pas
Tige longue soleil
Porte bouton
Fleur
Et la machine avance
Bouton bouton de gauche
La machine que je suis
Avec tes plus
De vingt ans
Tu danses
Avec tes plus
de quarante ans
Tu t'avances
Avec tes plus grands bras
Tes pieds fragiles
Pieds chaussures pieds
Mes pas mes pas mes pas
Passent au lendemain
Et se donnent la main
Et après
Ce qu'il advient
Tes pas les miens
jeudi 27 septembre 2012
Vois-tu
La voie
La houle
Crois-tu
La foi
La foule
Les pieds
Chahutent
Les pierres
Les voiles d'habits
De chapeau gros
De canne à pluie
Et s'en vont
Et s'en marchent
En tous sens
Sabots lourds
Poussière poussières
Et vents au loin
Chapeau boue
Tremble le temps
Mous et fragiles
Graciles et filent
Les vestes tempêtes
Par tant de bruits
Partant en pluie
Et le soleil perdu
Encore plus haut
Alors s'agitent
Mettent leurs gants
Les gents défilent
En touchant
Les airs froids
De chacun
Mouchant coulant
Comme des rhums d'hiver
Des passages frileux
Des carnages
Dans les yeux
Une larme goutte
Bientôt vient le soleil
Alors les manteaux
Jettés aux bras
Etincelants piétinent
Chahutent les cailloux
Des pas de peu de foule
mercredi 29 août 2012
Et avance
En balançant
Le courrir
De couleur
En douleur
Le ciel est tres bleu
L'horizon des arbres
Emoustille le vent
Les violets orangers
Et les verts citrons
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