dimanche 28 novembre 2010


Poser la main
Sur le silence
De la voie
Eclore le corps
Au lendemain
Sans saints

Sans le reconnaître
Du posé de l'amour
Sur le toujours
Alors regarde
Regarde alors
Le tout où rien


dimanche 31 octobre 2010


Repose-toi et pleure (extrait)
Repose-toi et pleure
Jusqu'à la porte
Du ciel

Il n'y a pas d'autre
D'étincelles rebelles
De combats

C'est un nuage
Un lendemain fidèle
A la pierre

Une ornière de terre
De blé jamais coupé
Et les graines

Y-a-t-il un alors
Ecoute et repose toi
La question

Dans des champs
Recouverts de vents
Sous les nuages

Galope et traine
Ses sabots disgracieux
Dans le lourd

Pour reconnaître avant
Tes rivières usagées
Et tes plaintes

Et déficelle
Les mondes les monts
De celle

Eternelle et usée
Aventure allongée
Et se rebelle
( ... )


L'oiseau (extrait)
Bleu filament
Très clair
Firmament

Blanc long
Et s'étale là
Là-haut beau

Se meuvent
En longueur
Silencieusement

Gigantisme
Du presque vide
Lentement

Nuages
Du ciel
Et l'oiseau
( ... )

(...)
De mon siège
Là bas pi-i-pi
je t'observe

Rayon de soleil
De mon œil à ton bec
Dans le ciel tu te jettes

De ma place d'en bas
Je te vois là-haut
Que tu es beau

Et tu danses
Et tu voles virevoltes
Et je te mire

Et si ton pi-i-pi
S'est éteint bas
Là dans la nuit

jeudi 30 septembre 2010


Un transporte-plume
C'est qu'est-ce et quoi
Et de quoi l'attache

Un camion de luxe
De visite soupir
De le vivre à l'or

C'est comme si deux mains
Ne séchaient de dire
De ne trop serrer

Paumes dedans
Toit de feuilles
Pépient jusqu'à terre


Sentiments farcis
De l'envie de plume
De tronc de prière

vendredi 27 août 2010

à pas d'heure
L'espoir enivrant
de poursuivre le rêve
A pied dans le plat

Le plat du dossier
De l'omoplate chavire
Parce que sur ta peau

Il y a les chansons du matin
Les solitudes éperdues et perdues
Parfums de vibration d'abandon

Et les cœurs hauts
Hôtes de mes pleurs
Pour t'enlacer

Alors choisis la pluie
Dans tes yeux caresseux
De la vie de demain
Après l'heure
Tous les jours de désir
N'ont pas que du chagrin
Et pourtant dans ce soir

Il n'y a plus de porte
Plus de libre à vue
Plus de fioriture pure

Le trait lancé à rayer
Le panier de tes fruits
Du si dur de la nuit

Comme si le lendemain
Finissait aux matins
Sous une couette de bure

Alors à pied
Mains et dans l'oreille
Une lutte d'amour

mardi 27 juillet 2010


Dans le sable
Pas de trace
Traces de pas

Envahies par là
Abandonnées ici
Part court et fine

Les grains lissent
Les courants
Les courants d'air

Dans les montagnes
Hautes d'un pied
Silice de si lisses

Dans le sable
Volent les montagnes
Et disparaissent

Dansent les vagues
Tant de courage
De tant de longueur

Fondent sur le lisse
Là glisse et se piste
S'effondre longue

Sifflent filent et fuient
Se dessinent ronde
S'élève de crève

Vite si vite
Se jettent d'aise
S'éclatent d'air

Le vent si vite
Les caressent lentement
Dans le même temps

Et dans les airs
S'élevant le vent
Tournés vers l'arrière

A contre moment
Mouvement rond
S'évite et se file

Cils chansons
Rythmes moments
Etaient d'avant

Dans les fiers
Du tout en haut
Au dessus des chapeaux

Mèches et longueurs
Comme la large
Largeur du cœur

Le feu l'a animé
L'eau l'a éteinte
Et l'eau et l'air

Virgule ridicule
Sur le ciel noirci
Par la pluie

La vague lui ressemble
Le ciel où s'élance
Le jeu de la flamme

Tout et tout animée
Vole flèche et charme
Tout est donné

La flamme de la flemme
N'existe de partout
Le cœur

C'est dans la passion
Que la virgule écrite
Disparaît

Sur le sable évite
De tomber l'allongée
De caresse

Dans la vague subite
Emportée par le temps
Et sera dès demain

Alors ici là le feu
Le rôdeur éparpillé
De la vie se pénètre

Et au levant le vent
Message sacrifié
Je suis abandonné