mardi 31 décembre 2024


 



-Sculpture d’Afrique-

-mWm-

-16/12/2024-



Pas de hache

Une Lance-moi

Dans ta main


Tout en hauteur

A tenir ainsi

Le texte de la paix


Regarde

La photo sculptée

Dans la tunique


C’est le silence

Personne n’en parle

Sauf le vent chaud


Et tu te portes

Droit Le peu sérieux

De ta vie

-15h04-


Paquet cadeau

Un petit sac gris

Et son lacet


Dans ta main

Et tes yeux brillants

Tu donnes


Tu parles ainsi

De bien des choses

Et tu ris


Ton chapeau

Avec ses scarifications

De ton attention


Tu me tends

Mes yeux brillent aussi

Cadeau Merci

-15h08-



Aussi exotique

Que le bois taillé

Du soldat


Les yeux

Plongent dans le vide

De l’inquiétude


Droites Etroites

Les tresses bien tissées

Près de l’oreille


Ecoutes

Ecoute la langue

De surveiller


De l’attention

Autour du peuple

D’une Afrique

-15h11-


Dans sa famille

On l’appelle L’heureux

Et pourtant


Il garde

Les enfants courent

Et les cris


Il veille

Entre la savane

Et la plaine


Sous un bel arbre

Aux racines centenaires

Il guette


Le paquet ouvert

La parole Plein les yeux

Sculpture d’Afrique

-15h14-




-Irascible à la bergamote-

-mWm-

-16/12/2024-



La face triste

Irascible Parfois

Pourtant l’heureux


Se prélasser

Pester Raide de rire

A peine


Couleur bergamote

Son étoffe prend le vent

Et le frôle


Paratonnerre

Sa lame écoute

Le bel orage


Les enfants

Mélangent tout

En méli-mélo

-15h32-


Sa face molle

Plutôt cube que rond

Immobile


Allait s’allonger

Et prendre les chants

Des enfants


Les gamins

Les cailloux et les trous

Le sol sec


Lancer

Rire dans sa langue

J’observe


Je garde

Les souvenirs persistent

Et je signe

-15h34-



Le texte long

Avec les noms des tributs

De la paix


Le papier froissé

Irascible Comme l’aventure

D’autres peuplades


Un tour de table

Le silence est revenu

Tout méli-mélo


L’étole bergamote

Les autres groupes

De blanc vêtus


Il n’aime

Ni le chaud Ni la mort

Si fatidique

-15h38-


Le petit carnet

Dans le colis joli

Mystère


Le meuble portera

A côté des sculptures

La photo des rues


Des gamins fins

Avec l’appétit maigre

Et les dents


Des femmes qui

Se prélasser et gratter

Elles dansent


A penser à Elles

J’en oublie mes misères

En paratonnerre

-15h43-




-La fesse et la nouille-

-mWm-

-16/12/2024-



Revenant de la maison

Il avait les fesses

Entourées de spaghettis


C’est ce que m’a dit

La belle bergamote

Ma nièce


Et avec l’exemple

Des dessins défigurés

De toutes couleurs


Et avec sa question

Ça veut dire quoi

Dis-Tonton


J’ai beaucoup ris

Elle allait pleurer

Je lui ai dit

-16h03-


Langage populaire

Ni spaghetti Ni coquillette

De la chance


Que si j’avais

Des pâtes partout

A me nourrir


Que si Au printemps

Il y avait plus de blé

Que l’été dernier


Que j’aurais pu cracher

Tant j’en a vais mangés

Des cannellonis


Des œufs et de l’eau

Des cuissons molles

Le piment de la cuisine

-16h07-



Ma nièce ne pouvait

Ma leçon était si ténébreuse

Elle ne comprenait rien


Elle repartit

Son livre à la main

Insatisfaite


Elle voulait dire

Je cherche à Fesse

A spaghetti


Facile de rire

De pouffer de bonheur

L’heureux


La sculpture par terre

Elle avait fait un grand geste

De déception

-16h09-


Sur la pierre

A côté du tapis blanc

Les miettes


La lance en deux

La jambe cassée

Et les bras las


Toujours pas de sourire

Plus irascible que jamais

Elle allait partir


Ramasse avec moi

Elle s’est accroupie

De larme


Tous les morceaux

Tu as le cul bordé de nouilles

De rire Elle avait compris

-16h13-





-Film muet-

-mWm-

-16/12/2024-



Aujourd’hui

Il courait vite

Il est passé


Une chose

Dans un film muet

Totalement imprévue


Il crie

Il tord ses bras

Il parle


Sont écrits

Les mots et les silences

D’interrogations


Aujourd’hui

Il a couru plus vite

Il est tombé

-16h28-


Il s’est fait mal

Il aurait pleuré En couleur

Il a serré les dents


Une chose

Dans l’image noire

Et imprévue


En une fois

La couleur La fumée

Le feu


Enfin le sourire

Et galamment Elle prit

Elle priât


Elle prit son mouchoir

Le film de mon tonton

Avec la fin Avec les nouilles

-16h33-



Dans le film

Nous pouvons voir

Les bouts de bois


Les longs bras

Le fil de la lance

Le socle à pied


Dans les images

Les larmes séchées

Et les rires libres


Bergamote lisait

Dans son dos posé

Un deus trois coussins


Et le plaisir

Du parfait de construire

Des rêves à la raison

-16h36-



 



-Les baudruches-

-mWm-

-19/12/2024-



A vallon

De beau De baudruche

A la montagne


Chaleur

Les ballons roses ronds

Montrent


Odeurs

S’envolent S’affolent

Feu follet


Tourbillonnent

De famines En famille

Les yeux lobés


Et le vent

Et les roses pétales

Folle du ciel

-18h29-


L’avalée

D’un air d’odeur fleur

Respirer


Pousseur

Et la brise alpine

Le venteur


Vers le haut

De mains Des rires

Des tenir


Les ficelles

Du bout des ballons

Serpentines


Bruits de joies

Des surprises éternelles

Les filles du ciel

-18h35-



Les baudruches

Avec leurs ailes

Sans bruit


Feu follet

Cailloux des nuages

Brulants


Suite rose

Où se déchoquent

L’enveloppe


Comme jardin

Des pétales partent

Au Levant


Et légères

Des miettes de plaisir

En l’air

-20h07-


Ça chante

Sapristi La bobine

Les fils coupés


Les versants

De la roche des dessous

Où sommes-nous


L’arrête

Reviens Du chemin

Des sommets


Les irons-nous

Par-dessous Nos remous

Et le bleu céleste


Nous sommes

Partie de la viande Envie

Des baudruches Ballons

-20h13-




 

-Le dragon-

-mWm-

-20/12/2024-



Par la porte-fenêtre

De la couleur d’un album

Souviens-Toi


Photo

Cadastre de ma pensée

Le dragon


Le potage

Avec tant Et tant d’écailles

Sûrement le soir


Son air

N’était qu’une illusion

De la pluie


D’un hiver

Dans le sable bleu sablonneux

En plein désert

-20h01-


Dessous le toit

Comme une carte postale

D’un jeu


Le soldat

Couvert de bouclier

Endiablé


Brulante

D’une vilaine soupière

La cuillère


Au monstre

Une sorte de rêverie

Sans vie


Sans soutenir

De la jeunesse

Sans avenir

-20h04-



L’enfant

Sur son cheval d’aboi

Comme un roi


Gambade

A tordre les haricots

Du potage


Sur la plage

Le château était si fort

Vacarme


Crime

De laisse La majesté

Se vider


Galop

La cravache était molle

De trop

-20h08-


Illuminations

Les bougies jettent le trouble

Sur l’océan


Du voyage

Se réveiller Sur ses pieds

Encore


A l’aurore

La cage se rumine

Se débine


Souffler

A la force de courir

D’abord


Fier

Il est revenu Devenu

Lumière

-20h11-



-L’hippocampe-

-mWm-

-20/12/2024-



Vertigineux

Le fond de l’eau néant

L’hippocampe


Avec son fruit

A la veste retournée

En syndrome


Encore drôle

Le coulage et le courage

De la terre


Encore frôle

Le geste souvenir Ruine

De l’atterrée


Tu te retournes

Tu te réduis à la fuite

Sur tes appuis

-20h43-


Il campe

Le cheval d’Alençon

Sur les cieux


Les heureux

Sensibles Comme la suite

Des cheveux


Son casque

Retiré pour mieux courir

En bienheureux


Il repart

Retire son avenir

Et disparaît


Il m’a dit

Il paraît Il reconnait

Le mensonge

-20h46-



L’idiot

Peur de s’accroupir

Subtile


Le rafiot

Leurre de s’évanouir

Futile


A cheval

La mère guette l’enfant

Si vieux


Si possible

Hostile aux mensonges

Qu’est-ce


Alors

Il prend les mots

Du roman

-20h49-


Que sait-il

Qu’éclabousse-t-il

De violent


L’ami

Il se cale La nuit

L’animal


L’envie

De piétiner Désastre

Raviver


Il De vouloir

Il De s’émouvoir

Noir


La fin des saisons

Connaître les syndromes

A l’horizon

-20h52-






-Le chat du bébé-

-mWm-

-20/12/2024-



Ni pot

Ni campe Ni ça

De jaune


L’enfant croit

Que le cheval d’astre

Mâchouillons


Que voir

Le soir Venir l’aurore

Entre deux


Que du noir

La lune est dépeinte

Eteinte


Le bébé n’est

Ni plot Ni crampe

Endormi

-21h24-


Et la couverture

Le chat frôle le chaud

Adoucie


La revêture

Dans de bleu drap

Pentue


La solitude

Du rêve Me réveille

Me mue


Entière

La lumière Serpent

Et latent


Et le matin

Posé au pied du mur

Le murmure

-21h26-



Le paquet dur

Etait tiède et Dru

L’image


La face

De la surface Roue

Jeu


La sieste

L’invisible pièce

Aux rideaux


La peste

Elle croûte de blanc

Et de noeud


Dans ses mains

L’enfant l’a prise

L’image grise

-21h29-


Il y a là

La suite inévitable

Sur la table


Par trois

Deux mains seulement

Le reste


Primaire

Le jaune est très jeune

Lunettes


Caresse-le

Son poil est si cru

Demi-nu


Il tend les doigts

Le chat ne se voit pas

Ils ronronnent ensemble

-21h32-





-Les idées mortes-

-mWm-

-20/12/2024-



Tu exagères

Avec une sorte De porte

Des idées mortes


Elles étaient vieilles

Semblables Identiques Pareilles

Sur l’étagère


Avec des filons

De crête de l’abandon

Sévères


En pioche creuse

Vissée Sur le gazon

Bleues et rondes


Avec la croix

Sur le sol pierre

D’une galère

-21h55-


Tu m’exaspères

Avec une cohorte De tordre

Les idées folles


Restées

Sur les lèvres du benêt

Sur l’étagère


En verts lampions

Dans les risques bougies

Du soleil


Il étincelle

Non de vanité Non de vérité

Mais de logie


De l’analogie

Avec la peau du chat

Et du dragon

-21h59-



Tu indigènes

Les vieux étés Des pensées

De bière


Tu estourbis

Les soucis évacués

En secret


Tu découvres

Avec un poids de soupirs

Les souvenirs


Sans dire

Aux tout nouveau venu

Le ça


Aujourd’hui

C’est l’achat Du gâteau

Vieux et heureux

-22h02-


Les idées mortes

Comme des pots usés

Sur l’étagère


Comme bocal

Totalement décalé Vidé

Par les naguères


Par l’infini

Qu’elles porteront encore

Le sort


Sans ennemi

Sempiternellement Moment

Sans prière


Sous la pierre

Gravées sur le plat dos

Des idées mortes

-22h06-





-La digue de l’oubli-

-mWm-

-20/12/2024-



Sur la digue

A marcher A marché

De l’oubli


Sur la bigle

Vision de la chanson

De l’hugli


Un lieu perdu

De chaque côté de la rue

C’est imprévu


C’est étendu

Que la lune Au soleil

Me guette


Je marcherai

Au fond de mon fauteuil

Décampe

-22h25-


Sur la vivre

Joie De tout été

Graviers


Cailloux

La couverture du chat

Sur mes genoux


La route

Où se repaissent les vélos

La roue


Jongler

Avec les mains Sur les pieds

Gongler


C’est entendu

Le village à perte

Des vues

-22h28-



Sur la digne

Les majestueuses sentes

Qui sentent


Sur l’évent

L’éventuelle ficelle

Chemin


Et demain

Te souriras-tu encore

Sur les rebords


Les brins verts

De l’herbacée Assez

Graminées


Les trop pas

Les pas assez trop

Et le repos

-22h31-


L’eau livre

Dans ses raz-bords dorés

Le miel


Le très ciel

Et la cage nuage

L’œil élevé


Avec pirouette

Mon regard se surprend

De l’avant


Je marche

Marche en fauteuil roulant

En le voulant


Sur la visite

De la dingue digue

Du souvenir

-22h34-

-



 

-Flore-

-mWm-

-26/12/2024-



Flore

Dans mon jardin regret

Il mit Y a


Parfum

Pluie des ondes salines

Marines


Dans l’étant

A travers les âges

La page


La plage

Où sont inscrits

Du doigt


Le poids

Des ronds souvenirs

Du cœur

-19h02-


Flore

N’était pas ton prénom

Mais ton parfum


Tu cultives

Les pétales De je pousse

Sous la pluie


Tu arroses

Les feuilles si écrites

Aux lueurs


Aux printemps

Partageons ensemble

Les couleurs


De mon portrait

Tu es la poétesse

Jardinière

-19h05-




-A mon bras-

-mWm-

-26/12/2024-



Promenade

Aux jardins des forêts

Qui crépitent


Qui cassent

Les brindilles d’écriture

Les plus pures


Entre deux

Flores et dentelières

Boutonnent


Les élevés

Des yeux Des cimes

Divines


Croustillons

Aux bâbords des clairières

Sous nos pas

-19h10-


A mon bras

Une gerbe de rire

Fleurie


Une danse

Du vent D’une branche

Flétrie


Troncs d’arbre

L’écorce enlevée des vies

Sur le cœur


La sève

Coule dans mon stylo

Fleurie


La mèche

De la cime endormie

Dans mes rêves

-19h14-






-Sur la pierre-

-mWm-

-26/12/2024-



Sur la pierre

Les mottes de capucines

Séchées


La planche

A peine trop stable

Pour marcher


Pour inonder

De soleil en chaleur

Les rougeurs


Des fleurs

Des étalages de Oui

Epanouies


Des saveurs

Sans quitter le jardin

Du cœur

-19h18-


Sur la pierre

Les tiges dégringolent

Et folles


De flore

De j’adore les regarder

Arroser


Le printemps

Le jour du bon moment

Du retour


Chaleur

Pièges des graminées

S’élever


La planche

Où ton nom s’est écrit

Et fleurit

-19h22-




-A l’infortune-

-mWm-

-26/12/2024-



D’avance

Laissons la chance

A l’infortune


A la plante

Caduque En hiver

Sous la neige


A la monnaie

Vidée Sur la chaussée

Entre deux eaux


A l’horizon

Couvert de brumes

A la saison


Où vont pousser

De quelques pièces

L’espoir

-22h13-


A la fin

Regards du miroir

Le chemin


Le chercher

A centre de la pierre

Blessée


Le trouver

Au moment du soupir

De se dire


La porte

Etait restée ouverte

Découverte


Regarder

Dans les ailleurs des cœurs

La fortune

-22h15-




-Je suis riche-

-mWm-

-26/12/2024-



Je suis riche

Je peux acheter le rire

Avec un sourire


Je peux Je peux

Et je construis ma nuit

De malchance


Avec les crudités

De chercher dedans

De la sauce


Cuillère

Prière de la trop faim

Pour manger


Et soupirs

Observer les autres portes

A ouvrir

-22h19-


La trop clé

La vitrine de la joie

Pour vivre


La beauté

Cachée derrière les songes

A emporter


A glisser

Sous la terre d’avenir

Plus rien


Je retiens

Mon silence Pour mon cœur

Tu reviens


Et la route

De Toi à Moi Mon émoi

Ma belle richesse

-22h22-




-Pour Ainsi-

-mWm-

-26/12/2024-



Aussi

J’ai de l’argent

Pour ainsi


Acheter

Un bijou de bois

Pour ton doigt


Une pierre

Un conte philosophique

La première


La maison

Portée sur un avion

A voyage


Au retour

Je t’ai rapportée

De l’amour

-22h26-


D’un éclat

D’un vert d’émeraude

D’un ébat


Transparence

D’une robe tendance

De ton choix


D’un diamant

D’une courte dépense

D’un sabot


D’un cabot

Avec une richesse

D’aboiement


De retour

Je n’ai plus d’argent

J’ai le jour

-22h28-