samedi 20 mars 2010

PROJET-AUXON-JUIN 2010

Transparents
Encore luisants
Tout droit sortis

Pourrait être
Si petits ronds
Des monstres


Des médailles
Des murs
Des poissons

Des écailles
Se retrouvent
Des miroirs


Se regarde
Au loin
De près portrait

Allongés
Ou tirés par la queue
Où est ce qu'ils scintillent

Un accompagnement
De l'hameçon
Ils ont abandonné

Aussi bien la mer
Que des virages
Que de dangers

Ils ont abandonné
Pour une route
Du villageois

Trop fiers
Les hommes
Trophées


Encadré
Sur le mur
Trophée

Encadré
En peinture
Portrait


Tous les virages
De la bataille
Terminée

Ils se sont lâchés
Vers des horizons
Vers la terre

Se ne paraître
Le chemin
Du dimanche

D'habitude
C'est le vendredi
Le poisson

C'est le matin
Mais là c'est sûr
C'est la nuit

Le presque perdu
Qui nous guide
A travers tout


A travers tous
Ils ont leur tête
Des grands jours

Parfois triste
Ou étonnée
Là où Vérité


Ils ont accroché
Leur portrait criant
De vanité

Leur silence lourd
Entravé par là
Par la nuit


Leur pas lancé
Vers le bas
De la pluie

La mer
As tu besoin
De la pluie

Chacun trouve
Retrouve
Son festin

dimanche 7 février 2010


Sous la poudre
Quand l'eau coule
Des couleurs soeurs

Raies lunettes
Roses et jaunes
Toutes feutrées

Éclaboussent rousses
Les pommettes miettes
Les saillantes lentes

Et les lèvres
Terriers des mots
Et de leurs petits

Aussi se découvre
Et se lave lourde
De la poudre


Sous la douche
Bouche levée
Vers l'espoir

Vers l'avoir
Transformer
En village

Été sage
Les yeux heureux
Des miséreux

Ils se sont enfouis
Dans l'eau
Dégoulinant

Ils se sont chauffés
Aux virages
De la douche

Jour de lessive
Sur la rive
Des sans bruits

Jour de pluie
Elle leur redonne
Le froid

Le savon rond
S'émousse
Et s'abandonne

Il n'y a que l'eau froide
Aux robinets
Des nuages

Et pour aujourd'hui
Peu de soleil
Peu de sommeil

Je ne suis plus
Dans mes pleurs
D'un seul

Je n'ai plus la rue
Ni dans mes crèves
Ni mes amis

J'avais une maison
Où seul je ne riais
Que de paroles

La poussière du ciel
A arrondi les angles
Vite lessive

Les ronds de tes sourires
Réveillent ma nuit
Et me font vivre


Alors toujours alors
Les étiquettes
Sur les cartons

De maison en maison
De rue en rue
De rangement

Moment où tout
Se glisse dedans
Nouveau meuble

Les pas de la terre
Dans les lumières
Du plafond

C'est un autre blanc
Celui des murs envie
Et du papier écrit

mardi 5 janvier 2010


La Lumière La Nuit

Le chemin de l'allume
De la nuit de lune
A la lumière

Dans l'étoile cachée
Au fond des fourrés
Du jardin de nos rêves

Dans le parcours semé
De vraies de fausses
D'instinct des vérités

Chaque soleil du matin
Nous guide sur la route
Et nous donne des doutes

Une croûte de terre
Séchée par le soleil
Et en dessous des graines


Dans la nuit
S'habituer à l'ombre
Envahie de partout

Encore du bruit
Du monde habillé
Par les espoirs

Les heures passent
Les luttes scrutent
A la recherche de la lumière

Ce n'est pas le soleil
Qui nous partage le bien
C'est la lune

Reflet de la nuit
Des bruits de la vie
La lune

Est-ce au matin
Quand le soleil se lève
Que la nuit se comprend

Est-ce le souvenir
De la pire des nuits
Pour aimer la lumière

Chaque pas chaque voyage
Chacun se cherche
Pour s'avancer

Sans la pluie
Pas de trace de pas
Dans la nuit

Et quand c'est le soleil
Et quand les yeux fermés
La lumière devenir

Apprendre à marcher
Vers la vérité
Dans la nuit

Un jour un autre jour
Pour toi toi toi encore
tous les toits du monde

Les maisons s'éclairent
Avant de s'endormir
Et d'éviter le pire

Quand les maisons s'éclairent
Même le jour
Ou bien même

La nuit
Doit-elle rester
Notre vérité
Paradis la vie
La vie de la nuit
Sous la pluie

Des traces de pas
Partout pour tous
Des paroles

Des montées et des bosses
Des monts et des montagnes
Des j'espère

Des petites lunes lumières
Des chemins de ronde
Des triomphes de petits pas

Le combat du noir
Contre les gloires
Ephémères

Pourtant même
Même partout
La lumière

samedi 28 novembre 2009


Mes mains
Tremblent
Et le poisson aussi

Jeter l'eau du bain
Patauger dans les algues
Et le poisson aussi

Garder les mains
Dans la bassine
Et le poisson aussi

J'essaie sans cesse
De l'attraper
Et de lui échapper

Ses Grains de
De pitance de mordre
Et mes mains aussi

Une provision de graines
S'enfonce dans l'eau
Et le poisson aussi

Eclaboussures rudes
Gicle gifle l'air
Le poisson

Intersection de son ventre
Et de mes mains
En altérance

Peut être pour disparaître
Pour suivre l'horloge
Se balance

Un coup de queue
Dans les eaux d'huile
Poison de poisson

Partage du temps
Des étincelles liquides
Autour du poisson

Mes mains planent
Dans la surface
Et même au dessous

Les dessous de l'eau
Patouillent ses écailles
Les poissons cristal

Bibouille il dit
Il vit et il vit
Dans l'eau et l'eau

Cette eau maison
Lui éclabousse
Les écailles de ciel
Ellipse de la glisse
S"échappe
De mes mains

Tremblantes
Dans un tissus de soie
Je l'essuie

Il ne dit rien
Il parle
En silence

Et me jette
Un coup de queue
Fatale

Il retombe
Dans la bassine
Vieux et vivant

jeudi 22 octobre 2009

Le printemps de l'automne
Un presque silence
Dans la cime du lent
Des nuages qui se meuvent
Des branches dans le vent

Aux pieds des grands fruitiers
S'amassent les pas
Cheminements tranquilles
Près des grands champignons
De la taille des mousses

Les deux mains dans les poches
Le col environné de laines
De se guider au soleil
Bruissement d'oiseaux
Tous m'endorment