mercredi 30 juin 2010

POIS-TRAIT et POR-SON à Auxon






Dans le miroir
De l'insalubre plaine
De l'étang
Suspendu
Aux sommet des montagnes



Dans le profond
De la terre ferme
Remuée de végétaux
Sur la surface
De l'eau calme




S'agite et s'arrête
Danse aux rythmes lents
Aux miroitements
Du dessous de la vase
Là les poissons








Dans mon ventre
Miroitent les poissons
Les distendus pointus
En digestion gloutons
Et canaux de maux


C'est mon visage
Que je te retiens
Que je te croise
S'éparpille en regard
Les tous regardent


Portrait du profond
Du rond aux yeux carrés
Des enchevêtrés intérieurs
Du coeur aux écailles
Poissons de la vallée
Les portes du temps avec Anne (extrait)


(.../...)
Tous les instants
Sont des présents
Une courte seconde

Il n'était pas construit
Dans le doute et le désir
Avant de venir

Le chemin
Le fil du temps
Le petit présent

Perdu déjà
Puis un autre
Majuscule

Successif
Libellule
Minuscule
(.../...)

lundi 31 mai 2010


Jeté dans mes souvenirs
Les mots de l'année dernière
Par paire

Laissé courir l'année
En rêves lumineux
En instants heureux

Sirènes
Musiques
Perdre haleine

Recomposés de lune
Des Couleurs
De fleurs

Les visages charmants
Des gens qui passent
Et se dépassent

Aujourd'hui bruits
Tronçonneuse à bois
Aboie et galope

De branche en copeaux
De tronc en feuilles
Aux bras musclés

Et cet après-midi
Fumeroles de four
Où les brindilles crépitent

Sensiblement vent
Soleil pareil
Au miel

Les chaussures grosses
Écrasent les brins d'arbre
Et chargent les feux

Ce ne sont pas les maréchaux
Mais les bruits longs
Des forgerons

Clapent claquent
Les fers cerises
Dans les braises

Leurs tablier déplié
Sur leur rond ventru
De leurs bras forts

A côté
A pied
Regardent

Des barques de visiteurs
Viennent gonfler le leur
De bonheur


Sous le toit de bâche
A l'abri du soleil indiscret
Pinceau couleur

Sous les regards tard
Sous les gestes précis
Pinceaux et brosses

S'agitent en l'air
L'air libre devant
La toile

L'écriture s'étire
Aux crayons des lampions
Écrivains dans l'herbe

Roof c'est le mot
Le bas-fourneau
Fait du bas-roof

Les feux tournent
Les têtes et les cœurs
D'heures en fleur

Les chants guitares
Les paroles tambours
Et les mots pour

Pour lier les verres
Les boissons abondent
Et les rires

Tantôt la flamme
Tantôt la flamme
Dans les âmes

La ronde inonde
Quand c'était hier
Les feux de la Ronde

vendredi 30 avril 2010


La fleur du printemps
Une tache de lumière
C'est le ciel

Verte pure
Frissonnante
Feuille des airs

Des queues d'hirondelles
Se faufilent des nuages
Dans les branches



Perdues des horizons
Fantômes reflets
Pupilles de tes yeux

Alors ce portrait
En quelques traits très taches
S'étirent aux chants


Les premiers labours
Sur le sol si lourd
Vont disparaître

Graines se fendent
Pour apparaître
En ton visage

Une vague de tes cheveux
Vire-volte et se lance
Entre les bleus noués



Arrache la feuille
De la branche de fusain
Noircie de vie

Allège le cou
Du tronc de la terre
Ta lumière



Bougeons bourgeons
Vent à cumulus
A flaque d'œil

Tournons courbons
A tire à pire
A lyre d'elle

Souffle musique
Sous le doux
S'enflamme


La lame de la pointe
Très boue écrire
Quand à poindre

Tout doit apparaître
Se parfaire des déserts
Des étendues fières

Facilement du bois
Du s'étale du doigt
S'amenuise soir

Encore luminaire
De caractère
Brille de suivre

De poussière luire
En étirement charme
De déposer les larmes


Alors la main s'écarte
Laisse le reste agir
Et dans la brise

Une gouttelette
De tes yeux
S'évapore d'amour