mardi 27 juillet 2010


Dans le sable
Pas de trace
Traces de pas

Envahies par là
Abandonnées ici
Part court et fine

Les grains lissent
Les courants
Les courants d'air

Dans les montagnes
Hautes d'un pied
Silice de si lisses

Dans le sable
Volent les montagnes
Et disparaissent

Dansent les vagues
Tant de courage
De tant de longueur

Fondent sur le lisse
Là glisse et se piste
S'effondre longue

Sifflent filent et fuient
Se dessinent ronde
S'élève de crève

Vite si vite
Se jettent d'aise
S'éclatent d'air

Le vent si vite
Les caressent lentement
Dans le même temps

Et dans les airs
S'élevant le vent
Tournés vers l'arrière

A contre moment
Mouvement rond
S'évite et se file

Cils chansons
Rythmes moments
Etaient d'avant

Dans les fiers
Du tout en haut
Au dessus des chapeaux

Mèches et longueurs
Comme la large
Largeur du cœur

Le feu l'a animé
L'eau l'a éteinte
Et l'eau et l'air

Virgule ridicule
Sur le ciel noirci
Par la pluie

La vague lui ressemble
Le ciel où s'élance
Le jeu de la flamme

Tout et tout animée
Vole flèche et charme
Tout est donné

La flamme de la flemme
N'existe de partout
Le cœur

C'est dans la passion
Que la virgule écrite
Disparaît

Sur le sable évite
De tomber l'allongée
De caresse

Dans la vague subite
Emportée par le temps
Et sera dès demain

Alors ici là le feu
Le rôdeur éparpillé
De la vie se pénètre

Et au levant le vent
Message sacrifié
Je suis abandonné

mercredi 30 juin 2010

POIS-TRAIT et POR-SON à Auxon






Dans le miroir
De l'insalubre plaine
De l'étang
Suspendu
Aux sommet des montagnes



Dans le profond
De la terre ferme
Remuée de végétaux
Sur la surface
De l'eau calme




S'agite et s'arrête
Danse aux rythmes lents
Aux miroitements
Du dessous de la vase
Là les poissons








Dans mon ventre
Miroitent les poissons
Les distendus pointus
En digestion gloutons
Et canaux de maux


C'est mon visage
Que je te retiens
Que je te croise
S'éparpille en regard
Les tous regardent


Portrait du profond
Du rond aux yeux carrés
Des enchevêtrés intérieurs
Du coeur aux écailles
Poissons de la vallée
Les portes du temps avec Anne (extrait)


(.../...)
Tous les instants
Sont des présents
Une courte seconde

Il n'était pas construit
Dans le doute et le désir
Avant de venir

Le chemin
Le fil du temps
Le petit présent

Perdu déjà
Puis un autre
Majuscule

Successif
Libellule
Minuscule
(.../...)

lundi 31 mai 2010


Jeté dans mes souvenirs
Les mots de l'année dernière
Par paire

Laissé courir l'année
En rêves lumineux
En instants heureux

Sirènes
Musiques
Perdre haleine

Recomposés de lune
Des Couleurs
De fleurs

Les visages charmants
Des gens qui passent
Et se dépassent

Aujourd'hui bruits
Tronçonneuse à bois
Aboie et galope

De branche en copeaux
De tronc en feuilles
Aux bras musclés

Et cet après-midi
Fumeroles de four
Où les brindilles crépitent

Sensiblement vent
Soleil pareil
Au miel

Les chaussures grosses
Écrasent les brins d'arbre
Et chargent les feux

Ce ne sont pas les maréchaux
Mais les bruits longs
Des forgerons

Clapent claquent
Les fers cerises
Dans les braises

Leurs tablier déplié
Sur leur rond ventru
De leurs bras forts

A côté
A pied
Regardent

Des barques de visiteurs
Viennent gonfler le leur
De bonheur


Sous le toit de bâche
A l'abri du soleil indiscret
Pinceau couleur

Sous les regards tard
Sous les gestes précis
Pinceaux et brosses

S'agitent en l'air
L'air libre devant
La toile

L'écriture s'étire
Aux crayons des lampions
Écrivains dans l'herbe

Roof c'est le mot
Le bas-fourneau
Fait du bas-roof