mercredi 31 octobre 2018


-Mme Bonnevie-
-mMmS-
-17/10/2018-

Chamot est un animal à fourrure
Son poil est Blanc pour quelques-uns
Son poil est Noir pour tous les autres
Mais lui il s’en fout Il a faim
Et comme les autres sont si nourris
Il guette Il reste là à regarder de près
Et Quand le silence de croquer les croquettes
Quand les volutes vapeurs le rejoignent
Il s’approche un peu Un peu plus peut-être
D’un autre côté le gros bidon surveille
Et de ses courses croustillantes de chez Bonnevie

De ses passages désintéressés devant chez Paul

De toutes les sortes de calimaçons gaufrés
Des trous en bosses de chez le parsemeur
C’est ainsi que gros bidon vendange
Assis sur son banc les yeux encore fermés
Et ce jour gros bidon a ouvert ses yeux
Il a vu le blanc et le noir de la boule de poil
Il a vu les petits yeux Et il a eu très fin
Il a déposé les nourritures là et là il a fermé les yeux

-19H28-


vendredi 28 septembre 2018



-Nowschad-
-14/09/2018-

Fenêtres
Côtés de la coursive
Végétales

L’œil sourires
Lèvres du mot silence
Du partage

Durable
La trace au centre
Des extérieurs

Jardin
Les verdures d’herbes
Et des nuages

Le encore soir
L’encre ne va pas sécher
S’y attendre
-19h16-


-Nowschad (suite)-
-14/09/2018-

Une tache
Se glisse dans ton visage
Hirondelle

Plus d’oiseau
Du tout au bout
Du pinceau

Des dents
Cachent dans l’écoute
Les mots venir

Traduction
Dans l’intradition
De la main

Je me relève
L’encre s’endort
Retrouvailles
-19h20-



-Nowschad (encore suite)-
-14/09/2018-

Pas à caprice
Celui de se jeter
Des bras

Passagers
L’acrobate se venge
Des équilibres

Pied à pierre
A la grasse jaunie
De noir

Fête à tête
S’assemblent les temps
Hier demain

Ça recommence
Aussi aujourd’hui
Et s’élancer
-19h24-



-Nowschad (fin)-
-14/09/2018-

Le chat dort
S’aplatit de nuages
Encouragé

Ses oreilles pointent
Des traces d’encre et d’eau
Sur son dos

Et le papier
Comme le chat
S’étale

Page des rêves
Du juste présenté
En entier

Alors le chat séché
Collé aux droits des murs
Comme un souvenir
-19h28-





-Montagne de Jack et Lucette-
-21/08/2018-

Tape Soleil
Sur les herbes pierres
Sous un arbre

Courrons
Filons notre regard
Aux vents des cimes

Capturons
Dans une sieste chaude
Les sommets nuageux

Les cailloux roulent
Sous les pas aux bâtons

De l’ivresse nature
Dans un repas en tranche
De la montagne
-13h26-


-Montagne de Jack et Lucette (aussi)-
-21/08/2018-


Souffle-nous
Les réponses du vent
Des pâturages

Quand se sonnent
Les cloches d’environ
De ces vaches

De ces chèvres
Parfumées aux feuilles
De l’arbre sec

Bruit d’avalanche
Tu nous parles d’avant
Jusqu’au moment

Bruit des oiseaux
Nuées dans les nuages
Et traverse les montagnes
-13h31-


-Chemin de Platé-
-21/08/2018-

Encore
Cinq cent lettres
En malitude

Avec des taloches
De murs et des fruits
De l’herbe

Un problème de
Couleur de mollitude
A pied

A la claque
L’insecte et le pas
Le papillon

Plus de blanc de l’été
La montagne noire à la face
De la falaise bleuse
-12h56-

lundi 27 août 2018



Venue de l'hydre
nue
vénus

-11h48-
-27/08/2018-

-La répétition à saxo – 
- 24/07/2018-

Pose tes mains
Entre deux silences la note
Pose tes pieds

Surdité et brillance
Sortent les relances affamées
Là je t'écoute

Comme en deux chants
La vibrante sort et après
Là je t'attends

Facilité du do
Le dos au mur l'instant
Là je te regarde

Hier tu as posé
Avec l'instrument doré
Et sa sirène

-20H17-




-Télé Saxo Phonique –
– 24/07/2018-


Aux pieds du cerisier de plus de fruits
Des routes d'herbes en boules pourries
Les queues déménagent les oiseaux
C'est par la fenêtre c'est encore dehors
Sur la chaise rougie de peindre
Sur un air de solidement relancée
La veste de l'oreille tient trop chaud
Le boyau de jour expire et rejaillit
Les cordons du vouloir se séparent
Et se croisent la clef sur le plancher
Sur les longues plantes des murs durs
Et en une note trop mal posée à nu
Une partie d'un long morceau de fruit
Une articulation identique à la branche
Elle s'éprend Elle s'étend et elle s'épanche
Une vraie crainte de la nourriture
Une corniche le long des casques-crâne
Des tordus-ventrus des mollis-croupis
Et ça recommence toujours toujours pareil
A la lune partie toute la journée au lit
Et je réveille la cascade de tes saxo notes

-20H41-




-07/08/2018-

Regarde
Écarquille la seconde
Contemple

Princesse
Solaire gazelle
Lire sourire

L'allongée fleur
S'adonne à la minute
De rêverie

A la mollesse
De laisser couler l'eau
Et son mirage

Entre les herbes
Reflets des songes
Toute mue

-11H12-


-07/08/2018-

Landscape
Partition des herbes
Et du temps

Par la terre
Sécheresse du vent
Volatil

Air d'été
Tape grille craque
Sur ma peau

L'oiseau
Posé sur le moment
L'écoute

Le fruit de l'eau
Et le courant
Du rêve


-11H05-


mardi 31 juillet 2018



-Vais-je l’ai-
-mMmS-

J’ai su
Sûrement à l’avance
L’arrière

Vie de fille sage
Uniquement personne
Fille de visage

Là personne
S’adonne à regarder
Et abandonner

J’ai je t’ai jeter
Les clefs immensurables
Des tympans

Musique de Pierre
Sir la toile à toi
Envisagée


-17H26-



 -Merci Paul –
 – 31/07/2018-

L'instant de la bascule longue
Au début se débat le calme l'eau
Prendre sur la route le projet
Le trajet volumineux du sourire
Laisse aux langues tirer la ficelle
Celle de ne pouvoir que connaître
La moitié vivante de l'idée de l'esprit
Du lendemain encore possible facile
Permettez moi de vous présenter Paul
Tous ceux qui ont à dire ce qu'il y a
A dire le vrai du monde de la famille
De facile à écouter à prononcer et là
Assis enfin de l'après-midi aussi chaud
Aussi voyage encore à refaire à défaire
A étinceler à écarteler de joyeux
Pieux autour des jardins et ces arbres
Oui ma belle tu te souviens de Paul
Un jeune homme à l'ancienne et neuf
Peut-être à trois ans ou quatre vingt un
-17H37-




-Lisa est là et Mathilde dit-
-31/07/2018-

Et lis Lisa là
A califourchon sur son demain
A repousser la nuit

Et dis Matilde aussi
Aux deux bouts l’œil tête
A écouter toujours le jour

Et qui se ramènent
L’une et l’autre mordues
A l’Abel l’histoire

Ronde de poser
Sa main de toile de jute
Rouge de l’oser

Votre maman vit
Un recommencement moment
De vraititude

-17h44-






Image à futur
Seras ce qui adviendra
Chaque qui dure
-17H54-
-mMmS-
-31/07/2018-




Pas un cerisier
Du vent devant du vent
Et l'oiseau
-17H09-




Sur la rive
Fleurs en éventail
Pied au vent
-17H12-




Le pays
Solitude jusqu'au ciel
Se détourne
-17H13-





 L'eau l'autre
Z' herbes assez d'arbre
L'hôte
-17H11-


vendredi 29 juin 2018

-Le péché capiteux-
-mMmS-22/06/2018-

Comme un torrent Debout A l'ombre
Des pêchers en fleur en pluie en pleurs
Comme une faim d'orage et de fruits
Des rivières étincellées et desséchées
Se jettent en courage là où elles pleuvent
Dans les rondeurs osées par les eaux
Comme une source vitale et large
Dans les mondes arrondis des plaisirs
Dans les hanches à plaines visibles
Comme une ligne croisée de l'horizon
Comme l'étoffe blanche de tes dentelles
Comme si à genoux tu tenais encore debout
De boue il n'y en a point je crois
Des galets recouvrent le soleil du sol
Des pots de terre il n'y en a qu'un seul
C'est mon corps mon compagnon de croûte
Mes mains voudraient se reprocher
D'avoir de te voir de poser sur ton corps
La rencontre sans le hasard de se connaître
De se regarder las accroupis ensevelis
Des souvenirs de la joie de se pousser les mains
Et de toujours libérer les eaux usées du plaisir
-12H09-

Au milieu des champs
Deux arbres ne se regardent plus
Un orage entre eux
-12H38-
Siffle non l'alouette
Mais le vent du commencement
Et les grandes herbes
-12H37-