jeudi 27 mars 2025


-De ruine Renaissance-

-mWm-

-26/03/2025-



En ruine C’était certain

Il fallait réunir les fonds

Crever Dans les pierres sales

Et bâtir Et rebâtir Alors

Je le cherchais partout Où

Je voyais les plans nouveaux


Au bout du chemin crevé

Et je le trouve enfin Le lien

Entre mes incertaines convictions

Et l’avenir La Renaissance

Les cartes avaient parlé

Il fallait tout construire


Ces gens du pays Des solides

A peine assoifés Comme chameau

Avec une langue Des vieilles rues

Les bras costauds Et leur chapeau

Avec des scies Et des maillets

Sans la peur De tout redire


-18h36-



Ensuite Pour ma part

Le gagnerai A être présenté

Je m’appelle Jack le ventru

Je suis géomètre de ma pensée

Je plonge dans les sols barbares

Pour préparer les hauts moellons


J’ai apporté Ma table à tracer

J’ai rencontré mes sosies

Le Jean L’évêque Le plaisantin

Le marcel Au maillot chaud

Le tour du monde Et ses sabots

Et le courage De vie entière


Vous souvenez-vous de l’instant

De chêne ancien Et du feu

Des outils de pierre et de fer

Des discussions rondes

Et pourquoi pas Les fables

Les crevettes De bord de fête


-18h42-



Voici ce qui advient Ici

Des portiques En plein cintre

Des murs nourris de banquettes

Des sculptures Qui se frisent

Les voûtes A l’ombre du doute

Et les peintures Bien hauts les yeux


Savez-vous ce qui est arrivé

La rencontre De païens A prêtre

La décision Si dure à tendre

A échanger Les sacrés usés

Et la nouvelle Des solutions

Ecoutons-nous La réunion


Aujourd’hui il ne reste rien

Ni les soldats Ni les vauriens

Ni les habits qui font le moine

Mais les visite de belles pierres

De jeunes sourires d’admiration

Jamais les pierres A l’abandon


-18h46-




-Juliette l’hirondelle-

-mWm-

-26/03/2025-



Juliette était une jeune hirondelle

Elle vivait Se croyait ruisseau

Une rivière en avait marre

De vivre sous les ponts

De plonger Comme le poisson

Du mois d’été Au mois d’avril


Son nid était De vieilles feuilles

Ecrites de contes Assez ronds

De refléter le soleil Puis la lune

Et les plumes de son sommeil

Dans les œufs Elle avait frisson

Sans de la honte Au bienheureux


Et quelques pêcheurs A la ligne

Essayaient de la perdre Au loin

Au besoin Des songes charmants

Voir Dans l’eau Et le ciel

Piocher l’hameçon et le ver

Elle décida de sortir De son nid


-19h07-



Juliette vit naître Hélène

De Troie De quatre directions

De se voir passer un savon

De mal nourrir A tire d’aile

Quand elle repartira Zéro

Vers les Amériques fidèles


Mathieu criait Avait un creux

Et le bec haut Et malheureux

D’attendre plus D’être usé

D’être plus petit que le reste

Que les miettes De ver ventru

Ce n’est pas Jack Je suis ému


Les pêcheurs l’ont attrapée

Et dans leurs geôle Terminée

A beau crier S’égosiller

Ni Mathieu Ni même Etaient prêts

Se sont jeter Dans le vide épais

Et sont partis Pour la journée


-19h13-



Miettes de chanson

Vilaine ficelle

La patte attachée

Les ailes brisées

Ce qui est chanté



Reste de chanson

Pardon chansonnette

A perdu le son

Le refrain en miette

Ce qui est dansé



Chanson d’hirondelle

A tout abandonner

A tout romancer

Du pont A la rivière

Celle qui a coulé


-19h17-



 

vendredi 28 février 2025


 


-La flute-

-mWm-

-03/02/2025-



Il guidait

Avec son jeu de flute

La bestiole


L’entrainait

Dans les buissons ronds

De la colline


Courant

Aux travers les senteurs

Des villages


Envahissant

Les sourires goguenards

Des habitants


Peureux

Les villageois s’écartaient

La bestiole

-15h05-


Sur ses trois pattes

Cartilages et viandes usées

Les aboiements


Ses deux yeux

Renfrognés Creusaient

Les mauvaises attentions


Sa belle gueule

Sa pluie de sale salive

Les aboiements


Elle allait

En se retournant souvent

Et la musique


Et la musique

Vacillait Dans les toits

Le joueur de flute

-15h08-


Coïncidences

La suite du vent tournait

La belle danseuse


La cadence

Et ils applaudissaient

En riant


Retournement

Elle aurait voulu

Le suivre


Contournement

Sans le quitter des yeux

Et la bestiole


La jolie danseuse

Le sourire de villageoise

La flute de pan

-15h12-



Avec ses doigts

Il épousait le vent

A contretemps


Avec ses sabots

Il tapait du grelot

A plein dos


Il chantait

Parfois ses souvenirs

D’avenir


Parfois

Il guidait ses regrets

Et dansait


Il l’avait vu

Elle courait dans la rue

A contre ut

-15h21-



-Et la bestiole-

-mWm-

-03/02/2025-



Il quittait

Avec sa belle flute

La belle


L’aurait entrainée

Avec ses bras de flute

Et ses yeux brillants


Mais la bestiole

Déjà partir plus loin

Aboiement


Les dents serrées

L’équilibre de courir

En arrière


Sûrement

Tous auraient suivi

La belle danseuse

-15h14-


A trois pattes

Avec se canne légère

Et son bras de flute


Ses deux yeux

Coulant de partir

La colline


Le village

Le silence allait revenir

Le souvenir


Elle allait

Du pain Du gâteau

Chercher


Et la musique

Comme un doux sifflement

N’attends pas

-15h17-


Courageuses

Les soirées A peine arrivé

Le sentier


Volubile

La nuit se tortillait

De nuage


Et ses trois

La belle Le joueur

Et la bestiole


Assis

Le pain dans le sourire

Et la lune


Le loup

La bestiole guettait

Dans la musique

-15h19-



La nuit vieille

La bras de la belle flute

Et la voix


Le chant

De la ronde de danseuse

Partageait


Le gâteau

Le paysage au village

Et le rire


Et le ronflement

De la bestiole folle

Elle guettait


Et de rêve

Pas d’agneau Pas de mouton

Des chansons

-15h17-




-Eloge à la folie-

-mWm-

-09/02/2025-



Eloge de la jolie

J’arriverai à sombrer

A tomber


Mon esprit

A replier De mon ventre

La tentation


De comprendre

Rien n’est beau Tout est haut

A l’affini


A l’encombrant

De porter ma tête piégée

Par mes idées


Sans aucun doute

La route volubile et libre

Me délivre

-23h25-


De la ramollie

De pencher Sur mon visage

La tenture


Le rideau

De mes idées rabot

A dévoiler


A violer

La tendresse de ma faiblesse

En carnaval


A piocher

Dans le haut de mon ciel

Brioché


L’assurance

De la raison endiablée

De ma folie

-23h29-

 



-Du flou-

-mWm-

-09/02/2025-



Aux prix

Du poisson A l’hameçon

Au hasard


A douleur

D’atteindre le vieux sonneur

De mes rêves


Aux rouleurs

Aux chemins vagabonds

Aux vendeurs


Rien n’est impossible

Peut-être l’être aussi

La folie


A mes genoux

Le retard a plus de croire

Eloge du flou

-23h33-



Dans les mains

Les maintiens des gouttes de vie

Aux réussis


Au coupable

De laisser couler l’eau

De mes doigts


D’entendre

Plus de là Plus de là-bas

L’assemblage


Le passage

Entre l’évanoui et le soumis

A la vérité


Ne plus savoir

Le réel a tendu son besoin

Un flou de loin

-23h37-




-Volcan-

-mWm-

-12/02/2025-


Le volcan est éteint

La pierre tombe mal

Ecritures


Poches cernées

Sous les yeux du déplacé

Etreintes


Mains fragiles

Gelées sous la droiture

Se l’explication


A ne rien comprendre

A user les cris Et les échos

Je vandalise


Je rumine

Les restes du monde bleu

Des nuages

-19h01-


Le volcan enfumé

Des orages de la pensée

Expédié


Des horreurs

Passant de l’habitude

Aux surprises


Bien que non

Je ne vois rien Je ne veux rien

Je sacrilège


Courir pourtant Courir

Arracher au demain Toujours

La paix si désirée


Si la pierre

Projetée Il y a tant d’années

Du volcan éteint

-19h06-




-Eteint et-

-mWm-

-12/02/2025-



Le volcan est éteint

Le rouge et le retord

De mes artères


Il souffle loin

Le bruit du battement

De mes dents


La courbe

Plein du dos du robot

Dans son sourire


La réponse

Empiète et nous renonce

Si folie


De l’humain

De la rose des plages

Du chagrin

-19h10-



Et le volcan d’airain

De réchauffer les sueurs

Fatiguées


Les courses

Dans les magasins d’infortunes

Dans les dunes


Les pièges

De raviver De rêves

Aux désastres


T’ai-je perdue

De la paix A sa couleur

Ventrue


Faire naître

Les batailles Dans la paille

Du volcan éteint

-19h14-




 

-volcan des silences-

-mWm-

-12/02/2025-



Le volcan s’est éteint

Il n’a pas égoutté les silences

Qui nous railleraient


Qui écailleraient

Les envies d’applaudir

Les soupirs


N’a pas

Seulement sans médire

Aux combats


Simplement

L’anéantissement du tendre

De la main


Et l’artifice

De corriger l’inexpliqué

Mais piétiné

-19h18-


Dans mes désirs

N’a rien à redire

Entiers


Encombrés

Je resterais couché

Patient


En attendant

En laissant circuler

Sur la falaise


Les rêves calibrés

Les mots bien clairsemés

De sa sagesse


Vivre ou courir

Cracher les mains fusées

Sur le volcan éteint

-19h23-




 

-Plombs du volcan-

-mWm-

-12/02/2025-



Le volcan est éteint

Je renâcle Atout suivre

A poursuivre


Je maintiens

Qu’il n’y a pas de vin

A l’ignorance


Pas de soin

Pour cataloguer les vérités

En largesse


Pas de poings

A lever le gâteau beau

Dans le feu


L’action

Se termine en cartilages

Ecrasés

-19h27-



Le volcan est tombé

Ma parole plombée de mal

Gré Bon gré


Aggravée

La sortie est coup de fusil

Intrépide


La bêtise

A enflammer Qu’on se dise

La faiblesse


L’acropole

Garde le sentier Pour arriver

Aux monts entiers


Je n’en ai plus

De déballe Et de plomb

Pour volcan éteint

-19h31-





-Le volcan de tes erreurs-

-mWm-

-12/02/2025-



Le volcan éteint

Parle de tes erreurs

Aux labeurs


Aux fureurs

De devenir sans sourires

Gagneur


Entrepreneur

Entrave de mes suaves

Rivages


Et le reflux

Et l’intention évanouie

A marée basse


Et l’arcane

A entamer les secrets

Des laves éteintes

-19h37-


Des larmes

Des décoctions mensonges

Des proportions


Des couleurs prises

Au feu Et à la belle grise

Sur les côtes


La faute

La misère de dispenser

Le regret


Je n’avance plus

Je retourne le plat de la rue

Dans la fuite


Sans combattre

Vais-je accepter la nuit

Des volcans éteints

-19h42-




-Fumée de volcan-

-mWm-

-12/02/2025-



En fumée Le volcan

Embarqué vers le vent

Tous attendent


Personne

La lave vrombira

Se jettera


Les aboiements

La peur de la grande colère

Le consentement


De la passion

Les restes sur les maisons

Acceptation


De la passion

Devenir Du chaud au froid

Le volcan éteint

-21h52-



Noire d’enfumée

La page du village plie

Sous la crise


Les valises

S’arrondissent d’affreux

Malheureux


Les départs

Prennent d’autres regards

A l’écart


Et le vent flamme

Drame d’incertitude

Et de brumes


Les autres restes

Les résistants des temps

Du volcan éteint

-21h56-





-Volcan fumée-

-mWm-

-12/02/2025-



Volcan fumée

Et crevasse de carcasse

Embrumé


La vile joie

Comme arrogante vilainie

De la vie


Communes

Les caduques semailles

De taille


De pierres cassées

De chevauchées étranglées

Sur les toits


Brises de grises

De volutes disparues et nues

Du volcan usé

-22h01-


Embellie livide

Les étranges changent

A quand


A l’heure

J’atteints les bords brulants

Latents


Les cerises

Couleur feu de très vieux

D’étincelles


De ridelles

Pour sauver la nappe

Du monde


Toutes tombent

Et la pierre à un temps

Du volcan fumée

-22h06-




-Volcan nu-

-mWm-

-12/02/2025-



Volcan enrhumé

Mon mouchoir en hachoir

De l’île dessert


Potion attention

Mes sacoches sur le pôle

Du berger


Sur le drôle

Ma chemise gigote de vie

Toute perdue


La remise

Empreinte de tant d’années

M’est damnée


Et la crème

Nourrie de la haine

Du volcan fumée

-22h12-



Le volcan tousse

La route Dans la boue

De mousse


Direction de

Sûrement le cierge Patente

De tous les droits


Au plus loin

Sémaphore estomaqué

De lumière


Avec sa route

Avec l’endurance cristallisée

De l’endiablé


Perdre la vue

Ne plus te voir Au bout des rues

Vers le volcan nus

-22h16-






-Volcan en chemin-

-mWm-

-12/02/2025-



Le volcan en chemin

Etait-il plus vieux que la nuit

Nous détruit


Plus monstrueux

Que l’heureuse visite

Du possible


Des anges doux

Dans les remous articulés

A satiété


Des crânes-boue

Des incarnés de refusés

De passagers


De quoi dire

Et trouver dans les livres

Le volcan vive

-22h22-


Le volcan honteux

De ne boire l’eau de mer

Et le jour


Dans la vague

Eructant de son déguisement

De paix


De vrai

Et d’imbéciles anecdotes

D’un trait


Comment fuir

De la peur insatisfaite

Dans la conquête


La terre gagne

Avec la foi Avec le drame

Du volcan en chemin

-22h26-