lundi 4 janvier 2021



-Coulée des airs-

-mNIm-

-30/31/10/2020-


Courir je n’ai plus rien à déverser sur mes horribles pots

Habillé de ruines d’un autre printemps Cassettes Feurs des champs

Tu m’as regardé m’enfouir de rentes et de sacrilèges trop légers

Et de la légère tétée ventrue Enracinée à l’acrobate d’une pensée

Mais bien Laquelle Une flute le long d’un chemin Une casserole

Tu as tenté de parfumer les pierres Le long de la truite à la musique

Tu as aussi le désir de plonger Des landes de marche à pied

Des connivences hasardeuses aussi solides que les étoiles perdues

Tu es l’autre Toute prête de moi M’aider Me tendre les paupières

Si la bonbance Et si le cramoisi de mon sang S’évaporer le sale

Tu avais ton sac de main et de deux pieds Un pouce levé très haut

J’étais cet autre Que la flaque d’eau repousse Dans les herbes fausses


-02h25-





-Vers d’autres aujourd’hui-

-mNIm-

-30/31/10/2020-


Je savais bien que je n’avais rien à pire Le carton de ma valise

Une chemise sur le dossier A t’offrir un rendez-vous ballant

Je savais marcher en gros Comme l’Archibald de mes légumes

De mes propres poireaux Entre deux salades Prononcées en volute

De qui d’autre je saurais parler d’autre que les autres habitants

Mes esprits quittent le rôle alambiqué Que je donnerais des raides

Un autre étirement vers la parole Murs et repentis se décollent

Une pleurote sans son chapeau Les troncs des grands centenaires

Une vie à faner les redondances Pour se donner bonne confiance

C’était ma valise Le miroir est cassé Mais ma main te tient encore

Tu seras mon autre encombrement Dans mon sourire Dans mes soupirs

Et mon amour Ecoute la pluie revenir d’un autre paysage

C’est sans doute le mots doux Que se glisser dans bien d’autres oreilles


-02h36-




 


-Ta lumière-

-mNIm-

-31/10/01/11/2020-


L’ampoule Promenade au fil du temps Cela recommence l’aveugle

Les carreaux de faïence La place de la porcelaine j’ai la haine

La cour arrière donne de l’ombre à la grande fenêtre cassée Rideau

La place des lunettes change tous les jours Bien loin du monastère

Sur l’évier Le triste sort de la fourchette Tordue Pas de repas Frugale

Juste une tromperie sur la position du lit Sous le vasistas caché

Juste sous le crane Une enveloppe de vingt billets des jeux d’enfants

Où va partir la lueur Dans la course électrique Sur le mobilier en jeun

Personne n’est rentré ce soir Le verrou est resté ouvert Jusqu’au polochon

Des vêtements de la noble vieillesse Aussi raccourcis que le dos courbé

Des papiers peints Comme des titres de journaux Des mots si lourds

J’ai attendu que tu me reviennes Et j’ai trouvé le sol gelée les plats cassés

Je me suis les paumes Les doigts Les poignets attachés au bracelet de notre amour


-00h08-


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire