mardi 28 juillet 2026

 


-Déménagement-

-mWm-

-06/07/2026-


En chantant


Chapeau A tête bronzée A jeter en l’air

Eclat de dire A allonger les pieds

A l’aise Mais le feu Pour la nuit


Ressemble

Encore

A un canard


Sonore Pour la nuit Surement d’avant

Encore Surement l’été là Mais où le si

Le lance silence En fredonnant le vent


Peu à peu

En dépassant

Sonore

Déborde

Et le mélange


-18h16-



Histoire


Des amis Pendant l’hiver Je crois

Avec les pieds En éventail Le vent

Et le sourire De regarder L’hiver en été


Histoire

De chance

Et le nuit


Tout le monde voulait dormir Soupir

Tout le monde racontait Sa dernière

L’histoire du souvenir De l’objet


Sentiment

Bois brun

Métal noir

Sauf l’éclat

Sur le zinc


-18h26-



-Déménagement-

-mWm-

-06/07/2026-


Dans la sieste


Il y avait Des objets En voûtant

En penchant le dos Rond de la pelle

Et des autres Allongés Assoupir Guérir


Ronflement

Senteurs

Bonheurs


Ils étaient nombreux Les bonheurs passés

Ils rassemblaient Les puissants éclats

Comme les ébats de rire S’endormir


Le lait chaud

Le café moulu

Et le pli serré

Chemise défaite

Et le réveil


-18h29-



A réveil


Le matin avait rejoint Le tintamarre

Des tasses fumaient Le frais soupir

Des tartines Sorties des pestes Cartons


Nous aussi

Nous arrivons

En camion


Mais les voisins Etaient des amis

Nous avons donné Dans les plumes

A écrire Une dernière fois Le passé


Le dépassé

Le reste des meubles

A peine blessés

Là allongés

Aussi la nuit


-18h32-




-Déménagement-

-mWm-

-06/07/2026-


En chantant


Nous avions perdu La nouvelle clé

Nous avons cassé La porte usée

Nous avons franchi La vive nuit


Les volets

Rouillés

Et verts


Et là Le plaisir De tout découvrir

Un moulin à papier Avec son grain

Un fer Que tu repasses Aux plis


Chemise

Savate

La tasse

La nuit

Toute finie


-18h35-



Histoire


Les amis auraient Tout voulu Notre maison

Avec des lardes de lumière Fraîche

Et ses sols Brillants Et chauds D’hiver


Moulin

De beau

Et de lait


Nous buvions Ensemble Notre sympathie

Nous éclations les rêves En réalité

Nous avons sifflé Tout le soleil


L’odeur

Les vapeurs

Les senteurs

Des fleurs

J’adore


-18h38-



-Déménagement-mWm-06/07/2026-


Dans la sienne


Le sommeil n’est pas venu Hélas

Le chant de mes veilles et douces sirènes

Le lendemain Continué Hors des rêves


Grain

Noir

Venu de loin


Dans le printemps qui arrivera

Dans l’herbe fine Qui emportera

Allongé Les pieds à l’aise Fournaise


Non Genoux

Fraîcheur

A la lenteur

Des yeux

Se ferment


-18h41-



Au réveil


Sans doute Nous souviendrons nous

De la pluie Des larmes De bonheur

Les meubles Et tous les fous ustensiles


En gros fer

A repasser

Les plis d’hiver


Aller chercher le lait De la timbale

Aller brunir Nos têtes Ensoleillées

Et tourner Les manivelles Des plaisirs


L’amie

Tu peux

Ton regard

Te trouvera

Ailleurs


-18h44-



-Déménagement-

-mWm-

-06/07/2026-


Au matin


Je n’aurais Jamais du faire Ce métier-là

Vider Remplir Transvaser Porter

Transporter les derniers silences Habités


Cartons

Couvertures

Ordures


Les sacs se vidaient Dans l’autre

Dans la remorque A laisser là

A défaire les armoires Lourdes et lourdes


Chemisiers

Bien pliés

Jupes

De plumes

Et ses mites


-19h04-



Ce métier


Pour l’amie Qui s’en est allée La nuit

Avec un reste Des soupirs Du début

La porte fermée Cassée Usée Réparée


Le moulin

A son fer

Et son bidon


Avec tous ces objets A la vie Début

Avec les tons Et les teintes De vieillesse

Avec les restes De la vie De sa grand-mère


Pierre

Sable

Soleil

Amitiés

A l’arrivée


-19h07-




-Déménagement-

-mWm-

-06/07/2026-


A l’aise


Elle nous disait Tout ceci Par ici

Elle croyait Que le parfum neuf

Les fenêtres Plus ouvertes et coquettes


Le vent

Le sifflement

L’aurore


Et la nuit avait été longue et courte

Et les amis Ne s’étaient pas enfuis

Et la visite A la chandelle Bien tenue


Surement

Certainement

Evidemment

Et comment

Par ici Madame


-19h10-



La semaine


Se lançait Vers les vieux soupirs emportés

Vers des directions De la nouvelle maison

Vers l’espoir De tous Les nouveaux départs


Avec les restes

Les vieux bois

Les brous de noix


La journée Avec ses cartons d’écriture

Tout ne tiendra pas Vous êtes sûrs

Tout se prendra Pour l’indispensable


Le fer à bras

Le feu nettoie

Le jour L’éclat

Et le résultat

Il en restera


-19h13-



-Déménagement-

-mWm-

-06/07/2026-


Le mois dernier


Je me suis sauvé le dos En embardée

Les muscles portés Comme des ressorts

Et les remords De n’être que la ruse


Emporter

Valises

Camion


Je me suis arrangé Pour guider les jeunes

Pour trouver Les bonnes routes Aux abois

Pour vagabonder Hors de l’escalier


Conseils

Sommeil

Sortir

Entrer

Porter


-19h17-



La nuit


Nous avons repris la route De la maison

De notre vieil appartement D’antan

Il ne reste rien Sauf Peut-être Le temps


Les lèvres

Sont entiers

En cartons


Les mensonges Tout tiendra Ne tient pas

Les vérités Nous y sommes arrivés

Et les ennuis La porte qui nous claque


La seconde

Le remerciement

A la vie d’avant

Quitter le noir

Pour l’espoir


-19h20-



-Déménagement-

-mWm-

-06/07/2026-


L’avis d’un arbre


Une peau de pamplemousse S’usait

Un fromage de chèvre Parfumait

Une mousse de champignons Bronzait


La source

L’envol

Le camion


L’arbre a porté Toutes les lumières

Tous les courages De tant grandir

Et d’être maison D’oiseau D’écureuil


D’être

Un hêtre

Un chêne

Sans sa chaine

Heureux


-19h42-



Que penses-tu


Tu craques Avec les pieds Au vent

Tu faiblis Aux bruits de l’orage

Tu sors de la cage En pépin de pamplemousse


Une housse

Sur le fauteuil

Un recueil


Tu laisses pousser Printemps Eté Entier

Tes feuilles Où j’ai écrit tes nervures

Des dessins Où les mots Me tiennent


Carton

De bois

De fer

La racine

Se devine


-19h46-





-Déménagement-

-mWm-

-06/07/2026-


La vie de l’arbre


Entre les branches Gravir de rire

Chanter Les pieds à l’aise Ornière

Et dans la cime Ronfler Ronfler


Bronchiole

Respiration

Chignole


Ce matin Il a été Emporté Couper

Branche après branche Les feuilles

J’ai décrit Ta folle histoire du soir


Le café

Le lait

Le défaire

Le bâtir

Le partir


-19h49-



Fenêtre


En ouvrant la fenêtre Ils t’ont aperçu

Elle était folle Avait bu Etait nue

Et son rire avait vidé L’instant


Pas lui

Celui-là

N’est plus petit


Et entre deux cartons Une chanson

Un ordre Monter Descendre Le hêtre

Le mal-être de ses souvenirs En camion


Reste

Fait

La fin

Montre la vie

L’aise de la nuit


-19h52-


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