mercredi 9 mars 2022

-Laissé les autres-mNIm-16/02/2022-


La montagne

J’avais cueilli une fleur

Laissé les autres


Les violettes

Comme une chanson

Faire la fête


Les toutes blanches

Aussi pures que mes incertitudes

En avalanche


Les hautes herbes

Touchaient le ciel

En cavale


A genoux

J’aurais levé la tête

Où êtes-vous


-18h52-



-Quand elles passent-mNIm-16/02/2022-


Et la plaine

A pas de hautes godasses

Quand elles passent


Les lignes d’horizon

Les fronts des arbres velus

En garnison


A regarder le ciel

Je ne connaissais le rien

Que de rêves


Je m’étais plomb

Une garniture des champs

A tout confondre


Tout à plat

Le peu de ventre à terre

Marcher heureux


-18h57-



-L’envie candeur-mNIm-16/02/2022-


Cabriole de farandole

Etais bonheur rougi

C’était l’envie candeur


Eclaircie en fuite

Les nuées d’éloignement

Différence accélérée

A pied Toujours plus vite

A ma main d’étonnement

Lancinance En tas éteints

Comme le feu de la garrigue


Là perdu Sur le chemin

Violence des multiples routes

Entre les rus Dès le matin

Du doute Quand tu devances

Du bout de marcher si bien


-19h06-



-Lessiver mes préjugés-mNIm-16/02/2022-


Extinction Colimaçon

Monter à la toute côte

Atteindre l’avant beauté

La botte vissée de tomber

A la façon La bonne action


J’aurai tant voulu avoir

La parole claire Le pouce entier

Et de porter les paraboles


Suis arrivé Entamé

A ne plus savoir De taire

De renoncer à y croire

A pierre A bois A de trop

De lessiver mes préjugés

Mes portes d’assez arrimées

Dont je ne connaissais rien


-19h15-



-De tout de rien-mNIm-16/02/2022-


Là-bas Une fois entrée

Une deuxième de mes sorties

Des chambres De mes retards


Plastique Le sac percé

Y ai mis mes mains dedans

Pour l’orage de la pluie


La fenêtre horriblement

Dégoulinait de mes secrets

Tout ce qui m’avait existé


Pas les volets Les paupières

Pas les distances Déblatèrent

Sur le sujet de tout de rien


Et correspondances hâlées

Esprit de cour Dans le jardin

Aurais cueilli la rose en chemin


-19h23-



-Souvenirs à détour-mNIm-16/02/2022-


Salopette demi-nue

Les pieds mous sur de la pierre

Et de l’œil abandonné


Et devant la cheminée

La forêt craque de la terre

Et la flamme en élancée


La croûte juste cassée

La souche chante salutaire

La chaleur enrubannée


J’avais posté mon néant

Sur le fauteuil de se suivre

Sur la construction du tant


Tant de place à rebours

Tant de souvenirs à détour

Et temps de pluie desséché


-19h30-



-Eternité quotidienne-mNIm-16/02/2022-


Chronique suspendue à vue

A supplice A y voir A rue

A piétiner devant la porte

Continent de molle morte

Compliments désenjambés


Y as-tu vu ma raison

Y croiseras-tu commencement

Le sourire de ma défaite


J’ai tout perdu Tout revu

Les pensées faites de dentelle

De trous de moches et de partout

Des pièges à foi A toutes celles

A éventrer la place du vent

Comme éternité quotidienne

Mes réflexions me reviennent


-19h40-



-Les tintements-mNIm-16/02/2022-


Et quotidiennement

Assise la projection des mots

Des sortes de trop salaud

Se déplacent les tintements

Pour trouver ce qu’il me faut


Aussi dansent les noires

Les idées envahissantes

A persister dans la lumière


Aussitôt faribole

Avais planché Etais montée

Et partager des caboches

Des fesses les galopées

Avais penché Etais tombée

Dans la profondeur de la pierre

Une sculpture de la mature


-19h48-



-Ni la frousse-mNIm-16/02/2022-


Portillons fermés

Passons par-dessus tout

Ni la roue


Positions tremblées

Enfourchons nos doutes

Pour mieux exister


Ni la soute

Où se plaisent les mouches

De la mémoire


Ni la frousse

Pleine de fausse sagesse

Tu me délaisses


Naturellement

Je ne sais presque rien faire

Avant ce moment


-19h53-



-Trouvé le ton-mNIm-16/02/2022-


Ce temps jonché

Sur le chant de la sévérité

Que te prends


Ce que l’on voit

Les mensonges en bout de bois

Que l’on brûle


Ces circonstances

Ramollies par de la folie

D’entendre le trait


Aussi frais

Même aussi nouveauté

La parole désargentée


Trouvé le ton

Le mot juteux de vérité

Dans le doute du doute


-19h58-



-Pour te vêtir-mNIm-16/02/2022-


J’ai traversé A la tête

Entre cailloux et nuages

Les places fortes de mes rêves

Comme envahisseur de moi-même

A jeter A cloche-pied La mer

Hors des limites de mon être


Les virages de la santé

Portent les lendemains d’ailleurs

Les voilures dans les vaisseaux

Les contrepoids sans mériter

De la croûte De la vérité

Pour encore espérer ce soir


Ecoute le meilleur de ta voix

Embarque sur le navire du doute

Pour te vêtir de ce qui t’est vrai


-21h39-




 

mardi 15 février 2022

-Modèle-mNIm-07/02/2022-

Cela n’est pas un modèle du genre C’est une erreur

Le courrier ne lui était pas adressé Une fausse direction

Un personnage Pas de la rue Même pas du village

Lorsqu’il eut achevé son discours Le facteur partit

Et marmonnant Le colis à la main Un peu exaspéré

Effectivement Le colis n’est pas pour le président de l’asso

Le président disparut Et à son tour De marmonner

Personne n’est content Tout le monde De piaffer De râler

Le printemps revenu Les humeurs ressemblent au tonnerre

Et il suffisait Que ça leur coûte Pour que la colère

-15h09-

-Colis-mNIm-07/02/2022-

Le colis ne contenait pas une bombe C’est l’évident

Mais ce que personne ne savait C’est son histoire

Un livre Un beau roman De la plus belle écriture

Une sorte de mélange Entre une enquête et une aventure

Le héro portait un colis dans ses bras Du lourd

La collection de tous les romans De Balzac et de Zola

Mais il manquait un tome Est-ce un hasard

Il manquait L’œuvre Ecrite sur l’histoire d’un peintre

Alors Comme disait Italo Une histoire dans une histoire

-15h14- 



-De la nuit-mNIm-07/02/2022-

Le facteur chance

Une fois rentré chez lui

Pris un livre


Ça commençait

C’est arrivé des fois

Et il lu


Le président parlait

Il De son éloquence

Etait si fier


Le discours

Plein de belles histoires

Sans suite sans fin


Et la lumière

Le président avait disparu

S’éteignit

-15h17-




-Le facteur livre-mNIm-07/02/2022-

Le facteur reposa le livre Dans la bibliothèque grise

Un autre livre Une autre livre S’il fallait continuer

Un roman inhabituel Pour cette autrice Et comment

Comment commence le livre Sur le haut de l’Everest

Ce n’est pas un voyage Ni même pour l’aventure

Un récif Au milieu de la mère de froid et de neige

Des gants Des gants dans les gants Le trop froid

Les pieds s’enfoncent S’enfonce S’enfonce dans le récit

Les fleurs dans le jardin Allait-elle attendre la fin de l’hiver

-15h36-

-A sac-mNIm-07/02/2022-

Partis à trois Comme si le froid disparaissait Ensemble

La neige Si laide Quand est restée Là écrasée Piétinée

Le poids de la question de chaque jour Qu’allons-nous trouver

Peut-être moins de solitude A lire des rencontres

Peut-être la soupe fraiche A nous chauffer le cœur

Surement Un instant d’arrêt Il faut repartir Allons

Mais il n’avait pas encore ouvert La première page

Le livre Dans son sac à dos Si fin le livre Pour vous dire

Il l’avait emporté Pourtant il ne le lirait qu’au retour

Le livre lu dans l’enfance Où était écrit un titre Comme les glaçons de pierre

-15h42-





-Rira bien-mNIm-07/02/2022-

Il était béat Après le mot de la fin Le livre d’enfant

Il n’avait pas lu La quatrième de couverture Là

Il aurait voulu s’en passer Mais pour comprendre

Rira bien qui rira le dernier Il était plus qu’obstiné

Il réfléchit à la belle phrase Ce si beau proverbe

Il l’avait lu ailleurs Dans sa bibliothèque grise

Il prit un autre tome Une autre couverture Rira bien

Il le jeta Comme le facteur jette la carte Dans le casier

Une autre Une autre couverture Il lisait Le dernier

Qui rira le dernier Il était fatigué de lire Bien qui rira

-16h00-

-Qui rira-mNIm-07/02/2022-

Tous les titres des livres le laissait rêveur Il ira bien

Il prit son sac à dos Quitta les lieux pour le froid

Pourquoi celui-ci Et pas celui-là Il n’avait pas le choix

Ecrit par aïeul de l’aïeul Il pouvait le lire Le dire

Le partager avec les deux autres Si près du sommet

Le cœur chaud Il s’assit sur un glaçon de pierre Là

Il posa sa tête dans ses bras Et somnola à l’enfant

Pierre Réveille-toi Il fait si froid Nous partons de là

Le livre Le mot de la fin Il ne savait pas S’il aurait le temps de rire

-16h06-






-Sans cesse déguignonner-mNIm-07/02/2022-

Déguignonner le temps

Comme guignol tape

Sur le diable


Déguignonner le livre

Sans couverture

Et même sans titre


Le sac à dos vide

Le froid déguignonné

Enfin Le retour


L’assiette

Le livre de l’assiette

Le verre aux glaçons de pierre


Il n’en tirera rien

Sans rire Les côtes douleurs

Sans arrêter de déguignonner

-16h26-



-Il a trop lu-mNIm-07/02/2022-

Le président est en retard Il a trop lu Le livre gris

Le livre frais de son enfance Il n’a pas de bagage

Il est trop tard Le train de 09h22 démarre Enfin

Le président s’adresse à la casquette Bonjour Contrôleur

Je serais heureux de vous payer Mon billet de 14 sous

Je serais agréablement Si la ville de Ploom et Daven

Mais le contrôleur ne m’écoute pas Lecteur électronique

Passe son chemin vers le passager voisin J’aimerai m’assoir

Vous êtes sûr de votre destination La carte des villes

Le printemps est heureux La casquette se gratte la tête Où vais-je

-18h21-

-Aller voir-mNIm-07/02/2022-

Je m’occupe de vous dans cinq minutes Bonjour Madame

Il ne s’occupe pas de moi Il me laisse De gratter mes cheveux

Je me suis fais Si beau Le plus court possible Elle aime

Le chemin de la route La nuit se réchauffe En forêt Aussi

Allez-voir les géants verts Les monstres de mousses Les artistes

Allez au thé Avec des cuillères minuscules Sans sucre

Sans lait non plus Merci Avec plaisir Une madeleine

La route du chemin Le soleil est à l’ouest Je me lève aussi

Commencement des recherches Sur la carte de ma visite

Je m’occupe de vous Monsieur Comment vous dire Encore Merci

-18h26-




 

-Train de mon enfance-mNIm-07/02/2022-

Le train de mon enfance Enfin Je ne le reconnais pas

Même le paysage s’en est enfuit Des arbres et des arbres

Les villages se sont rapprochés Comme des points de suspension

Les tracteurs Pas les labours Ecrivent des phrases noires

La terre a souri à la lune Le jour est arrivé Déjà 09h45

Vous allez jusqu’où Monsieur Votre billet sera majoré

Votre place est déjà prise Acceptez de rester debout Merci

Je vais au terminus Au bout de ma vie Je retombe en enfance

Est-ce que Ploom et Daven Est toujours aussi agréable

Pour vous ce sera Cafarne-Ahoum-La –Vile Vous me devez

-18h34-

-Retardement-mNIm-07/02/2022-

Mes jambes me glacent Ma respiration trépigne Je crie

Je hurle mes douleurs de vieil homme Je ne suis plus président

Je recule de trois cases J’en perds ma monnaie Je n’ai plus de billet

J’habite dans le centre Et la journée s’effrite Je perds mon ventre

Je crie Je crie encore Je l’aime tant Et des bruits de l’ensemble

Je rumine mon erreur Je perds mes boulons Vais-je renoncer

Ploom et Daven La cité des amours Mon cœur Je te rejoins

Le contrôleur est en chaleur Et entends Douleurs et fruits

A la petite gare des Osselets Tout s’arrête Je me vois descendre

Vous aurez deux heures de retard Vous y serez avant la nuit

-18h41-






-Par amour-mNIm-07/02/2022-


Message de mes amours

Le lendemain dépend d’aujourd’hui

Serait-ce le fruit


Vingt ans sont entamés

L’invitation de ma surprise

A la gare de ma vie


Je croasse mon amour

J’étale mes centaines de sens

Les sens de plaisirs


Attends-moi

S’il te plait de m’entendre

Je desserre de hantise


Vite Prends ton temps Attends-moi Aime-moi

A la gare Descendu Je l’ai vue Devant moi

Alors qu’elle me suivait Comme on suit par amour

-18h47-





-Souvenir voyageur-mNIm-07/02/2022-

Nous n’avions pas entretenu Correspondance

Des jours Les mots s’éclaboussent Viens dit-elle

Dans le catalogue de la raison Rien n’apparaît

Ni le courage bleu du vieil homme Délivré

Ni la porte A la lettre Au colis livré Ce jour

Je la croisais Imperceptiblement Dans ma mémoire

De la jolie folie Des souvenirs voyageurs

Dans la casemate rudimentaire de mes préjugés

Elle m’a oublié Je change de voiture Pourtant

-19h27-

-Paysage aérien-mNIm-07/02/2022-

Dans le paysage aérien De mes longues attentes

Je n’y avais pas pensé Pas avant Mes cris fuyants

Mes colères bruyantes Face à la malchance d’un rat

Tu es mon chat Tu as écouté Ce que je n’ai pas dit

Pas oser Pas poser Pas lancer Passage à niveau

Bordure de la voix A mes oreilles La découverte

Tu t’es découverte Dans les chansons du bonheur

J’ai porté Dans l’oubli Nos premiers regards ronds

Et aujourd’hui Nous descendons du même train

Notre destination Quelle qu’elle soit Sera-t-elle la même

-19h33-


mardi 25 janvier 2022



Amis des yeux
Chanson des cœurs
Et créations
-25/01/2022-
avec Mon Coeur, Véro, Daniel
et -mNIm-

 

jeudi 20 janvier 2022

Avec le concert-lecture Nocturnes de Chopin
Natacha LLORCA au piano
et une peinture de -mNIm-
à l'atelier de Troyes


-Pas nocturnes-
-mNIm-
-09/12/2021- 

Nocturne Pas un nocturne La nuit horribonde et luisante 
 Fruit de la tourne-terre Se cacher du tiède Sol Soleil 
 Fermer les volets Le bruit Grincent de la fatigue du jour 
 Prendre Comme une arnaque les kilomètres de ces vérités 
 Comprendre L’attente de laisser courir De l’enfant 
 L’heure de laisser coucher Le mélange de chaque être La fête 
Tous les retours à la maison Nous t’attendions 
 La veste sur la chaise Le triangle du fruit du moment 
 Et le solitaire disparut De la rue Perdre et se retrouver 
 -18h51-


-Les croisades du bonheur-
-mNIm-
-09/12/2021- 

 Nocturne du cœur A l’autre bout la maison remue 
 Le coq sèche dans le four Et la roue éclabousse d’huile 
 Manger Sortir la fourchette de la bouche Buchettes 
 Le feu cache l’oubli du froid et de cendre Partager 
 La pierre fraîche Le tapis tapi dans ses bras froids 
 Le choix de ne plus pleurer En aucune galère La joie 
 La gloire de t’embrasser Avec un reste de mon gros cœur 
 Porte ficelée à la tendresse Aussi long que l’entrouverte 
 Aussi De ta musique Naissent les croisades de nos bonheurs 
 -18h57-

 -Il est plus-mNIm-05/06/01/2022-

Je n’en sais rien Vidange La réserve de belles espérances

Comment fourrer de bonheur Un instant intrépide

Rembourrer de joie Les cris absurdes de l’ignorance

Les piliers malades Comme des arbres centenaires Et l’air

Retombés Les branches renaissantes N’en veulent plus

Les fruits d’espoir S’essoufflent à se gorger d’heures

Restés plongés dans l’orage d’un avenir bien meilleur

Comprimés par les luisances de la lune d’avant-hier

Sommation de la justesse Combinaison de la sagesse

Rien ne vaut les mélanges de la nuit Et du long jour

Mais aujourd’hui La nuit est plus longue que l’amour

-00h08-

-Fatigant encore-mNIm-05/06/01/2022-

Je le sais bien Mon ignorance touche à sa famine

Et devine les contraires Ne valent moins que rien

Au beau milieu des sommeils Plus que déraisons

Au plus offert Des dialogues creux des extrémités

Je Juste maintenant Jubile Que je croîs connaître

La vente de mes riens Bien moins chair et cœur

Plutôt de l’esprit stupide Qui m’emporte Pièges

Je laisserai passer les chemins insolites de l’autre

Oubliant l’aride reflet De ses pensées certaines

C’est l’autre M’emmène Me strie Me déconstruit Bonjour

-00h16-




-De laisser-mNIm-05/06/01/2022-

Je suis le charlatan de mes humeurs possibles

Je divise le doute Avec l’incertitude des routes

Croire en la montagne Emballée de nus nuages sages

Cacher le sentier Prendre le chemin de l’instant d’avant

Plier le genou Pour mieux courir Et ressortir digne

Connaître le terrible horizon En en chantant la ligne

Même la lune ne va plus échanger les cailloux Les ruisseaux

Les buissons écrasés Les arbustes gênés Les vies pas mûres

Et les commentaires alambiqués de tout trop savoir

Je ressens L’incapable lendemain Où je ne verrai rien

-00h24-

-S’enfuir le temps-mNIm-05/06/01/2022-

Sempiternellement Quand je ne me mentirai pas

Gloussement du regard Gardé avec votre nid Pitié

Racontars éloquents De me mettre les deux genoux

Citoyens de mes réflexions En miroir avec vos êtres

Je ne toucherai plus à rien Je reculerai de trois pas

Je souffrirai seul En soufflant sur les flammes attisées

De quand sortiront les villages De se rire du certain

Je ne saurai plus bien Je commencerai par me dicter

Et les orages des tristes volontés Comme vainqueurs

Comme glorieux Dans mes yeux Et je tomberai de justesse

-00h32-




-Que de l’écouter-mNIm-05/06/01/2022-

Merci le certain De me donner le doute Ma déroute

De me placer au début Encore gueulard De la nuit

De m’ankyloser de ce que je pense penser Pencher

De me galoper du ventre Où s’appuie la divagation

Bientôt la porte du soupir Ouvrira de se chercher

De piocher le sol Et retrouver l’eau du ciel Pestilentielle

De nourrir l’oiseau de la parole Qui me verra renaître

Merci le grondement A vantard Et grognon de voir

De me permettre d’écouter les possibles lentement

Et de vite entendre L’image de mon cœur A donner aux malheurs

-00h41-

-Lentement-mNIm-05/06/01/2022-

Je prolongerai le chemin Avec le bâton De ma main

Avec les pupilles éteintes Pour y lire l’éclat des leurs

Des mensonges si particuliers Qui posent dévêtus

Devant les bruits de terres Et des cieux oxydés Si décidés

A tenter de gagner l’emballage des paroles notoires

De gonfler D’assurance Les dialogues d’infamies des nuits

Et Sans y apparaître Comme Victor est monté haut

Je placerai une goutte Du doute d’un certain Et d’autres

De celui qui ne se sais Ni vengeur Ni crevard Ni heureux

Qui Avec l’image tombée Y voit le haut de la montagne

-00h50-




-Sous le chapeau-mNIm-09/10/01/2022-

Petit droit Petit gauche Pied tine Pied tine Pied tine

N’avale pas Ecoute seulement Petit à Petit à Petit à

Cause de changement Debout Devant De comment

Les yeux projetés Par le ricil Envahissant et dense

Protégés par le sourire Domme-moi ta main De loin

Porte avancée Du château-fort de café Et de tarte

Et de calque De la vie Qui dine Qui diminue Qui tue

Sauvée par une cloison de la bêtise Moins que d’amour

Sauce du jet de l’oie Soupe du vrai des choix D’un doigt

Tu te dois de porter Sous ton chapeau D’un petit droit

-00h42-

-Qui re revient-mNIm-09/10/01/2022-

Ça se voit Ça se pose Jet de voix Jet de pose J’aide

La voie Poussée d’un étouffé besoin Lancée de choix

La proie d’être De placer le droit Le poids de naître

A la gauche de ma main droite N’y-a-t-il pas tout Moi

Assise sur le sors de la chaise De mes pieds Se repose

Petit doigt Petit rauque Pied dine Pied dine Vers

La terre porte l’arbre A peine grandit Racine

De la mère Du père Du frère De l’autre de la guerre

La paux pose son chandail Sur un peu de chaleur

De la tarte Ma bouche a enjambé la partie Qui me revient

-00h50-






vendredi 24 décembre 2021

-Du temps placé-mNIm-17/12/2021-

Nocturne du nocturne Du temps Se déplacer Du lent

Nocturne A la chaleur du porte-vent Des nuages

Je ne peux les voir Les ressentir Les cris de dire les secondes

Les moments abondent en rebondissement D’avant

Les ondes sans Avec le sifflement Profondes et graves

Les pages enfin lues Je reste à la maison Je fond

Me font piéger les nervures De la peau de mon visage

Les pommes flétries de mes ennuis Je n’en ai pas Je vais

Je traverse la pièce Et je t’entends jouer avec l’horloge

-18h45-

-L’autre nocturne-mNIm-17/12/2021-

Nocturne de l’autre nocturne Les dedans des apôtres

Tous les saints me sont mal venus Je débarque

Le livre doré a empiété sur le silence de ma vie

Le lierre a placé ses feuilles Comme lauriers et oliviers

La couronne sur la tête Comme le comanche La plume

Comme le balancier Gauche droite Tourne l’horloge

Tourbillons Brisons de la lumière Les sombres rebonds

Tourniquet Autour de Toi Je vaporise d’amour Ma Belle

Et paroles de silence Dans les yeux En avant Ta parabole

-18h52- 




-Né demi-mNIm-17/12/2021-

Nocturne de ma raison d’être Tu es mon cher ennemi

Tu es le pli de mon maillot M’empêche de me respirer

Tu es le temps Tu découles Tu transpires Tu m’étourdis

Si la passoire ne laissait apparaître que ta lumière

Si les lasagnes Aux dommages étaient sans intérêt

Sinon je porterais le miroir Bien au-delà des cimes

Sacripant Farfelu Englouti Dit ventru Et chat nappant

La part de la plate Aux bruits trop mures Jette du dingue

Jette un regard Propre Sur ton aile Mon tendre ami

-20h18-

-En flammée-mNIm-17/12/2021-

Nocturne de la pluie Tombée Et de ton monde envahi

Cher ennemi de ma folie A la porte solide et raisonnée

Couleur de la nuit enflammée Et du long paradis

Rémouleur Tu transformes du silence En pluie si fine

Démouleur Tu coupes en huit Les chevaux de la tarte

Tu fais Acrobaties Evangéliste Les infinis perdus

Et Place aux longs chemins Aux bons anciens Aux baladins

Place aux collages des courageux et vieux sauvages

Aussi Amis de la traitrise Je vitupère dans mes valises

-20h23-



-Pas sœur elle-mNIm-17/12/2021-

Nocturne de la passerelle A la sortie du matin

A la levée des arbres Invisibles Dans la nuit Soir

Entre une parcelle de jour Que préfères-tu Le bruit

Le chant des branches échevelées Le sens du vent

Et un recoin de nuit En as-tu envie Sans un cri

Comment étaler Sur les grèves de la forte montagne

Comment transporter Sur le dos De l’orage basané

Plus noir encore Plus gai en secret Plus de pluie

Je n’en ai rien choisi J’ai écouté vos tendres différences

-21h22-

-Là pareil-mNIm-17/12/2021-

Nocturne de la tablette Où sont notées les plages

Là où la neige ensevelie Les reste du rond repas

Où sont passées les préférences De l’autre dehors

Aussi Aujourd’hui Il fait aussi nuit que l’amour

Et la pièce éclairée De la lune fière Aussi je l’aime aussi

Je l’aime Comme on conte les plaisirs des ressemblances

Chacun n’a qu’une triste envie Laisser pousser les arbres

Laisser parler les réticences Pour se connaître enfin

Et si je dois me dire Laisse à l’autre De ne pas être pareil

-21h27-



-Part de la lune mNIm-17/12/2021-

Nocturne de la boussole Qui a donné sa lune

Qui a pu recevoir Du recoin de parcelle La dune

Un grain de blague Le sable fait rire Et si Sire

Vous possédiez tout le parti Du matin à enfin

De la croisée des pièges Au lapin valeureux et mieux

Qui a-t-on encouragé A maudite solitude d’alors

Car En piochant Il n’ya rien trouvé Ni le rire

En clopinant du matin En éventrant la nuit

Elle est pourtant d’ici la plage Guidée par la lune

-22h05-

-De l’une de l’autre-mNIm-17/12/2021-

Nocturne de l’une Nocturne de l’autre Aimer les deux

Connaître les deux sœurs Toutes habillées ensemble

Dans le même pull de bleu Coincées dans l’outremer

Prêtes à cueillir Ensemble les pruneaux en ballot

Toujours indivisées Toujours articulées Sur la lune

Elles se guident ensemble Toutes deux Et ça recommence

Combien de sortilèges N’ont-elles jamais posé En vérité

Elles aiment Dans le même homme Ce qu’aimera sa sœur

Et si proche de la lune La caresse dévêtue Insolence

Elles se guident à la nuit Pour partager enfin Un rien

-22h10-



-En corps beau-mNIm-17/12/2021-

Nocturne des rêves Qui croassent Qui donc croassent

Le piège à mouton Le vol d’un champ Les oiseaux

Sur l’oreiller Il ronflait Tout le jour Partiel

Il ronronnait de ventre Il concoctait du centre

Il sentait bon le temps A chaque seconde Qui croire

Qu’ils croassent Qu’ils croisent Qu’ils croissent Qui donc

L’oreiller s’était dégonflé Et le nez en avait coulé

En tête à tête Les oreilles n’écoutaient Rien s’en faut

Alors Au lever du tour de lune Il en avait perdu l’oiseau

-22h47-

-Aussi du pigeon-mNIm-17/12/2021-

Nocturne de la crève Du rhum Du pigeon Du corbeau

Lui Un pigeon A tout faire A en refaire A son cri

Lui Un corbeau Si beau Citrouille Sicilien Sien

Alors il toussait Il éructait Et ventripotent Se détend

Autant écouter les infos à la lunette de la belle lune

En temps de nuit Il se retournait Et croisait Et croassait

Le corbeau s’en alla au champ Et compta ses recoins

Aucune nuit Pour ne plus y voir Pour ne plus y croître

Aussi Le pigeon Partit De la campagne Au rhume de la ville

-22h54-




-Une faille-mNIm-17/12/2021-

Nocturne d’une faille J’ai failli Sans y arriver

D’une faille infaillible Bleue Même le jour

Plus profonde que les rêves des corbeaux Atout

Elle se ressemblait Elle connaissait La seule voie

Le chemin était petit Il se glissait Dans la sous-pente

Le parcours Le faire à genoux Le dos à telle paroi

Personne ne l’évitait Elle appelait ses proies De ses doigts

Des arbres penchés Des rustiques centenaires Et se taire

Le vent la rendait infaillible Elle appelle Nous appelle

-23h31-

-Défaille-mNIm-17/12/2021-

Nocturne infaillible Car dans le jour Rien n’y fait

Chacun passe De vent et de soleil Chacun passe

Une jolie fillette Un jour N’a pas voulu tomber de là

N’a pas souri Est tombée dans le recul Sauvée

Elle aurait plaisanté Poussé une sandale vers l’avant

Et la descente Douce et lente qui n’en finit guère A terre

Elle n’avait plus souri Mais il était tard Bien de trop

Dans la nuit elle s’était enfoncée Vers la profonde nuit

Et sans un bruit Bien trop loin Elle avait connu la faille

-23h37-





-Le cake tousse-mNIm-17/12/2021-

Nocturne d’hiver Et le cactus de Jean De Louis De Noël

Chacun avait sa belle plante Plantureuse et Piquante

Chacun portait le petit pot Rapporter la maison

Ils avaient connu l’école A cet âge De ci De là

Ils avaient poussé la chanson Pleine de piment

Et les aigus Et les fragiles Et les doigts dans les gants

Sans une goutte d’eau Toutes les vacances l’enfance

Bientôt Jean s’était enfui En toussant Et Louis Et oui

Alors il restait Noël Et chacun en parlait En cactus

-00h09-

-De Louis et de Noël-mNIm-17/12/2021-

Nocturne de Louis Et son cactée si doux Si mou Sitôt

Il était venu le planter Sur la pierre de ce Jean là

Et tous les dix jours Il venait Il pleurait Il allait

Noël avait été oublié Laisser respirer Mon beau sapin

Noël avec son petit pot Dans le salon Devant et derrière

La fenêtre et la nuit Lui laissait le temps des corbeaux

Une barbe blanche Noël avait laissé pousser le temps

Une phrase sur chaque papier Pour les enfants Cactus

Et l’écolier remportait Sur sa table Le cactus de Noël

-00h15-