vendredi 18 mars 2022

-La liqueur-De ton sourire-Toujours-mNIm-11/03/2022-

Comme une liqueur

Enveloppée évaporée

Une fumée envolée

Une trace de bien Des autres

Et un retard à percevoir


J’ai monté lancinante

D’un geste peu visible

D’une manipulation lente

A peine A peine A paix

Personne n’a rien lu


En un mot Victime

D’être si court Si sûr

D’être enluminure

Si petit Majuscule

L’intonation du haut

-16h10-

La poule et son œuf

La journée Ecrevisse

De se rencontrer si neuf

La poussée à portée lisse

Le toit Là toi Emoi


J’avais posé un œil vif

Sur ton sourire extrême

N’avais rien vu Rien de plus

Etais reparti Innocent

Le moment fort Le cœur fatale


Enrobé par un souvenir

N’avais pas vu du banal

Le court courage de rage

Tu avais plongé dans mon âme

Un fleur d’une graine d’amour

-16h18-

Depuis le sourd L’éphémère

Depuis le départ Dans la rue

Dans un verre d’eau Bonheur

Une passerelle vers la Belle

Une soie Une toile dentelle


Avec une place bien cachée

Sous la terre D’après l’hiver

Du silence Tu m’as devancé

Tu m’as poussé Comme le fil

Et dans mon cœur T’es allongée


D’aujourd’hui Toute une vie

D’hier Tu m’as donné la graine

De demain Tout va très bien

Je crois vraiment au sonneur

A l’instant Qui finit Toujours

-16h25-

-Elle est là-Petits gâteaux-Tu es là-mNIm-11/03/2022-

Elle est là Elle n’est pas là

Et voyage dans souvenir

Pas aujourd’hui Pas la pluie

Le tintement de son rire

Ses mots gigotent


Posé sur le papier

Le timbre de la clochette

S’écoute Comme une miette

Gâteau de la poésie

Dans la rivière coule son lit


Le temps a tout déplacé

Le bruit du tendre

Et la place des vérités

Endiablées Vacancières

Tu es là Dans l’éphémère

-17h09-

Petits gâteaux partagés

Fragiles sous les paupières

A tire-langue A déguster

A retirer les mains en l’air

Pour étaler d’amitié


Petits pièges du verbe

Les sons poèmes ralentissent

Tissent en courageux passages

Les croisements se réglissent

Entre silences improvisés


Ta voix apporte vrai

Donne la chance à nos secrets

Qui que tu soit Etonne

Développe En acropole

Les mots simples des regrets

-17h18-

Aussi si court Trop long

Chacun donne d’abandon

Les pages voluptueuses

Et les images dangereuses

De notre immobilité


Sarcophages de douceur

La pièce laisse faiblesse

La nuit se couchera tôt

Avec la demande du jour

A percevoir ta lumière


Tu n’es pas là Tu es là

Tu enveloppe de toujours

La peine La vagabonde

La sortie de route féconde

Pour te porter de notre pas

-17h21-



-Caboche-Splendeur-Déjà fini-mNIm-11/03/2022-

Caboche dans sacoche

Courroie dans le courroux

Je flanche Je trouve tout

Mon rien venu de la terre

Mon silence bientôt éphémère


Colibri dans du bruit

Collage varié instantané

Couloir long comme l’été

Les oiseaux tous ont chanté

Et les piaillements dedans


Ce seront les vagues à l’âme

Les places cassées du drame

Les lendemains dissous

Les porte-pièces à genoux

Rien ne m’attend d’avant

-17h28-

La longueur et la longueur

La splendeur du presque bien

Camions chargés de pitié

Inutile dans ma valise

Et sonorité démontée


Le poème Se détendre

La crème donne la fin

La potion des maux de ventre

L’articulation pour qu’enfin

Le piège ne s’ouvre pas


Le vol des sors des marrants

Des éclats des de la famille

Candides Et des éclats de pire

Sombres lendemains posés

N’oublie pas Continuer

-17h35-

Le fruit du son si court

L’oiseau bientôt parti

La charrue finit le labour

La cadence nous a envahi

Et le temps court Si court


Si la seconde s’est oubliée

S’est étincellement

Eclaboussée de vendange

Du grain de la destinée

Tout est petit De l’infini


Tout étroitement

Ce pli Sans un cri

Aurait pu durer comment

Avec le ravir lentement

A peine commence déjà fini

-17h42-

-Tout de la bouche-Le triple mors-De tout juge-mNIm-11/03/2022-

Froid dans le dos

Entre ventre atterré

Et la douche lavée

Ecossaise de jupe

Et un brin turc


Les pieds gelés

Les dents cassées

L’élan C’est tout

Tout de la douche

Tout du bain turc


Revêtu de rien

Je me sens si bien

Je rentre mon ange

Je décrépitude

En douche écossaise

-20h17-

Je retire ma robe

Je rumine ma geôle

Mon habit de nuit

Mes rêves certitude

De rien en rien


J’avais pris habitude

D’emporter mon or

Mon déjà déplacé

Mon carnet du sors

Et dans le triple mors


Rien n’est rien

Ma lumière de bonheur

Ma carapace de faire

De défaire les dangers

Et les contraires enfin

-20h22-

Arrêter de porter

La misère des longues

Des ficelles les mondes

Je n’aurais rien porté

J’envenime à tout perdre


M’attendais-je à cela

Pourris-je croire à tout

A casser Bout à bout

L’éloquence de tout juge

Me trouver ordinaire


Laver je n’étais pas

Douche si écossaise

La Turquie m’a souri

Et de bain en bain

J’ai perdu la tête

-20h26-

-Est-ce que je pense-Dur de la feuille-Font flocon-mNIm-11/03/2022-

De flonflon à flonflon

Je décalamine ma vie

Je jette Pied de danse

La musique rumine

Est-ce que je pense


De dondon à dondon

Je préfère les fidèles

Aller en religion

Privé de ma toute celle

Je t’aime dans ma chanson


De bonbons à bonbons

Je suce du papier gel

Du sucre er du renom

A la marque du turc

Du don des dents rusées

-21h06-

De pont à pompon

Du pompon à blond

Du rond en ballon

Et si la ruse est faite

Di citron au mitron

D’avoir du cuisiné


Les lourdeurs Les odeurs

Les orgueils de la famille

Bientôt de la recette

La fête du très beau


Je suffis de te dire

Je muris de te lire

J’arrose de croissance

La commande avilit

Je goûte Et je dégoûte

-21h10-

Toutes saisons en liesse

Les encombrements cessent

Les étalements s’affaissent

Les élongations me tirent

Me tire de l’action d’un coup


Aussi saisons diverses

Aussi le son des messes

De la croisade Plein cœur

Je descends vers les sud

Vers le rude et dément


Tous creusent la pierre

Pour coucher sur la terre

La croyance des raisons

Les saisons des vacances

De flocons en flocons

-21h15-

-Je décoince-Pirouettes-J’accroche-mNIm-11/03/2022-

Je trie A l’arrache

Je crie Sauvage

Je strie de mes ongles

De mes songes Les cris

Les bris Les épris


Je décoince L’arrache

Je renonce A l’apache

De ma course Citrouille

Amère et ma source

Les bruits Les débris


Je songe à la gâche

A la sage Au mensonge

A la plongée d’été

Fini le long flocon

Porter ce qui est bon

-21h45-

Je dessine bientôt

Le peu Ce qui est beau

Le crayon mal taillé

Et le ton de la nuit

Ce réveillé au fruit


Manger Manger encore

Le gâteau des froids sûrs

Des morceaux de bois mûr

De croquer l’heure encore

Le fier de l’éphémère


Aussi l’arrache

Je casse les pirouettes

Je punis ma silhouette

En retirant tout droit

Le chapeau de mes doigts

-21h49-

J’écorche J’extrapole

Je regroupe des miettes

Je repousse les ombres

Je m’allume d’entrain

La danse de ma main

Sur la feuille vidée


De sa blancheur tendre

Sur le bord du trait

Tiré au cœur des vrais

Fendre l’accueil A dessin


Aussitôt encombrée

La feuille change de sens

Chante d’autre médité

Et sensible au milieu

Tout tracé à l’arrache

-21h55-

-Rester rouge-Il marchait-Au violet-mNIm-11/03/2022-

Rester rouge comme la vie

Fausse est l’écriture

Rouge est la vie

Comme si personne

Et violet le vin En vain


En vin Il s’y connaissait

Il applaudissait sans entrain

Il arrondissait ses joues

Les rougissait en violet

Il violaçait son verre


A ta santé De rouge

Dans le froid Flocon flocon

A ta santé de boire

Une goutte de poire

Et de violet Du vin

-22h32-

Aussi le froid passé

Le chaud du vin frais

Le regret du temps chaud

Le tant violet Rafraîchissant

Et le nez violacé


Il marchait rouge

Il titubait violet

Il s’engrangeait de

Et de boire Et de vrai

Il marchait regretté


Comme de la vie le rouge

Le blanc comme le manant

Comme le Violet Le Duc

Et l’hirondelle La belle

Aussi ses soucis sont enfouis

-22h28-

Qu’est-ce qu’un soucis

Il en avait perdu le goût

Le dur recul de l’oubli

Et le cuisant moment

Au lourd labeur du cœur


Qu’est-ce qu’un moment

Entre flonflon et abandon

De perdre Tout le sourire

Les yeux égarés effarés

Et le rouge Un doigt Pas plus


Il avait creusé son ventre

Pour y placer la carafe

Et de son verre A le tendre

Il ne laissait les regrets

Fendre le violet de ses secrets

-22h37-

-Là l’éphémère-Préfixe des regrets-Aussi s’éternisent-mNIm-11/03/2022-

Là où dansent les éphémères

Là où chantent les éternelles

Les danseurs des environs

Les menteuses de la passion

Et si le temps se déplace


Au cœur de nos prières

En peu du tant de galères

Les croyances exaspèrent

La raison est à l’abandon

La vie est rouge et fière


En peu de tant des miettes

Des valeurs posées à cœur

Des chiffres et des labeurs

Dévissent les temps passés

Et regardent dans le bonheur

-23h34-

Insectes toute saison

Poisons vomis des sectes

Position Perdre la maison

Perdre de vent La sensation

Et il te reste Et il me reste


La musique des couleurs

La forme volute mélodie

Le préfixe de nos douleurs

Avant ne naissent les retours

Les vies Les joies Les amours


Et le décalage des chants

Des paroles invertébrées

Continent de l’avant

A forger A enrubanner

Les cris Les poids Les regrets

-23h39-

Où se laissent les éphémères

Les vraies raisons A bâton

Les pièges à dent A renom

A quoi connaître de la pierre

La longueur des constructions


Aujourd’hui le toit est lisse

Le vent emporte A retard

Les danseuses des nuages

A croire la voix luxuriante

Des poèmes que l’on invente


Aussi ne durent les paroles

Il n’en reste que les liens

Entre folie et parabole

Entre senteurs et vérité

Et si l’éphémère s’éternise

-23h45-


mercredi 9 mars 2022

-Laissé les autres-mNIm-16/02/2022-


La montagne

J’avais cueilli une fleur

Laissé les autres


Les violettes

Comme une chanson

Faire la fête


Les toutes blanches

Aussi pures que mes incertitudes

En avalanche


Les hautes herbes

Touchaient le ciel

En cavale


A genoux

J’aurais levé la tête

Où êtes-vous


-18h52-



-Quand elles passent-mNIm-16/02/2022-


Et la plaine

A pas de hautes godasses

Quand elles passent


Les lignes d’horizon

Les fronts des arbres velus

En garnison


A regarder le ciel

Je ne connaissais le rien

Que de rêves


Je m’étais plomb

Une garniture des champs

A tout confondre


Tout à plat

Le peu de ventre à terre

Marcher heureux


-18h57-



-L’envie candeur-mNIm-16/02/2022-


Cabriole de farandole

Etais bonheur rougi

C’était l’envie candeur


Eclaircie en fuite

Les nuées d’éloignement

Différence accélérée

A pied Toujours plus vite

A ma main d’étonnement

Lancinance En tas éteints

Comme le feu de la garrigue


Là perdu Sur le chemin

Violence des multiples routes

Entre les rus Dès le matin

Du doute Quand tu devances

Du bout de marcher si bien


-19h06-



-Lessiver mes préjugés-mNIm-16/02/2022-


Extinction Colimaçon

Monter à la toute côte

Atteindre l’avant beauté

La botte vissée de tomber

A la façon La bonne action


J’aurai tant voulu avoir

La parole claire Le pouce entier

Et de porter les paraboles


Suis arrivé Entamé

A ne plus savoir De taire

De renoncer à y croire

A pierre A bois A de trop

De lessiver mes préjugés

Mes portes d’assez arrimées

Dont je ne connaissais rien


-19h15-



-De tout de rien-mNIm-16/02/2022-


Là-bas Une fois entrée

Une deuxième de mes sorties

Des chambres De mes retards


Plastique Le sac percé

Y ai mis mes mains dedans

Pour l’orage de la pluie


La fenêtre horriblement

Dégoulinait de mes secrets

Tout ce qui m’avait existé


Pas les volets Les paupières

Pas les distances Déblatèrent

Sur le sujet de tout de rien


Et correspondances hâlées

Esprit de cour Dans le jardin

Aurais cueilli la rose en chemin


-19h23-



-Souvenirs à détour-mNIm-16/02/2022-


Salopette demi-nue

Les pieds mous sur de la pierre

Et de l’œil abandonné


Et devant la cheminée

La forêt craque de la terre

Et la flamme en élancée


La croûte juste cassée

La souche chante salutaire

La chaleur enrubannée


J’avais posté mon néant

Sur le fauteuil de se suivre

Sur la construction du tant


Tant de place à rebours

Tant de souvenirs à détour

Et temps de pluie desséché


-19h30-



-Eternité quotidienne-mNIm-16/02/2022-


Chronique suspendue à vue

A supplice A y voir A rue

A piétiner devant la porte

Continent de molle morte

Compliments désenjambés


Y as-tu vu ma raison

Y croiseras-tu commencement

Le sourire de ma défaite


J’ai tout perdu Tout revu

Les pensées faites de dentelle

De trous de moches et de partout

Des pièges à foi A toutes celles

A éventrer la place du vent

Comme éternité quotidienne

Mes réflexions me reviennent


-19h40-



-Les tintements-mNIm-16/02/2022-


Et quotidiennement

Assise la projection des mots

Des sortes de trop salaud

Se déplacent les tintements

Pour trouver ce qu’il me faut


Aussi dansent les noires

Les idées envahissantes

A persister dans la lumière


Aussitôt faribole

Avais planché Etais montée

Et partager des caboches

Des fesses les galopées

Avais penché Etais tombée

Dans la profondeur de la pierre

Une sculpture de la mature


-19h48-



-Ni la frousse-mNIm-16/02/2022-


Portillons fermés

Passons par-dessus tout

Ni la roue


Positions tremblées

Enfourchons nos doutes

Pour mieux exister


Ni la soute

Où se plaisent les mouches

De la mémoire


Ni la frousse

Pleine de fausse sagesse

Tu me délaisses


Naturellement

Je ne sais presque rien faire

Avant ce moment


-19h53-



-Trouvé le ton-mNIm-16/02/2022-


Ce temps jonché

Sur le chant de la sévérité

Que te prends


Ce que l’on voit

Les mensonges en bout de bois

Que l’on brûle


Ces circonstances

Ramollies par de la folie

D’entendre le trait


Aussi frais

Même aussi nouveauté

La parole désargentée


Trouvé le ton

Le mot juteux de vérité

Dans le doute du doute


-19h58-



-Pour te vêtir-mNIm-16/02/2022-


J’ai traversé A la tête

Entre cailloux et nuages

Les places fortes de mes rêves

Comme envahisseur de moi-même

A jeter A cloche-pied La mer

Hors des limites de mon être


Les virages de la santé

Portent les lendemains d’ailleurs

Les voilures dans les vaisseaux

Les contrepoids sans mériter

De la croûte De la vérité

Pour encore espérer ce soir


Ecoute le meilleur de ta voix

Embarque sur le navire du doute

Pour te vêtir de ce qui t’est vrai


-21h39-




 

mardi 15 février 2022

-Modèle-mNIm-07/02/2022-

Cela n’est pas un modèle du genre C’est une erreur

Le courrier ne lui était pas adressé Une fausse direction

Un personnage Pas de la rue Même pas du village

Lorsqu’il eut achevé son discours Le facteur partit

Et marmonnant Le colis à la main Un peu exaspéré

Effectivement Le colis n’est pas pour le président de l’asso

Le président disparut Et à son tour De marmonner

Personne n’est content Tout le monde De piaffer De râler

Le printemps revenu Les humeurs ressemblent au tonnerre

Et il suffisait Que ça leur coûte Pour que la colère

-15h09-

-Colis-mNIm-07/02/2022-

Le colis ne contenait pas une bombe C’est l’évident

Mais ce que personne ne savait C’est son histoire

Un livre Un beau roman De la plus belle écriture

Une sorte de mélange Entre une enquête et une aventure

Le héro portait un colis dans ses bras Du lourd

La collection de tous les romans De Balzac et de Zola

Mais il manquait un tome Est-ce un hasard

Il manquait L’œuvre Ecrite sur l’histoire d’un peintre

Alors Comme disait Italo Une histoire dans une histoire

-15h14- 



-De la nuit-mNIm-07/02/2022-

Le facteur chance

Une fois rentré chez lui

Pris un livre


Ça commençait

C’est arrivé des fois

Et il lu


Le président parlait

Il De son éloquence

Etait si fier


Le discours

Plein de belles histoires

Sans suite sans fin


Et la lumière

Le président avait disparu

S’éteignit

-15h17-




-Le facteur livre-mNIm-07/02/2022-

Le facteur reposa le livre Dans la bibliothèque grise

Un autre livre Une autre livre S’il fallait continuer

Un roman inhabituel Pour cette autrice Et comment

Comment commence le livre Sur le haut de l’Everest

Ce n’est pas un voyage Ni même pour l’aventure

Un récif Au milieu de la mère de froid et de neige

Des gants Des gants dans les gants Le trop froid

Les pieds s’enfoncent S’enfonce S’enfonce dans le récit

Les fleurs dans le jardin Allait-elle attendre la fin de l’hiver

-15h36-

-A sac-mNIm-07/02/2022-

Partis à trois Comme si le froid disparaissait Ensemble

La neige Si laide Quand est restée Là écrasée Piétinée

Le poids de la question de chaque jour Qu’allons-nous trouver

Peut-être moins de solitude A lire des rencontres

Peut-être la soupe fraiche A nous chauffer le cœur

Surement Un instant d’arrêt Il faut repartir Allons

Mais il n’avait pas encore ouvert La première page

Le livre Dans son sac à dos Si fin le livre Pour vous dire

Il l’avait emporté Pourtant il ne le lirait qu’au retour

Le livre lu dans l’enfance Où était écrit un titre Comme les glaçons de pierre

-15h42-





-Rira bien-mNIm-07/02/2022-

Il était béat Après le mot de la fin Le livre d’enfant

Il n’avait pas lu La quatrième de couverture Là

Il aurait voulu s’en passer Mais pour comprendre

Rira bien qui rira le dernier Il était plus qu’obstiné

Il réfléchit à la belle phrase Ce si beau proverbe

Il l’avait lu ailleurs Dans sa bibliothèque grise

Il prit un autre tome Une autre couverture Rira bien

Il le jeta Comme le facteur jette la carte Dans le casier

Une autre Une autre couverture Il lisait Le dernier

Qui rira le dernier Il était fatigué de lire Bien qui rira

-16h00-

-Qui rira-mNIm-07/02/2022-

Tous les titres des livres le laissait rêveur Il ira bien

Il prit son sac à dos Quitta les lieux pour le froid

Pourquoi celui-ci Et pas celui-là Il n’avait pas le choix

Ecrit par aïeul de l’aïeul Il pouvait le lire Le dire

Le partager avec les deux autres Si près du sommet

Le cœur chaud Il s’assit sur un glaçon de pierre Là

Il posa sa tête dans ses bras Et somnola à l’enfant

Pierre Réveille-toi Il fait si froid Nous partons de là

Le livre Le mot de la fin Il ne savait pas S’il aurait le temps de rire

-16h06-






-Sans cesse déguignonner-mNIm-07/02/2022-

Déguignonner le temps

Comme guignol tape

Sur le diable


Déguignonner le livre

Sans couverture

Et même sans titre


Le sac à dos vide

Le froid déguignonné

Enfin Le retour


L’assiette

Le livre de l’assiette

Le verre aux glaçons de pierre


Il n’en tirera rien

Sans rire Les côtes douleurs

Sans arrêter de déguignonner

-16h26-



-Il a trop lu-mNIm-07/02/2022-

Le président est en retard Il a trop lu Le livre gris

Le livre frais de son enfance Il n’a pas de bagage

Il est trop tard Le train de 09h22 démarre Enfin

Le président s’adresse à la casquette Bonjour Contrôleur

Je serais heureux de vous payer Mon billet de 14 sous

Je serais agréablement Si la ville de Ploom et Daven

Mais le contrôleur ne m’écoute pas Lecteur électronique

Passe son chemin vers le passager voisin J’aimerai m’assoir

Vous êtes sûr de votre destination La carte des villes

Le printemps est heureux La casquette se gratte la tête Où vais-je

-18h21-

-Aller voir-mNIm-07/02/2022-

Je m’occupe de vous dans cinq minutes Bonjour Madame

Il ne s’occupe pas de moi Il me laisse De gratter mes cheveux

Je me suis fais Si beau Le plus court possible Elle aime

Le chemin de la route La nuit se réchauffe En forêt Aussi

Allez-voir les géants verts Les monstres de mousses Les artistes

Allez au thé Avec des cuillères minuscules Sans sucre

Sans lait non plus Merci Avec plaisir Une madeleine

La route du chemin Le soleil est à l’ouest Je me lève aussi

Commencement des recherches Sur la carte de ma visite

Je m’occupe de vous Monsieur Comment vous dire Encore Merci

-18h26-




 

-Train de mon enfance-mNIm-07/02/2022-

Le train de mon enfance Enfin Je ne le reconnais pas

Même le paysage s’en est enfuit Des arbres et des arbres

Les villages se sont rapprochés Comme des points de suspension

Les tracteurs Pas les labours Ecrivent des phrases noires

La terre a souri à la lune Le jour est arrivé Déjà 09h45

Vous allez jusqu’où Monsieur Votre billet sera majoré

Votre place est déjà prise Acceptez de rester debout Merci

Je vais au terminus Au bout de ma vie Je retombe en enfance

Est-ce que Ploom et Daven Est toujours aussi agréable

Pour vous ce sera Cafarne-Ahoum-La –Vile Vous me devez

-18h34-

-Retardement-mNIm-07/02/2022-

Mes jambes me glacent Ma respiration trépigne Je crie

Je hurle mes douleurs de vieil homme Je ne suis plus président

Je recule de trois cases J’en perds ma monnaie Je n’ai plus de billet

J’habite dans le centre Et la journée s’effrite Je perds mon ventre

Je crie Je crie encore Je l’aime tant Et des bruits de l’ensemble

Je rumine mon erreur Je perds mes boulons Vais-je renoncer

Ploom et Daven La cité des amours Mon cœur Je te rejoins

Le contrôleur est en chaleur Et entends Douleurs et fruits

A la petite gare des Osselets Tout s’arrête Je me vois descendre

Vous aurez deux heures de retard Vous y serez avant la nuit

-18h41-






-Par amour-mNIm-07/02/2022-


Message de mes amours

Le lendemain dépend d’aujourd’hui

Serait-ce le fruit


Vingt ans sont entamés

L’invitation de ma surprise

A la gare de ma vie


Je croasse mon amour

J’étale mes centaines de sens

Les sens de plaisirs


Attends-moi

S’il te plait de m’entendre

Je desserre de hantise


Vite Prends ton temps Attends-moi Aime-moi

A la gare Descendu Je l’ai vue Devant moi

Alors qu’elle me suivait Comme on suit par amour

-18h47-





-Souvenir voyageur-mNIm-07/02/2022-

Nous n’avions pas entretenu Correspondance

Des jours Les mots s’éclaboussent Viens dit-elle

Dans le catalogue de la raison Rien n’apparaît

Ni le courage bleu du vieil homme Délivré

Ni la porte A la lettre Au colis livré Ce jour

Je la croisais Imperceptiblement Dans ma mémoire

De la jolie folie Des souvenirs voyageurs

Dans la casemate rudimentaire de mes préjugés

Elle m’a oublié Je change de voiture Pourtant

-19h27-

-Paysage aérien-mNIm-07/02/2022-

Dans le paysage aérien De mes longues attentes

Je n’y avais pas pensé Pas avant Mes cris fuyants

Mes colères bruyantes Face à la malchance d’un rat

Tu es mon chat Tu as écouté Ce que je n’ai pas dit

Pas oser Pas poser Pas lancer Passage à niveau

Bordure de la voix A mes oreilles La découverte

Tu t’es découverte Dans les chansons du bonheur

J’ai porté Dans l’oubli Nos premiers regards ronds

Et aujourd’hui Nous descendons du même train

Notre destination Quelle qu’elle soit Sera-t-elle la même

-19h33-


mardi 25 janvier 2022



Amis des yeux
Chanson des cœurs
Et créations
-25/01/2022-
avec Mon Coeur, Véro, Daniel
et -mNIm-

 

jeudi 20 janvier 2022

Avec le concert-lecture Nocturnes de Chopin
Natacha LLORCA au piano
et une peinture de -mNIm-
à l'atelier de Troyes


-Pas nocturnes-
-mNIm-
-09/12/2021- 

Nocturne Pas un nocturne La nuit horribonde et luisante 
 Fruit de la tourne-terre Se cacher du tiède Sol Soleil 
 Fermer les volets Le bruit Grincent de la fatigue du jour 
 Prendre Comme une arnaque les kilomètres de ces vérités 
 Comprendre L’attente de laisser courir De l’enfant 
 L’heure de laisser coucher Le mélange de chaque être La fête 
Tous les retours à la maison Nous t’attendions 
 La veste sur la chaise Le triangle du fruit du moment 
 Et le solitaire disparut De la rue Perdre et se retrouver 
 -18h51-


-Les croisades du bonheur-
-mNIm-
-09/12/2021- 

 Nocturne du cœur A l’autre bout la maison remue 
 Le coq sèche dans le four Et la roue éclabousse d’huile 
 Manger Sortir la fourchette de la bouche Buchettes 
 Le feu cache l’oubli du froid et de cendre Partager 
 La pierre fraîche Le tapis tapi dans ses bras froids 
 Le choix de ne plus pleurer En aucune galère La joie 
 La gloire de t’embrasser Avec un reste de mon gros cœur 
 Porte ficelée à la tendresse Aussi long que l’entrouverte 
 Aussi De ta musique Naissent les croisades de nos bonheurs 
 -18h57-