lundi 29 décembre 2025


-Aux formes de cadeau-

-mWm-

-12/12/2025-




Cousues

Couleurs

De la vie


La habit rosi Par les fêtes De tous les temps

Les souliers soucis Par tout autre silence

Je t’écoute Me lire De la finesse de poésie


Une fine

Dégrossie

Et suave


Le cratère de vaines lignes de joie

Je te bois Dans le froid Qui me chauffe

Que me rêve A voir tes douces profondeurs


Poème

Aux formes

De cadeau


-16h37-






-Aux formes de cadeau-

-mWm-

-12/12/2025-




Magasin

De trace

Et de trappe


La maison des poupées Aux roses rougeurs

Sur le toit à cheminée Pour le père miel

Pour le secret De découvrir Le déshabillé


La fine plume

Au pardessus

Des dessous


L’oncle Ben Avait des bottes fortes

Un carcan De se tenir trop droit

Et les jambes raides Quand on tire dessus


Dans son carton

La façon cadeau

Plaît à l’enfant


-16h42-







-Aux formes de cadeau-

-mWm-

-12/12/2025-




Silence

Un peu

Lumière


Elle écoutait la voix D’un tendre Swann

Il voulait recevoir Un cadeau du soir

Une forme d’embrassade Réconfortante


Entente

Indifférente

Obéissante


La nuit seule Pouvait se faire Oubliée

Se taire En usant Ses yeux mouillés

Sur les bords ramollis De l’oreiller


Eteinte

Cadeau

D’un baiser


-16h47-






-Aux formes de cadeau-

-mWm-

-12/12/2025-




Merci

Le colis

Paqueté


La ficelle Dans toutes ces brillances

Tire dessus La casse Comme j’y peux

Et le papier contient Un mot secret


Aujourd’hui

Tu as exactement

Le printemps


Le bruit de la boite Pleine de soie

Du monde meilleur De mon intérieur

Et le parcours A d’ici Te rejoindre


Seulement

Cadeau

Seulement


-16h51-





 


-Entreprise-

-mWm-

-22/12/2025-




Une rose des sables

Et une autre rose

Devant un cadre


Un cadre d’entreprise Mal compris

Une faillite qui se débine Et file

Une faille Dans la photo Qui défaille


Cadre photo

Sur le bureau

A contre dos


La cravache Et la cravate Bosse

Bosselle Les cailloux rouillés

Le cervelas Dans le cerveau Las


Fatigué

De porter

Des roses


-18h14-






Une rose de plage

Une cage de j’ose

Hors du cadre


Le chef Et le sous-chef Et le sous-chef

Aujourd’hui C’est la fine famine

Demain Les fleurs seront fanées


Et l’ainée

Et la belle

La défaite


Et la nuit Et le reste de la soirée

Noyée Dans la mousse aux vins

Levez Et creusez Donne faim


Avec sourire

L’entreprise

N’est pas reprise


-18h17-




-Entreprise-

-mWm-

-22/12/2025-




Ils bossellent

Les ouvriers

Occupés


Ils croisent Leurs emplois du vent

Ils foncent Sous les cages d’heures

Ils hurlent Tout sera bien fini


Dehors

Nuages

Neige


Sèchent les cris De la valise-lutte

Tombent Sur les torts A remettre

Caisses qui enregistrent La grosse caisse


Ils crient

Ils luttent

A la fin


-18h28-






Ils sont tombés

Dans le panneau

Résolution


Le cadre a cassé Sa fausse voiture

Le chef a perdu Des miettes de temps

Et l’ouvrier Qui bulle Qui hurle


Révolution

Trop tard

Le départ


L’entreprise a percé ses vaisseaux

La marge Sous les fleurs de Noël

Dans les nuages Beiges Et froirs


Il neige

Le vent

Hurle encore


-18h31-



-Entreprise-

-mWm-

-22/12/2025-




Un marque-page

Dans le livre

De conte


Vous comptez bien Monsieur l’ouvrier

Votre histoire est vraiment belle

Elle nous porte Et ensorcelle


Un portrait

L’enfant

Du cadre


Le fils En retard Du cadre-chef

La fille si rebelle Du compte-fil

Et la bille colorée De cet été


Photo

De l’enfant

Absent


-18h47-






L’entreprise

Est grise

De largesse


Les soldats De la chaine vierge

Les combattants De l’attrape temps

Et les autres balayeurs Du cœur


Chacun

Montrait

Sa page


Le livre Nous délivre du sale

Le bonheur A perdu son contrecœur

Et le moment est venu De la rue


Cravate

Brûlée

bien serrée


-18h50-




-Entreprise-

-mWm-

-22/12/2025-




Sur les murs

Les traits durs

Du long patron


Il adonné Tout ce qu’il pouvait

Même ses regrets Et ses soucis

Il est parti A pied Endetté


Sur le sol

Des pages

Marqué


Avec des traits rouges De feu-folie

Avec des noirs De fumée Envolée

Avec des restes De ce qui ne reste plus


Ils hurlent

Les ouvriers

Et leurs papiers


-18h54-






Ils rusent

Ils ont perdu

Les nuages


Les neiges ne sont plus Très blanches

Les vacances Ne sont plus En livre

Les contes D’enfant D’emploi


Et ils ploient

Sous le jour

Sans retour


Aujourd’hui La fausse voiture

La riche basilique De l’acier

Et l’usine Démunie de tout


Dans le cadre

Photos

Et marques-page


-18h57-




-Entreprise-

-mWm-

-22/12/2025-




Aujourd’hui

Le très fils

L’emporte


Ila cousu Les marques-pages

Il a ravigoté le monde plongé

Et il a creusé Les vieux soupirs


Il danse

Dans le vent

Et la neige


La tôle du toit Est percée de bois

Les murs nus Ont presque disparu

Et les comptes sont frais Défaits


Les cadres

Ne sont plus

Ils volent


-19h04-






La photo du temps

Avec l’ouvrier

Oublié


La photo des tableaux Du maître

Peut-être Est-il Miro Où sage

Ecrire des croix Sur les soldats


De bois

Des jouets

En vrai


L’entreprise est devenue Raison

Le chef s’est endormi De la vie

Il creuse son nid Dans la pluie


La rose de Noël

Lui fait la fête

Le bilan est défait


-19h07-





-Entreprise-

-mWm-

-22/12/2025-




Zoé La fille

De l’ouvrier

Au képi


Raisonnent Les cas de victoires

Réseaux de ruisseaux De neiges

Wagon vole Sur les imprimés


Que dire

Des jupes

Des vieilles


Que plonger Dans les rêves de joie

Sauf Peut-être Un bonjour vivant

Et Danser Et conter Et rire aussi


Habillée

De nuages

La belle Zoé


-19h29-






Gaspart

Départ

Vers l’amour


L’entreprise n’avait plus de direction

Ni vers le Sud Ni vers l’amertume

Il avait vu Zoé En plein été


L’ouvrier

Baladeur

De Vitruve


Les beaux mélanges De genres nus

Et les immobiles lendemains

Tous les matins Il lui écrit la vie


Elle renonce

De lutte plus

Elle est belle


-19h30-




-Entreprise-

-mWm-

-22/12/2025-




Particule

De nom

De Roi


Rose est le bleu De son jeune papa

Radiateur des valeurs anciennes

Elle serait la sœur ainée de Zoé


Le soleil

A fini

Sa course


L’épervier Comme un ouvrier usé

Ne plonge plus Les mains Dans la vaisselle

Le vaisseau A beaucoup pris D’eau chaude


Et le pompier

Son casque

Le pompier


-19h40-






Calme

L’incendie

Grandit


Le refrain du vent Paille en grand feu

Raillent les temps Les trop ouvriers

Ils hurlent Encore et toujours Au retour


Verte

La collection

De colchique


Cerise Plantée Dans la mousse d’été

Zoé a perdu Le bord de sa vue

Et aveugle Promène ses mains frêles


Gaspard

La suit

Du cœur


-19h43-




 

vendredi 28 novembre 2025






-Mausolée-

-mWm-

-05/11/2025-



Ni un cénotaphe

Ni un mausolée

De la grève


La photo trempait Dans le vent

Le miroir de l’orage Souvenirs

Et Dans les passages Des sortes de gens


Un stern

Disait-on

En ancien


Une place Où le livre parlait

De la vivante envolée du temps

Aussi le sourire parti de l’enfant


Une table

Un parfum

Un silence


-18h34-



Le rire

Enfantin

D’un rêve


Il avait chanté Ses envies de dire

L’écriture lui était venue Très tôt

Comme le désir De changer de jeux


Un éclat

Sur un mot

Sans ébat


Il ne pleurait plus Il grondait

Quand il évoluait Sur la page

Il était enfant Il était secret


Et l’image

Brumeuse

Sur la place


-18h36-



-Mausolée-

-mWm-

-05/11/2025-



Ni un mausolée

Ni un cénotaphe

Juste ça


Pas de pierre brillante et froide

Pas une fleur Plutôt une ronce

Comme ses cheveux En avant


Le cadre

De pierre

Mal taillée


Son père avait eu le courage d’ici

De tapisser de chant Son enfant

Et de lui redire Encore De l’amour


Paternel

Fidèle

Au départ


-18h39-



Sa mère

Enfanta

Et encore


Il ne portait pas le même nom

Il n’avait pas les mêmes cheveux

Il n’était Ni jeune Ni vieux


Il était heureux

Il n’avait pas

L’enfance


Il fabriquait des fusils De bois

Des clous rouillés Et souillés

Mais heureusement Il tirait mal


A la tombe

On parlait

Dans l’ombre


-18h43-





 

-Mausolée-

-mWm-

-05/11/2025-



Cet enfant-là

Aux doigts de bois

Si impossible


Avec cette choucroute Et son fumet

Je me régale déjà De la lui offrir

De le sortir de son vilain toit


Pan-pan

Cowboy

En avant


La photo d’hier Il aimait Il aimait

Son livre de recette De revivre

Et viens manger Toi Le dîner


Il bavait

Il en voulait

A peine


-19h05-



Une boite

Une assiette

Une tombe


Le père ne regrettait rien Enfin

La cisaille baillait Des nues

Lui tailler Une mèche de soupirs


L’infante

S’arrête

A l’enfance


Un coup de fusil Je t’ai tué Là

Tu ne vois pas Le poids de l’heure

Tu n’as pas le droit au bonheur


Il tirait

La ficelle

De l’ennui


-19h08-



-Mausolée-

-mWm-

-05/11/2025-



A la maison

Une photo

En cénotaphe


A l’intérieur des souvenirs Des rires

Des livres manuscrits Sans un bruit

Et des clochettes ciselées De chants


S’en va

En guerre

Son frère


Avec un vêtement De gros soldat

Des bottes de combat Et le fer

Le métal Dans le dos De naguère


Très père

Revient

Je te tiens


-19h11-



Dans la cour

Des en tas

De fleurs


Les feuilles percées Par les gelées

Les écrits vifs D’une autre nuit

Et le trépas De se faire oublier


Les pétales

En poèmes

Déshabillées


Sur le sol Le froid Je tape du pied

Sur les murs Des larges fenêtres

Et le ciel frisson De mon abandon


Ni une ronde

Disparue

De cette entrevue


-19h14-




-Cette vérité-

-mWm-

-10/11/2025-



Trouve

L’enfant

Cette vérité


Ce jour de continuité Dans la question

Entre le moment de dire Et de pluie

C’est quoi le charivari De l’arbre


Marmite

Magique

Potion


Que tu es belle Que tu es miel

C’est un ciel Avec un arc-en-ciel

C’est ce que les mots ne disent pas


Peut-être

La vie

D’après


-18h35-



Ficelle

Perdue

Dans le vent


Fidèle à l’écriture A la rature

Avec des rires A petit pas De là

Je sais tout Je ne réponds pas


Univers

Connaître

La question


Le livre et son crâne de William

De naître Et de ne pas être Voilà

Assis Sur une miette de redingote


Sans doute

Une réponse

Trop courte


-18h39-



-Cette vérité-

-mWm-

-10/11/2025-



Ce genre

De vérité

D’enfant


Elle a grandit Le ventre évité Vidé

Elle a dévoré Toutes sortes de questions

Le livre Aux pages noires Arrachées


Camouflet

Sobriquet

Inquiet


Qu’as-tu appris à l’école Aujourd’hui

Une tendre ritournelle de pioche

La terre est lourde Le ciel est moche


Et l’illusion

Qui guidera

Le follâtre


-18h43-



La fillette

Une miette

Tout gagné


Tous étalés Dans des phrases Evidées

En couleurs De poissons longs Et violets

En secret Elle a écrit Les réponses


Tout Au fond

Les mers amères

Et la lune


Grimper à l’arbre Et observer

Chanter fort Danser tordu et nu

Cet enfant A la peau trop dure


J’écoute

Je Ne comprends rien

Je doute


-18h48-




-Cette vérité-

-mWm-

-10/11/2025-



Le papier

Ecrit

De mots


La beauté rassemble Toutes les tendances

Toutes les valeurs De l’humaine enfant

Juste pour redire Ce qui s’est créé


Le stylo

Gigote

Et se frotte


Son bizarre lendemain n’a rien

Peut-être Une virgule d’acrobate

Ou un mélange Des silences


J’écoute

La vérité

Enfantine


-18h56-



La page

S’élargie

De la vie


A éteindre la lumière Et dormr

Y trouver De quoi est-ce le vrai

Avec une lueur de charivari


Le chemin

Va-t-elle enfin

Se réveiller


Et me raconter la suite La musique

Du monde Et du lion Manger

Dévorer la tendre aurore Se lever


As-tu dormi

Si vite Si bien

Jusqu’au matin


-18h59-



-Cette vérité-

-mWm-

-10/11/2025-



Le doute

Le pont

Sur la lettre


Tout est dur De poser un poème

L’enfant gâche Le mensonge d’ombre

Comment compter les branches


Ce jour-là

Avant le début

De l’aurore


Elle s’est levée A casser les poules

Le chocolat coula fort Réconfort

Elle a parlé De ronges songes creux


Elle a répondu

Tout à tous

Sans parole


-19h24-



Poussez-vous

D’une à une

La montagne


Les branches sauvées Par le vent

Le tronc Enorme Avant de pousser

Les taches aux sols De toutes les couleurs


Attachez-vous

Dans les mots

De l’automne


Le rêve a chanté Le connu de l’enfant

La sêve a évaporé Le chaud du vent

Et je ne sens pas Comment attendre


Sans doute

Sans pont

A la lettre


-19h28-




-Cette vérité-

-mWm-

-10/11/2025-


A belle dent

Jusqu’au noyau

Abricot


La façon de manger De sauver l’âme

Les teintes idylliques Du lever du matin

Et les portes A jamais ouvertes et grises


Serrures

Sans la clé

De l’été


Violet d’automne Qu’elles sont bonnes

L’épingle de l’oursin De ta mer

L’os Autour de la viande De l’huitre


Je porte

A mes lèvres

Des centenaires


-19h47-



D’abricot

Si beau

Si sucré


Avec la moitié du monde Charnu

Avec le grain de terre De l’humus

Et l’abri de la nuit De tes dents


Serrure

Si larges

Sourires


Les poissons violets Sont si vrais

Les feuilles interdites Du poème

Renaîtront A d’autres saisons


S’ouvrent

Les printemps de nuit

Dans mes envies


-19h50-