vendredi 29 janvier 2021



-L’impossible possible-

-mNIm-

-19/01/2021-


Un possible Peu de m’emporte Voire de tous les impossibles temps

L’un d’autre jour Avons creusé la viande des espoirs Tout était dedans

Le calme du calamar Le cru de la table cigogne Et le fruit du vent

Aurons-nous assez de libre enchanteresse Et aussi Pour se dépasser

De crible au centre de nos pensées Pour ensemble réévaluer le chant

Dans ta musique Nos idées ont des pièges garnis de force plaisir

Aussi Nous pataugerons De voix de lettres Sur la route effilée de la vie

Par la vocation des ridées du sublime Le possible trouvera place

Trouverons les charmes de digérer la rugueuse vérité des alentours

Dans le chemin des laines Où le vertige nous donne place vacante

Où le plastique des conditions Fait virevolter le partage de nos cœurs

Par le mélange des rondes philosophies Par la volonté des tous unis

Peu l’emporte A moi Peu m’importe Les possibles ne se ressemble pas


-18h44-






 


-Marie Elle ne l’avait pas-

-mNIm-

-20/01/2021-


Surement un vendredi sans son Saint Juste une venteuse convoitise

S’avaient mangé du porc toute la semaine Quand vient le samedi

Un autre jour Un comment dire Une place fraîche pour l’automne

Mes fleurs avaient été coupées Par les oiseaux de passage Il y a une semaine

Les racines s’étaient recroquevillées Sous les glaçons des feuilles lasses

Avec un petit frisquet Chacun cherchait le chaud Sous son manteau

Elle Elle ne voulait pas quitter le voile bleuté De sa soumission

Elle avait perdu l’habitude d’aller travailler Au champ et en forêt

Un balai et une pelle Un chiffon Une culotte sale Un grand drap

Deux assiettes L’enfant n’en avait pas encore besoin Et un plat brûlé

Un oreiller avec des gouttes sèches Une paillasse Un drap taché de rouge

Ce matin Elle s’était levée trop tard Quand lui était déjà reparti

Elle avait changé de chasuble S’était trouvée ronde et sèche

Elle avait repris ses activités solitaires Sans lui Elle ne l’avait pas dit

Marie Elle ne l’avait pas dit


-16h34-




 


-Marie la mésange-

-mNIm-

-20/01/2021-


Lui avait un moineau Ni petit Ni même très gros Et ne s’envolait plus

Dans son tas de charbon La mésange chantait Pour le plaisir de Joseph

Tachée D’un noir plutôt gris Dans la cave de la maison Le tas long

Lui ne descendait jamais plus bas que le tronc La dévisageait seulement

Elle La tête haute dictait En notes précises Sa décision de fuir de là

De revenir Quand la chaleur sera de retour Ou que la cheminée fumera

Avec son sceau Il baisa les yeux sur les traces de noir A ses pieds

Elle lui tournait le dos Sans valises Sous son voile Aller chez les voisins

Il ne savait pas allumer le feu Avec une saison devenue froide et dure

Elle ne chantait plus Elle avait juste changé d’arbres et de cour

Elle le voyait cherchant les vers et les baies certes rares en cette saison

Elle ne l’avait pas dit Pourtant le moineau lui semblait le plus beau

Si petit Ni même grand Elle lisait ses envies Et faisait mine d’ignorer

Et puis C’est bien connu La mésange charbonnière ne veut pas rencontrer le moineau


-16h53-




 


-J’ai fait un carton-

-mNIm-

-22/01/2021-


Le carton n’est pas bien épais Contient des frites en plastique Et l’or

De la nature Il reste le vent coupable De nous lancer la pluie

De s’abattre sur les tuiles dures Et rouges de froid Bientôt elles cassent

Dans le carton Avec un scotch Un collant fin de toutes les couleurs

Comment vais-je envoyer ce cadeau de la nature A cumulus

Je cherche l’adresse du nuage J’ai une lettre pour lui Un paquet

Une miette du climat d’avant Comme un champignon sous un arbre

Une sorte de phénomène Que j’ai décollé de la tuile tombé de l’atelier

Des taches de tes couleurs Délicates et frêles Venues de la grêle

Placée sur le dos d’une feuille rose La dentelle des lueurs du ciel

Surprise Elles étaient à moitié détachées Comme une lumière de vent

L’adresse Je n’ai pas d’ailes Pour envoyer au cumulus des hauteurs

Alors J’ai téléphoné au Père Noël Il m’a dit L’année prochaine en passant

Alors j’ai mis le carton Près du tas de sable A côté des plumes des poulets

Ce matin Le carton n’était plus là Et un large arc en ciel entourait toute la ferme


-11h35-




 


-Feu la vieille plante-

-mNIm-

-22/01/2021-


Le froid persiste Nous avons caché quelques plantes fragiles C’est la trêve

L’année dernière Nous avons laissé la forêt s’occuper des dernières fleurs

Elles n’ont pas duré bien longtemps Au premier printemps de décembre

Il nous restait Des pétales sur le sol Et des feuilles roussies Ratatinées

Alors cet hiver Nous n’avons pas attendu Les pots à la cave Pour les belles

Nous n’avions pas prévu que la lumière ne passerait pas le vasistas

Que le vent gelé viendrait tordre les tiges Et que va dire Angèle la vieille

Que nous ne connaissons rien de ces choses-là Abas les ignorances

Mais pour le lierre Le pied autour de l’arbre Il a bien fallu ne rien faire

Angèle est très fière des lierres du jardin Avec leurs couleurs différentes

Pauvre Angèle Elle ne verra plus les arbres enrubannés de cet été

Nous sommes rentrés De mettre sous la terre Hier La fin de la matinée

Angèle aimait les plantes Et cet hiver Nous les avons encore mal cachées

Ces très vieilles plantes plantées là


-11h52-




 


-Energumène Mais où-

-mNIm-

-28/01/2021-


Energumène D’une certaine façon Ainsi Par tout le monde Se laissait nommer

Comme un rat de laboratoire Ou une pie A la recherche d’une pierre précieuse

Avec le dos cassé Au dessus de sa planche à écrire Avec les doigts pliés

L’œil vide comme un poisson en train de frire Et qu’il baigne dans l’huile

Où dans les odeurs de gâchis D’avoir encore trop chercher Aujourd’hui

Il observe le monde en devenir les parois des êtres entre eux Les silences

Les mots qui rapprochent les sourires Ou qui créent le mur de l’incompréhension

Il enregistre les bruits sur le marché Les suivants dans la file d’attente

Les passe-moi le sel de ses enfants Quand ceux-ci nient l’affection de leur mère

Comment savoir Où il en était Peut-être parlait-il à ces saint de l’âme

Ce matin Il semblait heureux Et avait abandonné son poste d’observation

Un mélange de phrases Ecrites sur le papier froissé lui servait de répertoire

Quand il voulut mettre son manteau Il n’en avait plus Depuis le temps

Cela semblait court Pourtant Depuis deus ans Il ignorait de regarder à l’extérieur

Son plan de travail touchait à sa fin Il était joyeux Sans que personne ne sache

Où cela le menait


-18h44-




 

jeudi 28 janvier 2021


-Fenêtre sure-

-mNIm-

-08/01/2021-

La fenêtre sera-t-elle ouverte Pensive du tendre De la belle demoiselle

A se regarder Paysage des arbres seuls Et des pièges des orages

A se placer Sur le presque mélange Sur les frissons de vent

Devant les rideaux Elevés vers les songes S’amenuise le temps

L’horloge de ta tête me retourne Et me M’élancent les tonalités

J’aurais été alitée J’avais positionné mes sentiments A la vide

A la vitesse de mes faibles réflexions Abandonnées aux rêves

Bientôt je retrouverai le tendre Le soulèvement des feuilles

L’écriture commence avec le premier geste De la voix très haute

Mottes de lèvres Le tronc aux écorces du son s’emmêlent mes leurres

Les leur De musique à porte de l’invention De la molle évolution

Vous me donner le sentiment de la fenêtre Et vous dis Je vois

Les branches aux feuilles discrètes Et aussi De tout commence l’ici


-17h21- 




 




-Texte pour la faim-

-mNIm-

-08/09/01/2021-

 C’est la fin du commencement Cariatide absolue Pour porter le toit du monde

Le russe Dans sa chute vertigineuse Est le sosie de marguerite en hiver

Quand au printemps Tout à coté du coquelicot Couchés dans les herbes

Quand l’escalier ne nous emmène plus Quand les hauteurs sommets

Que la tête s’enlise dans les nuages violentés par les venteuses

Les pluies insaisissables Les pianos plus rapides que les prestos

Les si Plus longs que les doutes de la chute Aussi bas que le sol

Dans un siège de moins de confort Que le temps des Je t’observe

Ecoute le souffle lancé Après le cœur de tout l’être revêtu nu

Absorbe le silence Entre deux portées d’une danseuse arrêtée

Entre la science du sentiment plein d’illusion Et de tout le reste

Laisse le sommeil éveiller De retour à la nuit La musique

Sournoisement La vérité a été Est là Et va venir Quand le spectacle commence


-01h20- 


 

lundi 4 janvier 2021

RIEN ne commence IcI

 



-Coulée des airs-

-mNIm-

-30/31/10/2020-


Courir je n’ai plus rien à déverser sur mes horribles pots

Habillé de ruines d’un autre printemps Cassettes Feurs des champs

Tu m’as regardé m’enfouir de rentes et de sacrilèges trop légers

Et de la légère tétée ventrue Enracinée à l’acrobate d’une pensée

Mais bien Laquelle Une flute le long d’un chemin Une casserole

Tu as tenté de parfumer les pierres Le long de la truite à la musique

Tu as aussi le désir de plonger Des landes de marche à pied

Des connivences hasardeuses aussi solides que les étoiles perdues

Tu es l’autre Toute prête de moi M’aider Me tendre les paupières

Si la bonbance Et si le cramoisi de mon sang S’évaporer le sale

Tu avais ton sac de main et de deux pieds Un pouce levé très haut

J’étais cet autre Que la flaque d’eau repousse Dans les herbes fausses


-02h25-





-Vers d’autres aujourd’hui-

-mNIm-

-30/31/10/2020-


Je savais bien que je n’avais rien à pire Le carton de ma valise

Une chemise sur le dossier A t’offrir un rendez-vous ballant

Je savais marcher en gros Comme l’Archibald de mes légumes

De mes propres poireaux Entre deux salades Prononcées en volute

De qui d’autre je saurais parler d’autre que les autres habitants

Mes esprits quittent le rôle alambiqué Que je donnerais des raides

Un autre étirement vers la parole Murs et repentis se décollent

Une pleurote sans son chapeau Les troncs des grands centenaires

Une vie à faner les redondances Pour se donner bonne confiance

C’était ma valise Le miroir est cassé Mais ma main te tient encore

Tu seras mon autre encombrement Dans mon sourire Dans mes soupirs

Et mon amour Ecoute la pluie revenir d’un autre paysage

C’est sans doute le mots doux Que se glisser dans bien d’autres oreilles


-02h36-




 


-Ta lumière-

-mNIm-

-31/10/01/11/2020-


L’ampoule Promenade au fil du temps Cela recommence l’aveugle

Les carreaux de faïence La place de la porcelaine j’ai la haine

La cour arrière donne de l’ombre à la grande fenêtre cassée Rideau

La place des lunettes change tous les jours Bien loin du monastère

Sur l’évier Le triste sort de la fourchette Tordue Pas de repas Frugale

Juste une tromperie sur la position du lit Sous le vasistas caché

Juste sous le crane Une enveloppe de vingt billets des jeux d’enfants

Où va partir la lueur Dans la course électrique Sur le mobilier en jeun

Personne n’est rentré ce soir Le verrou est resté ouvert Jusqu’au polochon

Des vêtements de la noble vieillesse Aussi raccourcis que le dos courbé

Des papiers peints Comme des titres de journaux Des mots si lourds

J’ai attendu que tu me reviennes Et j’ai trouvé le sol gelée les plats cassés

Je me suis les paumes Les doigts Les poignets attachés au bracelet de notre amour


-00h08-


jeudi 31 décembre 2020

 


Blanche

Aussi seule que le lit

La chambre


La note

Porte la lumière

Etincelle lente


Transporte

L’archer s’enveloppe

Du rêve


Musique

Les croches s’accrochent

S’envolent


Ma tête

Endiablée et mûre

Se balance


-18h47-








- Violon long-

-mNIm-

-06/12/2020-






Des blanches

Durent si longtemps

La nuit


Et ce jour

Où psychologique dévie

Le rythme


Portées

Les cordes me libèrent

Des instincts


J’applaudis

Avec les crins ressortent

Les matins


Ma valise

Aujourd’hui je sors

De la chambre noire


-18h51-






-Le non silence-mNIm-12/13/12/2020


Accuse-moi de redire Une fausse vérité Loin de la beauté ignorante

La pluie s’est renversée Sur les sourires De mettre loin du désaccord

Ne rein dire Sourire en silence Faire croire à l’honneur De l’homme

J’ai plongé dans la vitupérance maladive Pour un bon jour de là-bas

J’ai osé contredire la bienséance Pour un mot de trop De trop tard

J’obtempère Aux noms du fils du savoir Et de la désolation noire

Oui Le voleur de pomme croque dans la vie de la belle sagesse défaite

Oui Son silence est plus beau Que de mots pouvant contredire l’offense

Oui Son sourire laisse passer les mensonges de la belle pensée d’être

Comment établir entre le cri et d’aucun mot Qui est la bonne façon

Aussi Aujourd’hui Le lézard au soleil est un serpent sourd et pesant

Brutale La sauce à la bouche Aurait-il fallu se taire un jour encore

Et le téléphone est resté muet Comme si l’absence cachait le masque


-00h38-






-Pour tourner en long-mNIm-12/13/12/2020


Asphyxie Retire ton masque au large sourire Ose être l’asphyxie

Ote Sur le visage du partage La couleur rouge du grand bonheur

Coince ta main Entre le masque et l’enclume Pour jaillir de ta face

Le mouvement des yeux Laisse envisager que tu revivras très bientôt

Si le foulard Doublé de doute Echappe aux rongeur de la sagesse

Ta nourriture se tarit Ta vigilance sèche le sang D’être toute perdue

Paillasse à la porte de mon nez Odeurs enlacées aux souvenirs

Je veux revenir à l’autre hier Comme je veux croire à comment demain

Prévoir Envisager même le pire Evaluer Où je vais mettre le premier pied

Où je vais sortir la clé Hors de la violence du vide Evité le juste

La justesse de mes doigts sur le papier Ne ressemble plus très bien

A quand le courage d’annoncer le début du monde L’éclipse

Le soleil reviendra Le sommeil Comme la pluie lave l’ennui Et l’asphyxie


-02h33-





 

 

-Bois ton être-

-mNIm-

-08/12/2020-




Avec mes regrets

Joli mois de mai

Et dans mes secrets


La poste

Pas de courrier nouveau

Aujourd’hui


Bientôt

A vie souvenir lourd

D’amour


Le neuf

Je caressais tes mains

Bonheur


Tu t’es levée

Tu t’es échappée aussi

De ma vie


-18h34-





C’était sourire

Tes yeux admiraient

Ma fleur


Dans mon pot

S’esclaffaient de verdure

Ma feuille


Caché

Mon soupir sentait l’aisance

A l’avance


Mais mai

S’est terminé sans toi

Sans toit


Ma maison s’est écroulée

La vie vide

De ma boite aux lettres


-18h39-





 

-Sur papier-La rature-

-mNIm-

-08/09/12/2020-




Convoitise

Oublie le garage

A mélodrame


Calme

Scellons l’oriflamme

Enfermons


Reste l’assez

Soupirs de souvenir

Aime voire


Mémoire

L’image à la santé

De l’âme d’une


Entier

Le chemin de la plume

A s’infuser


-01h34-





La plume

De mon stylo grille

D’assez


La flute

Sonne l’aigu du gris

Siffle


Maux d’elle

Renforce le néant

A contretemps


D’écrire

Je ne sais plus que lire

Finir


De l’ancien

Aime je ne t’aime que plus

Que la vie


-01h29-





 

-Par trois-Dans les heures-

-mNIm-

-09/12/2020-




La voiture

Le fil de la route

S’affine


La voie

Plus en plus fine

Sa croûte


M’emporte

Entrée dans le magasin

Charriot


Une pincée de gomme

Une poignée de crayons

Et son pull ouvert


Pour sons chauds

Me pousse hors de ma carcasse

Je l’observe


-18h23-





Une course

Le caddie des nourritures

L’être plein


Arrivés

Amis de toute une lignée

Des jours


Levons le verre

Lançons en tourbillon

Des rires


Restez fidèles

Revenez à demain

Continuons


Sur la route

Le chemin s’avance

Qu’on finit


-18h29-






-Cadeaux-Blancs-

-mNIm-

-09/12/2020-



Festoyons

La table garnie n’est pas

De mise


Pagayes

Planches à clous

Canardent


Complimentent

Des phrases de beau

Cadeaux


Chacun s’ouvre

Les ficelles me tombent

Sur les genoux


Le présent

Reçu à temps

L’heureux


-18h36-




Des cœurs

Une planche à tracer

Une fleur


Le beau stylo

L’arrière sale

Se décape


Le gros dos

Soupir dégourdi

Du plaisir


Les paquets

Ouverts comme ton cœur

Sans brume


Et ma nuit

Se souvient

De la lune


-18h41-




 

lundi 30 novembre 2020

-A fleur de pensée-

-mNIm-

-16/11/2020-


J’étais allongé Près de Marguerite Prêt du trèfle Et de la luzerne

Est-ce le soleil Est-ce le sommeil Est-ce le cri du coq A cinq heure du soir

Mes pauvres paupières fières A t’observer Comme la colline recouverte

Découverte de tes paroles folâtres Avec un zeste de silence et de joie

Plus je m’enfonçais dans mes pensées Plus je retrouvais la surface des choses

Je voyais ton corps Sage Changer le sens de ma destinée Pour le pire

Tu es meilleure que la bise Pénétrante Dans mes narines de la famine

Tu es aussi légère Sur ta tige Je t’effeuille Je plonge mes songes du diable

Je n’écoute plus rien je ne vois bien que les nuages déjà partis si lointain

L’accroche au odeur des feuillages Le partage du bonheur Dans ma poche

Mes mains touchent Une jupe Comme le champignon Une corolle

Mes rêves s’affolent N’ai plus le rappel Mes oreilles oublient le vite

J’ai pris mon temps Et avec splendeur J’ai retrouvé la senteur des roses

Leurs pétales fétides Leurs tremblements suffisent A être sûr de ce moment-là

Et si la transparence de la lunette sombrait dans ton dehors Pourtant je te découvre


-17h30-




-Dans l’égrégore-

-mNIm-

-10/11/11/2020-


Sur une barque Ensemble Ils ont laissé la trace Dans le journal d’un jour quotidien

Les uns sont inconnus D’avoir de rien Fait une sorte de passage vers l’autre bord

Sans se retourner Laissant flamme et d’enfants les longs soupirs

Glacée la mer Noircie par le soleil Aussi absent que l’autre lune de sale

Froideur du grand silence De trois jours de voyage Sans accroche cœur

Assis sur leurs genoux Ont juré Du chemin à l’entière destinée Seraient nés

Sa pensée Ça penche sur le vide nouveau Méconnu Malgré la ruine

La fuite vers la paix Où en sont les secrets Comme un nouveau retard

Certains perdent le sang D’autres Sur le sol Croient en voir l’intermédiaire

La houle déborde tout Les planchers débarquent Sous les pieds les vagues

Les vagues sentiments Dans les cris intérieurs de la peur Plutôt mourir

L’horizon est bien loin Et tous posent d’autant Les questions vers la nuit

Et le soir est venu Le sombre était partout La côte n’arrive pas Fatras

Brisée L’embarcation se perd Ou presque encore Ils sont dans l’égrégore de la misère

-01h40-




Pour ouvrir les yeux

Il faut les fermer

Et sourire soupirs

-00h53-

-27/28/10/2020

-mNIm-



-Dans ton saint-

-mNIm-

-19/20/11/2020-


Oh la belle Avec ton saint à peine auréolé Et ta lèvre à peine ouverte

Et sent venir le cri de l’horreur et de la joie Je continue de lire

Tu te lèves Début du jour Loin du cauchemar Loin de la terreur du vide

Le livre est fini Le vide m’envahit J’aurais voulu connaître ton saint

Un homme avide A te regarder A mettre le briquet contre ta cigarette

Vêtu de larges draps Aux couleurs des pierres Genoux écrasés au sol

Venu de ton image Né pour répondre à ton angoisse récalcitrante

A sortir de tes mains Le travail des cailloux et du ciment encore frais

A prendre De l’envie de bâtir Le questionnement pour s’oublier

Avait pris la force de ton homme Et le même visage que le tien

Tiens le silence à briser Pour une réflexion Très près du centre

Le ciment coule Le lien revient Comme un souvenir à disparaître

Et ton sourire ne laisse pas venir Un monstre pareil Oh la belle


-00h22-




-Fort d’un cauchemar-

-mNIm-

-19/20/11/2020-


Une crème sur ta peau Le sourire aux lèvres Tendues vers la foi

De sentir ses bouches venir à elle Comme elle est belle Si belle

Si enivrante de porter l’espoir Dans l’espérance donnée au soir

Si édifiante De former avec sa chemise de nuit Un rêve de noir

Et le camionneur change sa roue Dans le froid de sa banquise

Et le roturier recompte le noir de la bougie Pour faire sa gloire

Et l’embouchure de la trompette A trouver sa place Dans le si

Si le silence avait continué Pour échapper au rond du naufrage

Si la galette trop réduite par le feu Sortie toute mangée du jeu

Je me demande si je pourrais m’approcher quand tu dormiras

Je voudrais tant poursuivre ton sommeil Avec un leste de mes doigts

Collé contre tes yeux Tout pétillants de rêves Je te hume Je t’inspire

Et je frôle l’envie de prolonger mon rire abattu Hors de mon cauchemar


-00h37-



-Naissance (début)-

-mNIm-

-02/11/2020-


La fabrique de bébés Se portent bien Les trois Mais je n’en voulais qu’un

Alors j’ai déchiré les papiers Les autres noms me plaisent très peu

Les lutins givrés auraient pu s’appeler comme eux Dans leur beau pays

Mais je ne souhaitais pas donner Les deux autres prénoms étaient caduques

Avec un nom de famille pareil Impossible d’être discret Une fois de plus

A l’infini joyaux A sa naissance Avec une bouteille de « ça mousse » Ouvrons

Les bords de la mer étaient accueillants Mais tout de même Possible

Impossible de le boire Au gobelet d’argent Au coude levé A sa santé

Un tour de vis Un nœud coulant Arrimé sur un bloc de gros béton

Le rivage Sorti d’un conte de chevalier A l’accrochage A cheval

La voile était levé Le voile était enlevé La bête devant nos yeux

Je pouvais repartir Le voyage était incertain Mon ignorance Totale

Pour ce moment-là Je me ruinais A suivre sur la carte La place des îles

Le port était clos Dû à la tempête Avec une ouverture possible prochainement


-11h37-



-Baptême (suite)-

-mNIm-

-02/11/2020-


Merci de respecter la distance entre vous et la vitrine C’était écrit

La glace est cassée Ne restait de la devanture du chapelier Qu’une trace

C’était écrit sur la porte Le chef de bord Aussi algérien que moi lutin

La maison du beur Nous l’appelions Arrivé Maison fondée en 1927 Surement

Le capitaine était maintenant ratatiné Devant son écran Radar

Aiguille du midi Du minuit Du vent Forcément Il surveillait tout

Même le cadis de la belle Angèle Même les petits vieux sur le banc

Le mousseux allait coulé à volonté Le baptême arriverait demain

Pains français anglais viennois Tout est prévu Sauf le temps

Peut-être soleil avec des rafales Au dessus de nos têtes Avec discrétion

Nous voulons fuir la civilisation Prendre le large De la barge

Nous étions presque prêts Près du bastingage Prêts à tout engloutir

Pains chauds pour diner Conserves des âges de la vie Fraîcheur à boire

Je t’ai prise par la taille T’ai glissé le nom de l’île A reconquérir

A qui donner compliment et ruine sur la terre ferme Nous allions


-11h48-



-Mariage (et fin)-

-mNIm-

-02/11/2020-


Je tu vas

Vaisseau de mon amour

S’évader


En rougissant

Ta coque te soutient

Timidement


Ta cabine

Aussi large qu’un petit pois

Ta bobine


Avec un non

Je n’oserai repartir

Sans ton cœur


A moteur

Tirons les bords à bord

Cabotage

-11h53-



-Sans cérémonie-

-mNIm-

-02/11/2020-


La glace était fondue Brisée Emiettée Les verres gisaient sur le sol Là

Jour de fête J’aurais bien aimé Prendre Au large L’air heureux

J’avais travaillé comme un sourd Pour porter mes rêves Jusqu’à la réalité

Le mat était encore baissé Le moteur sentait l’huile déjà rance

Arrête tes salades Tu me disais D’autre chose dans la vie Encore l’amour

J’aimerai t’emmener Vers le soleil levant Levant les yeux de tes merveilles

En attendant le beau temps La vitrine du capitaine Sans la vitre cassée

Une barque de carton Un vaisseau pour navigoter Calmer nos envies

La maquette était à l’échelle Un dixième de mes songes Allez On s’en va

Sans frapper Nous sommes entrés dans notre avenir Pour toujours

Les amarres étaient jetées Mais sans sourciller Nous quittions tout

Les plages languissantes Les falaises hautaines et calmes Et les dire

Comment allaient-ils nous attendre Devant la vitrine Sans la vitrine

Je ne reverrais plus la barque de carton Nous ne le savions pas encore Pourtant

-12h30-