lundi 24 avril 2023


-Au sommeil-

-mWm-

-16/17/03/2023-


Au sommeil

La porte légèrement

D’amour


Au réveil Le matin

Au rond réveille-matin

Laisse-toi me lire

De l’espoir du rire

D’amour


Un Deux Trois parfois

Quatre A quatre pattes

Quand il sera une fois

Allongés sur la natte

Et rire Et rit encore

A se prendre Bras le corps

De l’amour


-01h13-




-Porte-

-mWm-

-16/17/03/2023-


La porte

Au sommet du sommeil

Dans l’amour


La place du soldat

A croiser les débats

Pour être pacifique

Dans un rêve logique

D’amour


La cage d’un vieux repas

La sève d’une table nouvelle

Où l’enfant et le miel

Sont donnés Sans appât

A la belle ritournelle

A contempler le ciel

De l’amour


-01h18-




-Montre-

-mWm-

-16/17/03/2023-


Montre-moi

Ce que la vie cohorte

Vers l’amour


Ce que le cœur emmène

Ce que les mots se sèment

Ce que j’aime m’apporte

A ouvrir une telle porte

De l’amour


Grandir et s’enivrer

De bonheur et de luire

De ne jamais nier

Quand parle le soupir

Et le dire du vrai

Et le bord du panier

De l’amour


-01h25-




-Déborde-

-mWm-

-16/17/03/2023-


Déborde

Défile ta vérité

A l’amour


Tu perdras un petit rien

Comme trouver un vaurien

Un néant dans tes rêves

Que le sale s’achève

Dans l’amour


Tu ne tiendras pas la main

La fille de la survie

Etoile de l’espoir

Quête perdue du noir

Tu as trouvée la fève

Et le jour se relève

Dans l’amour


-01h29-




-Trouvez-

-mWm-

-16/17/03/2023-


Trouvez

Mes deux chéries

Votre voix


Celle qui entame

Les silences et les drames

Les creusés Les gonflés

Les roses Les giroflées

Votre voix


Votre porte-bébé

Votre tour endiablé

Votre tour endiablée

D’où nous sommes tombés

Celui-ci est revenu

Et nous emporte nus

A notre voie


-01h34-




 

mardi 21 mars 2023


-Frontières-D’une mort-

-mWm-

-17/03/2023-


Plus de frontières l’espace large Le cœur

Tu entres dans mon être Tu y trouves ta vie

La date de l’amie et des amours sublimes

Le repas Sur le bord de la pièce A la fenêtre

Je t’écoute et te verse mon bonheur long

Je voudrais qu’il dure Au moins un siècle

Qu’il commence par Une caresse sur le nez

Qu’il me prenne par la main Et me mène

Là-haut Nous nous rejoignons En rond

Nous partagerons des nous De nous à nous

Et peut-être connaîtrons-nous Une mort heureuse

-23h45-


Une mort Où le cri a remplacé le rire long

Où le déchirement n’a plus de tendresse

Où va-t-on emporter jusqu’à l’oubli

Où la porte se referme Et vagabonde mon être

Les frontières existent encore Et se viennent

Deviennent les bords de nos désaccords

Où va passer la mémoire perdue de vue

Ne plus parler Ne plus voir Ne plus de rien

Un mur se reconstruit Dans la détresse

Et là Comme une frontière infranchissable

-23h45-




 


-Hors-Lors-

-mWm-

-19/20/03/2023-


Hors de la nuit Je peaufine ma nuit Chargée

Marche Long Large Retour Travers Longue

L’index tourné vers la ruche de mes pensées

Rien n’ose sortir /La peur de vomir la réalité

L’être libéré de l’absurde Sentimentalité

Et l’ortie Dans le gazon Que j’ai léché longtemps

Je me suis piqué J’ai senti De la fracture usée

La pomme La glande La digestion de l’avalée

La bolée de miel Avec une eau salvatrice

Avec le corps Je vais Je vais Je vais la nuit

-01h16-


Lors de la nuit Quadrilatère des cinq sens Sang

Le rouge sur ma peau Ne vient pas de moi

Il supporte les hier Les prières que tout aille

A volo Au laboratoire de ma faillite perdue

Long Large Promenade à la viande Croustille

S’émerveille de la tristesse du chemin Longueur

Comme l’arche Au dessus de toutes mes acrobaties

Je piétine Les poussières invisibles Plus de lumière

Plus de caractère non plus Seulement l’ance

Le panier n’est plus ridicule Même vide

-01h22-




-Porte-Apporte-

-mWm-

-19/20/03/2023-


Porte de la nuit Vers la sortie Au grand dehors

La pièce n’est pas ridule Il n’y a pas de traine

Il y a un manteau accroché au cockpit Vite

La place pour s’assoir N’a pas été rincée L’été

L’été est loin Long Large Marche En cage

Des armoires Le bord des murs Portes fermées

Mes souliers Je ne les trouve pas Va nus pieds

Mes oreillers Pour demain Ricanent de douceur

Surement des plantes Je les observe Se relever

Et je me retourne Pour avancer droit devant

-01h28-


Porte la nuit J’égoutte les maux à mes oreilles

Le plafond ne donne rien Au dessus Ciment

Plâtre Long Large Environ Trente carrément

Peintures Plus mal Que le silence revenu

Les murs salissent mes soulèvements d’avant

Marche Passible de jours de mission Marche

L’irréductible moment Qui nous fait le présent

Cette confiance Au plus court instant de vie

Ni le passé stupide Car il était si éternel

Ni ce que je ne connais jamais Avant qu’il n’arrive

-01h34-




-Port-L’horrible-

-mWm-

-19/20/03/2023-


Ports de la nuit Tu lis dans mon auge-là

Les nourritures arrivent Dans les sacs de sable

C’est une pièce de vérité Collée aux dents tombées

C’est une poudre à baillons Et A qui croire-là

Cancrelats de la lunette A ne rien contempler

Les souillures de mes doigts Dans la poche de mes yeux

Place à l’arbitraire Plus à la convoitise

Je n’ai pas clos le débat De mon œil droit

Plus droit que la règle d’or Continuer Continuer

Et les vaisseaux sont revenus Rien n’est plus

-01h41-


L’horrible nuit N’est pas la mienne Je te veux

Je pompe sur mes bras Dans mes rêves gauches

Tombent S’arcboutent Au carnage d’hier

Se posent S’explosent Edifiante élaboration

Et le pour de mon âme Ne cherche pas le temps

Tout est là L’immobile L’impassible Le moi

Le comment trouver Ce qui n’est pas recherché

Oublions ce que nous sommes Où nous voulons

Long Large Marche La cage de ma belle réflexion

La maison de la nuit Où pousser les murmures

-01h46-




 

 


-Cannibale-Digestion-

-mWm-

-19/20/03/2023-


Cannibale viendra l’aurore Le début d’un tour

La tour ne regarde plus la reine C’est l’échec

Mes mains ne serrent plus bien Verte saison

Je dévore les secondes Je les plonge dans mon cœur

Je les vaporise sur mes soucis Dépassées du pot

Mon verre se liquéfie Pour enrailler l’étuve

La chaleur de la nuit Ne ressemble plus à rien

La pâleur de la belle lumière Me donne envie

Concupiscence et courtoisie Rien n’est moche

Les poches vides de ma passion se relèveront

-01h52-


Digestion terminée j’ai encore la faim A la fin

J’ai toujours voulu faire grandir De l’arbre

Les fourchettes Dans les fruits Comme un vers

Les bords du couteau Pour couper la corde

Les raz-bords Les aussi En fuite longue

Evincer le marchand de rêves Et pleurer

Je ne peux plus leurrer Mes têtes du matin

Je dépoussière tous mes aprioris pointus

Le doigt L’index mis Dans le secret de l’oubli

Il ne faut pas oublier Il me faut d’ici déplacer

-01h58-




-Cannibalisme-Ensemble-

-mWm-

-19/20/03/2023-


Cannibalisme de l’horreur Je te dévore encore

Tu es aussi amie que pour la première foi

Celle de cet instant Où tu portais des plumes

Aussi fantaisiste que la branche de l’âme

L’arbre aura ses fleurs Aura de tout sourire

La racine s’est enterrée Sous une tiède couverture

Tu me regardes Je pensais que c’était un ailleurs

Tu me regardes Je me retourne Et te revois

Tu ne t’occupais de rien Même pas du plaisir

Et pourtant Tu me donnes Un grand présent

-02h04-


Digérons ensemble Ton œil brille Ton « je »

Je suis une pluie de drame Du concassé

Je suis la prière Posée sur le sort de mon désir

Je suis la maison Où je te recevrai vrai

Je plonge Au centre de tes idées de moi

Veux-tu que je t’emporte Dans mon silence

Que je te fasse parler des amours douces

Je suis un rien de tonnerre Tu aimes mes éclairs

Ma voix quitte la route Je suis l’autre chemin

Et en plein corps Je suis la flèche que tu m’envoies

-02h09-




-Je suis-A la fin-

-mWm-

-19/20/03/2023-



Je suis le cannibale de mes souvenirs disparus

Je suis autre chose D’aitres petites choses Le bruit

Le craquement des brindilles Devant l’atelier

Le truchement des sens Je suis Je suis Je suis

La correspondance Qui n’est que poésies usagées

Je suis la poubelle de te papiers gras Hélas

Je n’ose te porter Comme un secours à moi-même

Le craquement des solstices d’été Vont venir

Aide-moi Donne-moi raison de t’aimer

-02h04-


A la fin du moi Je saurai si tu l’aimes tant

Si tu m’as reconnu Comme un tendre présent

Si la cadence de mes pieds Aime tes promenades

A la faim Je resterai d’autres longs cauchemars

De digérer les instances du doute Hors du temps

Le bout de cendre Où une braise est restée

Aussi claire que la cerise d’un beau gâteau

Aussi vivante qu’heureuse Je veux te voir

Je ne veux rien Je ne veux rien Je te désire

Hors de la nuit En retour Trouver le jour

-02h19-




dimanche 26 février 2023


-Lune-Mienne-

-mWm-

-26/02/2023-


Il y a la pénombre Dans un tunnel Long Rond Et à l’autre bout

Lueur Tu dévisages mon inquiétude Tu laboures la paix de l’âme

Courage L’incertitude est comme une branche d’arbre mort

Elle tombe de haut Elle laisse revenir Une branche nouvelle

Elle craque Sous les pas du feu Et rejette à la lumière L’étincelle

Comment attendre Pour cueillir de l’arbre La fantaisie du fruit

Aujourd’hui Le bruit de l’âtre libère les silences de l’ombre

-20h29-


Il y a de la pénombre Dans la lumière improvisée A la vibrante

Conseillère à mon cœur Complice des infinis Sensible remuement

Le tunnel trouve Même la nuit La lueur sur l’arbre vieux

Sur le capiteux environnement De la croyance à la souffrance

Prendre un air libre de la lune Tu m’éclaires d’étonnement

Tu me vaporises De fines gouttelettes D’un espoir endormi

Aussi Se chantent Les anciennes douleurs En retour au bonheur

-20h34-





-Peine-Ombre-

-mWm-

-26/02/2023-


Dans tes yeux La lumière écarlate Les frissons de ne pas savoir

Si l’avenir sera Avec un gros tord-boyau du passé A cœur

Au centre De la torride chanson Des arbres et des troncs En tout

En échange solidaire Et en multiples vies Après la nuit

Dans tes yeux J’ai trouvé le solaire de la raison de vivre

J’ai croisé Avec mes cheveux relevés La senteur du rire gras

Ah Les mains sur le papier Un jeu viendra en sortilèges

-20h39-


Dans tes mains Aussi solides que l’espoir Il y avait des doigts

Sur la touche de l’assiette creuse Bien assise Bien posée

Sur le noir entouré de blanc Et de mobiles bienvenues

Sur le blanc écarté du noir Et au roulement des notes

Note ce que j’ai à te dire Je ne saurais pas La faim au ventre

Je ne plierai pas Dans les galères futures Elles ne sont pas

Pas à pas Sans regret La lumière change de lueur Soir

-20h42-




-Tu es-Mon ami-

-mWm-

-26/02/2023-


Mon ami Tu es celui qui n’a rien dit Tu as gardé la lumière

Tu ne t’emportes pas Le matin caverneux Et la folie guerrière

Tu établis l’ignorance Qui ne se gène pas pour s’enfuir

La croix des lieux entiers A ne savoir où aller Endiablés

La sordide valeur des rayons du solaire Moment clair

Ce sera pour enfin Quand demain dévie la grande source

Tu ne prononceras pas les mots La condamnation n’a pas d’horizon

-20h47-


Sensible Mon ami Tes mains posées à tes genoux De voir

De trinquer avec le souci de ne rien envahir Seulement

Si la pluie Au bout du tunnel Arrêtait les tourments

Si le vent tordait les gouttes De la rosée volée Perdue

Si se croire plus vrai Ne facilitait pas l’oraison

Le tordu a du retard Et laisse flamber Toutes les raisons

Je laisse passer la nuit Et je reconnaîtrai les couleurs de la lumière

-20h52-





 

vendredi 27 janvier 2023




-D’amitié-A l’amour-

-mWm-

-21/01/2023-


La main Bonjour Naissance Rencontre Et la sympathie inachevée

Je t’ai croisée Une première Une place Dans le cœur des amitiés

Un verre Trinquer Et la suite de tes paroles enveloppantes et fraîches

Une place Contre les mots Sur les arts Sur les arbres En tous sens

L’œil rieur l’éclat de joie à partager Dans les belles différences

Comment trouver Une autre chose que le donner Comme une fleur

Plaisir de se revoir Communion des mots ensembles Au tendre retour

-10h22-


Je t’ai revue Bien des fois Sur le silence Transmuté en larges sourires

De se revoir Et aplatir les restes Comme une chanson fredonnée en chœur

De se placer Dans le recommencer Dans l’étendu des points de vue

Ce bonjour-là M’a tourné la tête l’amitié déborde Le cœur chaloupe

Et le début du tiède Se revoir bientôt Attendre Attendre plus fort encore

Se poser la main Sur le dos de ton bonheur Et devenir un plaisir soupir

Aussi Quand je t’ai reconnue Comme l’amie inextinguible de mon cœur

-10h28-





-D’amour-En amitié-

-mWm-

-21/01/2023-


Nous nous connaissons Nous nous reconnaissons Nous nous étendons

Traverser la forêt de nos croyances Ensemble Une douce mélodie

Uen vie de placer Dans les assiettes Des repas si riches du quotidien

Et découvrir la pluie des âges Des dépassements Se fendre Mélanges

Tout coule Comme un ruisseau De la senteur des fruits trop mûrs

Tout s’éparpille Une niche de modèles anciens Faire des grands souvenirs

Et le printemps revient Comme je suis le chien de ta niche D’amour

-10h35-


Et la porte claque Nous nous savons trop Pour ne pas nous aimer

Nous avons piétiné Les feuilles mousses Et les bottes pleines de ce mou

La boue écrase En retardateur Des gestes de ne plus donner pareil

Des trop devoir Des chacun pour se retrouver Dans ce chez soi

Dans un soi-même Tant regretté Prêt à envahir De se porter seul

N’écoute plus mes torts Si impardonnables Comme de l’inconnu

De quoi est faite la chance de toujours Continuer D’amour à d’amitié

-10h40-





-D’ami-A l’ami-

-mWm-

-21/01/2023-


Aujourd’hui De se revoir enfin Aussi longtemps que de vraies éternités

Rions en pleurs Glissons en leurre Tu sais ce que tu vas me dire

Tu as attendu le recommencement Tu as piégé tes tendres sentiments

Alors Pendant tous les temps De ne plus se croiser Où étais-tu Alors

Merci comme si ce loin était hier Et le croassement de redire

Où étais-tu Dis-moi tes lendemains Dans les crevasses de la vie

Sitôt plonger dans tes phrases Tout s’attarde Tout nous remplit

-10h47-


Nous avons fait ensemble Dans les objets de ne pas couper l’arbre

De ne plus envisager De ne plus se connaître Changeras-tu vraiment

Rions enpleurs Fixons un autre Rendez-vous compte Sympathie

Ceinture de nos chaussures dans une pleine direction Acceptons

La route ne mène plus Dans les vagues horizons A la belle finitude

Continuons à se perdre de vue A ne pas oublier A aimer Sans retour

Aussitôt Merci d’être celui que je ne perdrai pas Dans une rue de foule

-10h52-







-Pas vraiment-Sentir venir-

-mWm-

-23/01/2023-


Suis pas vraiment d’ici J’ai cueilli votre monde Découverte Découverte

Le couvre feu de la parole Le pas raconté de la vérité Le mensonge de vivre

Vous Tous Là Vous y croyez encore A la mélodie des harmonies des songes

Mais vos rêves commentent Les massacres de vous-même En silence

La ronde des étendus Avec des craquements de dents Les yeux fermés

Mes immondices de ce qui reste Une fois la vie Le jour Les détours

Et le passage à demain Une rude raison Tourner en long

-15h05-


Me suis senti venir pour croire à votre chant Disloqué

A votre envie de créer Des temps nouveaux Des jours ailleurs

A bâtir du neuf Sans arrêt Sentiments de la grande puissance

Mais où sont passé Les rondes sans chao Des longues inquiétudes

Mais comment osez-vous raconter Que les mondes s’améliorent

Le passe-plat vide Tout a été mangé En amont Bien avant

Autant pousser le rire C’est notre seul espoir Pour nourrir

-15h10-




 



-Eclats de voix-En silence-

-mWm-

-23/01/2023-


Eclats de voix Tonitruance Ecarquillé Sous les draps du livre

Souvent la sueur ne s’évapore pas Au moment de la somnolence

Les pieds glacés vont rencontrer Les paradoxes donnés aux sœurs

A Marie-Machin A Jeanne de Bidule A Anna la Tonsure

A quoi crois-tu Planter la canne Sur de la boue Si mentale

Vous avez tant réfléchi Tant projeter vos envies Tant exagérer

Tout n’est pas possible Seul Le partage d’un mot simple Aiguise

-15h16-


Sur ma planète Nous effaçons les erreurs Et les torts Et les soifs

Nous sommes tous pareils Tous avec le même bonheur d’ici

Du présent Sans aller toujours Chercher avant Et aussi après

Du chant commun Que l’on danse Quand tout va mal

Et maintenant Tout va bien En ordre En silence Et en paix

Le commencement est parti Depuis longtemps Il reste l’ici

Et le chef unique Nous dis de faire Et nous faisons En silence

-15h20-




jeudi 22 décembre 2022



-Bien sûr-Si sûr-mWm-15/12/2022-


Alors De toutes les manières Je n’y arriverai pas Ma tête est Au kilo Ankylosée

Tu mets les deux On se débrouille A jeté la marchande des petits poissons

Une cagette par-ci Une bassine par-là Bien vertes Bien rouges Bien remplies

De la hauteur de sa jambe de bois Il aurait aussi voulu tout goûter

Mais la porte du garage ne pouvait plus se tenir haute Alors peine perdue

Les mains occupées Le pied dans la boue La tête indécise Et la nuit

Acheter de la tête au kilo C’est moins cher De la tête et de la queue

-20h09-


De cette manière-là J’y arriverai Dans la bascule de mon nouveau fauteuil

La cagette d’un côté Et la bassine sur le guéridon Juste sorties de la mer

Les poissons auraient sentis la vase Les extrémités d’une vie maritime

Pour cuire les bouches bée Pour griller les queues séchées Cheminée

Il n’aurait pas cheminé bien longtemps Si son cœur n’avait parlé

Il recevait ce soir Une merveilleuse conteuse En latin et en grec

Le cadet de ses soucis Manger Alors elle aimera J’en suis si sûr

-20h14-





-En plein titre-Là sonne rit-mWm-15/12/2022-


D’où diable peut venir cette cédille En principe Il n’y en a pas dans le titre

La sonnerie du dimanche Dans les cloches Le sons sortis de l’église

Je ne les avais pas quittés des yeux De mon fauteuil à bascule gris

Aussi nouveau que le catalogue de Manufrance Trouvé à Emmaüs

Un dimanche Avril premier Sans la tête Sans la queue En papier

Le scotch tout neuf allait tenir longtemps Sur son vieux chapeau

Et elle Dans sa nuisette Semblait sortir tout droit De son lit A midi

-20h34-


D’où peut-on voir apparaître La sonnerie de cette petite cloche A ma ceinture

Qui me dit Quand j’ai grossi Que je dois laisser les queues Ces poissons

Dans ces troublantes directions Changer de ligne Faire la fine bouche

Dans le repas Nous avons gardé nos bras couverts Malgré le chaud

Le printemps commençait bien Des fleurs dans son chapeau Blanches

Et rouges Et vertes Et ses cheveux mal lavés Blancs Rouges Verts

La tête et la queue Levons nos verres Nous sommes dimanche Et nous sommes deux

-20h40-






-Et fermé-Et applati-mWm-15/12/2022-


Ce dimanche Tout est fermé Sauf mon atelier de déambulation

Eclaire Mes pas Quand je marchais encore Et la porte toujours froide

La nuit je ne me relève pas Je reste debout Le dos cassé par la douleur

Il a bien fallu Que je m’entraine A marcher Avec ma nouvelle jambe

Je tiens debout Je vais jusqu’à la sonnerie Et je retourne à la porte

Tout est fermé Mon pot à sentiments contient juste assez de souffrance

Je vais Je résiste Je me jette le pied Vers mon bol de têtes et de queues

-21h08-


Mon atelier s’est aplati Sur un niveau ras Au sol Comme chez Emmaüs

Toutes les tables Et les guéridons Et les cagettes Et les bassines Et moi-là

Je ne peux me tenir à rien C’est fait pour m’obliger Le vertige Equilibre

Elle rentre Tu ne viens pas Je résiste Il me faut y arriver Avant dimanche

Je veux aussi le retrouver avec tous les autres A écouter ces cloches

A m’assoir sur le banc Et écouter la tête et la queue de sa belle histoire

Attend Je m’habille Nous allons y aller A la belle église Derrière l’atelier

-21h13-







-La soirée-Au début de-mWm-15/12/2022-


Nous nous sommes refermés A l’aube du crépuscule Tendrement

C’était cet instant Où ses yeux se rabattent Sans lumière Bouche bée

Il disait Je crois que la nuit tombe Mais je n’attendais pas le soir

Sortis de l’église Il contait Avec ses façons Les têtes et les queues Des poissons

Il posait son néant Ses yeux brillants de larmes Ce que les oreilles avaient dansé

Les histoires De l’homme à la barbe blanche De la belle bleue Sans chapeau

Et il tapait le bois de sa jambe Contre la porte de l’atelier Allez on rentre

-21h45-


Nous nous sommes dévêtus du froid Et la pénombre nous engourdissait

La couleur De la peinture des murs Nous chahutait les pupilles Usée

Flasque Eteinte A peine lisible Comme si l’ampoule devait s’éteindre

Comme si le réverbère n’avait plus de jus à brûler Il était fatigué

Il gardait sa jambe de bois Et je le trainais vers son fauteuil à bascule

Alors je retirais les restes de mes peaux d’oignon Et me glissais dans le froid

Entre chien et loup Entre les draps de glace Le soir encore A l’aube du crépuscule

-21h51-






 

-La musique-Et ses cédilles-mWm-15/12/2022-


Elle s’est endormie Elle a écouté la musique sonnante des belles orgues

La jambe de bois battait la mesure Et lui Entre deux rêves clos Eternuait

Seulement au matin Elle avait trouvé la chaleur de ses songes mouvementés

Des caresses A la barbe du vieil homme Des senteurs de bruits et de sueurs

Des cris au-delà des silences Entre les cloches de trois heures Envahissantes

Des tiens-moi bien Laisse-moi ce drap Dégoupille tes rires de ma joie

Elle s’était endormie Et leur partage avait quitté l’atelier A cette aube-là

-22h28-


L’oreiller s’était enfoncé Dans les oreilles Des champs de leur cœur

L’ampoule de l’atelier s’était perdue De glace Et du temps millimétré

La mécanique de la journée S’était enfilée de bonheur A pouvoir être

Bois-moi Les instants du plaisir De se trouver Ensemble Et marcher

Piétiner A petites enjambées Entre la canne Et la jambe de bois La promenade

L’écoute de tous les sons du clocher Posé derrière Dans l’atelier Entrer

Elle est sortie de cette vie-là Pour creuser ses envies An delà des cédilles

-22h33-





dimanche 30 octobre 2022


-Beauté-Sauver-Le monde entier-mNLm-14/10/2022-


J’étais A peine endormie Elle pose ses doigts

La virgule de la nuit Entre deux nuages J’inspire

Se lever Placer ses pieds dans les chaussures Musique

Il me reste à convaincre mes yeux A rejoindre mes oreilles

Mélodies entre deux paroles Chœurs N’étaient pas là

En bas des marches de bois La beauté me sauvera

-20h29-



Ma main sur la balustrade Une coulure de mon corps

Les oreilles mélodiques me transpercent les rêveries

Mes chants intérieurs se sont éloignés de la solitude

La nuit Je me trouve seule dans mes songes de ronde

Je danse avec A mon bras Le cœur battant Le rythme

Mon homme ne dit rien Me regarde Sauver le monde

-20h32-



Dans la pièce du bas Une mandoline s’est éteinte

Le piano lui regorge de plaisir Dans les envolées Et les basses

Tremblements de mon cœur Je suis partie Distendue

Et je m’assoie sur la dernière marche Tout près de la terre

Les autres Les femmes Les hommes Et mon homme endormi

Je redécouvre au réveil Comme une maxime La beauté sauve le monde

-20h35-




-Vend-Braille-Entonne-mNLm-14/10/20

-


Il vend

Les musiques se partagent

Des mandolines


Les fleurs arrosent

Les insectes Vertes

Les prairies rient

Ces camarades

Vive le dimanche


Le lundi ressort

Le mardi coulisse

Le mercredi rideau

Le mercredi chameau

Je Jeudi Ça me suffit

Vivent les mandolines


-20h57-




Il braille

A n’y rien voir

Mandoline


Le sonnet est né

Le couplet rebondit

Le vers long s’applaudit

Et le soir Et le soir

Vive la musique


Avec de ronds refrains

Mes amies Toutes belles

Mes couleurs de la toile

Et les vacances Et ça commence

Se tenant par la main

Chantons en explosion

Vend Braille Entonne


-20h01-




Et il entonne

Sur son étalage

Les yeux mi-clos


Il me réveille ainsi

Avec ses yeux garnis

Avec ses sourires

Ses mains et ses plaisirs

Mes mandolines


Il joue Un soir

Un matin joue encore

Genoux contre genoux

La ronde des bijoux

Il nous a vus danser

La mains des mandolines

Pour nous et avec nous


-21h01-




Bottes-En pièce-Douillettes-mNLm-14/10/2022-


A retiré ses bottes Ses mottes Ses potes En ces lieux

La terre colle aux talons Les lacets Et la route Doute

Les courages De coucher Sur les sols Dans les herbes

Il ne fera pas beau Pourtant sera sauvé Monde entier

Elle a poussé sa robe Sous la table de lit Sans envie

Son fichu sur la tête Elle se trouve bien bête

-21h20-



A retirer Sur les bottes Après De ses chaussettes Miettes

Se trainer en culotte Mettre un bout de bois Au feu

Se couvrir du vent Comme une couverture Fenêtre

Volets Rideaux Tapis Voile d’amertume Froideur

A tirer sur ses bottes Et d’une pièce à l’autre Rose

Hier à la maison Cette chambre garnie Et les sept autres

-21h23-



Le douillet m’est connu Les savates Les savates

L’oreiller dégarni De la plume de l’autrice Lisse

Ses cheveux Mal fichue La tête en alouette Miettes

Une dentelle Jaunie Quand est finie la lourde nuit

Quand se passe le jour Ne plus vouloir lever la robe

Et Partout dans les bottes Et partout Aux sept lieux

-21h28-