samedi 29 août 2020

-Mon ignorance-

-mNIm-

-08/08/2020-


J’ai pris la plume de mon bel oiseau

Blanche Comme la feuille d’automne

Je n’en sais rien L’écriture dans le vide

Le ciel donne son nuage Et je le pèle

Pour qu’apparaissent Sans le savoir

L’éclairage de la pensée et de la main

J’ai écrit dans la lune Une place du passé

Réunir Sous l’œil hagard Percé de lumière

Ce que la vie a planté Sous les racines du vieil arbre

Chaque jour Énumérer les poussières du bien

Venues de la vertu Poussées vers le sentier

La colline de la montagne croise l’étoile

La mobile étincelle Pour joindre l’alentour

J’ai choisi au soleil De poursuivre la nuit

De tracer sur le vent Les vols d’hirondelles

Et connaître Les autres jours que le dimanche

A partir du printemps En sachant que l’hiver

J’ai pointé dans le champ les reflets de la lune

Aussi possible Pour creuser Des autres arbres

La tache de l’éclat Malgré l’ombre des vices

Et je cherche à savoir Dessus la connaissance

Les mots du bel oiseau Fidèle Toutes les saisons

Au-delà de mon ignorance Conscient de la chanson


-06h48-




-L’ignorance-

-mNIm-

-24/25/08/2020-


Un vieux savant n’était qu’un horloger

Il vivait dans la montre A fabriquer aiguille

Avec ressort Balancier et engrenage Avait

Comme une connaissance Il gardait son secret

Ses quatre jeunes amis Au travail l’aidaient

Et de monter et de caler les savoirs du vieil homme

Au plus jeune Il donna poids et forme du ressort

Et l’élasticité de sa pensée Il avait reconnu

Au même instant pour le plus vieux Il fit un cadeau

Du balancier Il partagea la fabrication

A celui-ci il posa la légèreté de sa réflexion

Au deux amis restants Depuis toujours inséparables

Il glissa un mot Pour l’un Les fins engrenages

A l’autre Les hautes roues crantées et lourdes

Ainsi il avait transmis Pour ne rien perdre

Quand le chemin venu Il posa son long soupir

Chacun voulu prendre la relève pour grandir

A moi le secret de la montre du vieil artisan

Et de bâtir plutôt que de construire

De placer dans le boîtier sa connaissance

Ne dit rien à personne Leur avait soufflé le vieux fou

Et tous de courir après les minutes de la vie

Peut-être un jour Ils oseront perdre Pour être ensemble

Quand un cinquième Ignorant de tout leur proposa de partager


-01h01-





 

 


-Premier tour de piste-mNIm-19/08/2020-


Porter le flou de l’extra planète Ma grand-mère aurai aimé Arrêter d’égosiller

Placer au très doux dans ce qui me parle le moins J’irai ailleurs Dommage

Le tour du cou me demande de la tenue Le dos droit et la main gauche

Faut-il se complaire à laisser tomber Ce qui n’est pas encore écriture

Tiens C’est mon mot d’illogisme Sabot et rabot D’autres savent

De la pointe de l’encre noire Le trait clair cache la tomette Sous nos pas

Aussi combien Un long tissu Sans ridicule Ecoute les voitures passer

Je Ne sais pas Si je veux Avec le parallèle entre mon ombre et le papier flou

Par le monde de la maison d’intérieur Participer au commencement de ta découverte


-18h45-




-Pour repasser tu repasseras-mNIm-19/08/2020-


Grigami est passé Il repassera dans le temps Comme l’horloge repasse

Le son Il a flouté Il a laissé Grand-mère Qui est-elle Dépassée

Dans les plis de mon texte Donner un sens Une autre sensation Je repasse

La fraise blanche de Grigami Ressemble à l’origami de Mon Cœur

Ma grand-mère aussi aimerait repasser Mon Cœur Sans faux col Alors

L’horloge du papier froissé Avec minutie Avec une minutie repassée

Dans le temps La pâte à pizza ne faisait pas un pli Après son repassage

Dans le four Dans le feu de la vapeur de l’orage d’hier Il est repassé

Il y a Grand-mère et Grigami Copain de Grimaldi et de prendre une tarte

La pâte à tarte Prise dans les mailles Arrosée de confiture folle et floue


-19h30-




-Le destin du dessin perdure-mNIm-19/08/2020-


Le dessein de Grand-mère n’est pas fini Et ne sera jamais perdu Perdure

Dans les mains de Louise Y a encore une trace oubliée Pourtant laquelle

Cheminer de plage en page De place en trace De qui veux-tu dire

Ses lèvres Les plis de ses lèvres Ses maux tendres qui lui font mal

Elle ne m’a rien donné Une soupe à pizza Mon Cœur sur ses genoux

Elle ne s’est pas plainte A juste de la caresse Prit le pli de Grigami Avec

C’était un dessein d’une autre lumière Même pas un cloître Placé sous silence

Louise à qui voyager veut dire « fleur » Comme petite Marguerite La pluie

La pluie de l’encre noire et du partage avec l’arrosé Le fripé Le crémeux

Grand-mère ressemble à ça A tout ça A la vendange de laisse-moi trop

Louise silence la recette de son pinceau Et avec Pâleur paresse la douceur

Je me moque de qui n’est pas là Je l’aime Autant Pourtant Ici tout y est


-20h16-







-Des mots jetés aux vols-mNIm-24/08/2020-


Soirée imprévue Imprévenue Avec ou sans Cent scribouillards Tout juste quatre

Voilée par les éclats de l’encre rouge du soleil Sur mes pages blanches et noires

Violée pour avoir porté à sa mouche Le vol d’une hirondelle Au ciel

La grange se retourne contre les piquets du mur Je me pose J’observe

En bas Sur le rond des transparences Aux assiettes porteuses En reste de miettes

A la table Vendredi Aux accents des cartes A la géographie Voleuse

Tantôt le carnage prévisible des monstres envahisseurs De la pleine

Emplie L’occupation des mondes de l’autre Celui oublié d’être aimé

Celui parcouru Je te montre ce que tu dois taire Tu te vois d’obéir

Alors Plus de cartes postées Plus de retour vers Celle Celui encore d’ici

Entre deux scribouillardes L’ailleurs l’emporte Partagé En bonheurs


-17h14-










 

vendredi 31 juillet 2020



-La demoiselle (début)-

-mNIm-

-04/07/2020-


Une demoiselle court dans l’herbe folle

Toute de vert De fleurs Et d’autres parfums

Ma Dame En croirez-vous vos vives oreilles

Elle fait pas bien au-delà des fines graminées

Elle se jette Toute juteuse De la pluie claire

Ses pieds rassemblent En un tapis écrasé

Pétales Sous le vent Sous l’orage Et les éclairs

« Une dame court dans l’herbe » Tous de dire

Tiens Ma Dame Nous ne la voyons plus

Elle En demoiselle S’arrose de notre soleil

Il est beau Le nuage invincible et haut

Et laisse se distiller les cris de ces rires-là

Chanter Cueillir roses En boutons et chatons

S’égosiller Arracher aux insectes Des pistils

S’époumoner de frais La chaleur l’endort

Tu as tord Ma Dame Oublie la présence fluette

Oublie les frasques pastorales Et frivole

Regarde l’homme Qui n’a vu que ta luxuriance

L’œil à peine tordu Que la jeunesse frôle

Prends ma main Et quittons la campagne

Pour nourrir nos âges durant


-16h37-




-Ma bulle Ma belle (suite)-

-mNIm-

-04/07/2020-


N’oublie pas que tu es Ma bulle Ma belle

Je cours dans tes jupons Et je renifle d’aise

Mon rhume si fin Passé à renoncer à l’air

Mon courage de courir Après toi J’ose

A travers les herbes chaudes Dans le temps

Dans le printemps des années d’hiver

Dans le retour au monde De t’avoir enlacée

Comment peux-tu croire encore aux extérieurs

Aux bruits se lamentant Aux fleurs d’explosion

Aux vieilles demoiselles Je n’en ai reconnues

Depuis ce tant d’années Tous les volets ouverts

Par la fenêtre Par les rires et les plaines

Par les matins vivants De la lune bien fraîche

Je ne vois Ma bulle Ma belle ensorceleuse

Tu me dis de courir Dans l’ailleurs des parfums

Quand ton odeur me manque Ta bulle senteur

Aussi Pour lancer l’avenir Je me suis dit Partir

Je me suis vu m’enfuir je me suis ordonner d’échapper

J’ai cru aux herbes Folle Et à la demoiselle

Mais aussi vite que l’amour Me voici de retour


-17h08-






-Dans ton nids d’hirondelle (encore suite)-

-mNIm-

-04/07/2020-


Au gros pays de Mexico Tout est beau

Les couteaux à mourir Les pires sur escabeau

Le faim déclare la fin L’appétit c’est fini

Dans les huttes Les bulles de la butte

Les planches dans les paniers des favelas

La peinture de nos habits trop murs

L’esquinté Dans les cœurs A sortir de la bulle

Les demoiselles Dans les boues de la vile ville

Chacun de se reconnaître dans notre misère

Notre Porte moi Les couleurs du reste de vivre

J’avais vidé ma valise de vieilles chaussettes

J’ai écrasé les derniers billets de ma poche percée

Je sentais qu’il me manquait encore l’espoir

Pour revenir sur le sentier Des bons souvenirs

Accueillir les tard Et les chauds de la tristesse

Je ne franchirais jamais la porte de la nuit

La barrière vers le revenir Au bonheur de Ma belle

Me manquait la demoiselle de l’herbe folle

Me manquait tant les volets refermés pour mon départ

Je me suis éveillé A côté de toi Ton fidèle Ton hirondelle


-17h54-





-Occis (et fin)-

-mNIm-

-04/07/2020-


Au conte Croûte comme un cumulus ciel

Ce casse-croûte de la cuisante constellation

Commence ces conseils cachés de la vie

De la vie censée Connaissance croustillante

La Camoiselle Courant dans les cerbes

Concise La cuillère coincée dedans

Charme chantant des crèves sans cuisses

Chemin de camisole De la bulle trop cuite

Carnage Commandé cent Calme de vie

De ces conifères cognés Sur le flan de la campagne

Je catalogue le cassé de ma mémoire Au loin

Je crase les coins de la pièce concise Comme

Aussi comme ces citrons de cidre du chaud

Je reviens Les couteaux cuisent dans le cœur

Les corneilles ont croisé les carnes d’acier

Je te retourne Assise Plein de larme En leurre

Lentement le lit de la douleur disparaît

J’embrasse ton corps Dans mes bras-sueur

Copine Croûte de ces cent douleurs

Tu es le dedans de ma fleur


-18h43-










-Mariage(début)-

-mNIm-

-27/07/2020-


La cloison Qui nous sépare Est lettre morte

La passion Qui nous anime Est place forte

Tu as porté la légèreté des étoffes d’été

Le moucharabieh laisse transpercer le vent

Le coup d’œil Le clin de sourire facile

L’air de ce matin a retiré ma redingote

Dans les autres pays Il fait trop chaud

Dans les coins d’ici C’est jute canicule

Et les nuages acerbes nous obligent

Comment porter autre chose que le coton

Les bords en dentelle et en chrysalide

Les Remue tes pieds Dans les sables Auvent

L’orage La pluie fine colle ton tissu

Je ne te vois pas Je te devine Dans l’envie

Je te plie le temps Jusqu’à ne plus attendre

Je n’irai pas aux funérailles de mes désirs

Je reste avec les hommes forts Et si peu courtois

Je fais semblant d’écouter les grandes décisions

Je vide mon sac en quelques mots Mais bien sûr

Un gâteau vient Ma princesse apparaît

Je voudrais la manger Lui retirer sa peau

Mais je me tiens bien Et je suis patient


-15h27-



-Une longue nuit trop courte (suite)-

-mNIm-

-27/07/2020-


Comment dormir sur ses deux oreilles

Lorsqu’une Princesse est à côté de soi

Je la regarde Je l’admire Je la respire

La cuisse chaude soulève le plat du drap

Son pied Qu’on ne peut pas dire acerbe

Voyage entre le frais du matelas et mon bras

Mes mains trainent du côté de mes sentiments

Elles ne peuvent rester A plat sur l’oreiller

Elles naviguent Le long de les doigts S’arrêtent

Ce matin-là Je croyais que c’étaient encore la nuit

Chaque seconde étaient un parfum de toi

Tu faisais le bruit de tes poumons Rondeur

Tu glissais du bord de mon monde Jusqu’à mon épaule

Tu envahissais mes rêves éveillés et fatigués

Impossible de laisser l’inconscient s’étaler

Inutile de chercher ailleurs le début des songes

Tu t’es retrouvé A l’autre bout de la nuit

Et en attendant tes paroles fraîches et reposées

J’ai glissé entre matelas et plumes d’oreiller

Mes oreilles qui s’étirent Avant de ne pas m’endormir


-15h59-




-Reposition (et fin)-

-mNIm-

-27/07/2020-


J’ai décidé que demain je dormirai vraiment

J’ai décidé que demain je dormirai vraiment

J’ai décidé que demain je dormirai vraiment

J’ai décidé Fatigué Les doigts trop longs

J’ai décidé Les larmes trop pures et chaudes

J’ai les pieds moites Et les mains fébriles

Derrière le volet Je tente de recompter

J’ai décidé de raconter Une seule nuit

Là où le monde merveilleux aurait existé

J’ai décidé de prendre le stylo Et de vous dire

Aussi je me suis relevé et collé au blanc de papier

Aussitôt la tête m’est tombée de haut

Je n’avais pas d’imagination Sans mes rêves

J’avais laissé Princesse développer musique

Je ne serai pas là Pour la réveiller Ronflement

Je ne serai pas là Coups de pieds Oreilles sur oreillers

La nuit ne ressemblait à rien Attendons le jour

J’ai décidé que demain je dormirai vraiment

J’ai décidé que demain je dormirai vraiment

J’ai décidé A peine éveillé De bien me reposer


-16h21-




mardi 30 juin 2020


-La Claire musique avec Macha-
-mNIm-
-12/06/2020-

Avoir à piquer les marteaux Elles jouent
L’envol Le violon dans la longueur
L’affole En grande S’affole de l’art
L’archer court Les notes s’en vibrent
Le tintement dans le très tendrement long
Le gris de l’ombre s’est envahi Lumières
Le prix de la connivence dans le lentement
La bosse le bruissement s’entendre bon
Je lève ma cheville On rythme En sonneur
Je m’appuie sur le centre de la lueur comme
La musique s’appuie Sur le noyau de la belle
Se lance Le redemande-moi Elle m’emplit
La pièce croise son éclat Avec le petit soir
L’échappée de poser Sur la corde s’accorde
Et l’étonnante En mouvement J’exulte
Ça s’enfuit Ça d’évidence Du merci
Et le longuement des notes d’acrobate
Se partage Aux pieds des jours éblouissants
Le piano accepte de parler Avec les ouies de la finesse

-21h05-


-Plein de partage-
-mNIm-
-12/06/2020-

Pataugeoires
Vendredi de l’onde
Se croisent

Les doigts lâchés
Se poussent les entreprises
Sont si l’emportée

Le grisement
L’oreille se rejette
Sur de l’air

En portée
Se volubile de l’énergie
De l’envie

De croire
La musique s’emporte
Dans ma mémoire

-21h12-




-Pour Sous la pluie-
-mNIm-
-14/06/2020-

Elle parlait de la pluie Comment son bruit
Marché avait Sur la pointe de son soulier
Navigué avait Dans le soleil absent
Essayait de trouver Chemin à son pied
Les gouttes De tomber s’essuyaient pour s’arrêter
Les toutes fines coloraient le fruit du mont
Mon silence de les avoir D’entendre écouter
La terre sur le granit S’enfuir de la nuit
Il faisait jour Il faisait presque dans le frais
Elle écoutait dans un sourire A se retarder
Elle volait dans le milieu du mont d’arbres
Elle flottait Sur l’oiseau de la branche de pin
Les fines gouttelettes ne se retiraient pas du ciel
Les pluies douillettes lui arrosaient le cauchemar
Il aurait fallu que cesse le fluide du vent
Dans les cheveux rouges A d’autres boucles
Elles ne s’engageaient que pour aller musique
Elle et Elle Se promener Dans les danses
Et Marché avaient Se creuser l’oreille
Alors la note de la pluie Allait finir en musique


-18h00-






-Pour notre bonheur-
-mNIm-
-27/06/2020-

Entre deux tracés de gris Je me suis assise
J’ai laissé mes bras Loin du marteau De l’enclume
Du silence qui commence la douce musique
Je n’entends encore rien Qui es-tu
Qui est le moment de la tendresse du son
Peut-être une miette de vie Hors du sommeil
Je ne dors plus je me rendors des yeux
Je porte mon silence sur mes lèvres tièdes
Je pose mes pieds Dans la fraîcheur seule
Seul Je suis seule au monde J’ose
Je pose mes sens sur un contournement
Sur un détour Loin du début de la marche
Devant mon cœur Prêt à tout entendre
J’ai installé l’enclume Contre mes genoux
J’ai laissé le marteau sonner mes oreilles
Elles sont là Géante de nous promener
Notes Doubles notes Le temps du silence
Le piège d’une partie de mes chairs blanches
Claires Comme le lentement du devenir
Que vais-je parcourir avec mes rêves
Elles sont peut-être prêtes à donner Nous
Je vous laisse le son-musique La voix Est-ce le bonheur

-12h58-



-Piano Voix-
-mNIm-
-27/06/2020-

Piano Voix Je chante silence à mes oreilles
Camion de lettre lyrique Dans vos êtres
La remorque de la résonance m’envahit
Se grise la mélodie Dans la vite vibration
Tu prends le temps du souffle Dans les sonores
Partage Comme un parapluie Dans la note
Communique le frisson Dans le devant de la porte
La fenêtre Quand l’est ouverte S’échappent
Les tendres évasions Par les lèvres Une sorte
Une de l’harmonie des mots illisibles
Je D'entendre Piano Voix Ça remue
Ça me volatile la pièce toute entière Belle
Un morceau de retour Comme le vivre rond
Part avec le livre Port avec la vivante
Je les vois Entre deux têtes Portées hautes
Je les rétablis Mes yeux ne me croient pas
Elles étalent le long de leurs propres instruments
Piano voix Voix Voix piano Juste le beau
Juste au contour Comme une poussière légère
S’emportent les airs Dans les pièges d’écoute
Le silence revenu La musique continue dans mes rêves


-12h34-



samedi 30 mai 2020


-De l’entraide-
-mNIm-
-02/05/2020-

Tous ensembles
Percevoir le caractère
De la détresse

De l’habit sale
Recouvrant la lumière
Nous laissant

De quoi offrir
Par les mots bienveillants
Du réconfort

Et l’ardeur
Retrouver le bonheur
De l’être

Trouver les parfums
Pour mieux aider dans l’ailleurs
Partager une fleur


-10 h38-



-Dans nos maux (suite)-
-mNIm-
-02/05/2020-

Tu es en moi
Tu observes de nous savoir
Tous en chantier

De piétiner
Dans l’erreur et de l’oubli
De nous sourire

Rappelle-moi
Que la douleur te résiste
Et se poursuit

Sur tes lèvres
J’entends encore l’espoir
De percevoir

Dans nos mots
Atteindre la délivrance
Pour aller au-delà


-10h48-



-En partage (suite encore)-
-mNIm-
-02/05/2020-

Regardons-nous
Voyons nos différences
De nos semblables

Voyons l’amour
Les mains de l’égrégore
Et le cœur

Porter attention
Dans l’écoute attentive
Du tout va bien

Et si la faiblesse
Le courage de trouver le mal
Et partager

Je t’entends
Comme je reçois aussi
Le mystère de la vie


-10h32-



-Sortie de l’hôpital (et fin)-
-mNIm-
-02/05/2020-

Ce vieux poème Jean l’a découvert Un matin
En cherchant une lettre de tante Agathe
La malle usée Fatiguée de se cacher des regards
Elle trônait couverte de bibelots Au milieu de la pièce
Personne ne la regardait plus Tous l’avait oubliée
Chacun de poser un verre de vin Un morceau de pain
De parler du vendredi saint Sans importance
Jean en l’ouvrant pensait la trouver vide
Des feuillets de l’école ancienne effacés
Des courriers d’Agathe à Paul avec amertume
Le poème venait de l’aider à trouver sa joie
Si le ventre de l’amour portait sa solution
Si le bord du printemps s’étendait là pour tous
Il fallait écouter entre les douleurs vieillies
Il voulait traverser la sueur de la fatigue d’être seul
Il commençait A force de lire A entrevoir le bonheur
Jean ne savait pas que ce soir-là Il m’aiderait
Qu’il m’écouterai Comme je l’ai écouté Sa souffrance
Qu’il allait me donner les clefs de mon devenir
Jean est reparti Presque heureux Dans la joie
Pour un merci que nous sommes échangés
Pour le mal Parti Disparu Que nous avons perdu
Jean est ma médecine Comme mes mots l’ont soutenu
Et ensemble nous nous sommes quittés Comme deux hospitaliers


-11h56-



-L’oiseau sonore-
-mNIm-
-28/04/2020-

Elle a baillé A mon tour Alors je suis éveillé
Elle avait la parole facile Comme une radio
Elle racontait la couleur des oiseaux Grise
Eux Se lançaient de branches de cerisier à l’autre
Eux chantaient La porte dans les cieux vieux
Des miettes Dans les herbes Se sont épanouies en repas
Des cerises allaient bientôt faire leur jus sucré
Et les oiseaux le savaient Et de guetter le soleil
Et de passer Pour préparer leur nid d’enfants
Elle ne savait pas quels morceaux Chanter
Peut-être Réveille-toi Mais je suis déjà debout
Maintenant j’ai pris la plume La bille du stylo
Je gratte le dos de mon papier en des mots
Des phrases libres Avec des ailes de voyelles
Des choix de trait Des moments très frais
Des plumes sont tombées Le chat observe
Il a sur son dos Le poil rendu lisse et gris
Près à jaillir quand la chanson commence
Elle ne baille plus Elle ouvre la bouche et chante
Elle respire Sonore Sa vois exulte le trait
D’une main franche Je dessine ses lèvres
Avec le cou tendu Vers le ciel Ils s’envolent
Elle explique bientôt Pourquoi Alors Au printemps

-16h42-




-L’oiseau drôle (suite et fin)-
-mNIm-
-28/04/2020-

La chanson parlait de son cœur à perdre
A qui forger le livret Dans son timbre rond
Le roi voulait donner à sa fille le royaume
Mais la damoiselle préférait le manant
Le regard du jeune oiseau étincelait déjà
Il lui aurait pris le doigt pour une bague
Pour mettre sa main Dans les plumes de ses volants
Sa robe La plus modeste Comme celle d’une fée
Ses souliers oubliés dans l’escalier ne lui manquaient
Elle aimait vagabonder Le pied libre et nu
Elle aimait retirer Nager dans la rivière
Elle adorait son manant Et son soupir
Le matin Il avait vendu son âne à un diable
Le midi Il avait acheté Un léger repas froid
Il ne lui restait que deux sous Dans sa poche
Sa main comptait les deux pièces en secret
Il pouvait vendre les œufs Puis la poule
Il pourrait vendre sa poulette Puis plus rien
Et se retrouverait seul Ainsi il perdait tout
Et si la belle avait encore de l’appétit d’oiseau
Il n’aurait bientôt plus de miette Pour s’envoler
Alors il retournerait sur le cerisier Où voler plus loin

-16h57