mercredi 27 octobre 2021


 -Sourire blanc-mNIm-03/10/2021-

La sculpture avait été blanches Les mousses Rondes

La feuille Sur le nez Ne m’a pas empêché D’éternuer

Grogner dans le froid revenu Dans les nues La rue

Un vélo Cycliste A venir de passer La sonnette teinte

Les couleurs Du gris au roux La rouille Etincelle Seule

Les pavés font danser la roue La route autour des pierres

Une craie Le ciseau brode Le sens de la belle histoire

Une femme Un homme Une femme fardée Et trop cachée

Le sourire des yeux fermés Chante la pierre Sous le maillet

-14h48-

-Caillou d’automne-mNIm-03/10/2021-

Les éclats sous le ciseau Traversent les rêveries Si seules

Porter la main à la tendance De nettoyer les miettes

Et ceux qui restent Transpercent le soleil De rayon du cœur

Posée La trace éphémère Donne à l’art Son jus

Sons Justement Par petits coups intercalés de respiration

Sommeil A s’éveiller à ce visage A peine naissance

La pierre avait été chaude Et fière de tous les bavardages

La face à la lune Les reflets des feuilles Tombées d’avoir été été

Tu te rafraîchis instant silence Sorte de cailloux d’automne

-14h56-



-Seuls visages-mNIm-03/10/2021-

C’étaient des visages clairs Des fantaisies du silence

Des gravures Plus profondes Que la geste de mon esprit

C’étaient des corps friandises Loin des sucettes brillantes

Plutôt des bras tombés Des serrés contre son cou

Des tendres de la main Le corps long vertigineux et vieux

Ensemble Sans un baiser Juste de tenir le chaud

La mousse verte Comme s’endormir du sol et des troncs

Eclatantes Les réflexions du ciel Dans les creux pavés

Les branches aux feuilles Se retrouvent Seules Sans rien dire

-15h04-

-A fleur de ciel et sol-mNIm-03/10/2021-

Posées dans les herbes Ça rumine Plein de glacial

Tiens Je ne t’avais pas vue Pierre Sculpture Si dure

Sciures Couvertes de chiures de vraie Et Ouverte

Mon pied me fait voir Une face enterrée De biais

Maintenant Je te croise Observe-moi Quand je suis Toi

Mes yeux baissent Le nuage pose un reste de la joie

Accroupis Mes doigts écartent les mousses Et je crois

Assouplis Mes orteils portent le reste de mon corps rude

Ta douceur de plis Derrière les derniers arbres A fleur

-15h12-




-La coupe découpée-mNIm-03/10/2021-

J’allais continuer la marche La pluie n’arrêtera plus

J’allais guider avec mes bras Une cadence fraîche

Une nuée de vapeur Prennent valeur Mes narines

Mes mandarines en poche J’abandonne A leur goût

Mes crevasses de toutes les carcasses de ces feuilles-là

Oublie mes ravages de roses A cœur battant autant

Que la nuit arrive à échauffer Dans la fin de mes pas

Que je sois entrée dans le duvet de la terre et du ciel

Que dois-je raconter Le caillou sculpté Le couple accouplé

-15h19-

-Bois de nuit-mNIm-03/10/2021-

Dans mon lit-duvet Je souffle ma chaleur Claire

Dans ma nuit muette Je débouche de ma fièvre Glacée

Je ne vais plus bien J’ai peur de demain De demain matin

Je continuerai à marcher Sur la côte De tous côtés

Je finirai par ne pas en finir Car aussi J’aime bien

Dans les volets envolés Le vent jette sa pierre et son chant

Pourquoi faut-il attendre l’hiver Dès maintenant

Pour le ventre de quoi Le tailleur de pierre à endormir

Sur le palier de la maison Un éclat de bois En forme d’horizon

-15h25-



-Sur la feuille-mNIm-10/10/2021-

La feuille garnie de mouches Sur le tour du visage

Une retraite Dans le village parfumé de vieilles routes

Une longueur A peine distante L’ancien souvenir

Le bitume ridiculise Les devantures découvertes

Aussi les pancartes Aux choses en solde En paquet

La marchande Le client et le chat Tous ronronnent

L’avez-vous bien vue Plage entre l’oiel et la lèvre

Crépuscule de l’horloge déplacée Au bon cadran

L’aiguille ne s’arrête pas Et repart en transhumance

-16h27-

-L’Ostie-mNIm-10/10/2021-

Sur son crane Garni d’une haute et longue perruque

Sur ses cils En pleine vibration Quand tu regardes

Sur le dimanche Eclairé d’un pastis resserré

Avec le poid du soleil de midi Elles s’attendent

A reconnaître la parole lointaine Et si douce encore

Elles préfèrent ne rien écouter Que de plier le genoux

Avant d’entrer dans le porche glacé du dogme

Avant de croiser le regard avec les vitraux si hauts

Elles se sont interrogés La cloche Et sortir du village

-16h33-



-Eclatements-mNIm-10/10/2021-

Horrible saltimbanque Tu te moques des restes-là

Tu traverses la communale Sans rien y comprendre

Tu sais déjà Que va dire le père Avec sa guitare

Les oiseaux applaudissent les nuages De haut en large

Des poissons Si minuscules encore Lâchent leurs bulles

Et le chat solitaire S’accompagnent les rats de murs

Pour vacciner l’enfant Tout cela n’a pas l’importance

Il prendra un carton Y placera des feuilles d’automne

Et parceque la vie n’a pas besoin d’urgence Il dansera

-16h39-

-La grosse sculpture-mNIm-10/10/2021-

La caissière a tout compté Les deux fruits Et la pomme

Habillée comme un sac Avec son étiquette de provenance

Ficelée Emmaillotée dans son bouchon Bouteille

Appelée à son origine Sous le contrôle de la mémoire

Collée sur son flanc A côté des boutons de robe

Et le printemps ne viendra que bien plus tard

Et l’épuisette n’arrachera pas En forme de pêche

Les fruits de l’arbre s’entourent de vantardise légère

Outre le soir Qu’ils attendent Rien n’a changé réellement

-16h45-



-Bien avant-mNIm-10/10/2021-

Le vieux bouquin A la place de la photo de la commune

Etincelle d’écriture Transportent les seuls rêves

A quoi peut bien servir La nuit des chants anciens

Comment déplier du souvenir La plage des belles paroles

Courage Tu en as eus beaucoup Bien avant la morsure

Bien plagiée D’après les contes du trois mai d’avant

N’est-il pas mort Pour laisser au suivant De suivre

Pour ne pas oublier Que tout sera toujours oublié

Pour entamer la chanson des innocents et des jours

-17h00-

-Feuille à feuille-mNIm-10/10/2021-

A la place de la ville Est inscrite La liste des heureux

Ils ont gagnés Leurs éducations et quelques auteurs

Comme un étalage De lessive et d’espoir toujours

Comique le solitaire Y a vu son nom Avec la gloire

Il pourra trouver sa route De l’autre côté du village

Il pourrait rencontrer le dessein des mouches Sur son visage

Elle est belle Elle éclate de la lumière Au bord du cœur

Elle porte le sac de la fermière Dans la petite boutique

Sur sa feuille Elle a inscrit les mots d’amour Qu’il n’ose pas lire

-17h06-



 


-Celle-mNIm-17/10/2021-

J’ai rencontré quelqu’un Je n’en connaissais rien De bien

Avais marché dans les ruelles des poubelles Qu’elle est belle

Mes godasses Cassées comme un toit de grange Etranges

Mes orteils Pilés par les bruits de pas Se grimaçaient

Et ses chevilles De la très belle Ses mocassins fins

Je n’ai pas osé Regarder Bavarder Ses yeux ronds

Peut-être ouverts Vers des voyages Saupoudrés de vents

Elle allait parler Je me retourne J’ai peur du trop beau

Finalement Je n’ai connu que le pitre de mon être seul

-15h17-

-Et ceux-mNIm-17/10/2021-

Mon nombril Mes yeux presque gros Très clos

Ma chemise Me la referme A coups de boutons

Mon pantalon Ne me portait Comme une fripe

Dans mon dos Une philosophie derrière Que je cache

Elles portent le papier De mes mots mal décrits

Elles ne sont pas encore couvertes De la laine doucement

Autant j’essaie d’avancer Pour que la pluie des nues

Rature mon sourire Avec des phrases de tendresse

La dame Avec son beau bonhomme Et ne parle qu’à lui

-15h26-



Cet là homme-mNIm-17/10/2021-

Blanc et noirs Il m’a dit Avec le verbe encore hésitant

Tant de couleurs n’iraient pas bien Dans son village

Il chante l’apologie de la famine Pour être devenu

Il a eu faim De douleur de la marche et du temps

De relire les livres L’ont fait rêver Dans l’enfant

De cuire les patates De récupérer le jus Un peu de sel

De celle qu’il aime Il parle peu Ne pense qu’à elle

De le voir N’a pas fini vers la timidité de l’intimité

Elle a fuit Son cœur est pris Par cet homme-là Pourtant

-15h42-

-Jours si seuls-mNIm-17/10/2021-

Ils sont partis le dimanche Vers les bords de rivière

Sans se tenir le bras Vers des mots silence Et des mots politesse

Aucun ne forgeait de chemin De l’une vers l’autre

Lui répondait à ses questions Qu’elle ne posait pas

Elle posait ses mains Dans sa popeline Rouge comme la nuit

Et regardait l’eau de la berge Où le portait passait

Elle le trouvait si beau Dans sa maladresse si tendre

Et Comme les oiseaux Elle plagiait les nuages

Avec sa voix si douce Se taisaient Se plaisait aussi

Et sans encombre Ils continuait le jour Si seuls

-15h48-



-Les muettes-mNIm-17/10/2021-

Elles ont fini par passer Les dames de l’autre ville

Ici les rues sont des murailles de maisons très hautes

Des colonnades de fenêtres éteintes Comme le silence

Des portes ne nous disent pas de venir frapper et raconter

Alors je ne vous en dirais rien Ni même de la muette

Creusés Les pavés grisent sous les enjambées glissantes

Elles sont venues pour caresser la ruelle des lampadaires

A la saison des roues de bois La lumière étincelait

Et l’autre ville n’était encore qu’un village espiègle

-16h03-

-Les silhouettes-mNIm-17/10/2021-

Elles ont fini par s’évanouir Dans le brouillard Soir

Les bruits Craquements des pas Et pas de l’autre Des traces

Je n’ai pas pu me souvenir De presque De rien

Ressemblaient à une ombre blanche Toutes les deux

La petite dame Enveloppée du manteau Plein de laine

La robe longue et de fleur Dépassant d’un drap noir

Le cardigan de la haute et courbée Et l’autre dame

Elles se seraient Tenir la main Si personne Je suis là

Ne m’ont pas observé Mais j’ai senti leurs regards nomades me pousser

-16h10-



-Là Là-bas-mNIm-17/10/2021-

Cet homme-là Là-bas Tout contre mes frêles oreilles

Son regard Avec la note de dos Si droite Mesurée

Ses paroles de l’écoute et de la question Clairement

Composées de trois petits points Et virgule dans la vie

J’ai planté un retard Dans ma nuit A l’entendre

Jeter une coïncidence Saupoudrée de bel hasard

Rapporté la paix du monde Compris la pièce d’or

Cet homme Là-bas Si proche de la lenteur du rêve

Partageons Conte-nous ton dire A plume d’ange

-18h05-

-Delà de çi-mNIm-17/10/2021-

Accompagné de vrai A la recherche du mot léger

Etendant le volume de la matière des esprits Voisins

Tu habites A nos côtes Des bonheurs enflammées et trop

Tu visites les parfums de la molle habitude d’être heureux

Quel est ton orage et ta pluie fine comme le sort

Laisse s’évaporer au froid Notre quiétude chaude

Commence à retenir les longueurs des fiers horizons

Cette fois-çi Je n’ai rien envisagé de plus de beauté

Il y a des Jean et des Jacques Et il y a cet homme-çi

-18h11-



-Cristaux-mNIm-24/10/2021-

Tu peux te brosser Dit le peigne Au petit cristal

La place sur le buffet Jamais Pas de soleil si triste

La peine Pas utile Juste placé là Entre deux verreries

Les rêveries de cette petite princesse Aux doigts si finis

Au bord de la table Encore le carmin Pour les lèvres

Fines Délicates Elles commencent avec un tendre sourire

Posées entrouvertes Elles glissent des miettes de tes mots

Par cœur Elles connaissent les tournoiements Celui-ci

Il écrit Avec le rouge carmin Les frasques des jours anciens

-15h29-

-Vitaux-mNIm-24/10/2021-

Tu peux éclairer Si je saigne Aux cristaux du vital

Le bleu A l’intérieur de la nuit venue A la longue bougie

Taillés avec la délicatesse de l’aurore Sur ses pointes

Le guéridon contient aussi les feuilles d’un long billet

Des adjectifs pleins de tendresse A vouloir l’embrasser

La prendre par son parfum Si nature Si seulement

Une goutte de rose Entre deux facettes de se suffire

Sa langue se cache derrière un accent héroïque

Et dans sa poche La rondeur d’un lendemain heureux

Elle lui a offert Toutes ses lèvres Dans toutes les langues

-15h37-



-Buanderie-mNIm-24/10/2021-

Dans l’angle de la pièce Ratatinée A la fenêtre

Avec facettes de tous les jours Aux éclats attendris

Profonds Comme un miel de plein été Mais en bleus

Alanguis Avec un J’aime de bel Pierre Le saphir

Traverse la pénombre En jeu de vouloir En miroir

Transperce la route De la lumière presque nuit Ondulée

La capsule en forme de piédestal N’a pas servi à boire

Utilisée En socle de charrue A peine mirée A peine vue

Et le partage Avec les formes des meubles Est si délicat

-15h45-

-Se cristalise-mNIm-24/10/2021-

Poule de lutte Fragment de tentative Et sur le bas du bord

La pierre orgueilleuse Voudrait savourer les longs reflets

Dinette De plate assiette Avec des miettes posées sur l’or

Une écriture en forme de danse Une touche salvatrice

Etalée sur le sentiment de ses paroles Quand la Princesse

Venue ici Pour tendre la tasse à son tendre Benjamin

Il est revenu N’a pas frappé à la lourde Mais si fine

La porte Les planches de bois séchées Et écrasées aux clous

Elle s’ouvre Donne son sourire Et la lumière de ses yeux

-16h27-



 

lundi 27 septembre 2021



-Dépouillez le temps-mNIm-17/09/2021-

Enfant L’était l’enfant A cause toujours Il dit

Planter les ergots Dans les centimètres déjà usés

Tenir Comme une canne Sur les pattes de la boue

Ne plus tomber Ne plus tomber Et ne rien faire

Faire le balancier de ses bras Comme une colombe

Passer Regardez Voyer comme l’enfant a grandi

Comment siffler le temps Et lui espérer longue vie

Il débute à peine Il coince l’immobilisme en retard

Et si ses moments de joie Dans la promesse de demain

-20h08-

-Le temps de son âge-mNIm-17/09/2021-

Il est encore l’enfant A peine marcher Le dos si friable

Dans sa tête Le rire de ses cinq ans A courir partout

Dans ses mains Le stylo A la plume du bel pigeon

A l’odeur écrasée Sous un parfum du long amour

Les lettres Les lettres de son nom Un anagramme

Il devient celui qu’il a voulu faire naître de sa vie

Il place les éclats de voix Uniquement pour les rires

Si jeune Si frais Si nonchalant Sans de ses esprits

Entasse les lendemains Dans les plis de ses roses

Parfum d’aimer la vie A l’équilibre sur le fil nylon

-20h13-



-Pli soleil-mNIm-17/09/2021-

Plis montagne A force de nous faire marcher Le souffle

Plis vallée Sous les nuées vitrées Sous la vivacité

Et le soleil Prend le sens des nuages Et les traverse

Il cache Sous ses rayons maudits loin Chaleur torride

Plis Sur mon ventre creux A avaler les champignons

Ils les ont cueillis Les ont arrachés De la terre Mature

Plis entre deux timbres A s’envoler à travers la porte

La boîte La sorte de papier Sur laquelle nous sommes arrivés

Le stylo A porter les mots doux D’où De nos souvenirs

-20h53-

-Plions nous-mNIm-17/09/2021-

Plions la chemise Sur le cintre Pour tout assécher

Prions que le soleil nous repose de ses dons chaleureux

Plions De ta jupe Me laisse apparaître Le creux nombril

Le pli rivière Tu te jettes en avant Eclair de fraîcheur

Dans le fil de la vivante envie de recevoir de tes bras

Je me serre De tes bras Une serviette raide et si sèche

Une place contre ton cœur Sous la croûte de nos joies

Et empruntant les bruits de l’eau Je rattrape le bonheur

Je te glisse Entremet Lèvres au goût suave Au pli soleil

-20h57-



-Les murs-mNIm-17/09/2021-

Chercher la verte vérité Plantée là En archi-lecture

Poser l’ultimatum à la raison De donner plus qu’elle a

Rincer les aprioris Avec une vidange Le long d’un mur

Vider le sot de ses beaux préjugés Cueillis si bien

Viser la crasse de la carcasse Avec un si marteau

Une porte Ne pas prendre la porte Faire un tour

Chercher l’alerte liberté Aussi vibrante que lente

Les vers de terre Les limaces Les plus vivaces Les poèmes

Et retrouver Sur la route des pneus crevés Des murs écroulés

-21h33-

-Les éboulés-mNIm-17/09/2021-

Ils étaient lourds Ils étaient frais Ils étaient défaits

La maison depuis plus d’un siècle Grand-père et fils

Les toits n’avaient plus de tuile Plus d’ennui d’ailleurs

Les questions avaient des réponses anodines Presque seules

Les affirmations sentaient la térébenthine Sous les rideaux

Les restes du carnage avaient voyagé longtemps Pourtant

Il lui manquait le doute Le vrai doute Pas une coïncidence

Pas de quoi creuser le lundi Les soupapes de la certitude

Aujourd’hui il voulait voir D’yeux Les incertitudes des murs écroulés

-21h39-



-Le lot ange-mNIm-17/09/2021-

Les lots La loterie La sotterie La nuit La danse

Sur le paquet La trace du stylo Du lot Du lot Ange

Sous le soleil Continue la ruine de l’âne L’âne haut

Sur le dos A force de porter De se déporter

De piétiner D’évidence Les recommencements

Sur la solide valise Entourée d’un carton rond

A la porte C’est fait Le colis se lit sur les herbes

Les volets sous-verre Peint dans la boîte à facile

Chacun est content Chacun pisse sur le paquet de l’ange

-22h25-

-Les lots anges-mNIm-17/09/2021-

Les traits carrés Les losanges Entourés d’un tourne-rond

Non seulement Je ne suis pas d’accord Mais aussi je pleure

La bêtise de mon ballon de ficelle inquiète Le sort

Dans la boule de jeu Des carrés déformés du rebond

Par le coup de nez De pied De plaisanterie Elargie

Non je refuse de sourire à ta voix L’Ange du lot

Positionnement l’ignorance Ecarquillement l’entêtée

Le plus serein des villageois a ouvert Tous les regards

Pour y trouver sa tristesse Qui lui a coûté Une autre surprise

-22h33-



 


-Un de toi-mNIm-18/09/2021-

La source se nourrit Du pitre de la rigolade Si fou

Aux monts des pieds dansés Se rangent les voix

Alourdir l’indicible Avec une part de gâteux

Toi Si aussi Tu alanguis le plat Du dessus de la montagne

Et toi Tu relies l’originel avec le trop du dépassé

Arrête de vaincre les sens Avec des phares magiques

L’arraisonné du vaisseau De tout en haut De qui dis-tu

La maison des flots Balance dans l’orage Des larmes

Des livres d’eau L’eau enrobe le flux Questions posées

-17h57-

-Un autre toit-mNIm-18/09/2021-

Arrivée à la mère La barque de la sollicitude s’oublie

File sur les sentiers des terrains Et des vagues fleuries

Les rames de l’autre s’arrosent dans le puits Je ne puis

Les larmes de l’aube Dans les souvenirs rêveurs Des leurres

Des leurs De son poisson d’argent De vos gens

Les dames laissent la glace Pour respirer de la chaleur

Aussi Si tôt la poignée de la sorte de ce mur Ici Là

Au silence de l’étouffée Au présence de la libre expiration

Au vacarme dévêtu Et si la chance venait de la réalité

-18h03-



-Héros-mNIm-18/09/2021-

Centimes de centimètres De la pleine hauteur Sœur

Les décibels Je m’en moque Je puise dans la source

L’arrondie de la vitalité Ne fait pas ignorer la cendre

Le feu respire A en vouloir autrement Je ne m’en

Je me moque des pluies et des canicules des terres

Je pose de l’arrosoir Une demi-goutte de bonheur

Le geste n’est pas limpide Le mouvement se laisse oublier

L’humus s’use à creuser les tunnels Et les longs vers

Et si se suggèrent De nature Les restes du petit repas

-18h09-

-Tissent-mNIm-18/09/2021-

Pour être chance Le franc déblaie la peste du songe

La pluie retentit seule Et la rose retire ses pétales Nue

Nuances de la faim du commencement Du haut de ta tige

Ruades ankylosées Ecartent Des danses Les pieds d’avant

Roulades de Encore Corps à cœur S’entrelacent

Succèdent les soupirs des souvenirs De luire De lui

Succès aventureux Dans la glisse Du monde mouillé

Successivement Scintillement Dérangement Moment

Je vous écoute Nouer d’un tendre instant La quête folle

-18h16-



 


-J’y penserai-mNIm-20/09/2021-

Après Sorti de l’immeuble Tu comptes tes dents Huit

Et dans la glace La vitre La boutique Un homme est là

Quand il arrive sur place Il consulte sa montre Tu le vois

Et il s’enfuit de la ruelle Jambes courtes Et essoufflé

17h45 Je pense qu’il n’a pas attendu Si belle d’or

La belle dent de la cabane d’en face Une pensée ouverte

Un carré de chocolat Avec les miettes de fruits Si bons

Une tartine à l’ail Avec un merci de persil frais

C’est bien fait Demain Tu n’auras plus Ni cet homme-là

-15h26-

-Il y avait pensé-mNIm-20/09/2021-

Cinq heures trois quart Il pense connaître la route

La direction de l’hôpital La place St Eustache

La rue de la campagne a trop duré Mes gencives

Mes mollets de la mâchoire Tout comme ceux de Davy

Il s’est prit un pain Avec des anchois et des ouille

Je le vois arrivé Une fusée sur la tête Une tarte à la main

C’est sûr Il va perdre une molaire Attirer le sourd

C’était sûr Il regarde à la vitre Là La canine plantée

Je n’ai pas trouvé Ma princesse d’argent Et j’ai perdu mon plomb en or

-15h32-



-Une gouttelette-mNIm-20/09/2021-

Cacahouète Comme ça Qu’on l’appelle Qu’on l’appète

Aussi il est très content de son séjour si chouette

Chez le médecin des teef Comme me dit l’anglette

Il a passé son doigt sur la sonnette Une clochette

Il a passé son doigt sur sa dent Sa dentelle

Elle l’a observée Sans pied de nez Retirer la miette

Avec l’outil Gratter Bouche de Paulette Rincer

Avec un autre outil Roulette Rondelle Et encore Roulette

Une seule fois encore j’en suis sorti En mauviette

-15h59-

-Une deuxième gouttelette-mNIm-20/09/2021-

Savonnette On l’appelle la nonnette Avec son béret

Bouche fermée Ne pouvant trouver une rime bien faite

Une élongation de la fête A en prendre sa cachette

Elle l’a vue La chouquette de trop de sucre Secrète

Je reçois avec sagesse Une grossesse de mâchoire

Je dévisage La dame au-dessus de moi La follette

Tout va bien Plus rien à perdre Plus une galette

Plus une fourchette Plus une Madeleine Qui a prié

Elle sort du dentiste avant Moi J’ai peur Une froussette

-16h06-



 

lundi 23 août 2021




-Par ta jeune venant-

-mNIm-

-20/08/2021-


Nage Anchois de mes rêves Instant précieux Dans tes cheveux roux

Plonge Hors du silence Eclate de dire Tout est recommencement

Aujourd’hui Rivage en construction Croire en l’écrase rire Soleil

J’ai laissé mon ventre en bagage J’ai épousseté les gestes de l’eau

Chaleur Tu revernis d’une embrassade Les souvenirs d’église L’eau

Sous le tunnel du devenu Plante Se déplace Quand la feuille d’or

Au jour du sensiblement Dur Dépasse Retourne Déplace Sort

J’ai vu ton esprit Sortir du bocal Et se rafraichir du temps

Porte des mots L’œil vivant du divan n’a pas lâché le centre

Pointue Les peignes de tes cheveux Ta tignasse s’envole Souple

Emportée La motte de ton ailes des paroles et des folles solitaires

Aussi Tu acceptes le tendre de mes regards Le centre des autres chemins

Nage Concocte le silence pour toi-même Il s’exprime A l’écoute d’un l’autre


-16h44-





-L’autre construction-

-mNIm-

-20/08/2021-


Cousine De connivence De fière à l’avance Au tard de l’entente

Ton choix Tu viens de la feuille de sommeil Il se construit dedans

Ton bras rassemble Celui-ci vient vers toi Et de l’autre de là-bas

Ton monde chevelure rumine A comment venir à toi Une autre route

Le plat de la voix N’existe pas Tu danses les mots Ça voyage

Séduit le polisson retourne Et ne voit plus son sentier vrai

Trouvera Un comment écouter encore Et rencontrer son ventre

Et l’a construit Dans le bruit de tous les tumultes du hasard

Et l’a enfoui Dans le grouillement de la pensée verte et libre

Et l’accomplit De la vendange De l’éclair du soleil Ce silence

Aussitôt l’écoute rencontrée Plutôt collée contre la fenêtre Se serre

Serait-ce le sentiment du meilleur Pour un bien vivre du monde

Donne une réponse solitaire Comme si j’avais la bonne des raisons

Pourquoi Chacun s’envole Pour tourner long Avec la seule erreur d’un seule


-16h57-





-Et change-

-mNIm-

-20/08/2021-


Mon Cœur montre la vérité de la montagne Au contre du midi d’après

Mon Cœur plonge dans sa serviette Pour dessécher du silence

Maintenant Elle étire un soupir Placée contre le rebord du partage

Maintenant De me parler Attend J’écris d’avoir oublier Je t’écoute

Comme recommence le reflet de la cathédrale Sur le reste des familles

Mon Cœur marche sur un sommeil Je me lève Mon Cœur respire

Des mots pleins du bonheur des passés A faire du mieux Ton frère

Des sensations de caresses Pourtant Le présent est Au mieux Pressant

Mon Cœur a suivi le chant des oreilles venus d’une possible réponse

Maintenant je n’ai plus D’envie Te connaître Cet autre de joie

Toi Hors de Mon Cœur Toi Ma tendre liesse Dans une pièce fraîche

Je n’ai plus de monnaie Où tout est partagé Ou se retire de la plage

Dans la piscine de tes idées J’aime ton œil Quand tu me Te regardes


-17h09-

 



dimanche 15 août 2021


-Marais cage-

-mNIm-

-04/08/2021-


La fleur dans la vase Soleil Nait pas là Où voudrais-je tant briller

Mes bottes Comme un aquarium Portent les dégâts Des gars Pour les filles

La boue ralentit la charrette de mes crèves De mes instants D’avantage

A l’âge de dormir contre ton sein Mais la seule rose Donne-moi encore

Souvenir de la date d’ailleurs Un hier plus court Et me revient Moi

Ouverture Dans tes yeux Pourquoi as-tu échappé à notre tendre toujours

Mes cuisses avancent Si lentement Contre les eaux noires et lourdes

Je te voudrais Dans mes bras Tige et fleur Parfum de tout cœur

J’arrive à commander mon cou Mes mains lancent De la recherche

Tu t’approches de mes désirs De t’avoir Pour rentrer Mes doigts d’épines

Je repartirai Tu vas me dire Je serai heureux de te porter Douceur

Je reviendrai A me sécher les membres longs de la fatigue Glacée

Et sans arêt Je guiderai mes sens Dans le sage de mes coule-faiblesse

Ta porte Vais-je l’ouvrir Et te sourire Tu n’es pas présence La fleur dans le vase


-12h15-





-Mobile l’être-

-mNIm-

-04/08/2021-



Mia Moi Mobylette de tendre l’oreille De tendre d’échange A Mia

La voix monde La voilure de mes cheveux Sortis de la tresse Me blesse

La voiture Devant Derrière Dans l’air Croisement Elle me double

Le moteur développe des pétarades De dentelle de fumée Eclatement

Erreur Et si le vent Me pousser Arcbouté Je m’accroche au guidon

Moi Mia Mobylette M’emmener vers l’étonnement Je t’airais rejointe

J’ai mis un habit plat Avec des bulles de mousse Et des journaux anciens

J’ai enfilé le contre-pluie Mes jambes me transportent Je suis couvert

J’ai la soie de mes foulards Mis le casque Si dur En portant plus fort

Dans ma visière se dessinent Un cœur et une trace de tes doigts

Dans le rétroviseur disparaît le trouble commencement de mon disparu

La foire J’airai aimé la fête Je n’ai trouvé de là La monture défaite

Quand je me suis arrêté Ni avant Ni demain Je ne me souvenais plus

Je ne sais plus j’ai perdu le ressort de la roue de ma vie Mobylette Mia


-12h34-




-La nique pique-

-mNIm-

-09/08/2021-


Aussi Bonjour Sommeil Soleil Un bon plat de creux Madame Amperère

Paroles de sourires d’échange L’autre souple et chaud de l’astre

Un silence arrive Comme tartine fondue Ecoute tout de notre d’humour

Fait chaud d’humeur Catalogue de basses blagues A cornes bleues

Insister Au boulevard de la réunion nature insister Ton cœur

Ils parlent David de là aussi Elles donnent les couleurs De la farce

Sensibles Un coin avec de l’eau Portent les voix S’éloignent aux arbres

Un champ de courreur Avec l’amante Et le ressort Sortilège gène

J’aime vous entendre Avec le timbre rond et le Du plaisir à tour de voix

Les étranges rebondis Les vacantes Les voyages assis sur un long tronc

Tout autour la forêt de l’étang Etendue A travers le vent En frisson d’eau

Ma princesse Aussi Et se repose Tout du puits de l’abeille De l’abbaye


-13h46-