mardi 25 janvier 2022
jeudi 20 janvier 2022
-Il est plus-mNIm-05/06/01/2022-
Je n’en sais rien Vidange La réserve de belles espérances
Comment fourrer de bonheur Un instant intrépide
Rembourrer de joie Les cris absurdes de l’ignorance
Les piliers malades Comme des arbres centenaires Et l’air
Retombés Les branches renaissantes N’en veulent plus
Les fruits d’espoir S’essoufflent à se gorger d’heures
Restés plongés dans l’orage d’un avenir bien meilleur
Comprimés par les luisances de la lune d’avant-hier
Sommation de la justesse Combinaison de la sagesse
Rien ne vaut les mélanges de la nuit Et du long jour
Mais aujourd’hui La nuit est plus longue que l’amour
-00h08-
-Fatigant encore-mNIm-05/06/01/2022-
Je le sais bien Mon ignorance touche à sa famine
Et devine les contraires Ne valent moins que rien
Au beau milieu des sommeils Plus que déraisons
Au plus offert Des dialogues creux des extrémités
Je Juste maintenant Jubile Que je croîs connaître
La vente de mes riens Bien moins chair et cœur
Plutôt de l’esprit stupide Qui m’emporte Pièges
Je laisserai passer les chemins insolites de l’autre
Oubliant l’aride reflet De ses pensées certaines
C’est l’autre M’emmène Me strie Me déconstruit Bonjour
-00h16-
-De laisser-mNIm-05/06/01/2022-
Je suis le charlatan de mes humeurs possibles
Je divise le doute Avec l’incertitude des routes
Croire en la montagne Emballée de nus nuages sages
Cacher le sentier Prendre le chemin de l’instant d’avant
Plier le genou Pour mieux courir Et ressortir digne
Connaître le terrible horizon En en chantant la ligne
Même la lune ne va plus échanger les cailloux Les ruisseaux
Les buissons écrasés Les arbustes gênés Les vies pas mûres
Et les commentaires alambiqués de tout trop savoir
Je ressens L’incapable lendemain Où je ne verrai rien
-00h24-
-S’enfuir le temps-mNIm-05/06/01/2022-
Sempiternellement Quand je ne me mentirai pas
Gloussement du regard Gardé avec votre nid Pitié
Racontars éloquents De me mettre les deux genoux
Citoyens de mes réflexions En miroir avec vos êtres
Je ne toucherai plus à rien Je reculerai de trois pas
Je souffrirai seul En soufflant sur les flammes attisées
De quand sortiront les villages De se rire du certain
Je ne saurai plus bien Je commencerai par me dicter
Et les orages des tristes volontés Comme vainqueurs
Comme glorieux Dans mes yeux Et je tomberai de justesse
-00h32-
-Que de l’écouter-mNIm-05/06/01/2022-
Merci le certain De me donner le doute Ma déroute
De me placer au début Encore gueulard De la nuit
De m’ankyloser de ce que je pense penser Pencher
De me galoper du ventre Où s’appuie la divagation
Bientôt la porte du soupir Ouvrira de se chercher
De piocher le sol Et retrouver l’eau du ciel Pestilentielle
De nourrir l’oiseau de la parole Qui me verra renaître
Merci le grondement A vantard Et grognon de voir
De me permettre d’écouter les possibles lentement
Et de vite entendre L’image de mon cœur A donner aux malheurs
-00h41-
-Lentement-mNIm-05/06/01/2022-
Je prolongerai le chemin Avec le bâton De ma main
Avec les pupilles éteintes Pour y lire l’éclat des leurs
Des mensonges si particuliers Qui posent dévêtus
Devant les bruits de terres Et des cieux oxydés Si décidés
A tenter de gagner l’emballage des paroles notoires
De gonfler D’assurance Les dialogues d’infamies des nuits
Et Sans y apparaître Comme Victor est monté haut
Je placerai une goutte Du doute d’un certain Et d’autres
De celui qui ne se sais Ni vengeur Ni crevard Ni heureux
Qui Avec l’image tombée Y voit le haut de la montagne
-00h50-
-Sous le chapeau-mNIm-09/10/01/2022-
Petit droit Petit gauche Pied tine Pied tine Pied tine
N’avale pas Ecoute seulement Petit à Petit à Petit à
Cause de changement Debout Devant De comment
Les yeux projetés Par le ricil Envahissant et dense
Protégés par le sourire Domme-moi ta main De loin
Porte avancée Du château-fort de café Et de tarte
Et de calque De la vie Qui dine Qui diminue Qui tue
Sauvée par une cloison de la bêtise Moins que d’amour
Sauce du jet de l’oie Soupe du vrai des choix D’un doigt
Tu te dois de porter Sous ton chapeau D’un petit droit
-00h42-
-Qui re revient-mNIm-09/10/01/2022-
Ça se voit Ça se pose Jet de voix Jet de pose J’aide
La voie Poussée d’un étouffé besoin Lancée de choix
La proie d’être De placer le droit Le poids de naître
A la gauche de ma main droite N’y-a-t-il pas tout Moi
Assise sur le sors de la chaise De mes pieds Se repose
Petit doigt Petit rauque Pied dine Pied dine Vers
La terre porte l’arbre A peine grandit Racine
De la mère Du père Du frère De l’autre de la guerre
La paux pose son chandail Sur un peu de chaleur
De la tarte Ma bouche a enjambé la partie Qui me revient
-00h50-
vendredi 24 décembre 2021
-Du temps placé-mNIm-17/12/2021-
Nocturne du nocturne Du temps Se déplacer Du lent
Nocturne A la chaleur du porte-vent Des nuages
Je ne peux les voir Les ressentir Les cris de dire les secondes
Les moments abondent en rebondissement D’avant
Les ondes sans Avec le sifflement Profondes et graves
Les pages enfin lues Je reste à la maison Je fond
Me font piéger les nervures De la peau de mon visage
Les pommes flétries de mes ennuis Je n’en ai pas Je vais
Je traverse la pièce Et je t’entends jouer avec l’horloge
-18h45-
-L’autre nocturne-mNIm-17/12/2021-
Nocturne de l’autre nocturne Les dedans des apôtres
Tous les saints me sont mal venus Je débarque
Le livre doré a empiété sur le silence de ma vie
Le lierre a placé ses feuilles Comme lauriers et oliviers
La couronne sur la tête Comme le comanche La plume
Comme le balancier Gauche droite Tourne l’horloge
Tourbillons Brisons de la lumière Les sombres rebonds
Tourniquet Autour de Toi Je vaporise d’amour Ma Belle
Et paroles de silence Dans les yeux En avant Ta parabole
-18h52-
-Né demi-mNIm-17/12/2021-
Nocturne de ma raison d’être Tu es mon cher ennemi
Tu es le pli de mon maillot M’empêche de me respirer
Tu es le temps Tu découles Tu transpires Tu m’étourdis
Si la passoire ne laissait apparaître que ta lumière
Si les lasagnes Aux dommages étaient sans intérêt
Sinon je porterais le miroir Bien au-delà des cimes
Sacripant Farfelu Englouti Dit ventru Et chat nappant
La part de la plate Aux bruits trop mures Jette du dingue
Jette un regard Propre Sur ton aile Mon tendre ami
-20h18-
-En flammée-mNIm-17/12/2021-
Nocturne de la pluie Tombée Et de ton monde envahi
Cher ennemi de ma folie A la porte solide et raisonnée
Couleur de la nuit enflammée Et du long paradis
Rémouleur Tu transformes du silence En pluie si fine
Démouleur Tu coupes en huit Les chevaux de la tarte
Tu fais Acrobaties Evangéliste Les infinis perdus
Et Place aux longs chemins Aux bons anciens Aux baladins
Place aux collages des courageux et vieux sauvages
Aussi Amis de la traitrise Je vitupère dans mes valises
-20h23-
-Pas sœur elle-mNIm-17/12/2021-
Nocturne de la passerelle A la sortie du matin
A la levée des arbres Invisibles Dans la nuit Soir
Entre une parcelle de jour Que préfères-tu Le bruit
Le chant des branches échevelées Le sens du vent
Et un recoin de nuit En as-tu envie Sans un cri
Comment étaler Sur les grèves de la forte montagne
Comment transporter Sur le dos De l’orage basané
Plus noir encore Plus gai en secret Plus de pluie
Je n’en ai rien choisi J’ai écouté vos tendres différences
-21h22-
-Là pareil-mNIm-17/12/2021-
Nocturne de la tablette Où sont notées les plages
Là où la neige ensevelie Les reste du rond repas
Où sont passées les préférences De l’autre dehors
Aussi Aujourd’hui Il fait aussi nuit que l’amour
Et la pièce éclairée De la lune fière Aussi je l’aime aussi
Je l’aime Comme on conte les plaisirs des ressemblances
Chacun n’a qu’une triste envie Laisser pousser les arbres
Laisser parler les réticences Pour se connaître enfin
Et si je dois me dire Laisse à l’autre De ne pas être pareil
-21h27-
-Part de la lune mNIm-17/12/2021-
Nocturne de la boussole Qui a donné sa lune
Qui a pu recevoir Du recoin de parcelle La dune
Un grain de blague Le sable fait rire Et si Sire
Vous possédiez tout le parti Du matin à enfin
De la croisée des pièges Au lapin valeureux et mieux
Qui a-t-on encouragé A maudite solitude d’alors
Car En piochant Il n’ya rien trouvé Ni le rire
En clopinant du matin En éventrant la nuit
Elle est pourtant d’ici la plage Guidée par la lune
-22h05-
-De l’une de l’autre-mNIm-17/12/2021-
Nocturne de l’une Nocturne de l’autre Aimer les deux
Connaître les deux sœurs Toutes habillées ensemble
Dans le même pull de bleu Coincées dans l’outremer
Prêtes à cueillir Ensemble les pruneaux en ballot
Toujours indivisées Toujours articulées Sur la lune
Elles se guident ensemble Toutes deux Et ça recommence
Combien de sortilèges N’ont-elles jamais posé En vérité
Elles aiment Dans le même homme Ce qu’aimera sa sœur
Et si proche de la lune La caresse dévêtue Insolence
Elles se guident à la nuit Pour partager enfin Un rien
-22h10-
-En corps beau-mNIm-17/12/2021-
Nocturne des rêves Qui croassent Qui donc croassent
Le piège à mouton Le vol d’un champ Les oiseaux
Sur l’oreiller Il ronflait Tout le jour Partiel
Il ronronnait de ventre Il concoctait du centre
Il sentait bon le temps A chaque seconde Qui croire
Qu’ils croassent Qu’ils croisent Qu’ils croissent Qui donc
L’oreiller s’était dégonflé Et le nez en avait coulé
En tête à tête Les oreilles n’écoutaient Rien s’en faut
Alors Au lever du tour de lune Il en avait perdu l’oiseau
-22h47-
-Aussi du pigeon-mNIm-17/12/2021-
Nocturne de la crève Du rhum Du pigeon Du corbeau
Lui Un pigeon A tout faire A en refaire A son cri
Lui Un corbeau Si beau Citrouille Sicilien Sien
Alors il toussait Il éructait Et ventripotent Se détend
Autant écouter les infos à la lunette de la belle lune
En temps de nuit Il se retournait Et croisait Et croassait
Le corbeau s’en alla au champ Et compta ses recoins
Aucune nuit Pour ne plus y voir Pour ne plus y croître
Aussi Le pigeon Partit De la campagne Au rhume de la ville
-22h54-
-Une faille-mNIm-17/12/2021-
Nocturne d’une faille J’ai failli Sans y arriver
D’une faille infaillible Bleue Même le jour
Plus profonde que les rêves des corbeaux Atout
Elle se ressemblait Elle connaissait La seule voie
Le chemin était petit Il se glissait Dans la sous-pente
Le parcours Le faire à genoux Le dos à telle paroi
Personne ne l’évitait Elle appelait ses proies De ses doigts
Des arbres penchés Des rustiques centenaires Et se taire
Le vent la rendait infaillible Elle appelle Nous appelle
-23h31-
-Défaille-mNIm-17/12/2021-
Nocturne infaillible Car dans le jour Rien n’y fait
Chacun passe De vent et de soleil Chacun passe
Une jolie fillette Un jour N’a pas voulu tomber de là
N’a pas souri Est tombée dans le recul Sauvée
Elle aurait plaisanté Poussé une sandale vers l’avant
Et la descente Douce et lente qui n’en finit guère A terre
Elle n’avait plus souri Mais il était tard Bien de trop
Dans la nuit elle s’était enfoncée Vers la profonde nuit
Et sans un bruit Bien trop loin Elle avait connu la faille
-23h37-
-Le cake tousse-mNIm-17/12/2021-
Nocturne d’hiver Et le cactus de Jean De Louis De Noël
Chacun avait sa belle plante Plantureuse et Piquante
Chacun portait le petit pot Rapporter la maison
Ils avaient connu l’école A cet âge De ci De là
Ils avaient poussé la chanson Pleine de piment
Et les aigus Et les fragiles Et les doigts dans les gants
Sans une goutte d’eau Toutes les vacances l’enfance
Bientôt Jean s’était enfui En toussant Et Louis Et oui
Alors il restait Noël Et chacun en parlait En cactus
-00h09-
-De Louis et de Noël-mNIm-17/12/2021-
Nocturne de Louis Et son cactée si doux Si mou Sitôt
Il était venu le planter Sur la pierre de ce Jean là
Et tous les dix jours Il venait Il pleurait Il allait
Noël avait été oublié Laisser respirer Mon beau sapin
Noël avec son petit pot Dans le salon Devant et derrière
La fenêtre et la nuit Lui laissait le temps des corbeaux
Une barbe blanche Noël avait laissé pousser le temps
Une phrase sur chaque papier Pour les enfants Cactus
Et l’écolier remportait Sur sa table Le cactus de Noël
-00h15-
mardi 23 novembre 2021
-Par parapluie-mNIm-11/11/2021-
Le parapluie Le piano Le violon Pourquoi aussi le parapluie
Les gouttes de musiques En cliquetis M’enveloppent les oreilles
Merveilleuse La mélodie sur la toile Tendue Aux baleines
Je ne tiens plus rien Ni le vent envole Aux vibrations Violon
Ni la touche Tintements Frôlent l’air Elles se partagent
Elles échappent Au soleil qui couche La montagne magique
Je ne reviens de rien Redécouvre le très blanc de son flanc
Ni l’archer Sur le bout des arbres Fort comme le nuage
Ni la teinte omnivore A lâcher les siens de doigts
Je vous écoute La musique arrêtée Echanges des mots Des notes
-17h34-
-Le matin clair-mNIm-11/11/2021-
La musique retrouve Les sommets du parapluie Sans pluie
Sans vent Sentiments du cadeau Un peu plus d’or
Avec Reprise du mouvement Faire Disparaître l’avant
J’entends les mains dans l’eau Et le piège du haut ciel
Le violon l’embarque L’entretoise de la porte me dépasse
Sonores L’enchainement à mon désir d’oreille Les notes
M’engourdissent De fuir le reste des souvenirs d’ailleurs
Je suis dans le rendre si beau La mélodie m’envahi
Cadences des gouttes des pluies De pouvoir De pleuvoir
Je suis assis Sur le bord d’un autre monde Sonate
J’ai perdu mes habitudes Je distingue le matin le matin de l’air
-17h42-
-Plus de poussière-mNIm-11/11/2021-
Articule le sens Dans la poignée d’une belle ombrelle
Ce n’était pas un parapluie C’est le soleil de l’ombre
Ça ne se ventre plus Ça cristallise Mon long retard
J’écoute le plan de se poser Sur les bords de la terrasse
Et la vitre Laisse un peu traverser la rue du dernier rayon
Et l’image Aux murs Vacances d’une autre tempête
J’ai reconnu les vrombissements alternés Violon Piano
Le creusement de ma tendresse à la musique S’essuie
Le mont d’un autre côté des récitals endiablés
Je bois un verre d’eau De la poussière Si fine Si mélodie
-17h50-
-A mes oreilles-mNIm-11/11/2021-
Comme le cartilage de mes poignets Au beau stylo
Comme le bout de ton doigté Toi Au violon Au piano
L’arrondi de la nuit L’emporté Sur le geste debout
Les croisements de toutes les notes M’endimanchent Saut
Sauts A travers les trempages des pages des sages Rages
Des connivences Entre vos oreilles Votre bouche Et aussi
Je ne reviens pas de la nuit Je reconnais le double soleil
Celui-ci m’emmaillote de merci Sur un rayon clair
Une croyance avec l’harmonie de donner les sons
Les siens Les leur Les vôtres Et toutes mes oreilles
-17h57-
-Là la course-mNIm-11/11/2021-
Le parapluie Nuit
Note Piano Violon
Comme printemps
L’emporte le soleil
Si Ciel l’ombrelle
Et la manche tient
Je me souviens bien
Mes fiers sortilèges
Laissons encore danser
Etendons Une sieste
Je te donne Tu me donnes
Et la teinte mirifique
Dispose des sonne-d’ose
De mande A mon tendre
L’envol de porter La note
-18h07-
-Chapeau-claque-mNIm-12/11/2021-
Chapeau-claque Applaudissement Quand Concert Vivant
Fini de poursuivre Personne n’attend Tout est là
La roue de la sol La charrue s’envole Roue Bateau
Bateau vole et disparaît Aux souvenirs vermeils
Tu te souviens Sur le grand piano Paquebot Beauté
L’archer Violonisme vibrant D’il y avait longtemps
La clé porte les doigts A montrer les horizons longs
J’ai voyagé Sur la mer bleue du ciel Nuageuses
Les tendres circulations des sons Et des plongeons
-16h53-
-De venue-mNIm-12/11/2021-
J’ai enfoncé mes pieds dans la terre de boue
Elle était bleue Remplissant de son sang Valise
Enrobant le lentement De la pièce Mi-ombre
J’ai soulevé le couvercle Le ventre plein de jour
J’ai rempli de pluie Mes yeux Et mes oreilles salvatrices
J’ai dégringolé les temps Par deux ou par trois
J’aurais aimé applaudir Le concert va commencer
Les murs retombent Après avoir plané Sans arrêt
J’ai retiré mon chapeau-claque Nu Devant la musique
-16h59-
-La soupe des plumes-mNIm-12/11/2021-
Garnissons Gravissons Les plumes tombent Les sons
Un peu de rôtis Du joli lit de jus Anoblir De la note
Chacun pose le soir Venu de l’onde Frétillement
Chacun équilibre l’orage sous le toit de la toute ronde
Longue Profonde Vagabonde Le soi va de l’ombre
Effilée la tendre Plongée dans un verni dissout
Souterraine La musique renait du bel instrument
Le violon emporte Le piano englobe Dans le centre
Une feuille écrite M’emmène vers votre splendide
-18h10-
-Eteint celle-mNIm-12/11/2021-
Cerise dans le crâpeau Gémissement du plaisir
Frayeur de ne pas rejoindre Là où nous sommes emportés
Failli Soupirs Gravir La main porte la lumière
Sous les silences des gens immenses S’allongent les
Comme vous redire ma foi avec l’embardée sonore
Vous m’entrainez sur le fil du cœur Jusqu’à l’heure
Où est placée la porte du bonheur Où tout nous arrive
La rigole où coule l’eau universelle de la sonate
Je ne porte plus rien Enveloppé du monde étincelant
-18h16-
-J’en marche-mNIm-12/11/2021-
Nous sommes là pour la musique Je marche dans les pas
De n’avancer qu’avec l’envie d’être nourri par les monts
L’éclat de la montagne Plein le violon Les sapinières fières
Les airs frais et chauds Le haut du fil des tintements
Je reste dans les pas de Jack J’avance dans la musique
Je souhaite tant écouter Ce qui va advenir de ma folie
Une porte couverte d’ascenseur Lueur de la ridule de l’eau
Une tordre mollesse Je souffle Pas à pas Je ne renonce pas
Dans mes pieds Je fais le chemin Une belle rencontre
-18h28-
-Toute plaine-mNIm-12/11/2021-
Nous sommes là pour la rustine A protéger le monde
Lui tendre du bonheur Contenu dans le sublime temps
Dans la route jolie De se suivre Les uns et les autres
De vadrouiller dans vos rêves Avec l’odeur fluide
Avec l’or de nuire Sans prendre compte Sans luire
Mon bonnet Retiré de mes oreilles Ecoute Ecoute
Les sons doux et heureux De quoi suis-je incapable
Peut-être les mains avancent Sur l’hôtel de l’instrument
Jack m’emmène Et je lui donne la laine de mes oreilles Toutes pleines
-18h34-
mercredi 27 octobre 2021
-Sourire blanc-mNIm-03/10/2021-
La sculpture avait été blanches Les mousses Rondes
La feuille Sur le nez Ne m’a pas empêché D’éternuer
Grogner dans le froid revenu Dans les nues La rue
Un vélo Cycliste A venir de passer La sonnette teinte
Les couleurs Du gris au roux La rouille Etincelle Seule
Les pavés font danser la roue La route autour des pierres
Une craie Le ciseau brode Le sens de la belle histoire
Une femme Un homme Une femme fardée Et trop cachée
Le sourire des yeux fermés Chante la pierre Sous le maillet
-14h48-
-Caillou d’automne-mNIm-03/10/2021-
Les éclats sous le ciseau Traversent les rêveries Si seules
Porter la main à la tendance De nettoyer les miettes
Et ceux qui restent Transpercent le soleil De rayon du cœur
Posée La trace éphémère Donne à l’art Son jus
Sons Justement Par petits coups intercalés de respiration
Sommeil A s’éveiller à ce visage A peine naissance
La pierre avait été chaude Et fière de tous les bavardages
La face à la lune Les reflets des feuilles Tombées d’avoir été été
Tu te rafraîchis instant silence Sorte de cailloux d’automne
-14h56-
-Seuls visages-mNIm-03/10/2021-
C’étaient des visages clairs Des fantaisies du silence
Des gravures Plus profondes Que la geste de mon esprit
C’étaient des corps friandises Loin des sucettes brillantes
Plutôt des bras tombés Des serrés contre son cou
Des tendres de la main Le corps long vertigineux et vieux
Ensemble Sans un baiser Juste de tenir le chaud
La mousse verte Comme s’endormir du sol et des troncs
Eclatantes Les réflexions du ciel Dans les creux pavés
Les branches aux feuilles Se retrouvent Seules Sans rien dire
-15h04-
-A fleur de ciel et sol-mNIm-03/10/2021-
Posées dans les herbes Ça rumine Plein de glacial
Tiens Je ne t’avais pas vue Pierre Sculpture Si dure
Sciures Couvertes de chiures de vraie Et Ouverte
Mon pied me fait voir Une face enterrée De biais
Maintenant Je te croise Observe-moi Quand je suis Toi
Mes yeux baissent Le nuage pose un reste de la joie
Accroupis Mes doigts écartent les mousses Et je crois
Assouplis Mes orteils portent le reste de mon corps rude
Ta douceur de plis Derrière les derniers arbres A fleur
-15h12-
-La coupe découpée-mNIm-03/10/2021-
J’allais continuer la marche La pluie n’arrêtera plus
J’allais guider avec mes bras Une cadence fraîche
Une nuée de vapeur Prennent valeur Mes narines
Mes mandarines en poche J’abandonne A leur goût
Mes crevasses de toutes les carcasses de ces feuilles-là
Oublie mes ravages de roses A cœur battant autant
Que la nuit arrive à échauffer Dans la fin de mes pas
Que je sois entrée dans le duvet de la terre et du ciel
Que dois-je raconter Le caillou sculpté Le couple accouplé
-15h19-
-Bois de nuit-mNIm-03/10/2021-
Dans mon lit-duvet Je souffle ma chaleur Claire
Dans ma nuit muette Je débouche de ma fièvre Glacée
Je ne vais plus bien J’ai peur de demain De demain matin
Je continuerai à marcher Sur la côte De tous côtés
Je finirai par ne pas en finir Car aussi J’aime bien
Dans les volets envolés Le vent jette sa pierre et son chant
Pourquoi faut-il attendre l’hiver Dès maintenant
Pour le ventre de quoi Le tailleur de pierre à endormir
Sur le palier de la maison Un éclat de bois En forme d’horizon
-15h25-
-Sur la feuille-mNIm-10/10/2021-
La feuille garnie de mouches Sur le tour du visage
Une retraite Dans le village parfumé de vieilles routes
Une longueur A peine distante L’ancien souvenir
Le bitume ridiculise Les devantures découvertes
Aussi les pancartes Aux choses en solde En paquet
La marchande Le client et le chat Tous ronronnent
L’avez-vous bien vue Plage entre l’oiel et la lèvre
Crépuscule de l’horloge déplacée Au bon cadran
L’aiguille ne s’arrête pas Et repart en transhumance
-16h27-
-L’Ostie-mNIm-10/10/2021-
Sur son crane Garni d’une haute et longue perruque
Sur ses cils En pleine vibration Quand tu regardes
Sur le dimanche Eclairé d’un pastis resserré
Avec le poid du soleil de midi Elles s’attendent
A reconnaître la parole lointaine Et si douce encore
Elles préfèrent ne rien écouter Que de plier le genoux
Avant d’entrer dans le porche glacé du dogme
Avant de croiser le regard avec les vitraux si hauts
Elles se sont interrogés La cloche Et sortir du village
-16h33-
-Eclatements-mNIm-10/10/2021-
Horrible saltimbanque Tu te moques des restes-là
Tu traverses la communale Sans rien y comprendre
Tu sais déjà Que va dire le père Avec sa guitare
Les oiseaux applaudissent les nuages De haut en large
Des poissons Si minuscules encore Lâchent leurs bulles
Et le chat solitaire S’accompagnent les rats de murs
Pour vacciner l’enfant Tout cela n’a pas l’importance
Il prendra un carton Y placera des feuilles d’automne
Et parceque la vie n’a pas besoin d’urgence Il dansera
-16h39-
-La grosse sculpture-mNIm-10/10/2021-
La caissière a tout compté Les deux fruits Et la pomme
Habillée comme un sac Avec son étiquette de provenance
Ficelée Emmaillotée dans son bouchon Bouteille
Appelée à son origine Sous le contrôle de la mémoire
Collée sur son flanc A côté des boutons de robe
Et le printemps ne viendra que bien plus tard
Et l’épuisette n’arrachera pas En forme de pêche
Les fruits de l’arbre s’entourent de vantardise légère
Outre le soir Qu’ils attendent Rien n’a changé réellement
-16h45-
-Bien avant-mNIm-10/10/2021-
Le vieux bouquin A la place de la photo de la commune
Etincelle d’écriture Transportent les seuls rêves
A quoi peut bien servir La nuit des chants anciens
Comment déplier du souvenir La plage des belles paroles
Courage Tu en as eus beaucoup Bien avant la morsure
Bien plagiée D’après les contes du trois mai d’avant
N’est-il pas mort Pour laisser au suivant De suivre
Pour ne pas oublier Que tout sera toujours oublié
Pour entamer la chanson des innocents et des jours
-17h00-
-Feuille à feuille-mNIm-10/10/2021-
A la place de la ville Est inscrite La liste des heureux
Ils ont gagnés Leurs éducations et quelques auteurs
Comme un étalage De lessive et d’espoir toujours
Comique le solitaire Y a vu son nom Avec la gloire
Il pourra trouver sa route De l’autre côté du village
Il pourrait rencontrer le dessein des mouches Sur son visage
Elle est belle Elle éclate de la lumière Au bord du cœur
Elle porte le sac de la fermière Dans la petite boutique
Sur sa feuille Elle a inscrit les mots d’amour Qu’il n’ose pas lire
-17h06-
-Celle-mNIm-17/10/2021-
J’ai rencontré quelqu’un Je n’en connaissais rien De bien
Avais marché dans les ruelles des poubelles Qu’elle est belle
Mes godasses Cassées comme un toit de grange Etranges
Mes orteils Pilés par les bruits de pas Se grimaçaient
Et ses chevilles De la très belle Ses mocassins fins
Je n’ai pas osé Regarder Bavarder Ses yeux ronds
Peut-être ouverts Vers des voyages Saupoudrés de vents
Elle allait parler Je me retourne J’ai peur du trop beau
Finalement Je n’ai connu que le pitre de mon être seul
-15h17-
-Et ceux-mNIm-17/10/2021-
Mon nombril Mes yeux presque gros Très clos
Ma chemise Me la referme A coups de boutons
Mon pantalon Ne me portait Comme une fripe
Dans mon dos Une philosophie derrière Que je cache
Elles portent le papier De mes mots mal décrits
Elles ne sont pas encore couvertes De la laine doucement
Autant j’essaie d’avancer Pour que la pluie des nues
Rature mon sourire Avec des phrases de tendresse
La dame Avec son beau bonhomme Et ne parle qu’à lui
-15h26-
Cet là homme-mNIm-17/10/2021-
Blanc et noirs Il m’a dit Avec le verbe encore hésitant
Tant de couleurs n’iraient pas bien Dans son village
Il chante l’apologie de la famine Pour être devenu
Il a eu faim De douleur de la marche et du temps
De relire les livres L’ont fait rêver Dans l’enfant
De cuire les patates De récupérer le jus Un peu de sel
De celle qu’il aime Il parle peu Ne pense qu’à elle
De le voir N’a pas fini vers la timidité de l’intimité
Elle a fuit Son cœur est pris Par cet homme-là Pourtant
-15h42-
-Jours si seuls-mNIm-17/10/2021-
Ils sont partis le dimanche Vers les bords de rivière
Sans se tenir le bras Vers des mots silence Et des mots politesse
Aucun ne forgeait de chemin De l’une vers l’autre
Lui répondait à ses questions Qu’elle ne posait pas
Elle posait ses mains Dans sa popeline Rouge comme la nuit
Et regardait l’eau de la berge Où le portait passait
Elle le trouvait si beau Dans sa maladresse si tendre
Et Comme les oiseaux Elle plagiait les nuages
Avec sa voix si douce Se taisaient Se plaisait aussi
Et sans encombre Ils continuait le jour Si seuls
-15h48-
-Les muettes-mNIm-17/10/2021-
Elles ont fini par passer Les dames de l’autre ville
Ici les rues sont des murailles de maisons très hautes
Des colonnades de fenêtres éteintes Comme le silence
Des portes ne nous disent pas de venir frapper et raconter
Alors je ne vous en dirais rien Ni même de la muette
Creusés Les pavés grisent sous les enjambées glissantes
Elles sont venues pour caresser la ruelle des lampadaires
A la saison des roues de bois La lumière étincelait
Et l’autre ville n’était encore qu’un village espiègle
-16h03-
-Les silhouettes-mNIm-17/10/2021-
Elles ont fini par s’évanouir Dans le brouillard Soir
Les bruits Craquements des pas Et pas de l’autre Des traces
Je n’ai pas pu me souvenir De presque De rien
Ressemblaient à une ombre blanche Toutes les deux
La petite dame Enveloppée du manteau Plein de laine
La robe longue et de fleur Dépassant d’un drap noir
Le cardigan de la haute et courbée Et l’autre dame
Elles se seraient Tenir la main Si personne Je suis là
Ne m’ont pas observé Mais j’ai senti leurs regards nomades me pousser
-16h10-
-Là Là-bas-mNIm-17/10/2021-
Cet homme-là Là-bas Tout contre mes frêles oreilles
Son regard Avec la note de dos Si droite Mesurée
Ses paroles de l’écoute et de la question Clairement
Composées de trois petits points Et virgule dans la vie
J’ai planté un retard Dans ma nuit A l’entendre
Jeter une coïncidence Saupoudrée de bel hasard
Rapporté la paix du monde Compris la pièce d’or
Cet homme Là-bas Si proche de la lenteur du rêve
Partageons Conte-nous ton dire A plume d’ange
-18h05-
-Delà de çi-mNIm-17/10/2021-
Accompagné de vrai A la recherche du mot léger
Etendant le volume de la matière des esprits Voisins
Tu habites A nos côtes Des bonheurs enflammées et trop
Tu visites les parfums de la molle habitude d’être heureux
Quel est ton orage et ta pluie fine comme le sort
Laisse s’évaporer au froid Notre quiétude chaude
Commence à retenir les longueurs des fiers horizons
Cette fois-çi Je n’ai rien envisagé de plus de beauté
Il y a des Jean et des Jacques Et il y a cet homme-çi
-18h11-
-Cristaux-mNIm-24/10/2021-
Tu peux te brosser Dit le peigne Au petit cristal
La place sur le buffet Jamais Pas de soleil si triste
La peine Pas utile Juste placé là Entre deux verreries
Les rêveries de cette petite princesse Aux doigts si finis
Au bord de la table Encore le carmin Pour les lèvres
Fines Délicates Elles commencent avec un tendre sourire
Posées entrouvertes Elles glissent des miettes de tes mots
Par cœur Elles connaissent les tournoiements Celui-ci
Il écrit Avec le rouge carmin Les frasques des jours anciens
-15h29-
-Vitaux-mNIm-24/10/2021-
Tu peux éclairer Si je saigne Aux cristaux du vital
Le bleu A l’intérieur de la nuit venue A la longue bougie
Taillés avec la délicatesse de l’aurore Sur ses pointes
Le guéridon contient aussi les feuilles d’un long billet
Des adjectifs pleins de tendresse A vouloir l’embrasser
La prendre par son parfum Si nature Si seulement
Une goutte de rose Entre deux facettes de se suffire
Sa langue se cache derrière un accent héroïque
Et dans sa poche La rondeur d’un lendemain heureux
Elle lui a offert Toutes ses lèvres Dans toutes les langues
-15h37-
-Buanderie-mNIm-24/10/2021-
Dans l’angle de la pièce Ratatinée A la fenêtre
Avec facettes de tous les jours Aux éclats attendris
Profonds Comme un miel de plein été Mais en bleus
Alanguis Avec un J’aime de bel Pierre Le saphir
Traverse la pénombre En jeu de vouloir En miroir
Transperce la route De la lumière presque nuit Ondulée
La capsule en forme de piédestal N’a pas servi à boire
Utilisée En socle de charrue A peine mirée A peine vue
Et le partage Avec les formes des meubles Est si délicat
-15h45-
-Se cristalise-mNIm-24/10/2021-
Poule de lutte Fragment de tentative Et sur le bas du bord
La pierre orgueilleuse Voudrait savourer les longs reflets
Dinette De plate assiette Avec des miettes posées sur l’or
Une écriture en forme de danse Une touche salvatrice
Etalée sur le sentiment de ses paroles Quand la Princesse
Venue ici Pour tendre la tasse à son tendre Benjamin
Il est revenu N’a pas frappé à la lourde Mais si fine
La porte Les planches de bois séchées Et écrasées aux clous
Elle s’ouvre Donne son sourire Et la lumière de ses yeux
-16h27-


















