vendredi 29 novembre 2024


-Jardin Japonais-

-mWm-

-25/11/2024-


J’ai glissé Sur le dos de la plante

Je me suis mêlé Du bel hiver

J’ai marché J’ai empiété Sur l’air


Dans le jardin De la plume d’ange

Dans les pavés De l’automne arrêté

Change ton labeur Et travaille

La belle pagaille Dans mes leurres

Alors Arrêter Le moment écarté


La belle demoiselle Si dentelle

Dans les frissons De la terre noire

Je n’observe guère Tout respect

Pas poser Sur le sable Les questions

Je divise l’instant Entre Elle et Moi

En gardant D’un pied La distance

Sur place Piétinant Mon impatience

-15h13-



Avec un bâton long De mes chausses

Des sabots frileux Ne pas avancer

L’écoute Me mener Vers le grand être


Il était long Avec une grise barbe

Ses chants Menaient Au silence

Je l’écoute Je renifle Ma solitude

Je mesure Le court Moment de dire

De ne rien répondre Je suis perdu


Une tasse de senteurs Des vapeurs

Saluer Au matin Le grand chemin

Le jour De faire crisser les pierres

D’admirer la solitude du rocher

Bien au-delà De branches de vent

Gien taillée Bien enveloppée

La rivière Du sable Et du beau

-15h17-


J’allais repartir Quand Elle a parlé

Sa voie Etait celle d’un bonze

D’un auteur De courts poèmes


Elle m’a récité Ma vie En quelques mots

Comme Me dire Que depuis un siècle

Comme prédire Le sourire du soleil

Avec ses mains frêles En petits gestes

Je n’ai rien compris Une chance


Le lendemain j’étais déjà Dans l’oubli

Pourtant le tissu de son voile Dansait

Dans une couleur D’un mélange doux

Dans ses yeux Chantant ailleurs

Le reste de ma vie Me posait le doute

Je n’aurai su Quelle route prendre

Si sa voix alors N’avait été là

-15h23-





-Neige sur le jardin-

-mWm-

-25/11/2024-


La neige avait quitté Le petit jardin

Pourtant Elle dansait encore

Sur les bords Des fleurs gelées


La neige volait Bien avant la pluie

Un rideau de blancheur Tendre

La main Dans un gant doux

D’ici A la nuit La chandelle

La belle froideur Nous endure


C’était Dans un caillou japonais

Une sorte de douceur D’une ruine

Des passages enveloppés de blanc

J’aurai aimé Le rond printemps

J’ai attendu Que la nuit douce

Me coule Entre les doigts De froid

Et j’ai courbée le dos En sabot

-15h42-



La pluie s’était enrobée de voix

Le champ Au loin Voulait dégeler

Et continuer Au pas Ma promenade


Te souviens-tu De cette gravure

Où les traits de bois faisaient les gouttes

Où chacun Se protégeait du poids

Du fragile mouillé Du fil soudé

Qui me mène Vers le trop trempé


Les plaques d’eau Le vent souffle

Le tard Ne pas trouver la route

Soutiens ton chapeau Bourrasque

Relève ton col Jusqu’à ton masque

Ne ris pas du monde essoufflé

Ne tire pas Sur la corde De pluie

Tu n’es pas encore arrivée Au chaud

-15h48-


Quand j’arriverai A la belle maison

Où Vous accueillez De raison

Les saltimbanques Des routes


Quand je poserai Sur le dimanche

Les gestes de trop De encore merci

Les paroles Je ne trouve pas les mots

Une sorte de tristes sourires veillent

A redire Dans une belle bienveillance


Dans la chambre Où l’on me porte

Où la matière Est si tiède encore

Où Sur le mur Rira l’estampe

Les poèmes Dans d’autres langues

Dans les couleurs Si hautes Si froides

Dans la teneur A tiède chaleur

Neigera-t-il encore Cet hiver

-15h53-




-Gaïsha-

-mWm-

-25/11/2024-


Joëlle était une si belle Gaïsha

Elle me porte Noël Elle me boit

Elle me voit Du froid aigu


Joëlle me rapporte Tous les vœux

Tous les noëls perdus Au poële

Aux soldats morts Au trop aigü

Au monde perdu De mes aïeux

Tu es la plus vieille des Gaïshas


Tu es si ficelle A me faire boire

A me voir soir Au roïbos

A la fenêtre Que vent cabosse

Que vais-je rêver de Joëlle

De cœur de joie De tout noël

De tout De ta route qui m’est aigü

Sous le poële blanc De la neige

-16h17-




-Boisson à la terrasse-

-mWm-

-25/11/2024-


Quand il a quitté La bel Gaïsha

Il s’installa Très peu dévêtu

A la terrasse D’un bar de Noël


Il se souvenait Des autres jours

Ceux Où le printemps Donne l’envie

Ceux Où le courage n’st plus cage

Où la course Des pieds devant

Se résume A ne plus vouloir


Dans les vertus De la boisson

Ni rïbos Mi poële à gratter

Ni de la chance Ni de la danse

Ni les coureurs de course à moitié

Ils les regardaient Se placer

Se croire Vainqueur Se soulever

Et battre coulpe Et tant hurler

-16h34-



Il s’installe dans ses regrets

Ses creux de ventre De boire Entier

De vilipender propre A l’arrivée


A la terrasse Du beau maçon

A sécher le béton A peine pron

A lisser les bords A creux A tor

A laisser prendre Dès aujourd’hui

Un nouveau bar La lune aigüe


Le bar était un poison Trop tard

Le couvercle de la soupe A échapper

Assis à sa table Il voyait vent

Bourrasque Cascade A renom

Avec les voisins Comme des ronds

De boire encore De parler sons

Et de crier Au départ de la terrasse

-16h39-


Dans le jardin écossais De boire

Sur la courte terrasse Se passe

De froid aigü De pleine vue


La belle Gaïsha Je vais Te revoilà

Je te découvre A d’autres bras

Je me doutais Dans d’autres plats

De la cigüe De mort aux rats

Aux pieds Du chemin De mes doigts


Je me suis enfui De bas De bar

J’ai écouté tomber la neige

Le vent heureux Une fleur siège

Elevée En toutes les vieilles saisons

Comme une foule Qui me détourne

De mon charmant De mon gênant

Et surtout De passer Un moment

-16h47-




 

mardi 29 octobre 2024


-A tort ou à courir-

-mWm-

-07/10/2024-


A tort ou à courir Galopin Opiniâtre Jour de pâques

Les yeux se sont cassés Les œufs repeints de jaune

Et dédicacer sa peinture Au temps A l’origine Des pierres

A la chasse accourir A chercher A revenir ravi

Y a-t-il donc d’autres Galopin Pour aussi découvrir

-15h12-

A tort ou à sourire Chocolat Recouvrir Tes lèvres

Les bords Des miettes Jusqu’aux joues Ajourées

Tes mélanges des doigts Aux bruns Et au sucré

Tes pièges A dentiste A régal A tête de lampiste

Ouvrir Avec la joie La couleur en émoi Pas triste

Et Galopin Je suis-je fonce sur la piste Aux chocolats

-15h17-

Sur ta balançoire Observant Regards opiniâtres

Sur le siège lancé Tu montes du doigt Là-bas

Tu renifles Tes bras Et nous cries Et nous pries là

Et tous les galopins Te regardent danser Ici

Ici nous allons là-bas Et les caches secrètes

Et des portes discrètes Vers ton sourires Sans chocolat

Ils courent A la chasse Ils volent Godasses Ils roulent

A l’origine Tu étais plus belle encore Tu étais d’or

Je t’aurais dédicacée Toutes les phrases d’amour

Tous les mots chocolat Tous les œufs tous cassés

Et dans les galopins Je resterais le dernier Pour tes yeux

-15h24-

Opiniâtre A te laisser danser Haut bas Haut

A te rougir mon chocolat d’œuf Et De te décrire

Dans mes joues Dans mes mains Une belle dédicace

Je suis ton galopin Et je chasse Une cour tout pour Toi

-15h18-




-Une habitude qui-

-mWm-

-07/10/2024-


Tu es une habitude Qui me fait perdre Mes habitudes

Tu es le stylo en chocolat Qui me dédicace Soldat

Tu es l’écriture Qui me fait tracer des contre-vérités

Je suis ton galopin Qui a perdu L’habitude de galoper

-15h43-

Je plie une feuille En vœux J’écrase mes vérités

Elles ne me plaisent Plus guère Comme des galères

Elles me font vider Mes idées pleins les poches

Elles cochent Sur l’emballage De l’âge de l’enveloppe

Les signes de mon nom Et me remettent en cage

Elles arrondissent Mes fins de moi Comme d’habitude

-15h46-

La page s’écrie Tu n’as pas bien fini Opiniâtre

Et les mots se traquent Dans mon cœur L’attaque

Et le vide permis De conduire le courant La chasse

Je découvre d’environ Mes mauvaises aisances

Mes ruines de partir Vers les sourds souvenirs

Et je reviens Là Près de vous Près du toit Pluies

Orage de courir Dehors De nourrir les gouttes d’or

Je pose sur le papier mouillé De l’averse de mes yeux

Je renonce A te dire Ce que je t’ai écrit En galopin

En courant Après les œufs Aux pâques de l’habitude

Aussi En t’écrivant J’écoute l’enfance Me battre le cœur

-15h53-

Pour te le dire Avec mes douleurs Et mes maux

Avec l’alphabet incertain Et le repos malin

Je me suis endormi Comme chaque matin Et je rêve

Je suis le songe De t’embrasser Perdu Comme d’habitude

-15h55-

J’ai posé le stylo Et j’ai pris le rabot Sans aise

J’ai perdu l’habitude D’entendre ta voix Silence

J’écoute les copeaux Adoucir le bruit du rabot

J’entends Dans une chance La pluie s’est arrêtée

Et je porte A la main La planche d’une vie vidée

Où seules les habitudes perdues avaient du sens

-16h00-





-Alors qu’il tournait-

-mWm-

-07/10/2024-


Alors qu’il tournait le verrou Frénétiquement

Mais rien ne se passa Dans la couleur sombre

Il entendit De nouveau Un gémissement

Comme d’habitude Le cri s’en suivi En revenant

Il ouvrit les yeux Son corps était blanc De bleus

-16h35-

Des tâches de l’huile Des taches du sang Autant

Des lunettes du vent Des manteaux de pluies Aussi

Des chants Des voisins Des pleurs Des siens Enfants

Des rires perdus Des cuirs ventrus Et des curieux

Des danses des mains De monsieur l’agent d’entretien

Il ouvrit les yeux Son cœur était lent Et vieux

-16h39-

Pourquoi entrer Dans cet immeuble Belle rue

Pourquoi ne pas mettre Directement La belle lettre

Pourquoi être discret Devant l’entrée du concierge

Pourquoi venir vivre Dans ce quartier De rentier

Pour qui crois-tu Qu’il te faudra rendre les clefs

Pour qui veux-tu Qu’il entendit le gémissement

Pour qui allait-il passer Pour un bel évadé

Pour qui devait-il annoncer la triste nouvelle

Ainsi Comme d’habitude Il se racontait l’histoire

Il écrivait les questions Et les réponses Si fausses

Que les agents ne pouvaient que s’interroger

-16h46-

Le verrou avait été cassé A gros coups de pieds

Il entendit De nouveau Un râle lamentable

Sur le sol Leur corps flottait Un nid en tapis

Iels étaient deux Iels étaient moches Et presque morts

-16h49-

Le livre tenait dans la poche Du vieux manteau

La petite fille aurait voulu finir la lecture

Mais la voisine Avait ouvert Sa grande porte

Et avec sa grande voix Lui proposa du gâteau

Du gâteau au chocolat Comme le lundi de pâques

Les galopins en avaient laissés Loin de leurs habitudes

-16h53-




 




-Tu es mon étoile-

-mWm-

-11/10/2024-


Tu es mon étoile Tu flamboies Dans mon antre haute

Derrière la porte du partage près d’une vieille soupe

Devant le volet Creusé par les lunes satellites

Tu es ma constellation Et j’aimerais en devenir une

-19h53-

Dans mon ventre bas J’y vois A travers le clair miroir

La poire sucrée De la devinée Au bout de la branche

Le reflet défait De ta chevelure constellée de poils

La légère retenue d’eau Dans mon dos En avalanche

J’y aperçois Une pièce de sourire Un rejet fier

Une tendance à envahir Mon imaginaire De toi

-19h56-

Si j’étais ta constellation Comme tu es la mienne

Je bercerais tes désirs En plaisir Sans regret

Je poserai sur la table endeuillée de belle nappe

Des bols de pluie de légumes Fraîchement chauffée

Des découvertes D’un goût incertain De thym

Des paupières vibrantes Tournées vers les airs

Et le parfum De la tenture légère A te soulever

A laisser paraître Le nez froid De vent De guêtre

Toutes les fines passoires Du ciel Trous de soleil

Troué de silence A naviguer Dans les merveilles

Je serai Toi constellée d’enchantement Et de sommeil

-20h02-




-A point une virgule-

-mWm-

-11/10/2024-


Un point Une virgule Une seule En forme d’étoile

Une majuscule Placée au début de la rue

Point virgule Comment ça continuera enfin

Trois petits points Comme une brique de maçon

-20h35-

La maison a sa fenêtre Même deux Deux yeux

Entre parenthèse Les rideaux Tombent de haut

La porte Cachère Tient son ventre très serré Servie

Point d’exclamation Et d’interrogation Un bol

Une poignée de lettres Dans une phrase courte

Une constellation De bonjour De bonsoir De signes

-20h39-

Point de virgule Venue de chez le voisin Bien

Une faute d’orthographe Rougit tellement

Tendrement Une lettre de facteur d’orgue Ça dénote

Avec son son profond Et sa voix là Si lasse

Respiration Interrogation Doux Tu reviens

Tu pousses les belles plantes Vers la porte verte

Couverte de soleil A peine Ouverte Sourdine

Chacun va lire son texte Et le point Les points

C’est le silence Qui nous fait entendre les sens

Et les étoiles constellées De signes Courent sur le toit

-20h44-




-Quand à l’élixir-

-mWm-

-11/10/2024-


Quant à l’élixir volé de Mélusine Il s’esclaffe

Il redonde Il se vaporise Il s’enfuit des châtaignes

Et Elle constellation De l’explication Ici Ne dit rien

Ni le contre temps Ni le retard Entre deux joues

-21h13-

Alors Point de compréhension Ni de distanciation

Le violet De l’autre abbé Baissé C’est Dédé Et eux

Les spectateurs du point-virgule S’inquiètent un peu

Un autre jour Il serait passé Invisible Entre parenthèses

Entretemps Les rouleurs de temps De tambours Lourds

Et la seconde prend son temps Et raye la carte

-21h17-

Suspension Dans les nuages Y’en a point Ici

Les grattures des cieux Dans les yeux Trace blanche

La rature a repris sa forme En une autre lettre

Une page littérale Ecrite Dans tous les sens

Avec de la nuit Doucereuse Dans l’élixir

Avec le flamboiement du ridicule En volée

Avec une carte du tendre Comme un grand jour

La reine de la visite scélérate et alchimique

Dans une ressource d’eau Allant par quatre

Et la cinquième Majeur Se maintient Et se déporte

Ainsi Mélusine s’en va Et retourne A l’usine

-21h23-




-Tu patardes encore-

-mWm-

-11/10/2024-


Tu patardes encore Depuis si longtemps A temps

Sans te douter que chacun attend le commencement

Avec ton flocon d’élixir Et la neige beige et lente

Alors C’est cytarde Dans la musique de nuit

-22h01-

Faux Arrêter la rustique Et la veille Jusqu’au matin

Vrai sens Qui monte Jusqu’au lent lendemain

Les pièges à goutte Les sièges à route Sur la carte

Il lui valut de prendre de l’avance De la revanche

De quoi étaler Sur le papier La direction de tout

De trouver un chemin Qui arrivera Jusqu’à nous

-22h04-

Jamais Elle ne patarde Jamais Elle ne nous envie

Elle atteindra le soir Dans le couloir de la rue

A la vue Des plats panneaux Dans le bon sens

Elle a cheminé Seule Avec Son papier rayé

Avec le sentiment De ne pouvoir s’en prendre

A l’horloge de l’autre gare De garde à vous

A la peste De couvre-feu De rester Tous chez elle

Chez le village réuni Dans les familles punies

De devoir attendre Que le niveau de l’eau s’abaisse

Que les langues se dessèchent Que chacun s’affaisse

Mélusine arrivera En patardant la rue Si attendue

-22h11-




-Cyprès du soleil-

-mWm-

-11/10/2024-


Cyprès Du soleil Un de Sète Ou de Troyes Alors

Si près du cyprès A la campagne Ça tombe mal

Hier encore Elle s’envolait Gouttait l’élixir

Aujourd’hui C’es la faim L’envie d’en finir

-22h31-

Promenade Des pieds volés De l’usine au sentier

Cheminade Avec les bâtons Que nous battrons

Etalade De Venise De remise Du fond d’atelier

Et la porte couverte D’une de Toi De cyprès De soleil

Dernière larme A marcher Pourtant Comme hier

-22h35-

Mélusine s’est cachée Derrière les tiges de l’arbre en fleur

Mélusine A quitté l’usine Et s’est perdue Emue

Elle avait patardé Toute la journée en errance

Elle avait filé la haine De devoir Et d’attendre

Nous autre Nous ne savions pas que De la fatigue

Nous implosions nos rires Et cherchions Mélusine

Personne n’avait volé le vizir Avec son bleu élixir

Personne n’avait goûté la goutte Si près du cyprès

Et chacun de ne pas regarder le soleil D’un de nous

Vous étonnez Vous De ne pas trouver la route

Retournez-vous Sans bouger Où chacune s’est enfuie

-22h41-







-Je suis une plume-

-mWm-

-14/10/2024-


Je suis une plume d’angelot En train Ecrire là

Sur le papier de mes vacances Quand tout commence

En bas De chemise teintée de l’encre De l’entier

Je suis stylo à la plume Dors Monde des écritures

-15h05-

Je suis de la peinture Et des lettres follement écrites

Des phrases larges et longues Des mots portés à Toi

De sensibles mérités Que je n’ai pas reconnues

Que j’ai Dans le village Transmis à vérités plates

Dans les cours Dans les droits Dans les habitats

Dans l’innocence De ma pensée Je suis plume

-15h08-

Le nuage se domine Dans la place des mondes

Le passage au lendemain Laisser une trace

Le papier gratté En calligraphe rudimentaire

Une feuille de la nature profonde de l’être

Etre prête A recevoir la vie Hors de la nuit

Je me demande Ce que j’étais Avant d’être plume

Je crois Une croyance et un doute peu sérieux

Je n’étais Pourtant J’y ai gardé la place

Ni le temps qui nous porte A chaque chemin

Ni le trop court Qui me ressemble Ma vie

Mon espoir de plonger Dans un texte Là

-15h14-




Une fillette Ma belle cueillait le trop ridicule

Laissait pousser les fleurs Au soleil Automne Soleil

Emportait Dans son panier rouge Un coquelicot

Un reste de la nature Si prête à envahir Ses rires

-15h16-

Un jeune homme Volontaire A vider les vieux papiers

Ila tout observé Les tristesses Avec peu d’espoir

Les mensonges Que le grand-père posait en vérité

Les soûleries de l’aurore Qui lui reste encore

Les retards Bien avancés Comme un pardon

Et le bellâtre en riait En criait Une De foi

-15h19-

Dans une chemise rectiligne Tenait une photo

Les quadriages Pour tracer en plus grand L’instant

Pour piéger dans les mots Mes faciles impressions

Mes sentiments De te dire fillette Loin de l’oubli

Mes reconnaissances d’amis Et mes rares attardements

Tout est violet Surtout l’encre Sur mon tablier

Ma chemise est tachée Je n’ai encore rien écrit

J’ai cherché Sous mes cheveux sales Et bancals

Dans mes malles aériennes Que je me souvienne

J’ai posé mes mains En poche Entêtées vérités

Et j’ai penché Ma tête En taches Larmes de l’encre

-15h22-




-Fillette Ma belle-

-mWm-

-14/10/2024-


Une fillette Ma belle Si longtemps Que je t’ai revue

Comme un instant Qui m’a laissé Une infinité

Des secondes Des heures durant Ecrites sur ma tombe

Un marbre blanc Un vieux printemps Un temps

-15h42-

Bien reçue Du monde des réalités Un beau bouquet

Je renifle A travers pierre Tu exhales A travers dalle

Tu m’estourbis Tu me Joli moment Joliment enfoui

Avec tes pieds Dans les graviers Que fais-tu ici

Que cherches-tu De là A retrouver Ma joie finie

-15h47-

Ta silhouette s’échappe Entre les carrés de pierre

Ton dos robot Te sert à devancer les sourires

J’aimerai te crier Le jour Et le retour de la nuit

J’aimerai me lever Et marcher Derrière tes pieds

Et te donner Ma veste Pour écouler le tiède printemps

Pour faire rebondir le passé Dans le bel avenir

Le bruit d’une auto Le silence Sans compter le vent

Les cris des enfants Avec des bonbons Entre les dents

Les ronds et longs crissements D’une autre maman

La porte de terre Et de fleurs séchées et écrasées

La caboche de te revoir Merci la nuit Merci le noir

-15h53-

La fillette était vieille Et portait Ses petits enfants

Elle leurs contait Des moments précieux Et heureux

Elle leurs caressait les poux Pour faire disparaître

Les odeurs Dans ses mains Des cheveux souvenirs

-15h56-



-Une fillette-

-mWm-

-14/10/2024-


Une fillette Ma belle M’arrosait les viandes De cuisinière

On Tous Besoin de petits poids chez soi Ô Toi Légèreté

Odeurs de l’envolée Aux légumes de pas de passade

L’assiette De miettes de plein Et de vilains reliefs

-16h11-

J’avais reconnu l’écuelle Au jus de mon mouton

Le recueil Sur mon cercueil De mots déposés

Tu t’es vu Quand t’as cru Je ne boirai plus

Je déjeune Des restes Des fidèles poussières d’air

Je creuse De la cuillère Les rejets de fourchette

Et je te vois Et je te bois Et je tends le ventre rond

-16h15-

Elle était plus fine Que mes rêves Une réalité

Elle entassait les assiettes Sur les bords d’évier

Sur les torchons de l’abandon A laisser demain

A suffire à la nuit De passer un autre matin chemin

A te lever de mes envies Et de tisser tes cheveux

Enfiler les couleurs vieilles De cet autre crépuscule

Nous avions continué à diner De pois de boire

De lumière sans ampoule De pierre qui roule

Qui nous a emmené A marcher A se recroiser

Les mains En langage des signes Des désirs

Et de quoi toujours Se retrouver Pour trouver l’été

-16h21-

Nous n’avions rien dit La plume était si tordue

Si sombre Dans son encre De son sang

De son rang Dans le livre Dans la bibliothèque

Dans la librairie Du boire Et du manger Encore

-16h23-





-En t’attendant Fillette-

-mWm-

-14/10/2024-


Fillette En t’attendant J’ai tué le temps A temps

Et j’en suis mort Même mort de rire Au pire

J’ai occupé mon présent De l’amour du dépassé

Et j’ai pensé à Toi A Toi A Toi Pour m’occuper

-16h34-

Fillette Ma vie s’est emplie De soupirs En réalité

C’est le moment de te retrouver Mais tout était

Différent de l’enfance A ne plus se reconnaître

Différent de l’étude De ce savoir A faire bâtir

Si le printemps avait changé de banc public

Dans la rue Je regardais le temps se déplacer

-16h37-

J’ai placé mon sourire Sur la vitrine de mon visage

J’ai serré Dans mes bras La chemise blanche

La plume n’écrivait plus Pourtant Quelle belle

Quelle histoire bouillonnante De mes baccantes

De mes mangers Et de mes boires Pour encore

Posé à mes côtés Elle était rouge L’encre de boire

A engorger A siffler A un verre de pierre près

Porter les fleurs Qui ont toutes commencé à sécher

Qui que tu sois Devenue Tu m’as laissé le tuer

Le temps Dire que le matin glacial Et fadeur

Dans mon cœur En attendant Dans du bonheur

-16h44-

Fillette Sur ton solex Un souvenir inexistant

Sommeil Marrant Dans mes chaussettes vertes

Souvenirs Une image Construite avec une page

Une plage stylo A l’encre dans le dos Le temps à plume

-16h47-




 

-Igloo-

-mWm-

-15/10/2024-


Zéro degré Igloo J’aime ta maison Ta maison

Ta chaleur me rend D’amour Souffle court

Dans le dôme De ta blancheur A mille

A sang Sourire rouge Et tendresse pastelle

-23h05-

Zéro degré Igloo Je suis venu à pieds Igloo

J’ai posé mes genoux Sous ta tête Lueur

Tu m’as donné La soupe De quelques mots

Le dos tendre De la fraîche chaise De terre

Dans le blanc De tes yeux J’ai été heureux

J’ai mélangé Tes os de loupe A voir de près

-23h09-

Banc Banquise Aiguise mes bras De Toi

Chaloupe Ventouse De pourpre Les pieds gelés

Ecoutille Et brillent les tendances des eaux

Emoustillent Le poisson sec Et le bec d’enclume

Cet oiseau Sans son arbre Je m’attarde

Tu m’attardes D’attente Le plein de gentille

Tu excaves le dossier Sur le banc Bord d’Or

Le banc blanc Le discret regret A secret

Le rangé A épier la vue d’un fade nuage

Que tu es belle Avec ta peau Couverte de plume

Que tu es celle Que je croise Dans ta maison de dune

-23h15-





Les iglotiers sont venus creuser Par amitié

Les défendeurs Ont plongé Par cœur Entiers

Les conseils sont devenus Multiples de zéro

Et je te tiens Dans mes reins Pour avancer

-23h17-

Acrobates Sur les pierres blanches Avalanches

La montagne de glace Me trace Me trépasse

L’étendue Si nue Du flanc Du temps pansu

L’éternelle violette Sur la photo du passé

Quand il y avait des landes Qui se balancent

Et Par le bord de l’igloo Notre maison debout

-23h21-

Belle exquise Ficelle Fillette Mi vieillie

Dans la longueur des skis de lâche glace

Dans la blancheur des nuits De la lumière

A tout poser Sur le palier Passer l’igloo

A tant donner Dans les mains Gants Peaux

Possible et risible chaleur A se partager

En quête De savoir bâtir La maison cœur

Et En liesse d’éclat Tu Rire Tu Redire Inspire

Evasive La phrase à oser s’écrire En espèce

La pièce de sonnet D’un autre don Oignons

La richesse Des légumes Avec du poisson Igloo

-23h27-





 

samedi 28 septembre 2024

 

-Amies optimistes-

-mWm-

-10/09/2024-


Amies Vous êtes des pieds A la chance d’avancer

Etes les plis de la robe Et cachent les vrais

Les semblables présents A la vie Pour s’en courir

Etes l’habit Donnant A la nuit Un optimisme

-21h43-

Espoir Mon cœur enlacé de beau Plus que l’optimisme

Tu es plus que de voir Et d’apercevoir un avenir

Mettre le sourire A toutes les poses Dans la sauce

Etaler l’acrobate de la danse Des jours Devenir

Le vrai est moins mensonge qu’un bel heureux

Ou un bonheur A tire d’elle Sans les amies

-21h47-

Richesse Dansant sur un pied La victoire

La gloire A dessus du tordu Et du monstrueux

La poire Pleine de jus clair et éternel Souvenirs

Le passé a redingué Ce qui était alors Espoir

Le présent doit se prendre Dans une belle forme

Le chantant est ailleurs Dans l’oublié Pour

Avec un tout petit point de la lune Des yeux

Avec Une trace Avec Une face Sans la force

Sentimental Jeux de malin Non Pas la fuite

Il existe une douceur de l’enfant De l’adolescent

C’était le seul espoir Qu’il me reste Un optimisme

-21h53-



-Un optimiste-

-mWm-

-10/09/2024-


Carnage de la vie le reste est la pluie Sourcilleux

Balustre refermée Et enfermant le très singe

Les arbres en tronc En trop En beaux polis

Et sur une feuille L’odeur du silence Sourire

-21h56-

Cadavre de la suite Ne sais pas A ressembler

A apporter la soupe De bon goût Debout Pied

Sur la porte De la manche De l’habit Habitude

La rude tendance A y croire A y croiser l’été

La feuille est déjà tombée Mais dans le mieux

Il y a un optimisme De la viande de l’espoir

-22h00-

Cavalcade de la vraisemblance Et de la vide

L’aride chemin Qui maintient La vue du soleil

L’habitant L’abrité L’habité La connivence

La rance L’avide La venteuse Mais heureuse Suis

Etes le dépassé Le gazé Dans les vieux soupirs

Etes l’hirondelle ciel Et le corbeau d’eau

La pluie a vomi l’ordinaire Pour une belle fleur

Le nuage a caché l’été Pour la lune De la dune

Il reste Il reste Il reste Peut-être Il reste Rien

Seul le soupir cache Un incroyable possible

Un seul espoir Qui me suffira Pour plus que l’optimisme

-22h06-




-C’est l’océan-

-mWm-

-11/09/2024-


Là Se jette Dans la fièvre La rivière A bout Souffle

S’écrasent Respirations Courir Et s’étendent longs

Les expirations Pour porter les vacances L’inspiration

Le blue Jean le beau C’est vague Et c’est l’océan

-23h10-

L’étrangle étendue Dans un soupir Des souvenirs

S’étranglent les bruits exténués Et dévalisés Beaux

S’épanchent les fruits Digérés avec le cœur gros

Avec la nuance Des éloignements Presque obligatoires

Avec les marches d’après Nous faisaient monter

Mais les restes Dans l’eau Toujours la même

-23h14-

L’eau la même L’eau sur tes joues L’eau remue

Elle év aque les poussières Les zestes des chagrins

Elle fait trembler les bienheureux Qui ont gagné

Victoire sur le passé Soutenir tout A présent

Saupoudrer les gestes De l’amour Du tout début

Celui qui a creusé les sillons de la belle rivière

Celui qui a porté Les couleurs Des eaux Et des arbres

Celle-ci Baguenaude D’une rive à l’autre Haute

Belle Si le printemps L moment d’une seule saison

Le temps des bancs L’instant de mes beaux souvenirs

Et l’océan N’a qu’une rive Sur la seule plage

-23h21-





-Le néant de l’océan-

-mWm-

-11/09/2024-


Le néant De l’océan Est le silence En cadence

Il chante Il revient Il me tient Pas le rien

Un verre de vin J’ai tout bu D’un seul trait

Et le dessin Le dessein Ne lui ressemblait pas

-23h23-

Il s’assemblait avec la nuit Les mieux enfermés

Les encore Décorés Par les médailles de la lune

Les plus envahis De rides Et de longues ridules

Avec un insecte Comme un sourire Qui me pique

Comme un vendredi Où j’étais arrivé A la neige

Le blanc du printemps A l’autre bout de l’océan

-23h26-

Le géant de l’ombre Sur l’océan Nous encombre

Le fainéant Aussi tard que les fuites du vent Là

Lasse les dramatiques vagues A l’âme Fixent

Les ressorts d’avancer Et de repartir Sans larme

Les pics de la voile Sur les yeux Pour moucher l’eau

Absorbe-moi la cohorte de soie peinte La sorte

De village en sillage De revendre A donner l’été

A été la suite de la semaine Dans les lunes d’écume

Dans les redondances des rêves Et les sièges de la paix

A avoir laisser pleurer la nuit Simplement Sans hasard

Pour partir A l’autre bout de l’océan Où je t’attends

-23h33-



 

-La frite même plusieurs-

-mWm-

-12/09/2024-


Elle avait la frite Même plusieurs Des frites

La frite de la joyeuse retombée De la rencontre

La frite du dialogue évanescent Renaissant

Et les frites s’entassaient Dans le chaudron

-23h26-

Elle avait le courage De mettre pied à terre Atterrée

La vitesse de sa pensée S’envolait de plus Et de plus

La longueur de l’enjambée Tombait de haut

Elle frisait ses envies De plus en plus Rythme

Et concourait Aux études Dans un bain d’huile

Elle faisait luire La soupe aux étoiles Avec la frite

-23h30-

Les frites se recommandaient Le plaisir Et le dire

Etaient salée Et piégée Dans la vie maigre Là

Avec cartilage de sueur D’avoir tant voulu

Avec tendons nous la main Jusqu’au cheville

Avaleur de soi De manger D’avaler les choix

Etaient séchées Avec le sommeil De trop d’attente

Avaient enveloppé De viande La frite Oh Patate

Ainsi parlaient Les mâchoires vengeuses De

Continuer à digérer Les compliments de courage

Avait la frite Faisait la nique Avait trop la frite

Et Lui Regardait L’assiette vide Son bonheur

-23h36-



-Le chaudron et sa frite-

-mWm-

-12/09/2024-


Le chaudron contenant la graine De la mer écumeuse

Le flacon D’une goutte d’eau Ne servait Depuis longtemps

Et la boite en feu Canardait de ses rayons de joie

Ainsi Elle grandissait En regardant Sa frite

-23h39-

La cuisinière touillait De sa cuillère En tronc d’arbre

Elle portait le temps Dirigé vers le levant Le matin

Elle sacrait le jour En cultivant De la belle soupe

Et étalait Sur le torchon de fils Ses rodomontades

Comme coïncidence Il n’y en a pas De la frite

L’enfant Laissait se moucher Ses joies immenses

-23h43-

Sur le feu Le cuivre valait de l’or Et la lumière

Elle portait Les frites de son cœur Plein de valeur

Elle connaissait Le rien Et avait envie de ce tout

De ce monde Dévalisé par les couleurs De l’argent vif

De ce dépassement Où il fallait tout recueillir

Même les zestes de la joie Envahissante Et frêles

Même l’acrobatie de comprendre tout Avant d’accepter

D’être en accord Avec le rien Qui menait A la ronde

L’équilibre Jaillissait Dans les rêves des longs matins

Et sur un pied Le pas crapahutait A chaque pied

Ça cloche Avec un tintement De la frite Du chaudron

-23h49-




- La luge minable-

-mWm-

-13/09/2024-


C’est la luge minable Mains des cheveux de neige

La luge admirable Les pieds calés De froid

J’aurai retiré mon blouson Et ta tiédeur douce

Tes yeux Droits devant Me glissent De régal

-21h50-

Et ça urge Et ça boit Et les flocons connus

Et la glissade lâche Un cou à droite De tes bras

De tes doigts envahissants Que je sème Vent

Le soleil a tout perdu Et le rideau de blanc beau

Et le nuage vertigineux Autour de l’avalée

De manger la vitesse Dans la luge finale

-21h54-

Et ça cuve La joie Des glaçons de montagne

Et ça rude les foies Les façons de glissades

Les muscles troublions Se tordent Se déforment

Les lunettes éperdues Et la neige ventrue

Chacun recherchera Le cœur De l’avalanche

Juste le bout des doses Des boissons chaudes

Des buissons chauds Des arbres verts Et

Etat de la fatigue A encore avancer Descendre

Et encore s’éloigner Le sommet de la tête Lasse

Fatigue Remonte Du grand sol Blanc Soleil

Ingénue Démontée De la ficelle La luge

-21h59-




 

- Le grogner du jardin-

-mWm-

-13/09/2024-


Le grenier du jardin En haut de la plate-bande

Le crier ravagé Et la sueur du cœur enragé

L’avait tondu Ses pieds De la pelouse

Avançait Des hauteurs Des herbes sous les toits

-22h19-

Le grogner de macabre Avait fini de trier

Les ronces folles Les longues molles Et très sèches

L’avait fondu Les fleurs En guise de pâquerettes

L’avait ronflé Le dos sur un cageot Tout chaud

Et la porte fermée Du haut De laisse l’escabeau

L’escalier est tombé Sans arrêter D’en grogner

-22h22-

La commère est partie Le calme est reconnu Sûr

La sommaire avenue Impasse des voulus

Des siestes de gazon Des rosiers envolés Seuls

Et la brise du toit Dans l’ombre De sa joie

Perdue Il avait perdu le courage d’être sale

Les sabots verts de luire Des nuits de graminées

Les cadeaux de savonnette A la poule A la houle

Les tondus ruminés Et les vrais retenus Rue

Du haut du grenier Tout haut de grogner

Les sales caractères De ton texte éphémère

Sur la page vieillie Il grognait de suffire

-22h29-



-De grogner encore-

-mWm-

-13/09/2024-


Et ne cessait De grogner Encore Au bord de l’étiquette

Et les miettes A bâbord Et les fêtes d’ivresse

Ne cessait De rogner la page Au pli Au beau repli

Elle s’écartait En cadence Les yeux écarquillés

-23h32-

Grogner ne suffit pas Les doigts Aux ongles ronds

Frotter Sur les tissus Les rideaux Dans la rue

Frôler les étendus Et les cris de l’angence Dû

Ai payé Etayé Evacué les poignées Et les anses

De la boite valise Sous ses yeux écartelés de voix

N’a rien dit Mais n’a pas mêlé Le grogner

-23h36-

La cuillère grommelait Si chaude Si rustique

La soupière en grognait Dans le monceau de viande

La rombière s’étonnait Tous la regardaient

Comme si c’était long De cuire la cuisinière

Comme tant de Satan S’envoler Comme un diable

Qui crie S’étend Jaillit Et éclater A table

Des paroles rigoureuses Et De tenir le tire-bras

Des sacoches Dans les joues Les chants d’Alabama

Tu me dis Tu me dis J’ai visé L’étiquette leste

Les paupiettes de ces saints Des rois Et des malsains

Ne cessait de chanter Longtemps En grognement

-23h43-




-Thé fruit-

-mWm-

-14/09/2024-


Tu es les fruits T’es Thé Fruit thé Et Thé mature

Tu es orange Blue jeans’ La terre longue Des fruits

Tombés A terre Enterrés Sous la feuille décrite

D’écriture Et de thé Thé fruit T’es sûre Thé sucré

-22h35-

La peau J’aime ta peau de fruit Et d’en fuir

Sans suite S’enfuir Dans les fruits A la peau

Pot enterré Dans la feuille des nuits D’émotion

Des notions de Thé Sur les effeuillés Ton grillé

Les fleurs Ont fait naître De mettre A la main

Des fruits Et du Thé Et tu es T’es Tu me tais

-22h39-

Terribles fruits de toujours Sous les pots du temps

Les épluchures dures Comme une pomme Sonne

Donne le tintement De la cuire La cuillère

Somme de dormir Le ventre Le fruit des pensées

Les semailles Et les reines Des rondes graines

Les rondes peaux Autour du jonc bu Du bon

Je joue Avec ta rondeur Et le pot de sève

Les joues Pleines de fruit Et de jus roux-là

Roulera Rouleront Bougeront Ramasser

Amasser les mélanges de fuite Et de fruit

Et le sucre coulé Par le soleil Pour luire

-22h45-





-La fruitière-

-mWm-

-14/09/2024-


La fruitière Et la saladière Et le sucre boue

La cerisière Et la baladière Et le lampadaire

La cuillère Si fière De son mélange de Oui

De fruit Et de long sens La malade de la nuit

-22h50-

La salade de bruit A trop parler Dans son jus

La malade de fruit De manger Et de démanger

De se déranger Avec un grand panier d’oser

De boire De buis De voir De nuit Et de suivre

Carambolage Les mélanges Acides Acidulés

Des range-fruits Dans le plané De l’osier

-22h53-

Pas de rois Juste le jus Dans une couronne de fruits

Pas de poids des légumes Juste de l’arbre tombé

Juste sur le sol De feuilles blanches Et de terre

De taire les maux justes Les vers Et les cimes

Aux longs sonnets de dos Et de la mie Pause

Assise sur un courage fatigué Rester fruits

Les jambes distendues Les yeux des patates

Que les pourrissements Etalés De pommes talées

Que les mûrissements Sans la pluie Les fruits

Sans la nuit De ne pas nuire Sans dormir

Elle avait une cerise Comme une bonne tarte Aux fruits

-23h00-