mercredi 30 octobre 2019





























-Elle l'a fait noir-Paysage-
-mNIm-
-25/10/2019-

Noir Elle était noire Et lui également
Enfin presque lui Il commençait seulement
Son dos était pétri d'inondations d'amour
Et il tombait bien La pluie a fini par tomber
Elle lui avait caressé sous l'omoplate
Avait continué le long de la colonne
S'était arrêté sur les lombaires durcies
Il avait le dos dur à force de la porter
Quand tous les deux Et ils se promenaient
Ils allaient sur les digues de la forêt
Dans les buissons le long de la ferme
Entre les maisons légèrement éclairées
Noir Elle était noire Après le soir venu
Après les champs labourés de la tornade
Lui avait été jaune et clair En sifflant
Elle continuerait à l'inonder de nature
Lui remuait à peine sous sa peau craquelée
Elle lui venait d'en haut Sous les nuages
Et si le terrain à semer sentait sa force
Lui devint Noir Comme la nuit qui l'enveloppait


-21h57-
































-La robe l'enrobe-
-mNIm-
-25/10/2019-

Dentelles Coton très blanc Transparences
Elle était noire Mais blanche Apparence
Elle lui avait frotté l'arrière de peau
Lui sous la couche d'humus Humait
Elle frottait la toile dans ses mouvements
Juste sous un air frais quand il caressait
Le vent aurait voulu être plus chaud
Lui donner le soleil Lui creuser les reins
Elle lui avait enfoncé le regard Seule
Elle essayait de s'approcher de son sol
Mais que va devenir son silence d'oiseau
Qui va visiter les creux dans les sentiers
Dévisager les croyances à l'orée de l'aube
Début du jour Tes dentelles respirent
Les trous entre les mailles s'agrippent
Les nœuds du très coton se resserrent
Et Elle lui donne son envie de fleur
De pousse-moi dessus De réveille-toi
Et à l'horizon de la promenade belle
Elle n'est plus noire Lui ne la reconnaît plus
La nuit l'a quitté Du crépuscule à l'aurore


-22h49-
































-Rideau sur cour-
-mNIm-
-25/10/2019-

Un docteur fumant Derrière Rideau sur cour
Il a bien fait de ne pas bouger ce jour-là
La vie avait pris l'au dessus Pour une fois
Les oiseaux avaient éteint la musique des arbres
Les renards avaient traversé la nuit en vitesse
Les cadavres des escargots sortis de terre
La lune blanche dans son gilet noir
La plume de l'enfant Evonie était rentrée
Comment pousser la porte des enfers seule
Sans faire tomber les cartes à gratter
Pourquoi vouloir économiser ses pas d'ici
De là De la vie De la santé retombée là
Chacun de prendre la lune Et d'y voir
Evonie avait regardé longtemps le ciel
La dame en noir avait alors retiré sa robe
Lui s'était soulevé comme une révolte
L'ouragan voulait porter Le toit Les tuiles
Les pierres du chemin La paix du lendemain
Et sans s'en apercevoir Le docteur ignorait
Mais il était resté assis sur sa chaise
Quand Evonie intriguée l'observait derrière le rideau


-23h39-

lundi 30 septembre 2019




-Pour l’automne-
-mNIm-
-20/09/2019-

Pour nous C’est l’automne Deux mains Deux pieds
Mais un verre de deux pieds de haut
J’en tombe bien bas de haut Ce jour
Comment reconnaître un bel automne
Peut-être en voyant encore passer le chevreuil
Ou en croisant des graminées et des escargots
Où les nuages passent bien bas Je vous salue
A en croire les zodiaqueux il s’en balance
Mais c’est passé tout près Et être prêt
A voyager sur le sentier des bouses de vaches
A étinceler à coup de lampe de poche La nuit
J’en tombe de haut Bien bas Sur mes jambes
Le pull enfilé contre les airs Malheureux
Le foulard Sans quoi tu ma tordrais le cou
Les savates Non pas les savates Pas les savates
Une bien haute et molle paire de chaussette
Une senteur de parfum de ta main douce
Ma paume touche ta chaleur Mon cœur
Et nous irons encore Comme à la fin de l’été
Jeter nos visages à la fraîcheur du matin
Pousser le temps à ne plus courir les rues
Promenade Dans l’automne Rassasiés de promenades

-20h15-




-Avant de près du feu-
-mNIm-
-20/09/2019-

La dernière ligne droite se rapproche
C’est une côte Cotée à droite Au millimètre
La lime efface la ligne sur ma droite
A force de marcher On croit être prêt
Mais prêts à quoi A marcher Ou à marcher
L’horizon lui Il s’en fout Il est au bout
Il vacille Quand les pas dansent raides
Il s’éloigne de l’envie d’être un jour rattrapée
Quand ça lui arrive C’était celui d’avant
De l’été avec son ciel sans nuageux
Avec sa poussière sur le crâne à cheveux
Avec ses rhizomes Ses pistils Ou Ses racines
Avec l’envie de continuer à te tenir la main
Mais depuis cet automne C’est toi qui me tiens
Qui choisis avec ton cœur Les couleurs d’or
Les odeurs de pluie Sous les rousseurs des arbres
Et quand le temps ne se rapproche pas du printemps
Et que la ligne droite se transforme en courbe
La dernière courbe De la lune Et sa lumière
Et qu’elle va bien la petite bleue près du feu

-20h55-




-L’or seul-
-mNIm-
-20/09/2019-

Hors-sol et bronzée Elle s’était allongée
Comme une tomate Avec son bon goût
Sentait la poudre d’escampette et son cœur
Ruinait mes plaisirs Sous mes papilles
Je m’étais approché Elle s’était endormie
J’aurais voulu lui lire Le conte de ma mère L’Oye
Lui lancer de plus en plus près Le baiser
Son poumon se levait d’aise Sur le banc
Je ne pouvais plus rien dire Tant mon rêve
Et je me souciais du potiron sur sa paille
Et de la figue Sous sa grande feuille sombre
C’est clair Le paysage était noir et triste
Elle était bronzée Sans ses racines bleues
Elle avait Peut-être Oublié les teintes de l’été
Du soleil vu d’en bas De la grappe graminées
Du champ à travers le vent Du temps humide
Je patauge dans le silence de ma carapace
Je plonge dans le puits de tes saveurs toutes
Et le téléphone sonne La nature s’enfuie
Le plombier A finir de recoudre ses tuyaux
Et les fleurs vont pouvoir s’étioler Et mon cœur

-21h52-



-Derrière tes pas-
-mNIm-
-20/09/2019-

Expression à sauver le monde à pied
Expression que j’aimerai tant te dire
Mais tu marches devant tant mon retard
A l’école Déjà Je fuyais les bonnes horreurs
Le ballon me vint Très tôt A dévorer
Des yeux Les cheveux courts des danselles
Les croûtes déformées des voleurs de gendarmes
Le haut des arbres mordus par le soir
Comment trouver plus de plaisir encore
Que de suivre tes pas En balançant les bras
De jouer du manicordion Pour de bon
Trouver les rêves percés par les souvenirs
Mais Les souvenirs Aujourd’hui je les ai oubliés
Je me souviens de ta main droite Sur mon cœur
Du pli Sous la virgule de tes yeux de graine
Ils ont fait pousser en moi Des feuilles d’écriture
Des couleurs bleues de vivre l’ensemble
La musique De la musique au ventre
Et si le courage me manque Pour te rejoindre
C’est le virage de fermer les yeux Pour te vivre
Et ne plus me poser la question de l’automne
Je ne veux vivre que des printemps heureux avec Toi

-22h32-




-Applaudissements-
-mNIm-
-20/09/2019-

Les lunettes rayées voient tous les tambours d’Afrique
Leurs verres teintés de vert tintent clair
Les bleus tentés des bleus n’y voient rien
Ni la marche lointaine Une cruche dans la tête
Ni le sable rond jeté sur le feu du soleil
Ni même à battre les cœurs A battre des pieds
Les lunettes sombres comme une feuille d’arbre
Les tremblements des cœurs A nos rythmes assouvis
Les frappes sèches Les gestes mous De tous les sons
Voici en toi venir l’élan de ton pas relancé
Voilà Tu me tends les bras Tu m’attends là-bas
Dans le pays qui n’a pas d’été Tant le soleil
Dans ma chaussette Plongée dans mes godasses
Comme une fleur Ton sourire m’évanouit
J’arrive à tes épaules et je jette mes doigts
Pour enfin recevoir Au fond de mon espoir
Une couleur humide De la sueur de ma peur
De ne jamais crier Mais quand vas-tu m’attendre
De plonger dans tes yeux Sans tes lunettes
De te voir applaudir Comme tous les tambours d’Afrique

-23h21-

samedi 31 août 2019




-Un matin tranquille-
-mMms-
-07/08/2019-

Un matin tranquille
Que vouloir surement des plusieurs
L’évident

Je pleure silencieux
La verte muraille de viande
Déglutie

La pose possible
Là devant l’orage Puis venteux
Tonnerre

Je frise l’unique
Le crayon courageux et précis
Etudier

Je semble m’étaler
Mais comment connaître
Un tableau réussi

-19h12-



-Projet jeté-
-mMms-
-07/08/2019-

C’était mon grand projet Là Maintenant
Devais-je arriver à le réaliser vraiment
Sorte de dépassement des éléments
La terre ne devait pas en faire partie
Pourtant Les pieds bien ancrés solides
L’orage La pluie Une trombe d’eau
Tous étaient Se poursuivant toujours
Car le temps d’ici se prête à la rivière
A l’écoulement du ciel jamais radieux
Je voulais faire le soleil dans tes yeux
Je souhaitais ouvrir portes et fenêtres
Je courais à l’envie de te voir sourire
Mai le tonnerre L’ouragan Le printemps
Alors je sortais mes branches de charbon
Le bois de saule Le bois de fusain Du bois
Et ma feuille attachée A me suivre
A accepter Mes traits rugueux et nets
A se contenter du courage et se dépasser
Et atteindre le soleil Dans les intempéries

-19h24-



-Thème de Marie-Ange-
-mMms-
-07/08/2019-

Regarder dans le miroir cassé de Nicolas
Comme l’écrit dans son poème Denise
Couper mes chiens avec de longs ciseaux
Dociles Les tremper dans l’eau froide
Est-ce un gout agréable Sous le soleil
Je n’ai fait Depuis ce matin Que m’encroûter
Je n’ai pas encore lu le zodiaque du journal
Où Saturne passe pour un astre brillant
Jean-Louis lit Jean-Louis qui se demande
Comment Voltaire va-t-il tenir les airs
Sans dégringoler Et rester aussi joyeux
Que va dire Jean-Jacques de son pire ami
Va-t-il enfin chanter la gloire ou la chute
Une salissure C’est une salissure sur la gravure
Une trace Là Pour tuer le marrant
Le pauvre Voltaire Avec son cirque en l’air
Je fais le clown avec les mots de tous
Mais je me demande Comment va venir
Dans la réalité de notre aimable vie
Ma princesse Avec ses rires sous l’orage
Pas de tête de clown Pas de miroir Pas de poème
Juste les mots qui se présentent à nous

-19h51-





-Thème du petit prince-
-mMms-
-07/08/2019-

Le texte que je venais de vous lire
N’est pas mon livre de chevet
Mais ce texte que j’écris Je le glisserais dedans
Car les mots parlent de lui Du petit livre
Car il n’est pas épais Et je ne l’ouvre jamais
Il est là Près de la tête de notre lit
Prêt à être lu Le soir ou le matin ou à la sieste
Ou au moment où je vais à la commode
Pour y chercher la deuxième chaussette
Ou quand le soir tous feux éteints Je me couche
Et je pose délicatement sur le couverture
L’anneau de mon doigt de ma main
De mon bras de mes membres fatigués
Je décide d’oublier le jour Bien après
Car il reste encore à creuser la vie du jour
Où je n’ai pas ouvert le livre de mon chevet
Mon chevet C’est la chaise du chat
Et le dessous de la commode à une chaussette
Pour y trouver le matin L’œil presque ouvert
L’anneau qui me ramène De l’orage de la nuit

-20h10-


-Du début à la fin-
-mMms-
-14/08/2019-

Allons au choix Un pied de neZ
Bouillons ai poids de la nuit Allons-Y
Crois au chemin du matin A la croix de GlasgoW
Devine pourquoi à l’envers du nogaW
Eternise le rentré dedans de l’arrière AV
Fond de la ruelle Dans la neige PerdU
Garde le dimanche Pour la noire ForêT
Hérisson Pierre et vent Par-delà les piquantS
Irrigue de ton cœur La rondeur à gagneR
Jubile visite et danse Ton regard sur le Q
Klaxonne autant que tu peux à AleP
L’autre pays du dimanche à vélO
Marche Mémoire de marche HareM
Nul ne ressent la chose du tôt de l’antaN
Occupé à viser le sort Les bords du mieL
Plaisir de nager Mouiller son kayaK
Question de l’attendre au chemin Ici J
Retourne au début Au carrefour d’icI
Salutaire Saule Solidaire Le HallaH
Tourne vers le deviné Les sabots au gaG
Visite du gag Le trop sérieux De gomez à alepH

-19h15-



-Le silence du demain-
-mMms-
-14/08/2019-

Silence Je me retourne On s’y entend
Silence Chemin de voix Vis en chantant
Silence Noir de la gorge en détalé
Le bruit Le stylo gratte Le silence tendre
Chacun pousse ses mots sur le papier
Sur la feuille Silencieux Accueille nos cris
Nos demains disponibles Pour un rien
Nos visages à l’écoute du pas réalisé
Je réalise Connaître le passé est déjà trop
Connaître le futur Pour laisser le beau
Et la bonté qui croule Qui diligente
Qui croise du passé Où de ce qui m’arrivera
Que vais-je reconnaître de ma vile vie
De mon passage Bientôt impossible d’ici
Demain sera d’ici Je souhaite encore croire
Les mots me manquent Je n’imagine plus
Je ne sais ce que je dois bâtir pour être
Pour mon futur présent A tant l’aimer
Et le silence de l’avenir A tout construire
Quittera ma mémoire Pour d’autres temps à venir

-19h31-



-De ton dossier vidé-
-mMms-
-14/08/2019-

L’avoir à dos Une bonne fois pour toutes
Il était parti Sac à dos à son bras
Dos à dos Nous étions si dociles
Loin chacun du domicile des dominos
Des jeux d’eau Et les jeux du Dodo d’Alice
L’avoir contre son dos Le fleuret en l’air
Compter les pas Jusqu’à un Puis jusqu’à deux
Et ainsi de suite En avoir plein le dos
Jusqu’à dix enjambées et se retourner
Silence l’avenir est certain Un mort
Je choisis de me laisser mourir d’amour
D’âne Dos d’âne Coline ennemie
Pendant le matin Sale Seul Et silencieux
Il tira le premier avec l’arquebuse
Il n’avait pas choisi le fleuret Sa ruse
Et des plombs plein le dos Je m’écroule
Je laisse courir ma vie d’avant Rien après
Est-ce le silence Ou le bruit des pétards
Est-ce le dos du livre Ou le do du piano
Plus rien Plus rien à dire j’ai vidé mon sac

-19h59-



-J’ai mis miroir-
-mMms-
-14/08/2019-

Dans la glace Je me regarde sombre
Sombre le miroir de l’avenir d’homme
Face à face avec ma nouvelle image
Face contre terre Facile Là regarde
Mon corsage me gêne Et laisse paraître là
La pointe de mes tétons Le profil de mes hanches
Je n’ai pas beaucoup d’histoire en histoire d’homme
Mais qu’elle va être mon histoire de femme
Je vais croiser l’homme le plus beau du monde
Il aura des cheveux Un nez Et le dos large
Il me donnera une claque sur le Q avant d’aller
Et il me cuisinera de bon petit tournedos
Des dos de raies avec une tache de vinaigre
Mais où va-t-il Et où vais-je lui faire
Le plaisir partagé qui allonge le temps
Cela fait cinq minutes Que je me tourne le dos
Je me plais Vais-je voir briller son esprit
Va-t-il voir en moi Son cœur Son lapin
Son chemin de joie Son sourire de vivre
Loin du miroir Tiens Mon amour m’appelle

-20h16-




-Gabrièle la douce-
-mMms-
-17/08/2019-

Le piano tinte Bras de maman
Le papier porte déjà les yeux de Gabrièle
Dans le fauteuil mou Quand ça joue
La tante Les doigts Sonne la musique
Droite sur le siège Devant le piano
Droite Que c’est chaud Main gauche
Trottent les notes dansent Oh longs sons
Gambade L’esprit Les rêves Bouclettes
Gabrièle de ses presque trois ans
Le moment Partage Sur la page
Les lignes s’accrochent aux noires
Les mélodies dans la vie des vacances
Les chants au bout des oreilles belles
Dans le blond des boucles de princesse
Car Gabrièle est une princesse Le cœur
Le sourire de sa voix douce S’ébroue
Ses doigts ont déjà bougé les touches
Touche au contour de la beauté des airs
Et le temps oublie de passer l’été
Et dans les bras de maman danse
Commence à disposer ses rêves de tout écouter


-11h30-





-Ma poule-
-mMms-
-28/08/2019-

Poule mouillée Connais pas Mais Lapin
Lapin mouillée Au sortir de la pluie
Derrière la fenêtre grillagée de la cuisine
Dans la chambre Ça ne marche pas La cuisine
Les oreilles presque baissées En silence
Vous connaissez les oreilles en silences J’imagine
Quand les notes du piano sont si basses
Que l’on a encore honte de regarder
Alors Dans la pièce Il faut une fenêtre
Aussi un piano avec sa casserole
Sa poignée de main dans la manique
Son couvercle bleu Et la pluie qui tombe
Elle sort de sa douche Lapin toute trempée
La pluie n’a pas arrêté depuis deux jours
Elle soulève le couvercle et tombe de haut
Elle atterrit dans la casserole encore tiède
Et se dit que la baignoire est trop petite
Siffle la bouilloire Les vapeurs s’enfuient
Et vous l’avez compris Lapin C’est Ma Poule

-19h26-






-Ça dépend par la tête-
-mMms-
-28/08/2019-

Dévorez Ma poule par-dessus la jambe
Ruiner la culbute Et la laisser s’écraser
Cogner un fruit trop mur Sans son jus
Rouler le dimanche pour en faire une tarte
Une tarte tatin Bien sûr Pour la veille
Coincer une bulle En bande Sans le dessin
Reconnaître qu’il n’y a plus rien à faire
Que la place de la plage a diminué
Que le sandwich au sable crisse des dents
Que le yaourt de la ferme Là Est vert
Comme s’il fallait absolument roussir
Mettre du Beur dans un Jaune pas frais
Laisser savourer tout seul un solstice
Mais là Il va falloir attendre Et je ne l’ai pas
Le temps de voir De noter De frivolité douce
De quoi peut bien avoir envie un cadavre
D’un vers de pluie D’une galette cretonne
De voir rimer la vie avec un fruit du désir
Bon demain Je meurs Je n’ai plus qu’à attendre

-19h50-