dimanche 26 novembre 2023



-Discours-Soucis-Un verre-

-mWm-

-20/11/2023-



Ses discours n’était plus charabia Il le voulait

Sa langue Aussi tordue qu’un nuage Transpirait

Phrase Furtif comme échappée Il tentait le court

Mais son courage s’arrêtait là Et il reprenait

Nous finîmes Par subodorer Qu’il n’en savait rien

Que sa pensée Penchait vers le vide Vers l’oubli

Vers un intérêt Sourcilleux De bien comprendre

-15h08-

Il nous contait les soucis De la petite souris verte

Il voulait courir dans l’herbe Si sèche encore

En direction D’un galimatias de visions caduques Perdues

Plongeant dans le silence Quelques instants A la vue

Au valeureux moment De trouver sa route du soir

De nous indiquer le fond De son être combattant

Savait-il simplement Que nous l’aimons Pour ce qu’il est

-15h13-

Il prit un verre Nous avons bu ensemble Heureux

Il nous observait Contre vent de taré Pour deviner

Pour espérer Nous convaincre Que l’écriture ne sert pas

Que l’oralité donne Aux paroles Leur vraie place

Que dire de nos réflexions Que nous posions Là brochées

Entre deux feuilles de papier gaufré Avec un titre

Paroles Les autres mots n’étaient pas indispensables Sauf

-15h18-




-Personne-Des préjugés-

-mWm-

-20/11/2023-




Personne

N’écoute le furtif

Le sourcilleux

Et Dans le dedans

Ne s’esclaffe


A tous

Il subodore

Que le poème

Ne dira rien

Ou peut-être


Un long charabia

Une pluie de doute

Un sourd galimatias

Une perte d’écoute

Un air de la terre

-15h22-



Plein de préjugés

Il n’avait encore rien dit

Notre peine purgée

-15h24-




-Avons-La table-Silence-

-mWm-

-20/11/2023-



Nous avons regardé l’ensemble Ainsi réunis Là

Nous nous sommes posé Des tas de viles questions

Un corps d’arbre Une poussière d’orage Le temps

Il est passé par là Et il continuera Nous poursuivons

Le vent pour tous les moments de notre promenade

Le vent nous entraide à tomber A pencher A voler

Et il faillit nous entrainer Vers un nouveau charabia

-15h42-

Sur la table de la petite boutique A même le plateau

Un cœur d’arbre s’effilait Se courbait S’endiablait

Les feuilles étaient une Et les branches solitaires

Les racines disparues Le tronc de la victoire derrière

La Samothrace ou la De Milo Autre Bourgeois de Calais

Germaine Ne nous étonnait plus Elle s’enflammait

Et un galimatias d’idées d’orage Nous envahissait

-15h47-

Nos verres vides La parole silence Et nos regards

La marchande de rêve Nous aurait voulu plus loquasses

Plus certains Du bonheur A sentir les frais plaisirs

Plus sûrs de la joie De découvrir la poésie statutaire

Et le vent Et le vent La ferraille Dans la même direction

Et le vent Et le vent Soudée A nos corps racornis

Nous voulions boire encore Pour mieux digérer

-15h51-




-Confidences-Sculptée-

-mWm-

-20/11/2023-



Confidences

Je ne les aime pas

Ils veulent savoir

Et lui de parler

Reste silence


Compliment

De la sculpture

Entrainée aux vents

Dans le songe perdu

Et sourcilleux


Comment

En enfilant secret

Le chaud impair

De mes doigts abstraits

Ne plus rien taire

-15h55-



Sous l’admiration

Il nous fait tout conter

Parole sculptée

-15h56-




-L’arbre-Est mort-Aujourd’hui-

-mWm-

-20/11/2023-



L’arbre qui a tué le temps Ses branches assassines

Le sable Arraché A la plage glacée A la rame

La pendule A côté de la photographie S’en suit

Une fois Entrée Poser les chaussures A coup de peigne

Une autre fois Emplir la gourde De lourd alcool

A faire le fou A faire la folle Rotule Genou Sur le sol

Nos sourires se partageaient le cœur d’une petite minute

-16h14-

Il est mort Il : a fini par échapper Aux aiguilles aigües

A la longue Qu’il finissait par regarder A l’heure

A la courte piquante Le balancier Le balancier Cadence

Le temps se déplaçait Inlassablement Entre deux vers

La poésie n’en donnait pas plus Un pâle espoir Aussi

La course après ses mots La courte histoire d’une vie

Il est mort Nous ne le sentons plus passer A temps

-16h18-

Aujourd’hui Un vague terrain de souvenirs Répandus

Il nous reste Un courage sourcilleux Et un galimatias

Mélange de fredaine Et soupirs rieurs En rengaine

Pas un cri Des éclats de mots Comme subodorer

Comme pour envisager l’impossible Dans le matin

Il nous a attendu Le temps pris Entre deux phrases larges

Et nous a tué le temps Tu nous manques Comme un présent

-16h24-




-L’ironie-Subir-Mes pensées-

-mWm-

-20/11/2023-



L’ironie Dans sa parole N’était pas prise en cause

Tous savait Qu’il était plutôt sérieux Même entre amis

Il se facilitait la tâche En disant Vous n’allez pas rire

Un jour Juste arrivé Dans le hall D’un hôtel de Bornéo

Après être descendu de l’avion Avec la reine d’Angleterre

Après avoir échangé Des verstes D’un poème d’Emily

Il avait discuté Du nouveau monde Entre oui et non

-18h16-

Subir les charmes De son anglais Impeccablement

S’étaler entre citations Et expressions Pleines de sagesse

Se laisser bercer Par sa culture Sur toute la terre

Je m’en allais Perdu A raser les façades De mon tendre village

A me revenir Tel élan de gastronomie Autographique

Tel chant de bonheur Sur une planète De la grande histoire

Une façon de croire Que ses beaux récits devaient en amener

-18h22-

Sortant de mes pensées étriquées Comme d’un journal de clochard

Comme les préceptes répétitifs Du prêche De la chapelle d’ici

Loin des rêves Et des confins de la pensée du Grand Pascal

Henry Moore ou Albert Camus N’avaient rien oublié

Dans une réflexion Plutôt qu’une question J’avais osé

J’avais creusé Mon envie de participer A refaire le monde

Parce que se taire A des limites de la curiosité Je savais

-18h27-




-Interrogations-Quelques lignes-Des pas perdus-

-mWm-

-20/11/2023-



L’ironie de mes interrogations Se plaçait Dans le quotidien

Tous savaient Que le cancre A l’école J’étais sorti Heureux

J’écrivais Depuis mes premiers alphabets Une soupe de vers

J’entamais les oreilles De qui veut l’entendre Avec mes lettres

Avec de sordides envies De participer Aux mensonges d’écriture

Comme cet honnête linguiste A la bibliothèque de l’erreur

Qui avait construit Son être Nourri Entre oui et non

-18h32-

Subir quelques lignes Sur le blanc Avec les encres sales

Des traits envahissants Et Des formes Humaines Et acharnées

Où la teinte de la vie Surplombait De vérité Les regards

Où la tache lumineuse Du papier gratté Portait l’envie

Que vont penser les amis de celui Qui que se soit Lui-même

Les riches lettrés Les impitoyables Savants Les honnorifiques

Que les graffitis de l’artiste Suggèrent encore à m’amener

-18h37-

Sortant De la salle des pas perdus Grande pièce d’exposition

Dans le hall D’un autre week end A raser De papier des yeux

A découvrir Une saveur envoûtante Qui nous montre un lavis

Un jet de pinceau Une douceur de brume Et un matin

Avec des mots Posés à côté Aux confins de ces rêves de gare

Au début de la rencontre Entre le sourire Et son ironie

Il me dira Plus tard que je devrais m’arrêter là Ce que je savais déjà

-18h42-




 

-En attendant-J’ai encore-Le soleil-

-mWm-

-20/11/2023-



En attendant le plat suivant Je relirai L’étranger

Je faisais semblant de l’avoir Déjà parcouru Un jour

Je m’absenterai Longuement Pour lire enfin La préface

Et pouvoir participer A la conversation D’un autre type

Car c’était un type bien Un peu guindé Mais souriant

Il avait horreur de vieillir Et ne mangeait Que des haricots

C’est dans un plan B Que sa parole était Comme le magazine

-19h21-

J’ai encore bu Un peu de vin Pour attendre et atteindre

Mais rien ne changeait Le plat n’arrivait pas Et les mots

Des phrases écrites en Modiques Vieilles d’un siècle

Au Moyen-Age La plume traçait Sa belle façon A la page

Depuis Elles avaient été présentées Pour le livre d’auteur

Albert suivait Rimbaud Et Vincent Léonard Une fleur

Je le descendrais Ce récit Qui m’a ravi Et m’a découvert son idée

-19h26-

Le soleil est monté Un peu plus Dans le ciel C’est beau

C’est une ligne de l’un Et de l’esprit de l’autre A ma façon

C’est l’espoir de courir Nu Le ventre perdu Et la faim

Le pain des effarés La maladie Dans les rues du soir

La solitude de l’amour A placer Dans le texte d’origine

Il n’y aplus d’origine Tout a été écrit Le plat est arrivé

J’ai répondu C’est ça Une sonnerie explose Le téléphone en main

-19h29-




-Ma parole-Du vent-D’oiseaux-

-mWm-

-17/11/2023-



Ma parole Tout est là Un nuage sans pluie Au vent

Un ventre de ventriloque Une page mal décrite

Une tête Dans les airs souverains De son silence

Une carapace De venue molle et fière A en rouiller

A qui appartient Les avenirs Les vendredis Et les siens

Les oiseaux tournent Dans mes ombres bruyantes

Et les étourneaux S’en viennent S’en retournent Sans gène

-19h52-

La parole du vent Contre la chevelure entêtée de tiède

La coulure rude De pures étincelances Avant la nuit

Les tourner en rond Les voler dessus Les poursuites

Les commencements vite réduits Par la routine de voir plus

Elles se dansent Elles s’amendent Elles ne refusent rien

Comme une danseuse Ou un petit rat Ou bien le chat

Surement Dans l’ensemble Le fluide d’un autre rêve

-19h56-

Imaginons une pluie d’oiseaux voltigeurs Envol

Regardons le miel du soir couchant Et ses fruits

L’orange juteuse Avec ses ailes presque repliées

La sauce du curé Entamée par un sermon du ciel

Observons encore L’échappée Vers bâbord Vers tribord

La marée ne s’essouffle jamais Elle nous dévisage

Et je l’entends vrombir Et nourrir Une parole intérieure

-20h00-






-A toute jambe-A vécu-Le ventriloque-

-mWm-

-17/11/2023-



A toute jambe Ma parole Se sauve Celui-là Joshua

Où est sa parole A l’extérieure du ventre du ventriloque

Sur la mer Dans le ventre de la mère Sachons nager

Savons-nous Nous sauver De la mère De la terre

Creusons-nous Nos regards Vers les étourneaux du ciel

Connaîtrons-nous La construction De l’envolée du monde

Où se placent Les rêves de Joshua D’un d’eux qui sauve

-20h55-

Joshua a vécu Dans une autre longue languissante ronde

Il a dansé Comme un étourneau Avec ses semblables

Aurait-il mieux valu Que tous se sauvent Des arbres

Sur le vitrail de la parole Dans le centre d’éructation

Sous la soupière De la pensée éphémère Dans la mer

Pour raconter des mensonges Des rondeurs diaboliques

Et Que le silence n’arrive plus Pour une parole venue

-20h58-

Le ventriloque manipule sa penchée de marionnette

Il semble se taire Ne bouger à peine Se retourner

Comme les étourneaux Il fait voyager les songes

M’oblige à fléchir A réfléchir A admirer l’envolée

Hors de ma vie Les coïncidence Aurait été ridicule

Il se sauve Il se met à courir Mais ne nous sauve

Un nom semblable Me fait me distraire De mon envol

-21h03-









-La joie-La musique-D’étourneaux-

-mWm-

-17/11/2023-



Parole Paroles La joie La demeure Que la joie de la demeure

Que l’on arrête d’admirer Le long Le bleu Le rond ciel

Que les étourneaux quittent l’hiver Pour nous saluer

Leurs vols Comme des sourires S’étalent dans nos rêves

Pourquoi sont-ils revenus Du soleil D’un instant à l’autre

Comment allons-nous rire D’une blague de mal civilité

Que la prière païenne vocifère Dans mon silence

-21h47-

J’ai bien reconnu la musique Dans ton ventre tendre

Je t’ai vu quitter les oiseaux des yeux Et t’étonner

Dire que demain Touchera à sa fin Avec malice Là

Là La plaisante phrase De l’arbre de vie détournée

Où plus un fruit ne restera Pour nous mieux partager

Pour étendre Sur le sable La marionnette de ma peau

J’ose à peine Tendre la parole A toutes mes interrogations

-21h51-

Etourneaux Que la joie demeure Et toute d’admiration

Etre de parole De ventre et de tête En une chanson

Que le soir de la fatigue D’avoir tant donner A chacun

Au tien A Joshua A l’oiseau rire A mes yeux

Dans l’édifice sonore de la vérité De tous les tous

Comment disposer ses rêves Hors de la vue de l’envol

Dans le sens du sourire Dans le temps du souvenir Demain

-21h56-




 

-Votre lettre-Un mensonge-De repproche-

-mWm-

-17/11/2023-



J’ai reçu votre lettre Pleine de reproche Au sujet de demain

Vous n’avez pas voulu Voir les oiseaux Les oiseaux vivre

Vous n’avez pas espéré Prendre des mots Dans le livre de Joshua

Vous souhaitez regarder l’envol Comme un chemin perdu

Comme une turbine d’éolienne Comme une hélice de bateau

Comme un encombrant rotor Sans le moteur qui m’électrise

Votre parole se veut directe Mais où sont passés les plaisirs

-21h30-

J’ai reçu un mensonge Face à la vie Face à notre amour

Vous doutez de tout Ne faut-il pas plutôt admirer

J’admire la cueillette des souvenirs Que vous envelopper de mots

J’admire la tendresse de vos paroles C’était hier L’été dernier

C’était un penchant Vers le vent du soir Qui vous a fait fuir

C’était le présent Un cadeau des étourneaux Une belle parole

Aussi J’ai reçu votre courrier Comme une étincelle De joie

-22h35-

Tant de reproche Me font me souvenir de notre rencontre

Le nez au vent Les yeux à peine mouillés Levés vers le soleil

La main Montrant la direction de la beauté du monde

Votre parole me va à ravir Que la joie demeure Que la vie

Aussitôt Je vous ai regardé Et j’ai vu une p arole folle

Où l’être absent avait plus d’importance Que la présence

Où mon silence Vous a amené à rire du ventriloque

-22h39-








-Que dis-tu-Se taire-Laisser-

-mWm-

-24/11/2023-



Et chances

Ecoute Que dis-tu

En paroles


De la viande du cœur

De se savoir bonheur

De poudrer le fini

Pour le maximum mini

Et chante parole


Changer de voie

Connaître l’aboi

Le lance vérité

Nombreuse d’avoir été

D’avoir aussi possible

Accepter le solide

De tant de mots

-20h45-



Et se taire

Te laisser t’élancer

Et te plaire


Echange d’accepter

Pour mieux comprendre

Les phrases qui rendent

Des idées adaptées

A la danse


A tes pas étendus

Placés dans l’avenir

De tes rêves fendus

Par l’idéal à tenir

Mais Comme tu regardes

Tu restes sur tes gardes

Se taire

-20h560



Laisser

Une pensée penchée

Vers la pierre


Une sculpture vieille

Comme se lisse le ciel

Pour pouvoir d’espoir

Quitter le vrai du noir

Et se libérer


Se sentir épanouir

La chance et la liesse

De courir au jardin

De cueillir Du gardien

Les portes et les savoirs

Les fleurs gagnées de gloire

Dans la parole d’avoir

-20h56-




-Observations-Nouvelles-

-mWm-

-24/11/2023-


Observations De hautes statutaires Comme des idées anciennes

Je me souviens Des chants du vieux soldat Dans la guerre A Troie

En quatre directions Les rêves tombés en rond Des nuages de guère

Plus un mot Peut-être circuler Dans les mythes entiers et fiers

D’avoir la raison Aplatir la saison De toujours se gagner

De toujours Et encore Vouloir en vivre En croire Raz-bord

Paser mes préjugés De vilains souvenirs Et je ne peux tenir

-21h05-

Où les phrases nouvelles Portent encore les carences du temps

Egalité des danses Se marcher sur les pieds Et rire A l’avance

Libérées par les vieux messieurs Et partager Entre dames

Qui dansent Outrecuidance De croire que c’est le mieux

C’est le cri de chacun A prendre le même chemin de l’autre

L’apôtre de la chance Et donner à tous La route des surprises

Et se taire Et prendre la parole Et se vivre Comme une fête

-21h10-



-Solitude-Refermée-A la portière-

-mWm-

-24/11/2023-


Solitude Tu me perds la parole Tu m’enfuis Ivre

Subtile élégance Subite recommence Le livre

Je plonge Dans les textes Reçus Aujourd’hui La vie

Je renonce A garder les croyances Encore Invisibles

Je te dirais Ce que tu n’entends pas Pour tout laisser

Pour envelopper de jour Toujours planté de noir

Sordide vérité Vanité de savoir Se taire Seul

-21h16-

La porte refermée N’y a plus de facilité Rencontre

Le miroir a jeté son monde Sur le doute d’un ici

A étalé Dans la lumière indicible Le doux

A qui veux-tu Donner Ce que tu n’as pas gagné

A qui diras-tu aussi Le moins de tant de soucis

La souris Ne jette pas le fromage De sa cachette

Quand vient le rat Le souvenir d’un bon repas

-21h20-

Solitude A la portière Sonnent les paroles d’hier

Folles études de la joie Je veux d’enrager te garder

Te poser Sur le gâteau De mes Bientôt invités

Te plonger Dans le vers Dilué à l’eau de vivre

De ton cœur L’ami De rechercher la belle nourriture

De compter le soin Le partage Jusqu’à l’incompris

De t’accepter Silence De t’admirer En secret

-21h26-





-La besogne-

-mWm-

-24/11/2023-

Ma parole

Plutôt écouter

Et se taire


La besogne

Devoir recouvrir

D’harmonie


En soie

L’étoffe nous protège

Des mélanges


Des silences

Scrupuleusement

S’étendent


Et je t’entends

Toi Le monde

Ma parole

-23h12-



 

lundi 30 octobre 2023
















-Ses cents-De nuage-mWm-09/10/2023-

C’était ses cent Ses cinquante La centaine et demi Sa vie est bâtie

Il tourne autour de moi M’enveloppe de son ombre frissonnante

Il laisse tomber Les plumes de ses branches Au gré de ce vent vantard

Il renonce à prendre plus de place Il est installé De la maison A la rue

Il plie Tant qu’il peut Il vent tenir bon Rond comme une planète

Il aime me sentir contre lui Il sent le bien-être Le facile à me porter

Aussi Ses fleurs m’engourdissent les sens Et je me repose à ses pieds enterrés

-18h16-

Une couronne de nuage lui rafraîchit l’esprit Il se repose lentement

Dans l’herbe rase Il puise incommensurablement Les sucs de la terre

Quand il l’écoute Tout lui semble facile Oh Combien de jours heureux

Quand hier encore Pour tant d’années Planté le jour de naissance de Grand-Ma

Quand je l’espère Il plongera sa boule de feuilles Sous la pluie fraîche

Naître en même tant Toi tu es là Grand-Ma Nous a laissé quelques objets

Une bonbonnière Deux écumoires Et une chanson pleine d’espoir

-18h22-




-L’anniversaire-Dix ans-Et ses fleurs-mWm-09/10/2023-

C’est l’anniversaire de Grand Ma Dit Maman la fière

C’est l’anniversaire du tilleul Résonne le père

Et centre toute attente Il vide leur verre d’eau chaude

Pour boire Encore et encore La mousse à pieds Si fraîche

Depuis que je suis petit j’ai entendu Mes bras A branche

J’ai grimpé Sur mes moignons Des coupes d’avant

Et j’ai cueilli des rêves A l’entendre Me vrombir

-18h26-

Quand il avait dix ans Raconte Maman En poétesse

Il pleurait les jours de bruit Du vent et des tornades

Il a failli casser Une fois chaque année Et pourtant

Le mur du jardin La coupe de l’air violente et sèche

Faîte de rebond Les nuages n’allaient pas plus loin

La fête prendrait la senteur du soleil caché D’un doux

Devenu l’arbre de la cour Tout le monde lui faisait la cour

-18h31-

J’avais pris mes jupes et mes robes De l’année passée

Les avais liées ensemble Comme un cortège de roses

Les avais ceints Autour de son tronc Monstrueux

Et m’étais installée Sur la grosse branche D’en bas

Adroite Je lui chantais Vent frais et Tout au près

Alors Ils ne me trouvaient plus Et j’étais heureuse

Nous fêtions ensemble En silence Ses racines Et ses fleurs

-18h35-






 

dimanche 29 octobre 2023




-La jupe-Vertu-mWm-09/10/2023-

Je m’étais endormie La jupe relevée par le vent du nord J’étais froide

J’étais Alors Obligée de remuer De descendre De remonter A mes dix ans

Aussi A corps perdu Je lui lisais des poèmes de Paul Et de l’autre Paul aussi

Je pense qu’il écoutait Ses feuilles Sens dessus dessous s’agitait de plus belle

Ses fleurs voulaient tomber Mais la saison devait aller plus avant

Je creuserais mes envies Je vrombissais Avec lui Et tambour battant Je riais

Au four et au moulin Nous parlions de nos exploits Et des jours de tempête

-19h10-

Grosso modo Il était mon meilleur ami Il était aussi Mes bleus silencieux

Mes larmes Pour Paul qui ne montait jamais A ma branche Du cœur

Je lui proposais Ma compagnie Alors nous sommes tombés d’accord Mieux vaut tard que jamais

Ils écoutaient les poèmes Et je descendais pour lui serrer le tronc

Nos dialogues étaient variés A boire et à manger A se mettre Tous d’accord Aussi

Pour Paul J’osais prendre des gants Pour ne pas devoir rendre mon tabler Un jour

Pourtant Ce jour est venu Il a préféré un cerisier de petite vertu

-19h18-





-Lentilles-Sot-mWm-09/10/2023-

Lentilles et persil J’ai vu jaune Je suis cabossé

A lentement Manger En élégant Cravate joyeuse de sot

Je ne suis le sot joyeux Avec sa cravate élégante Et

J’ose manger la patate Lentement cabossée et jaune

Et son persil Et ses lentilles Pourtant Je n’ai rien vu

Sans lunette Sans lentilles Le persil jaune et cabossé

Je n’ai rien vu Lentement J’ai mangé vite Pas élégant

La cravate dans la sauce Joyeuse Comme un sot

Je peux continuer comme un sot Jusqu’à finir les lentilles

-19h38-

Un sot joyeux Un nœud de cravate peu élégant

Pour manger Et lentement Se cabosser de jaune

Entre persil et lentilles Finir les lentilles Laisser le persil

Dans un jaune d’œuf cabossé Et là Lentement lent

Vomir le manger C’est élégant A retirer la cravate

Et rester un joyeux sot Un sot joyeux Sans cravate

L’élégant veut manger lentement Et le cabossé voit jaune

Entre persil Et lentilles Le repas est au complet j’espère

Des lentilles vertes Du persil fleur Et un chinois jaune

Le gâteau cabossé Lentement séché A ne pas manger

C’est élégant A en perdre la cravate Plutôt joyeux Mais pas sot

-19h44-



-(Je) Hache-(Je) Travail-(Je) Bois-mWm-10/10/2023-

Et si je m’ennuyais Prendrais de ma hache

Je taperais sur le bois Sur le tronc De la fente

Je plierais De mon dos La fatigue Toute la forme

Poserais A l’heure des nuages Les mouvements usés

Je plierais Je plierais Les feuilles au sol Les branches

Les hautes futaies Je verrais Je plonge dans l’envie

Et la journée finie Je reniflerai Ces odeurs d’arbres

-23h22-

Et si je me réveillais Garderais un fût pour rien

Pour regarder l’écorce La soulever La déposer

Je tournerais Autour de ton corps A te tailler Dedans

Je suivrais le fil de la nature Par tes formes humaines

Alors Va apparaître La pointe de ton dos Ta fatigue

Te creuser Et de tes reins Reconnaître de nos mains

Aussi le fût de l’arbre Fera de toi Une beauté d’amour

-23h29-

Et si j’avais une idée Glisserais vers mes sentiments

Epongerais le jour Avec admiration Vers ton cœur

Je plierais de joie Mon corps A moitié mué Et là

Et la couleur de ta peau Se teinterais des veines

Les nœuds Les trop nœuds Les partages de ton chaud

Menue Tu deviendrais La pleine promesse du beau

Et je tape De ma hache Et je transpire A ta pensée

-23h32-



-La danse-Poussières-De lumière-mWm-12/13/10/2023-

C’était un miroir Fondu Avec des craquements

Etait-ce la trace La couleur déshabillée

La face ronde du monde D’immondices lisses

Où la représentation Allons Tous aux spectacles

Où Allons-nous tous En travers des lunettes

Et les yeux gonflés De voir Embrumés Dès

Que le matin Différents Laisse sa place au midi

-00h00-

Fumeuse et évanescence Des poussières lisibles

Dans un raie de lumière De l’air Du laisser passer

De verre Entravé Par des nuances d’ombres

Sombres Le reste Aussi visible Que de l’éclat

Et le sommeil du soleil Nous laisserait Danser

Au travers de la porte Des nuages Des passages

Disparaître Réapparaître La valse des ondes

-00h05-

Solidité Disparue Et entamée par les étés

Sous les longues ficelles de la belle lumière

Qui nous fait s’écarter les lisibles invisibles

Les mobiles Et les éclairs lancés Sur la glace

Sur les reflets indiscrets De montrer A plus

Et A rejoindre l’image mouvante du relief

Aussi la valse des frondaisons Cache la raison

-00h09-



-Baron-Des chants-Aux légumes-mWm-13/10/2023-

Le baron de la soupe Il est immangeable Au perché

Avec du sucre Plein d’overdose Et les ronds gnafrons

Avec du laid Cela ne m’étonne pas Il a une barbe

Huit jours avant Nous aurions pu tomber dessus

Mais sommes Sommeil Tombés Sens dessous dessus

Alors le ridicule de la digestion Comme une pièce montée

Les légumes Taillés à la hâte Avaient formé la soupe du Baron

-19h59-

Les chants de la Baronne A siffler A vomer Un air

Avec du sel de bienvenue Et de trop torde boyau

Avec célérité Chacun de croquer Dedans le mou

Pourquoi l’occurrence Nous mène-t-elle à celui-ci

A cet affreux lendemain Où il n’y a plus personne

A qui veux-tu danser De la cuillère Comme louche

Sans se laisser faire Elles allaient toutes se régalées

-20h03-

Leurs fils Aux légumes Vivant dans un foyer ouvert

Où le bois de la forêt S’entassaient A notre regret

Où la cuisine de traître Résistait A tous les goûts

Sans doute Lui avaient-ils appris A ne tenir à rien

A chanter Danser De la cuillère de bois Et de manche

Avec une pluie de paroles directives Qui servait à s’évader

Ce jour-là Personne ne voulu Dans sa voie de Baron Haut perché

-20h07-


-A la soupe-Les scies-Du fils-mWm-13/10/2023-

Contrairement à la soupe Se refroidit En m’échauffant

Certainement la diligence De la belle fille du Baron

Ne lui évitera pas de ronger les phrases miettes

Seule Comprend que la suite Ne lui appartient pas

Elle doit choisir Un reste de sagesse Ou bien se taire

L’autre jour Du piment Dans le rire Elle l’a évacué

Elle avait mis des renoncules Dans le fond de la louche

-20h51-

Les encombres Et les scies du silence Devant Derrière

Les sophismes obligatoires Pour nous dire qu’il sait

Les embrouillaminis de tourniquet Sans un regret

La soupe des jours anciens renifle d’habitude

Et chacun Piège à sons Ensemble de la ruine finie

Unie à la vendange De toutes les naissances vraies

Il ne refuse pas de luire Se pensant le plus important

-20h47-

Le Baron Fils de la baronne Font un gros mélange

Ils ne croient pas En la saveur de leur ridicule

Ils ne savent rien Qu’ils n’ont pas compris Ils en savent tant

Comment mélanger Les serveuses Les servantes Les gens

Sans se mélanger Et mixer la soupe de leurs légumes

Et le creux Le plat Et la tomate arrondie de nuit

Sans même résister L’autorité n’est jamais salutaire

-20h43-



 

-Questions-Eveillées-De la Baronne-mWm-13/10/2023-

Il se posait Sur un tas de questions Sur son papier

Il ne savait pas les secrets De la vive nature des légumes

Pourquoi empêcher La nuit de tomber Ce jour-là

Ses lunettes avaient Un pied sur terre Sur son nez

Ses moustaches volaient Les mots Guère plus visibles

Ses sens étaient guidés Par sa raison obsolète

Et la belle fille S’était endormie Sous la lune

-21h20-

La belle fille Eveillée Avait pris un crayon gras

Une sorte de charrue Dans le papier de l’Inde fine

Une trace de lune Devant son regard hésitant

Le Baron ne disait plus rien De peur Que se soit

Ecrit dans son image Dans son air trop sérieux

Avec un œil âr ici Et les mains Moiteur Vigueur

Lorsqu’elle signa le papier Il ne voulu rien savoir

-21h23-

Le fils de la Baronne Avec un geste souverain de rien

Avait suivi De la scène Les contreforts de la vanité

Le Baron était droit Un peu gauche Mais certain

La fillette de ses cinq ans Dessinait à merveille

En belle fille Elle n’obéissait qu’à son malsain

De qui veux-tu connaître les écrits pictogramme

Quand elle avait grandi Elle s’en moquerait Du Baron

-21h27-





-Belle-Soleil-Bille-mWm-13/10/2023-

Pour lui La belle fille était un silence de légumes

La soupe n’était pas prête A renoncer à ses acquis

La nuit s’était ramassée D’une flaque d’eau

Et le stylo Tracé du jour Représentait du noir

Une tomate A la place des joues Et les bruits Et là

Le mélange à l’eau De la source de ses vielles pensées

Aussi Avec un retard Il avait regardé le croquis

-21h59-

Le soleil bille De son nez de clown Et du village

La grande maison-château s’ecchymose de lumière

A l’aube Les pancartes éclaboussent l’information

En retard Les légumes s’étalent A cheval De l’assiette

En revanche Les vélocyclistes ne laissent rien passer

Ni les dimanches Ni le volume tiède De la carlingue

Et de son tube d’encre De sa bille de soleil Si épicée

-22h03-

Les billes de ses yeux S’interrogeaient encore Le Baron

Elle avait quelque chose De la profondeur des songes

Elle écartait Avec sa main Le rideau de l’obséquieux

De l’obligé A suivre A continuer A aboutir A lire

Les mélanges de la sauce A la soupe En une ressource

Les légumes épluchés Donnaient aussi leurs désirs

E le Baron n’avait pas envie de goûter à la soupe

-22h07-



-Questions-Eveillées-De la Baronne-mWm-13/10/2023-

Il se posait Sur un tas de questions Sur son papier

Il ne savait pas les secrets De la vive nature des légumes

Pourquoi empêcher La nuit de tomber Ce jour-là

Ses lunettes avaient Un pied sur terre Sur son nez

Ses moustaches volaient Les mots Guère plus visibles

Ses sens étaient guidés Par sa raison obsolète

Et la belle fille S’était endormie Sous la lune

-21h20-

La belle fille Eveillée Avait pris un crayon gras

Une sorte de charrue Dans le papier de l’Inde fine

Une trace de lune Devant son regard hésitant

Le Baron ne disait plus rien De peur Que se soit

Ecrit dans son image Dans son air trop sérieux

Avec un œil âr ici Et les mains Moiteur Vigueur

Lorsqu’elle signa le papier Il ne voulu rien savoir

-21h23-

Le fils de la Baronne Avec un geste souverain de rien

Avait suivi De la scène Les contreforts de la vanité

Le Baron était droit Un peu gauche Mais certain

La fillette de ses cinq ans Dessinait à merveille

En belle fille Elle n’obéissait qu’à son malsain

De qui veux-tu connaître les écrits pictogramme

Quand elle avait grandi Elle s’en moquerait Du Baron

-21h27-



-L’écoute-Savait-Plaisait-mWm-13/10/2023-

Je n’en savais rien Je l’écoute parler Dit-elle

Je ne comprends rien Je renonce Continua-t-elle Aussi

La paraskevidékatriophobie C’est une machine

Avoir peur de tout un tas de chose Des légumes

Des vélocyclistes indulgents Pour ceux qui font les routes

Pour ceux qui éclairent les avions Avec leur sort

Et aussi Les phrases vénéneuses Du Baron Enflammées

-22h34-

Lui savait Et s’arrondissait le dos Avec son sourire

Tu portes bien des idées Qui sont nées Depuis très peu

Tu voyages Dans ta tête Avec une avance sur le vent

Le temps de relire le silence Et le bouillon de la pluie

Dans la casserole parfumée Il y avait de bons mots

Et en les goûtant Des oreilles Le rêve s’est allumé

Les senteurs du voisin Du légume migrant De l’astre

-22h38-

La belle fille lui plaisait Il lui a dit A l’oreille

Alors Elle a refait le portrait Avec son œil triomphant

Alors Le soleil bille jeta ses légumes Dans le savoir

Et le fils requis le silence de sa mère Pour ressentir

Pour ne pas être seul A qui l’ignorance Etait le mélange

Fatigué Il alla Au bout de la nuit Avec un « Je » mécanique

Le Baron s’éloigna et lanca heureux Vous saurez demain

-22h41-



-Etait-Fait fuir-Au crayon-mWm-13/10/2023-

Le chasse-cousin n’était en fonctionnement Depuis peu

Il évitait Aux araignées Dans la soupe de légumes

Et par extension Il autorisait Au monstre De fuir

La belle fille Le lendemain Avait fait sa valise

La balise de la grille Ne fonctionnait plus Elle dû attendre

Le fils de la Baronne Avait pleuré Une bonne partie

Le jeu ne cesserait Quand ils entraient dans le samedi

-23h01-

Le chasse-cousin avait fait fuir toute la famille

Sauf le Baron Ils ne comprennent rien Et ont très envie

De prendre la main Le fils La Belle Ou bien Baronne

Sans douter Plus qu’à l’habitude Le café s’écoula

Le jour aussi La certitude aussi Et la rivière dans son lit

Il s’étai levé tard Et ne compris Sa vie Que vers midi

Le repas n’était pas prêt Il ne reste plus de légume

-23h04-

Le dessin au crayon gras Le laissait plus qu’affable

Le croquis au soleil bille Le rendit si incertain

Le portrait à l’œil triomphant Le faisait perplexe

Pourquoi tant de travail pour dire Avec intérêt

Le silence des légumes IL ne le compris Que tard

Comme la question empêcher la nuit de tomber Evidente

Le Baron ouvrit le journal Et s’enquit des petites annonces

-23h07-



-La pluie-Et l’eau-mWm-16/10/2023-

La pluie Et maintenant Discrètement En petites gouttes Gouttelettes nettes

Et ses pieds voulaient quitter les escarpins fins Dans une flaque froide

En rentrant chez elle Essuie ses pieds Si mous Et elle se regarda dans le miroir

Elle ne reconnu pas L’image Qui lui apparu Nue Sans l’artifice du soleil

Pas encore la nuit Mais une tendance A laisser choir Sous les nuages

Pas une prière Ce jour-là Pas un dimanche Ni un samedi Ni un vendredi

Elle aurait pu se préparer A embrasser Une toute quelconque religion

-15h06-

L’eau gouttait Dans le salon minuscule Tout frais de sa belle toilette

Elle enleva sa jupe Si serrée Si seulement il ne pleuvait plus Casserole

Seau Posés à même le sol Et la symphonie de la nature Qui s’ennuie Tellement

La campagne remerciait De ses fleurs de blé Et de sa couleur des soleils

La route mènerait à un paysage A demi cultivé A peine abandonné

Sa compagne préférait la ville A quelques lieux Elle ne se verrait pas Ce soir

Son chemisier La gênait Tant pire Personne ne devait venir

-15h12-



-Le miroir-Dans la glace-mWm-16/10/2023-

Le miroir lui présenta Une toile d’araignée En cheveux fins et blonds

Des yeux mielleux Semblaient l’écouter Marmonner Quitte ou double

Elle voulait plaire Mais sa visite de l’après-midi fut un vrai échec

Le couple ne croyait plus En une vie de couple Tout est tellement raté

Lui chantait de la vie d’ailleurs Elle creusait des réponses insolubles

Le miroir lui montra un côté saillant De ses joues Plus tristes qu’à l’habitude

Elle tourna autour de ses pieds Le vide ne la gênerait pas Si seulement

Elle vida la casserole et le seau Et admira le silence De sa respiration

-15h17-

Dans la glace de cet automne-là Le tiède de la vie ne se refusait rien

Ni les couleurs mêlées des trottoirs Couverts de feuilles Et de fruits

Ni la hauteur des arbres Des maisons calfeutrées de la ruelle

Et si derrière elle S’étaient cachées les senteurs D’un instant meilleur

Le peigne dans les cheveux Essayant de tirer d’avantage Dans l’air

Les doigts accrochés A sa silhouette distinguée Il faut le dire

Elle se trouvait plutôt belle Qu’elle pourrait Ainsi Plaire à sa belle

-15h22-



-Vole, vol-Au voisin-Son bœuf, son œuf-mWm-16/10/2023-

Qui vole En bœuf Sur un hélicoptère En galère

Le terrain était immolé Depuis déjà une semaine

Qui vole un œuf Le voisin ne pouvait que s’en plaindre

Ne pouvait atteindre son poulailler Nous pouvions

Le bœuf trainé Vers une terre plus propice Et sèche

Sans se transporter Vers l’étable de la famille Tuc

Dans une casserole A peine à bouillir Très frais

-15h41-

Le bœuf trouva l’étable Qui n’était pas la sienne

Mais foin et luzerne lui allaient A ravir Manger

L’œil sortit de sa coquille Par un trou Mi cuit

Les doigts trempaient Dans le pain Dans le sel

Le bœuf pourra se reposer Dans la paille sèche

Et la coquille se fend Se fond Avec les restes de l’assiette

Le voisin n’eut Ni l’œuf Ni la viande En attendant

-15h45-

L’Œuf et le Bœuf La casserole et l’étable Et la pluie

Depuis dix jours maintenant Des salves de l’averse

A l’inverse Le soleil avait été Dans l’inondation d’été

Le sec avait traversé Sans un nuage grossier

Le temps semblait les préoccuper Plus que tout

Sans se plaindre Les habitants du village regardaient

Le bœuf vole L’œuf s’émiette Et dans la rue Et dans l’assiette

-15h49-



-En des ordres-La chambre du roi-mWm-16/10/2023-

Le soleil se lève Et le soleil se couche Sa chambre était en désordre

Le soleil s’élève Et le soleil se mouche Le tapis sous le lit Et ses miettes

Le sommeil s’étrenne Et le soleil accouche Et le rêve lui a donné vie

Jojo s’était endormi Sous le pont de la rue carré Œuf et bœufs Allongé

Jojo s’était En fuite Caché sous les remparts De la belle citadelle

Jojo n’en était reparti Que tard dans la nuit Le soleil se couche tôt

Sa chambre était grande et verte Il était le roi De la ville A la campagne

-16h07-

Le soleil se lève Et le soleil se couche Les repas n’était pas plus gras

Le sommeil d’élève Et les oreilles écoutent Chacun voulait être le roi

Sa chambre De tissus cousus fins Les rideaux tirés Dans son dos

En des ordres Qu’il a lancé presque muet Si fier Si distrait

Tous regardaient Dans le miroir Les regrets de ne pas y être

Tous auraient voulu Connaître la phrase du jour Sans détour

La chambre n’était jamais vide Le soleil se couche Encore Le soleil se lève

-16h13-



-Serfouette-mWm-16/09/2023-

Une serfouette

Est une petite servante

Que l’on bat


Battre la serfouette

Comme on bat les œufs

Ou les bœufs


Le service fini

Elle retourne dans sa chambre

Et brille


Jojo est au lit

Elle se colle contre lui

Et lui dit merci


Le soleil s’envole

Le soleil s’enfuit

Un rêve A la serfouette

-16h29-



-L’eau-Des saints-Voyage-mWm-17/10/2023-

Y a de l’eau Y a des stylos Et une feuille blanche de papier

Autour de mes yeux Des regards à ma hauteur Assise

Des saints des seins Je découvre Un monde d’environnement

Des sourires tendres Des pluies du cœur Des interrogations

Aussi De mon stylo Je souhaite Je risque Je vais Papier

D’un trait rond et rouge Dessiner la courbure d’un

Une forme me soulève Tous ces visages De haute poitrine

-18h44-

Je voudrais Le peintre des Saints des seins Des nourrir

Les soupirs de voir Au-delà du ravissement Tout beau

Chaudes mains Sur les feuilles d’automne Se tracent

Les couleurs de la pointe noire De mon avenir d’enfant

Les douceurs des paysages Se forgent les sourds secrets

Comme avec une plume Le long fruit m’observe là

Aussi Je commence à naviguer Avec une quête de partage

-18h48-

Ce jour-ci Chacun voyage Au bon soleil de Septembre

Allongé sur le paysage Le grain de peau Du sable

La rougeur de l’arbre Au sommet de la côte Respire

L’air de ce moment de l’inspiration Le temps de dire

Le sommeil m’envoie Dans des rêves illustrés d’été

Le courage de dire Bonjour A toutes les poitrines salutaires

Chacun se jette En couverture Une porte vers l’humilité

-18h52-



-Le rue-Vêtue-Des saints-mWm-17/10/2023-

Dans cette rue-là Se chantent Les sans discours d’ici

Se parlotte Les fidèles amitiés De se revoir Et de se reconnaître

Se dansent les tendances A ne plus être le seul

Les semblables de la ressemblance De la différence encore

Toujours élancé Les portes de l’expiration Bienvenue

Aussi Lorsque je montre L’air de mes poumons ronds

L’air de mes songes Planté dans le monde Si beau

-18h56-

Torses vêtus de moulure du corps De tous les chacun

Sensations d’être parmi les amis De toutes vies

Reconnaissances à goûter Des très De loin De bien

Sans raconter La position de mon propre corps

Enseveli dans la nuit oubliée Et sans secret

Se jouent Les allures bienheureuses M’emportent

Sans doute Voir autrement comme de l’aise

-18h59-

Le sein des saints Et des saintes Et des sens dessus dessous

La colline de la sagesse De tous les pareils autrement

Le sentier Les mains A plat Pour mieux chanter

Les coureurs l’essoufflent Et comment Et comment

De la tendresse Dans le dessin frotté Du blanc papier

Je recommence à suivre L’infini du sein joli Aussi Ailleurs

-19h02-