vendredi 30 avril 2021

-Pour suivre-

-mNIm-

-28/04/2021-


Aies un sens Souviens-toi Du dedans Ne pas voir Sortir au monde

Planter ses racines Dans un noyau Pour être une grande plante

Famille d’amour Et du toujours se porter La main de la main De demain

Aujourd’hui est un demain Du petit passé Des baisers Et des denses

Chante le soir Pour remercier d’aimer la vie Pour entamer l’éclat

La joie m’enchante de se tendre Des fendre A tour de bras Les impossibles

Envie de poussière Dans l’extase du tout autour Allonger le brasier

Le feu de ta chaleur Le jeu de ta valeur Le vœu de ta candeur Toi J--

Toi A tous les possibles entretenus Par la curiosité du chante-Sœurette

J-- Tu as hérité de la douceur du vrai d’honneur Un monde de bonheur

J-- Tu as enterré le brusque mouvement Du sortir Du centre de la nuit

Tu as pris la lumière Tu as entendu Les nourrir le cœur Et l’espoir

J-- Ecoute le monde du vent Les bourrasques venues de ce trop loin

J-- laisse son grognement Partir dans la nuit Pour survivre au libre

Papa Oh Maman Vous avez donné Pour il se peut Que nous verrons demain


-18h33-



-Le temps métallique-

-mNIm-

-29/04/2021-


J-- ne regarde pas trop loin Lance ses sens Dans tous les sens insensés

Deux chevaux dans la campagne La tête au vent Le rire dans le bruit métal

La carrosserie rigole S’affole S’appuie dans les virages Secoue les bosses

Le moteur pleure S’agite S’envole dans les tours Du village Des champs

Le voisin secoue la main Etale son éclat de voix Se retourne vers Tout autant

La plus belle des inventions Voici la modernité Vers l’espoir du devant

La poussette pour la poupée Avec des ailes pour enlacer et délacer le temps

S’allonger dans l’herbe Pour laisser le moteur refroidir et cliqueter

Se poser à l’ombre des portes Et sous la couverture Plonger des soupirs

Planter des plages dans la terre Semer A la nage L’amour Dans la rivière

Aussi J-- a oublié Que des mondes d’avant Que les passages au présent Viennent

De cette ferraille Le cœur contient Tous les souvenirs des autres voisins

De la route Nous la prenons en route Et nous retournerons pour avancer

J-- ne regarde pas loin L’instant de s’esclaffer Sursaute Et J-- garde son sourire


-18h15-



 

mercredi 31 mars 2021


 

-Qui m’est adressée (début)-

-mNIm-

-27/03/2021-


Elle observa la carte postale Pas de signature Pas de mots vraiment

Tout se passe bien La côte est toujours aussi merveilleuse Cependant tu n’es pas là

Elle ne connaissait pas le paysage Le nom du village Inconnu Un autre pays

L’écriture était griffonnée à la va-vite Comme une ordonnance de pharmacien

Le timbre très ordinaire Indiquait une date Déjà vieille d’un bon mois

Cependant Une scène d’un autre nature se passait sous l’adresse manuscrite

Car la carte était écrite et timbrée Côté image Une photo de nuit sans lune

Deux personnages s’enlaçaient Mélangeaient leurs bras et leur petit cœur

Deux enfants sur une île déserte Un baiser imprimé Dans la teinte sépia

La carte venait d’arriver dans la boîte Mais elle avait dû être acheté Il y a longtemps

Elle la montra à sa cousine Qui d’un éclat de rire Tu as un amant Ma belle

Elle la plia dans sa poche Et n’y pensa plus Pour ne plus être gênée de questions

La fillette de douze ans Pensait plus à écrire les mathématiques Qu’à son cœur

Et sans continuer à s’interroger Elle posa son stylo sur la page blanche

Dans sa logique Le baiser Si l’avenir des grands Ne l’indiquait guère Alors

-11h20-



-Les dessous de la carte (suite)-

-mNIm-

-27/03/2021-


Dans la salle à diner Que dire de cette table Dressée avec le luxe et le calme

Ses parents invitaient Tous les samedis des voisins ou des amis lointains

Ils posaient sur l’assiette Une photo Chacun la sienne Avec belles couleurs

Ils emplissaient le verre à eau Un froissement de papier Rose ou bleu

Aujourd’hui Un bleu nuit contrastait avec le jaune des assiettes à dessert

Le gâteau n’était pas encore sur la longue table Attendre pour cinq personnes

Cependant Dans la pièce voisine Une autre scène se déroulait Sans bruit

Ce ne sont plus les enfants Ce n’est plus dans un pays éloigné C’est ici

Dans le sombre du couloir Entouré de médaillons jaune et rouge oranger

Les chaines du luminaire Dans l’ombre immobile tracée par l’ampoule

Ils sont enlacés Papa et Maman Avec des mains partout Et des yeux fermés

Ils se regardent par le cœur C’est sûr Je n’ai rien vu Je suis dans ma chambre

J’ai traversé la salle de bain J’ai séché mes petits cheveux Si noirs Si courts

J’ai enfilé une chemise de coton blanc Et un vêtement en dessous Sur ma peau

Je ressemblais beaucoup à la fille de la carte postale Et cela m’a un peu intriguée

-11h34-



-Ta carte postale (et fin)-

-mNIm-

-27/03/2021-


Dans ma volière cérébrale Je ne jouerais jamais avec mes souvenirs de douze ans

Je préférais oublier que la vie ressemble à une boucle Que le temps rassemble

Que la nuit Je ressentais encore ta présence Tu es ma carte postale Tu es mon rire

Tu es l’ami que je chercher encore En creusant mes doigts dans mon cœur

Tu es l’horizon Qui jamais atteint Rappelle à chaque nouveau jour Le désir

La carte postale pliée dans ma poche Etait restée dans le tiroir de l’armoire

Parmi les démonstrations de Pythagore et d’Aristote Mon monde ne tournait pas rond

A plat dans mon lit Les fesses plantées contre les coussins J’ai fermé les yeux

Et je me suis demandé Si le matin des autres rassemble les nœuds du cœur Dans la corde du vent

Les volets ne seront pas ouverts Aujourd’hui Je reste dans mon dimanche perdu

Je laisse passer Le lundi Le mardi Le jeudi Pour attendre à la gare Samedi

Ça me donne envie de te connaître Toi De la photo du jour Du journal En privé

Privée de mes sentiments A toujours vouloir répondre à la question de si et d’alors

Dans la raison je ne m’intéressais à personne Et je suis restée plongée dans ma solitude

A la gare tu tenais la carte postale Retour à l’expéditeur Le seul moyen pour te retrouver

-12h10-




 

 

-Le tambour de se battre (début)-

-mNIm-

-28/03/2021-


Battre Ne pas battre Ne pas se battre Je craque Je voyage de battre

Culbute l’ascenseur de mes promenades intérieures Comme une savate

Débattre De l’or de l’odeur Des fièvres rissolées dans un geste de sourire

Tumulte de plage Dix dimensions des pas Du bruit de la canne

Combattre avec les jambes Des fois raides parmi les pierres Et molles

Ne pas annoncer Battre de la canne Respirer sans la folle fantaisie

Battre Débattre Battre Combattre Commencer Annoncer Avancer

Mon cœur Aussi ridicule que le sentiment A la rencontre de la ronde

Monde de se tenir les mains Et de balancer Pieds et poings Se déplier

Battre Je te danse de mon éclat de rire Débattre Je me plonge à écouter le cœur

Battre Je virevolte dans les senteurs d’espoir Combattre A ne faire que de la paix

Ressens-tu Ce que tu respires de tous De la planète De l’humain du matin

Autour du muscle de me renvoyer Dans les sangs du partage d’amour

De l’autre couleur du mur Da ma paroi thoracique De la belle palissade

Autant plonger les pieds dans les bruits de la canne Et du tintement de nos cœurs

-18h21-




-O Lézard Morituri te salutant (fin)-

-mNIm-

-28/03/2021-


Ils sont murs De pierres et de briques Et le soleil leur assèche les joints

Il y a si longtemps Ils étaient murets Ou simple fondation de terre

Ils étaient séparés Le clan des cinq ans et la troupe des sept ans En plus

Ils étaient secs Comme la pluie dans le désert A la sortie de notre village

Avec la pioche Avaient tapé la pierre Cassé la brique Construit le loin

Le lointain souvenir Qui avait désuni les familles de Pierre de Paul et de Jack

Les trop différents mondes Qui faisaient Qu’ils se ressemblaient trop Pour en rire

Ils sont murs De haine et de bois D’écritures salissures et de constellations

En regardant le ciel Ils voyaient le même éclat de terre De fière et de joie

Mais Aucun n’avait eu envie de le crier Partout Les toits Pour nous le soleil brille

Et dans la cour fermée Séparée par des années de ridicule Ils n’y pensaient pas

Ils oubliaient que le mur Un jour N’existera plus dans un jour bien chaud

Où le partage de l’éclat de mime Des débats de cœur Et de se débattre ensemble

Ils avaient été murs Et maintenant Tas de cailloux Ils se donnaient du cœur en tambour

A lézarder de bonheur Et à arrêter de s’en lézarder

-18h41-





mardi 30 mars 2021

 -Je lis (début)-

-mNIm-

-29/03/2021-


A force de repasser devant la bibliothèque Ras bord Des grands illustrés

De contempler les étagères Elles ploient sous les pages de trop vieilles histoires

Elle a pris un petit recueil A deux doigts de tomber La belle couverture

Sonia a dans ses mains De Marie-Ange et lit Je prends le livre Et je le dévore

Quand je suis assise dans mon fauteuil Ou bien la nuit dans mon lit

Quand le sommeil tarde à m’envahir De ses rêves redoutant Dans ma grimace

Je me contenterais des rêveries de tous ces auteurs inspirés A la lettre Me raconte

Elle Plongée dans l’histoire de l’ouvrage de Paul et d’Emile et de Victor Elle lit

Depuis le début de son hospitalisation Sa seule rencontre avec le monde

Le grand coin de la cafétéria avec tous ces volumes Au bord de sa chambre

Prête à s’entrelacer de la fantaisie des mots et des vies De chacune des héroïnes

Alors Que va devenir son installation dans le couloir Des trop fatigués de vivre

Avec une place Grande comme un cœur Pour un jour S’en retourner à la lumière

Ses yeux passaient d’une image de la nuit A l'aventure de la jeune fille Sonia

Et Sonia avait le plaisir de ne pas ouvrir les romans Ceux avec une couverture noire

Comment est-elle parvenue A se reposer A accepter de subir cette opération

-11h23-




-Tu lis (suite)-

-mNIm-

-29/03/2021-


Ses yeux allaient bientôt revoir L’animation de la rue Et ses futures amies

Ses vraies amies de son monde refermé Sur les voix et les trop des odeurs

Elle ne se cognera plus aux chaises déplacées Et au bas du long buffet

Elle avait vu la bibliothèque Comme le début de son histoire De sa nouvelle vie

Les pansements retirés depuis déjà cinq jours entiers Une fine lueur

Le rose de sa chambre Seule à écouter la musique de la nuit A ne pas renoncer

A dévisager dans la douceur de la lune A la place du fauteuil A ses pieds

Maintenant Elle n’aurait plus les mains devant Elle verrait sa route Heureuse

L’incident n’avait pas pris de plus beaux jours Il avait fallu attendre dix ans

De ses vingt ans à peine dépassés De ses instants à tout accepter de la vie

Là Depuis quelques jours Le matin se lève La lumière électrique peut éclairer

La place des objets se mettrait à danser A changer Le bazar et le hasard

Le temps de tout De surveiller avec ses doigts Ouvrir la page du livre d’or

Dehors Tout est normal Mais les couleurs du temps et de l’esprit s’étaient ouvertes

Dans le poème des anges Elle lit la suave vérité de la belle qui voit le miroir

-11h35-




-Elle lit (et fin)-

-mNIm-

-29/03/2021-


Quand je suis assise dans mon fauteuil Ou bien la nuit dans mon lit Je ris

Je décape la douceur de m’observer De toucher mes mains avec mes yeux

Je gambade sur les murs La fraîcheur de la lune Les odeurs du pharmacien

La porte s’ouvre parfois Un blouse blanche Avec des souliers de tissu fin

Des paroles avec des bouches Qui se remuent dans des sourires Tout va bien

Tiens Quelqu’un frappe à ma porte Bonjour Ton bonheur respire le vrai

Le vrai lit de métal blanc Aux draps avec de vraies écritures de cet hôpital Là

Là Je prends le temps de sortir dans la rue des chambres Et de descendre

Je remontrai avec un autre livre avec ce roman où Dans les pages grises

Le papier de la couverture est plus dur que Comment dire De la calligraphie

Ce matin Sonia a repris un nouveau récit Celui du jour qui se lève et de rire

Dormir Elle ne veut plus dormir Elle souhaite découvrir la ronde de la ville

Bientôt Elle retournerai dans sa compagne Et écouterai encore avec ses yeux

Et dans sa chambre d’enfance Quand Assise dans son fauteuil Elle éclatera de vivre

-11h47-





-A la guerre comme là naguère (début)-

-mNIm-

-30/03/2021-


Tout est fossé Le reste du ruisseau Le sentier creux D’entre les buissons

Tout est plutôt triste Il faisait la tête Tout en avançant avec l’équipée

Ils portaient A eux tous L’ensemble des pièces pour protéger les lieux

Il cherchait Sans plaisir A leur échapper A fuir dans ses rêveries

Il marchait dans la moue Dans la noue Dans la boue Il continuait

Il n’était ni en tête ni le dernier Mais il était le seul A ne pas vouloir parler

Dans les conversations trônaient les incantations de Shakespeare enfant

Ressortaient aussi Des pensées païennes Et des recettes rusées de Rabelais

Lui n’avait plus faim Il regardait ses pieds Dans ses bottes Dans les mottes

Ils essayaient de ne pas se faire remarquer La tête presque baissée

Ils s’exprimaient Entre deux bruits de feuilles ou de cailloux Entretemps

Ils savaient que c’était lui leur guide Qu’il connaissait la région Par cœur

Sinon il y aurait longtemps qu’ils lui auraient proposé de s’arrêter là

La boue de la noue Les buissons frémissant Cachaient leur peur Avant d’être arrivés

-16h26-

 





-Le haut soleil (fin)-

-mNIm-

-30/03/2021-


Je les vois repasser Dans la direction du village Les reconnaissant à peine

Leur visage couvert de boue Couverture essentielle Dans les temps naguère

Paul En tête Ne voulait plus siffler Pour laisser aux oiseaux Leur chant

Je repris la route de la ferme En m’éloignant de cette troupe Si résistante

Mon ombre marche au soleil Mes pas tapent les pierres En rythme

Le cliquetis des cigales Me rappellent que les foins seront bientôt coupés

Je croise des allées bienvenues des marronniers de la ferme du château

Il y a déjà longtemps Que les cailloux du château Nous servent de ruisseau

Par le sentier de la prairie Presque personne n’était aux champs La forte chaleur

Sans penser à me cacher Je regarde encore passer Les avions de la guerre

Sans écouter le bruit des mitrailleuses du siècle d’avant Inutiles et vieilles

Les villageois ne pouvaient se protéger leurs maisons Qu’en faisant du bruit ailleurs

Et c’est dans la noue de la ferme tombée Qu’ils s’étaient installés Horrifiés

Quand le soleil commencera à me caché mon ombre Dans les blés étalés

Je déciderai à rentrer

-16h58-


samedi 27 février 2021

-Me pousse le temps-

-mNIm-

-19/02/2021-


La haute route tressaille de vent et de taches de notre grand soleil

La pointe A l’horizon Assemble les milieux et les bas-côtés du chemin

Je devine avec largesse Le sentier Avant d’être une vois romaine

Je perçois Avec satisfaction Les mensonges d’herbes Et les bois blessés

Tout se déboutonne Les branches fortes Déjà tombées Si sèches

Les pavés recouverts de bleu-bitume Et le sable mélangé à la terre

Mes bottes me tiennent vraiment trop chaud Devenir un va-nu-pieds

Le cartable gonflé de trop de carte Ne me servira plus à rien

J’avance Les autos jaillissent J’avance Aucun piéton ne me rejoint

Les herbes plus vertes que les coquelicots bleus La savane minuscule

L’horizon se lance au loin Comme les espoirs inextinguibles

Et je me débarrasse du lendemain La plante des pieds aux fleurs

Le parfum L’éternel parfum résonne Comme la beauté des bas-côtés


-16h22-





-Boutons éteints-

-mNIm-

-22/02/2021-


Je pensais à la pointe d’un sein Comme mes idées des deux sommeils

Des deux soleils Je croise les yeux Fermés par l’arrête de mon nez Là

Je dévisage Dans un rai de lumière Une forme louée dans mes pensées

Te souviens-tu du collage Comme du sable Sur les eaux de la transpiration

De la mer Venteuse de sa beauté bruyante et lourde Dans ses larges vagues

Que vais-je recueillir Dans le creux de mes mains La tendre volute Pleine

Le contre-jour cachait ton sourire Laisse-moi glisser le bas Sorti de l’eau

Je pensait à la pointe de la vie Au-delà de la couverture pointue de rouge

Du rose vagabond Dans les airs de te porter Dans la suave chaleur

Je me penchais sur ton cou Composé de l’habit de la nuit Si tiédeur retenue

Je sentais l’envie de suivre les dunes parfumées de tes rivages tendres

Aussi Si je suis le chemin Entre les buissons Me piquent Dans la curiosité

J’arrive à porter mes rêves Vers le centre de la mer A ce boutons qu’est le nombril


-18h47-




-Tu m’enrobes-

-mNIm-

-22/02/2021-


J’ai opté Pour plus de lumière Pour une robe de tulle Diaphane et claire

Une cerise dans la chantilly de mon corsage Tu n’es vraiment pas sage

Une plume dans l’élan de mes pieds Vernis de mes souliers montés

Une rosace de ficelle dans les plis de mon dos Arrière Laisse sur ma peau

Aussi Si tu le désires Je te ferais ressentir la longueur de nous approcher

Je ne donnerais de la suie du feu Les ombres envahissantes à mes hanches

Regarde tu ne vois rien La cerise reste cachée Le froissé de mon ventre disparait

Le soleil ne dit rien de la poudre de la vie Pleine de mes cœurs arrondis

Si le temps le permet Je te lâcherais les cordes de mon plat bassin

Je t’étalerai de croire que tu as emporté Les suites étincelantes et fières

Je supposerai que tu veux De plus à plus encore T’approcher de la robe

Je dévisserai mes épaules Sublimerai en ha ut de mon cou Un sourire

Et pour éviter de te fermer les yeux Je regarderai ailleurs Pour plus de lumière


-18h33-




 


-Photographiquement-

-mNIm-

-26/02/2021-


Je me souviens D’un jour ancien J’étais si jeune Et la montagne verte

Ailleurs Elle aurait été blanche Où pleine de cailloux Elle pose

J’avais vu les herbes Clopinant dans le vent Entre les fleurs si petites

Quand le soir revenu je me suis arrondi Près de l’oreiller Prêt à rêver

La lune brille entre les branches Le bleu du ciel s’est enfoncé de noir

Les pas de la côte Et de la vallée Alternent les nuages Et les rayons de miel

Fraîcheur du vent Catastrophe de la minute Rien ne bouge Le sommeil

Avec un reflex de l’imager L’œil collé au verre de la machine souvenir

Le bouton carré Et le bouton des seules fleurs Nature Doigt sur le bouton

Je notais dans mon cœur Le parfum du soleil Lancé entre les pas

Je ne marchais pas vite Pas beaucoup Patience Vous m’attendrez encore

Je me penchais sur le grand édifice de la pleine terre Du sec au doux

Je passais près de la roche Sans chercher à la reconnaître Juste passer

Et ce soir La porte et la fenêtre Dans le reste des volets D’autres arbres forts

La belle lune parle au nuage L’attente de la belle image Développée dans le noir


-19h04-




 


 


-Ressort-

-mNim-

-26/02/2021-


Ne secouez pas le sort Ne vandalisez pas les rebords de la vie Arrêtez

Faites Aux tempêtes de vos habitudes Des remarques sans obligations

Dites Au dimanche de solitude Que vais-je dire Que de moments flasques

Passez Vers l'écoute de la redingote de l'hiver Aux cris pour la petite culotte

Le maillot pour la mer Les terrains des vagues de sable Et la houle

Où pensez-vous aller Avec les sordides bavardages Vêtus de commentaires

Ne pliez plus les cartes A jouer aux ballons de l'écume Regardez la route

Le vêtement enfilé au son de l'horloge Ne rentrez plus A la bonne heure

Restez la nuit durant Couché avec Dans le creux de bâbord L'envie de fluide

Prenez la main des sortilèges Causez A ne vouloir que dire Les souvenirs

Aussi Le temps envolé Pour soupir et commencement de la nouvelle vie

Je ne t'ai pas rencontrée à la mer Je te revois Le corps entourant la musique

Ce n'est pas la bourrasque Ou le diable C'est l'harmonie du cœur élancé

Ne vous emportez pas Nous le vivons ensemble Et l'amour nous a jeté un sort


-19H32-


-Décalque à manie-

-mNIm-

-26/02/2021-


Le vent C'est du papier transparent Le soleil C'est une braise vive

Le soir C'est le retard Il me reste à franchir Un catalogue de fantaisie

Ce matin Ta place chaude Contre mon corps Si vide Pleine de la journée

Ton oreille a laissé une empreinte Dans les plumes Dans ma main

Osez me réveiller Pour me faire parcourir Les sourires d'une belle matinée

Tu es en train de boire une goulée noire et chaude Comme un jus de l'orange

Le gâteau croustillant ressemble à un baiser De me prendre A te donner

Sur la table S'articulent les couleurs d'une serviette pliée de jaune et de rouge

Sur la chaise La chatte s'est calée Entre tes hanches du ronronnement

Chacun débute l'heure du chant Des oiseaux Chacun pense Osez le soir

Chacun envisage de tout dire de l'envie De se lever Et de courir la vie

Ta main me pose Tes lèvres ont frémi Quelques mots Plaisir de te répondre

Amour Tous les matins sont aussi flexibles qu'une feuille du papier lisse

Où vont être écrites nos paroles de vent Nos lettres par cœur Et sur toi je me calque


-19H49-







vendredi 29 janvier 2021



-L’impossible possible-

-mNIm-

-19/01/2021-


Un possible Peu de m’emporte Voire de tous les impossibles temps

L’un d’autre jour Avons creusé la viande des espoirs Tout était dedans

Le calme du calamar Le cru de la table cigogne Et le fruit du vent

Aurons-nous assez de libre enchanteresse Et aussi Pour se dépasser

De crible au centre de nos pensées Pour ensemble réévaluer le chant

Dans ta musique Nos idées ont des pièges garnis de force plaisir

Aussi Nous pataugerons De voix de lettres Sur la route effilée de la vie

Par la vocation des ridées du sublime Le possible trouvera place

Trouverons les charmes de digérer la rugueuse vérité des alentours

Dans le chemin des laines Où le vertige nous donne place vacante

Où le plastique des conditions Fait virevolter le partage de nos cœurs

Par le mélange des rondes philosophies Par la volonté des tous unis

Peu l’emporte A moi Peu m’importe Les possibles ne se ressemble pas


-18h44-






 


-Marie Elle ne l’avait pas-

-mNIm-

-20/01/2021-


Surement un vendredi sans son Saint Juste une venteuse convoitise

S’avaient mangé du porc toute la semaine Quand vient le samedi

Un autre jour Un comment dire Une place fraîche pour l’automne

Mes fleurs avaient été coupées Par les oiseaux de passage Il y a une semaine

Les racines s’étaient recroquevillées Sous les glaçons des feuilles lasses

Avec un petit frisquet Chacun cherchait le chaud Sous son manteau

Elle Elle ne voulait pas quitter le voile bleuté De sa soumission

Elle avait perdu l’habitude d’aller travailler Au champ et en forêt

Un balai et une pelle Un chiffon Une culotte sale Un grand drap

Deux assiettes L’enfant n’en avait pas encore besoin Et un plat brûlé

Un oreiller avec des gouttes sèches Une paillasse Un drap taché de rouge

Ce matin Elle s’était levée trop tard Quand lui était déjà reparti

Elle avait changé de chasuble S’était trouvée ronde et sèche

Elle avait repris ses activités solitaires Sans lui Elle ne l’avait pas dit

Marie Elle ne l’avait pas dit


-16h34-




 


-Marie la mésange-

-mNIm-

-20/01/2021-


Lui avait un moineau Ni petit Ni même très gros Et ne s’envolait plus

Dans son tas de charbon La mésange chantait Pour le plaisir de Joseph

Tachée D’un noir plutôt gris Dans la cave de la maison Le tas long

Lui ne descendait jamais plus bas que le tronc La dévisageait seulement

Elle La tête haute dictait En notes précises Sa décision de fuir de là

De revenir Quand la chaleur sera de retour Ou que la cheminée fumera

Avec son sceau Il baisa les yeux sur les traces de noir A ses pieds

Elle lui tournait le dos Sans valises Sous son voile Aller chez les voisins

Il ne savait pas allumer le feu Avec une saison devenue froide et dure

Elle ne chantait plus Elle avait juste changé d’arbres et de cour

Elle le voyait cherchant les vers et les baies certes rares en cette saison

Elle ne l’avait pas dit Pourtant le moineau lui semblait le plus beau

Si petit Ni même grand Elle lisait ses envies Et faisait mine d’ignorer

Et puis C’est bien connu La mésange charbonnière ne veut pas rencontrer le moineau


-16h53-




 


-J’ai fait un carton-

-mNIm-

-22/01/2021-


Le carton n’est pas bien épais Contient des frites en plastique Et l’or

De la nature Il reste le vent coupable De nous lancer la pluie

De s’abattre sur les tuiles dures Et rouges de froid Bientôt elles cassent

Dans le carton Avec un scotch Un collant fin de toutes les couleurs

Comment vais-je envoyer ce cadeau de la nature A cumulus

Je cherche l’adresse du nuage J’ai une lettre pour lui Un paquet

Une miette du climat d’avant Comme un champignon sous un arbre

Une sorte de phénomène Que j’ai décollé de la tuile tombé de l’atelier

Des taches de tes couleurs Délicates et frêles Venues de la grêle

Placée sur le dos d’une feuille rose La dentelle des lueurs du ciel

Surprise Elles étaient à moitié détachées Comme une lumière de vent

L’adresse Je n’ai pas d’ailes Pour envoyer au cumulus des hauteurs

Alors J’ai téléphoné au Père Noël Il m’a dit L’année prochaine en passant

Alors j’ai mis le carton Près du tas de sable A côté des plumes des poulets

Ce matin Le carton n’était plus là Et un large arc en ciel entourait toute la ferme


-11h35-




 


-Feu la vieille plante-

-mNIm-

-22/01/2021-


Le froid persiste Nous avons caché quelques plantes fragiles C’est la trêve

L’année dernière Nous avons laissé la forêt s’occuper des dernières fleurs

Elles n’ont pas duré bien longtemps Au premier printemps de décembre

Il nous restait Des pétales sur le sol Et des feuilles roussies Ratatinées

Alors cet hiver Nous n’avons pas attendu Les pots à la cave Pour les belles

Nous n’avions pas prévu que la lumière ne passerait pas le vasistas

Que le vent gelé viendrait tordre les tiges Et que va dire Angèle la vieille

Que nous ne connaissons rien de ces choses-là Abas les ignorances

Mais pour le lierre Le pied autour de l’arbre Il a bien fallu ne rien faire

Angèle est très fière des lierres du jardin Avec leurs couleurs différentes

Pauvre Angèle Elle ne verra plus les arbres enrubannés de cet été

Nous sommes rentrés De mettre sous la terre Hier La fin de la matinée

Angèle aimait les plantes Et cet hiver Nous les avons encore mal cachées

Ces très vieilles plantes plantées là


-11h52-




 


-Energumène Mais où-

-mNIm-

-28/01/2021-


Energumène D’une certaine façon Ainsi Par tout le monde Se laissait nommer

Comme un rat de laboratoire Ou une pie A la recherche d’une pierre précieuse

Avec le dos cassé Au dessus de sa planche à écrire Avec les doigts pliés

L’œil vide comme un poisson en train de frire Et qu’il baigne dans l’huile

Où dans les odeurs de gâchis D’avoir encore trop chercher Aujourd’hui

Il observe le monde en devenir les parois des êtres entre eux Les silences

Les mots qui rapprochent les sourires Ou qui créent le mur de l’incompréhension

Il enregistre les bruits sur le marché Les suivants dans la file d’attente

Les passe-moi le sel de ses enfants Quand ceux-ci nient l’affection de leur mère

Comment savoir Où il en était Peut-être parlait-il à ces saint de l’âme

Ce matin Il semblait heureux Et avait abandonné son poste d’observation

Un mélange de phrases Ecrites sur le papier froissé lui servait de répertoire

Quand il voulut mettre son manteau Il n’en avait plus Depuis le temps

Cela semblait court Pourtant Depuis deus ans Il ignorait de regarder à l’extérieur

Son plan de travail touchait à sa fin Il était joyeux Sans que personne ne sache

Où cela le menait


-18h44-




 

jeudi 28 janvier 2021


-Fenêtre sure-

-mNIm-

-08/01/2021-

La fenêtre sera-t-elle ouverte Pensive du tendre De la belle demoiselle

A se regarder Paysage des arbres seuls Et des pièges des orages

A se placer Sur le presque mélange Sur les frissons de vent

Devant les rideaux Elevés vers les songes S’amenuise le temps

L’horloge de ta tête me retourne Et me M’élancent les tonalités

J’aurais été alitée J’avais positionné mes sentiments A la vide

A la vitesse de mes faibles réflexions Abandonnées aux rêves

Bientôt je retrouverai le tendre Le soulèvement des feuilles

L’écriture commence avec le premier geste De la voix très haute

Mottes de lèvres Le tronc aux écorces du son s’emmêlent mes leurres

Les leur De musique à porte de l’invention De la molle évolution

Vous me donner le sentiment de la fenêtre Et vous dis Je vois

Les branches aux feuilles discrètes Et aussi De tout commence l’ici


-17h21- 




 




-Texte pour la faim-

-mNIm-

-08/09/01/2021-

 C’est la fin du commencement Cariatide absolue Pour porter le toit du monde

Le russe Dans sa chute vertigineuse Est le sosie de marguerite en hiver

Quand au printemps Tout à coté du coquelicot Couchés dans les herbes

Quand l’escalier ne nous emmène plus Quand les hauteurs sommets

Que la tête s’enlise dans les nuages violentés par les venteuses

Les pluies insaisissables Les pianos plus rapides que les prestos

Les si Plus longs que les doutes de la chute Aussi bas que le sol

Dans un siège de moins de confort Que le temps des Je t’observe

Ecoute le souffle lancé Après le cœur de tout l’être revêtu nu

Absorbe le silence Entre deux portées d’une danseuse arrêtée

Entre la science du sentiment plein d’illusion Et de tout le reste

Laisse le sommeil éveiller De retour à la nuit La musique

Sournoisement La vérité a été Est là Et va venir Quand le spectacle commence


-01h20- 


 

lundi 4 janvier 2021

RIEN ne commence IcI