mardi 31 mars 2020



-Ce quelque chose-
-mNIm-
-30/03/2020-

Des clopinettes Cela ne compte pour rien
D’ordinaire Je leur donne de l’importance
Mais ce jour-là Plus rien n’est semblable
Un coup de poing Sur la table basse J’efface
Je vide ma mémoire De ce qui n’aurait dû être
Je griffe mon genou Pour partir à rebours
Je glace mon sang de ne m’être fait entendre
Pour comprendre l’impossible L’indicible
L’invraisemblable a pris un grand retard
Le commencement aurait dû m’attendre
Il n’en est rien Je connais l’air de la fin
Des coups de pied dans mon thé glacé
Des virages dévastés Des courages visés
Je n’ai pas reconnu Une once du phrasé
Entendu A travers un cortège de grillage
Ce jour-là Aurait dû être un jour d’absence
Mais j’y suis allé Dans l’intrépide retenu
Dans le carnage de ma tête dévêtue
Cela n’a plus vraiment la même importance
Et demain Je me réveillerai Un autre homme


-17h29-


vendredi 27 mars 2020





























-A la marche-
-mNIm-
-21/03/2020-

Là je te vois Tu es plus grande que moi
C'est normal Je fais de la marche Qui
Tu es sur une marche de hauteur Cœur
Oui j'envisage de me promener là-haut
Tu es dans tes bottes Lanières bien attachées
Les premiers pas me montrent la hauteur
Les cailloux Les cailloux Les pierres grosses
Les cailloux des sentiers Du mont sentier
Les herbes sur les rires Les rivages
Les branches des troncs Les longues tendent
Les buissons Les chansons du temps d'autant
Les fruits du vent du son des fleurs Cœur
Les bruits des savates à grosses lanières
Les bâtons dans les pierres A trois pas
A comment trouver l'air roux rouge
A comment de respirer dans le chant de l'été
A quand arriver sur l'étroitesse du va et du vient
Les cailloux Je les regarde se passer de moi
Je les croise Indifférent à mes pas A mes pieds
Tu me tiens par le craquement des chauds
Des chaussures et des bâtons en arrière
En avant Je te Là vois A la marche

-18h19-



-Je repars-
-mNIm-
-21/03/2020-

Tu es ma grande Ma forêt de montagne
Tu es le souffle de mon temps De la marche
Je te reçois la main A la main Au bâton
Je te J'enchaîne des pas Je ne peux pas
Je souffle Arrivé au ventre du haut de là
La vallée Le sentier tout entier J'espère
La vallée toute entière se répand sous le ciel
Lumière N'exagère pas de mettre en lumière
Les toits de rouge Les toits de pierre Et toi
Tu regardes Le nez au vent Le temps présent
Le moment où j'arrête pour une pierre
Le bruit du soleil transpire Légère
La seconde d'après J'ai tout pour oublier
Oublier le présent Le commencement L'arrivée
Je suis sur la route de ma remontée d'été
Tu dévisages la vallée Et la montagne fière
Tu poses le crayon de tes yeux sur la terre
Et là-haut Aussi aride que le moment
Aussitôt J'ai oublié mes pas Je repars
Je lance mes bras de tout de côté
Je fais les pas de revenir D'aller De repartir


-18h29-





























-Haute la montagne-
-mNIm-
-21/03/2020-

Regarde la photo Posée sur ton repos
Contemple le commencement d'un autre monde
Là Plus de maisons serrées et entamées
Plus de cahute de jardin Étoile de pierre
Des arbres Des sapins beaux et fiers
Des ruses de la nature pour mieux s'étaler
Presque plus Des herbes couchées du vent
Des pierres poussées dans le haut d'autrement
La caillasse Regarde la caillasse sèche
Le pays de l'autre De l'animal Des bouquetins
Des chèvres Juste poussées là Loin du bas
Des dernières laitières A la vache C'est haut
Que c'est le beau Le je n'y arriverais pas
Le que faire Dans un autre toit de là-bas
Entre deux sommets de la très montagne
Le sommet du très beau Et le sommet du très bas
Le creux laissé au ciel Avec ses nuageux
Sa mousse basse Sa couche lasse et là
Sa couverture du tout bas De son là-bas
Et j'arrive à entendre les gris du ciel bas
Et je retourne alors Pour traverser le nuage

-18h39-




























-Que tu oublies-
-mNIm-
-21/03/2020-

Partager la montagne En trois parties
Jolie je te vois je n'y crois vraiment pas
Le côté du pied Dans la maison pierre
De mettre son soulier Pour tout monter
Le rivage du ruisseau Ça coule Ça coule l'eau
La croûte sur le bout du sommet Il est
Il étale son arête Au travers du grand ciel
De mettre son chapeau Tout en très haut
De mettre dans ses lèvres la goutte du frais
Et le recommencement sur un autre sentier
Et le début Le souffle Le souffle perdure
Et le sempiternel pas de quand j'avance
Je me suis arrêté sur le presque virage
J'ai glissé mes mains le long de mes hanches
J'ai posé mon temps Sur une autre croyance
Tu es là Tu arriveras Tu es arrivé là
Et là-bas Le pas reparti Tu donnes l'envie
Tu es sur la marche du très gros ciel
Tu vois Tu vois tout Tu ne vois rien
Tout est si petit Si minuscule D'allure
Tu es si petit dans tes pas ridicules
Et tu t'arrêtes Tu repars Et tu oublies

-18h51-



samedi 29 février 2020


-Là ou ailleurs-
-mNIm-
-04/02/2020-

Vieille ville
Soupe de machine
Et de bras

Lanterne
Atmosphère indigente
Soleil froid

Ton muscle
Autour de sa couronne
Tiens le glas

Sur l'horloge
Recommence à résonner
L'amer émail

Comme une viande
Finis les passants entêtés
Sur un banc


-17H13-



-Dans mon livre-
-mNIm-
-04/02/2020-

Sur ton banc Tu sors le libre de ta moche
Des écritures Des lettres dans des mots de beau
Sur la couverture Pas seulement l'auteur Du rouge
Du feu Comme dans l'automne Et des feuilles
Sur les feuilles Imprimées L'histoire de l'étang
Dans le murmure des feuilles qui dansent
Dans le passage entre les roseaux et l'oiseau
Dans le courage de lire la ligne d'horizon
Et la jetée où tu es amarré Sur ton vaisseau
La pluie n'est plus ridicule Elle recommence
Elle éclabousse le centre de l'eau de l'auteur
Et le chemin s'évanouit jusqu'au prochain feu rouge
Ne pas se lever Ne pas lâcher le livre Fuir
Dans les pages grises D'un soleil froid d'ici
Dans le maintenant glacé Dans l'attente
Dans le murmure des feuilles qui tremblent
Sur la douleur d'un manteau mal fermé
Sursis avant la nuit La pierre ne se réchauffe pas
Le livre Ne pas brûler Se lancer devant Fuir
Se connaître dans ce que je t'aime Sur la feuille
Il a écrit le texte Sans jamais l'imprimer
Il a fini par le donner dans un e-mail trop long


-17H51-





-Dans mon cœur-
-mNIm-
-04/02/2020-

Dans les hurlements Des feuilles qui mangent
Et la pensée gambade à tour de bras Et va
Dans le matin de tout à l'heure Au fond du cœur
L'amour a vécu d'autre liane attendrie
Tu me laisses ton demain Je vais te saisir
Tu attends que je vienne Je suis là cachée
Derrière l'arbre de joie Et pourtant sans courage
Je te suis depuis la maison J'étais cachée là
Et derrière tes pas Dans les bosquets profonds
Derrière ta veste Gris Comme le ciel Sans soleil
Tu vas Tu effleures La danse de tes feuilles
Tu dévisages le texte de mes doigts Tu crois
Tu crois encore que je ne t'aime pas Et là
Ici Maintenant Encore un court instant
Encore Je suis debout Je te creuse sur ton banc
Je peaufine la lumière De tes nuages d'avant
J'espère te dire merci Pour ton sourire aux lèvres
Te retourner Me jeter dans tes bras et finir de lire
Quand tu arriveras à la fin de l'histoire Au début
De revenir dans ton bonheur Des jours enfants
Mon livre que tu lis Écrit pour toi C'est ce qui est écrit
Dans le murmure des feuilles qui dansent
Dans mon livres Dans mon cœur

-18H02-

vendredi 28 février 2020


-Bons vents-
-mNIm-
-16/02/2020-

Au début Quand je me suis assis Jaune de bleu
Était très frais le couloir des toits
Était tendre Comme une haine de courage
Ça file ça file Le bleu se durcit de fil
Une trace de crayon sans les couleurs
Juste une place blanche sur le plat du toit
Était envahissement de petits traits noirs
Se meuvent en bande organisée et fluide
Se déplacent les fils s'épaississent aussi
Un coup de pinceau Blanches ruées
Je n'ai pas vu le pinceau se déplacer
J'ai juste perçu Le temps se passe aussi
Les petits traits sont partis et Là une déchirure
Une fente noire vagabonde au bleu
Le jaune est disparu depuis au moins un nuage
Tout avance Depuis le commencement du matin
Aujourd'hui des raies de lueur stagnent
Extinction de blanc Et cris de lumière
Le jaune orange Plus de gris au bleu
Heureusement des traces de cheveux me tiennent
Et je croise encore les moutons ensemble
Oranges orangés et bruits du vent vont
J'ai regardé le ciel Et j'ai vu ça

-19h18-






-Île de l'oubli-
-mNIm-
-19/02/2020-

Je l'ai reconnu Tout de suite Il n'a pas de courage
Ne dit rien de bien épais Comme les nuages
Ne me raconte pas la vie de cet incroyable
Tu te souviens de la reine tombée de l'avion
Ce ne sera pas elle Malgré leur tout deux ignorance
Je l'ai su tout de même assez rapidement
L'avait des soutiens sous les bras Posé
L'avait les yeux horriblement beaux et clairs
L'avion était tombé Près d'une vache couchée
La carrosserie de l'hélicoptère avait des bosses
La camionnette des gens de sécurité très lointaine
Je ne me décidais pas à marcher Peut-être
Je l'observais avec un air de type innocent
Mais en fait Je ne l'aimais pas Déjà
Lui ignorait tout le monde et fumait le temps
Lui refusait de répondre aux questions des agents
Le petit aérodrome était couvert de vaches
Et d'herbes couchées sous les génisses molles
Son pantalon Et sa veste étaient trop courts
Je regardai l'heure Encore vingt minutes
J'avais le temps de raconter leur histoire

-18h18-





-Île de l'intrus-
-mNIm-
-19/02/2020-

Je n'avais plus le courage de m'échapper du temps
Bientôt arrivé sur la terre ferme de l'île
Je terminai mon observation à travers le hublot
Il n'y avait pas de maison Juste des huttes blanches
Avec un petit sentier de fleurs défraîchies
Le puits près de la fenêtre laissait croire aussi
Que l'habitant aurait pu aimer le thé
Moi je ne l'aime pas Je préfère le saucisson
Avec de gros grains de poivre vert et durs
Le reste de l'espace autour des habitats minuscules
Semblait être un jardin de fougères vieilles
Une femme presque nue coupait des branches
Un tas de feuilles séchées occupait le sentier
Mon verre de liqueur Je ne l'avais pas bu
Je préfère dormir encore un peu Mal assis
Et Oublier la raison de ma visite inutile
La porte va s'ouvrir Il fera si chaud au sol
Personne ne m'attend C'est sûr Ils m'ont oublié
Je n'ai pas pris les papiers de la vente
Je n'ai plus le courage de me débattre

-18h28-





-Île du courage-
-mNIm-
-19/02/2020-

Il a du me voir de l'avion En passant au dessus
Je vais enfiler une chemise Il ne comprendrait pas
Cela fait trente années d'éducation à revoir
Il ne me reconnaîtra pas J'avais trois ans
Une gamine Une brune aux mèches courtes
Une femme Les cheveux dans le cou frais et long
Comment lui dire que je n'ai pas besoin de lui
Que maman n'avait même pas osé en parler
Que chaque jour de soleil Avec le courage d'en rire
M'avait apporté son ciel de pluie et de nuages
Pourquoi s'attendre à quelque chose de doux
Peut-être le silence Peut-être rien L'oubli
Il va s'approcher Et que va-t-il dire de vrai
Que le temps a passé Nous le savons très bien
Mon ami est parti le chercher à l'aérodrome
Il est gentil Mon ami Mais il ne l'aime pas
Il le prend pour un lâche qui arrive toujours trop tard
En fait Je crois que personne n'a le courage
Il ne se passera rien Une conversation vide
Et il repartira Comme il est venu Pour se faire oublier

-18h38-




jeudi 30 janvier 2020


-Egoïsme à feu-
-mNIm-
-21/01/2020-

Bonjour l’autruche Ça vole A courre
A cours de souffle Tant il fait chaud
Le poêle n’est pas éteint Depuis l’automne
Ils y ont mis du bois avec la nature
L’autruche Tu dois avoir si chaud
Pense à ton ami de camp Le gourou
Il poche sous ses yeux Il devient carnage
Du trop froid d’ici Pourtant petit
Le plein d’été jusqu’à la mer La mère
Et son petit porté A flan de ventre
Et je cours A cours d’autruche court
Elle court après la saison des fruits
Commencement du radis radical
Allongement du polissage de la terre
Pourquoi Aujourd’hui se réveille tant
Pourquoi la nouvelle est déjà maintenant
Dans la savane Sèche sur sa feuille
Dans les forêts de pousses de préhistoire
Dans la ville embuée Enfumée d’enfoirés
Les gens sont ordinaires et ne rossent personne
Et mon steak d’autruche Mon steak de kangourou
Va finir par griller sur pied Alors Bouger

-16h30-





-Un fusion Je suis-
-mNIm-
-21/01/2020-

Ton odeur de feu va gâcher ma tisane
Je ne peux pas te cuire Ami de camps
Dans le jus savoureux du gingembre
Dans les fleurs de sureau et les feuilles de sauge
Songeons Laissons mijoter sur le poêle
Le poêle de la terre Dévisageant nos torts
Nos tordus de pensée A surveiller le feu
Nature Glisse dans le craquement du bois
Dans la chute des trous de tes feuilles
Infusions aux feuilles de fougère et de ciel
Confusion entre image et envie de voyage
Concoctons un billet sans hôtel
Où va finir le bruit de tes nuées de cendre
Où tu poseras Un regard touristique
Sur les pattes des petites autruches Cruche
Où le thé fume et va boire la tasse
La mère finira par t’accueillir avec ton petit
La mer lâchera ses vagues Géante sur son bord
Attends Excuse-moi Je dois surveiller la théière
Cela fait déjà trois minutes que nous en parlons
Des ras-le-bol Avec ou sans sucre Merci
Avec le dos de la cuillère Dans le temps dépassé
Tiens Goutte Sa douce odeur A fleur d’Australie


-17h19-


-Deux raisonnements Ils sont-
-mNIm-
-21/01/2020-

Ce jour est la vie des vies Tu as entendu
Nous mourrons tous Demain Est-il bon
Est-il assez parfumé pour Maintenant
Le steak d’à midi N’est-il pas trop cuit
La tasse au environ de porcelaine fine
La cuillère Née dans sa bouche Touche
Regarde le service Avec le plateau d’argent
Non Pas à la télévision Cela ne dit rien
Ecoute plutôt l’histoire de sa nouvelle voisine
Elle porte un bandeau sur ses oreilles sourdes
Pour ne plus croire que le meilleur est là
Assise sur un crâpeau usé Vert Anglais
Avec ses longs cils Tout au bord des odeurs
Ma Belle Tu me regardes Avec notre amour
Tu le vois Tenant au bord de tes lèvres grises
La matière de l’écriture d’un autre kangourou
La tisane est brûlante Et le feu continue
L’heure tourne L’orage L’horrible sage
La sauge Le gingembre et le tout sureau
De tous les continents La belle végétale
Ma Belle En quelques mots Tu avales le thé
Et les animaux se meurent Lentement Là
L’autruche s’envole au pied de notre amour
Rêve de ton odeur assouvie et laisse à l’autre
La vie de sa vie


-17h30-



-Ça déménage-
-mNIm-
-21/01/2020-

Pas de boue Pas de lotus Pas de tisane
Pas de feu Pas de steak de Camp
Pas de désert Ce jour est la vie des vies
Ce jour où je n'ai pas pris mon thé
Où j'ai monté mes chaussettes noires
Mes souliers de cuir d'Autruche Courte
Où est passé mon sac de village Déplacé
Embarqué Éclaté Rafistolé et Lourd
Mes casseroles et Ma théière à kilo d'eau
Où sont passés mes trousers et mon maillot
Mes cartes de rendre visite à la mère mer
Mes ventres à terre A vouloir grandir
Je suis advenu Un jour de grande ruade
Un tour de piste sur le noir en cendre
Un creusement comme un nid d'Autruche
Un laisse-moi là Je n'irai pas plus loin
Et je suis parti Ni au soleil Ni au froid
Ni contre vents et marées Ni même seul
J'ai emporté la saveur de tant de lendemains
Je me suis lancé un immense défi Si simple
Aimer tout le jour Les promesses de ma belle
Lui laisser le temps de rêver Et lui donner aussi
Moitié de mon steak de kangourou
Et une parole douce au parfum de lotus


-17h57-



-Mont Sage-
-mNIm-
-21/01/2020-

Doux
Viens-tu
Lotus

De la tige
D'aucune lanterne
Là posée

De tes feuilles
Plates et rondes et noires
Tu danses

De la rivière
Oublie de creuser encore
De la fièvre

Doux Doucement
Monts Monastère Sagesse
Kangourou


-18h01-



-De pierre à thé-
-mNIm-
-21/01/2020-

Pierre Mal taillée Tu te moques de moi
Je suis grimpé sur ton dos Et me repose
Je pense à ma belle Que la ville paresse
Au steak de kangourou A l'autruche Au feu
Je voyage loin du lotus comme Siddhârta
Et me laisse attraper les poignées de l'horizon
Pierre Mal posée Tu t'enfonces sous moi
Presque à disparaître Comme un vendredi
Presque lisse Malgré la pluie Ou grâce
Grâce de ce caillou envahi d'épines
A cette architecture de ruines démolies
A qui vais-je dire Que je l'aime tant
Que si loin de la maison Je me trouve pourri
Je croise dans la boue Mes pas hésitants
Je divise mes envies Dans des croyances fades
Je monte sur l'Autruche Ou poche le kangourou
Avec une nuit disparue Heureux d'être
Avec l'oubli de mon sac resté vide et mou
Avec En contrechamp le cœur plein de rêve
Viens-Silence du déshonneur-cet inconnu
Viens-Horreur de la méfiance-Que je t'ignore
Viens Ma princesse Ma belle amoureuse
Viens Mon amour Viens Le thé est servi


-18h27-



lundi 20 janvier 2020



-Le Livre-
-mNIm-
-13/01/2020-

Des images comme dans le catalogue des Trois Suisses
Des pages entières de mots et de photos
Des définitions ressemblant à un bestiaire
Ici le mot Louis Comme un prénom des vers
Ici une planche de croquis et petits textes
Mon doigt suit la ligne droite et fine
De l'autre côté de la page des croisements
La lignée des reines et des enfants rois
De l'autre page je ne vois presque pas
Peut-être des fleurs et des gallinacées colorées
Peut-être un tableau de Corot ou de Courbet
Après les joueurs de cartes de notre Cézanne
Je tourne les pages Je tourne les pages
Je rencontre Degas en danseuses bleues et roses
Je reçois des Impressions au soleil levant
Je ne m'arrête plus Je visite mes anciens
Les monstres de la vie Et leur trace universelle
Je continue à prendre le temps A rêver
Et Dans le silence Et Dans presque le noir
Je continue à dévisager le portrait de l'un
De Lautrec de Albi à Paris ou du grand Léonard
Je voyage encore Quand je suis rappelé d'un coup
Michel Nous t'attendons Viens mettre la table Michel

-15H53-




lundi 30 décembre 2019


-L’instrument de la nuit-
-mNIm-
-11/12/2019-

J’ai perdu ma corde à sauter et mes billes
J’ai perdu l’équilibre Et la vue crevée
J’ai Aujourd’hui Quatre-vingt quatorze
C’est la fête de ce crétin que j’ai toujours été
Eté ou hiver Je ne vois rien de beau sur terre
La pierre à évier n’a pas changé Elle est cassée
La laque sur le mur ressemble à mes voyages
J’ai parcouru les rues Les ruelles Les impasses
J’ai côtoyé toutes les saisons de ma tristesse
Un arbre Encore vert Comme je n’ai pas été
Eté ou printemps Je n’ai pas pris le temps
Aussi disponible à la pluie qu’à mes rêves
L’autre pièce de ma vie C’est une rencontre
La découverte de la déesse de la solitude
Elle m’a nourri de ses méandres évidés
Elle m’a questionné sur les sons de la pensée
Pourquoi ne pas jouer avec le plus clair
Et quand viendra le moment du dialogue
J’ai vidé mes envies Si belles et si nombreuses
J’ai essayé de sortir Il faut quitter la nuit
Pour se faire un instrument de musique avec un sapin

-18h15-






































-Sur la corde raide (suite)-
-mNIm-
-11/12/2019-

Je n’ai jamais sauté avec ma corde raide
Un pas de plus Les pieds en l’air Bête
Un sourire tout seul La corde sur le sol
Le soleil ne m’a jamais totalement ennuyé
Mes lunettes sur mes billes Façon gangster
Mes billes si rondes Je me pose la question
Comment as-tu rencontré le bonheur
Car je ne vous l’ai pas déjà dit Aussi
Je suis heureux Je suis triste mais heureux
Avec les gens d’en face Et mon panier plein
Avec la marchande de sourire Et les voisins
Avec l’air des chants des babillages des rues
Avec Aussi Le déplaisir de dresser une parole
Il fait bien dix ans que je ne parle plus
Le matin Je vidange mes souvenirs d’hier
Je me sers un verre d’eau chaude et claire
Je bois cette mixture que je n’aime pas
Et Alors Tout ce qui vient ensuite me plait
Le sapin en instrument de musique Le bruit
J’ai lancé les billes sur l’évier encore mouillé
Cela ne sert à rien Mais je me sens bien


-18h23-





































-Des billes de sapin (suite et fin)-
-mNIm-
-11/12/2019-

Tout cela était la nuit d’hier soir
Car mon équilibre ne me gêne plus bien
L’instrument de sapin Avec sa corde à sauter
Les billes sous les pieds Je suis tombé
Je ressemble à un homard givré Pas cuit
Il fait plus sombre que la croute du bois
Mes mains aident le carrelage à se réchauffer
Mes savates ont glissé Mes billes pieds-nus
Ma chemise Mon pyjama Mes boutons cassés
La poche vide Ni la moindre miette de pain
J’aime moins le pain noir que le pain blanc
J’aime guère les biscottes Même avec une olive
Je regarde le poste-radio Pas plus de compagnie
Je me sens rassis Comme une huile-moteur
Je passe le temps La main dans mes cheveux
Il reste la lumière Dans les toilettes Plus rien
Sinon Tout est noir Ma nuit Ma vie Mes envies
J’espère que les voisins ne me dérangeront pas
Je suis au frais Sur le sol Je suis froid
Le soleil n’est plus Dans l’instrument à nœud
La corde au sapin J’ai oublié ma fin Ma foi


-18h32-






































-Les flammes bleues mais rouges-
-mNIm-
-13/12/2019-

Rouge Mais Rouge Comme du bleu
Pourquoi les roses sont elles si bleues
Avec leur parfum de toilettes propres
Pour le soleil couchant aussi si bleu
Pourquoi les rayons de l'été me fait si bleu
Comme la couleur de mon steak bleu
Je n'ai pas marché cet Automne sur ma feuille
J'ai écrit des horreurs comme le toréador
L'aiguillon de la langue bleue d'avant
Je n'ai pas saucé le plat de tes tomates
Dans le bord du creux de mon équilibre
Sur les hauteurs du centre de mon rond
Je tourne Je retourne Je regarde l'ampoule
Je jette l'épaule de voir toutes les rougeurs
Sur ta peau Les veines nous transportent
Sur mes pieds Le sol est gelé de rouge
Toutes les rousseurs vers le tout noir
Bientôt arrivera la nouvelle saison
Où le soleil videra dans notre nuit
Le souffle de marcher dans la campagne
En attendant les flammes sont bleues Mais bleues

-20h07-





-C'est écrit sur un panneau-
-mNIm-
-13/12/2019-

Les grosses ne se font pas kidnapper
Mais peut-être les gros et les rouges mais rouges
Eux aussi sont friands de mots écrits
Les gros kidnappent tous les autres alors
Pour les attacher à un rideau rouge
Avec une ficelle bleue Mais bleue Mais fine
Les gros ont la voix de leur chien jaune
Les grosses caressent leurs chattes rousses
Les maigres Mais que font les maigres
Elles écoutent les informations Et comprennent tout
Ils boivent du beaujolais Ni beau Ni laid
Elles vont au marché pour acheter une tomate
Elles se rougissent les tempes Pour la forme
Ils n'hésitent pas à les siffler De loin en loin
Si les maigres regardent le temps de pluie
Elles courent entre les gouttes à gouttes
Bientôt les gros font des plans sur les comètes
Bientôt les grosses redeviennent si belles
A regarder sur la feuille bleue La liste des courses
Et les ni maigres ni grosses ne savent encore lire le panneau

-20h55-
































-Je couscousse bien bas-
-mNIm-
-13/12/2019-

C'est toujours la même chanson Elles disent
C'est plus pratique que de faire du sport
De se faire cambrioler en plein Après dîner
Mais l'intérêt Ils n'ont pas volé le repas
Ça tombe à plat De sauce De tomates fraîches
L'autre jour un gros rouge s'est fait vider
Sans jeter la bouteille à sa grand-mère
Il a retrouvé dans la chambre le bordel
C'étaient des grosses Sans doute Il était rouge
La colère le laissait bouche béante de viande
Il venait juste de terminer Le plat résistait
L'envie d'aller dans un coin toujours propre
L'envie de quitter la table Avant le dessert
Et il retombe dans le désert du désordre
Il n'avait rien entendu Sauf le disque
La chanson tournait encore La même chanson
Il allait reprendre le refrain entre deux bouchées
Quand il ne comprit pas qui avait lancé la musique
Il ne s'était pas fait cambrioler pendant la sieste
Ni devant les flammes du feu encore bleues
Mais Horreur Entre deux cuillères de semoule et ses petits légumes

-21h27-





-Le chien de la même chanson-
-mNIm-
-13/12/2019-

Pampoule venait rarement Le chien malin
Ni si vous vous faites kidnapper ou cambrioler
Ni si vous sifflez une maigre dans l'avenue
Mais pour finir les petits légumes Il était là
Près de la chaise bancale A l'aplomb de la fourchette
Il n'aimait plus le gigot Le gros n'en laissait pas
Et lui comprenait tout tant il était devenu maigre
Tout à l'heure La grosse s'était fait enlever
Mais lui n'avait rien vu Le repas était prêt
Tout à l'heure Des monte en l'air étaient venus
Et repartir avec presque rien Quelques disques
Des vieux Et Des moins vieux Une collection
Une collection de ricanements en sortant du lieu
Pampoule avait levé la tête Sans intérêt
Il venait de terminer sa visite du jardin
Dans un tas de feuilles propres Il s'était arrêté
Dans une cage à poule Il avait croisé un oiseau bleu
Dans le rebord de la poubelle Une carcasse rouge
Sans intérêt Il aurait ses graines de couscous
Ce n'est pas un repas de Noël En Automne
ll savait ne pas se faire remarquer Pour la forme
Il n'était ni gros ni maigre Il était un chien malin


-22h23-





-Mandala de Noël-
-mNIm-
-11/12/2019-

Après l’écriture
Un réveillon rouge et blanc
Demain se reprend
-19h27-

Casseroles dehors
Silencieux et merveilleux
Notre doux repas
-19h28-

Le fruit à croquer
Et le verbe à conjuguer
Et regardons-nous
-19h29-

Nous te garderons
Fruits merveilleux Silencieux
Ecrire au dehors
-19h30-

Les casseroles
Mes mots rouges de demain
Notre réveillon
-19h31-