samedi 31 octobre 2020





-Y a-t-il assez de lumière-

-mNIm-

-09/10/2020-


Dans le ventre de la caverne Un faisceau de boue sortait de l'eau claire

Claire a allumé la bougie Posée sur le guéridon A côté de son lit

Bancal François continuait à boiter En sortant de la buanderie

Un grenouille de l'année se reflétait Dans le croassement de la terre

Elle était atteinte Par le froid de cet automne-là Du silence de la paroi

La bougie frissonnait Éclairant le bord des draps propres et raides

De son bras La fillette tremblait de devoir attendre le rêve pour avoir chaud

La canne frappait Dans un rythme hésitant Près des pieds gelés

François connaissait les froids de l'hiver Et la solitude du maintenant

Un crapaud l'attendait A l'entrée du cloaque Au reflet de la vieille lune

Claire cherchait son prince La main glissée près de ses jambes fines

Et la table Un bol Deux tranches de pain François aurait voulu allumer la lumière


-20h07-




-Qu'ils se le disent-

-mNIm-

-09/10/2020-


Ils ont une gestation de plus de quatre ans Comme les années bissextiles

Ils ont la peau tendre A peine craquelée Et un matelas de pierre Aussi

Au réveil Claire les aperçut Dans le filet Donné Des deux rideaux

Le prince avait cousu dans ses rêves Des miaulements de tendre

Le premier animal était resté couché Et souriait de son invisible moustache

Quelle est cette race de chats blancs Aux poils courts Et d'où viennent-ils

Peut-être de l'autre côté de la grotte Dans le paysage aride et lunaire

Peut-être posés Près de la porte de la buanderie D'où François les a retirés

Et ce matin Les yeux levés Hors de l'oreiller Elle scintille de surprise

C'est grand jour Dit-elle Comme si les chats allaient lui miauler une réponse

En quatre années Elle avait vu la pierre s'arrondir Les oreilles se dresser

Les pattes cachées sous la tête Pendant que De l'autre Se dressait la curiosité

Que se disent-ils Ronronnements de la fillette Dans un éclat du bonheur


-20h47-

 


-Hâtée du téléphone-

-mNIm-

-09/10/2020-


Claire aurait couru dans la steppe Sans les racines sèches du vent

C'est clair L'avait retrouvé les sols concassés de pierre blanches et dures

Des chats de l'esprit Athées les faunes Loin des religiosités de sa mère

Tracés dans le cube premier Découvert dans les éclats et les poussières

Elle avait pris un temps Pour tomber les secrets Dans la triste vallée

Aphone l'été Aucun mouvement de vent Un soleil à perdre sa lumière

Un silence ventru Au-dessus des coups de maillet De son imaginaire

Le croisement des sentiers de la nuit quotidienne Et les rêveuses envies

Les fées atones Au son habituel Sur la blanche trace du ciseau

Ils sont nés De la campagne voyageuse et de prières solidaires

D-où viens-tu Maman de mes tendres sentiments Et de ta vive joie

D'où vas-tu Dans le reste des sonnettes Tu traverses les pas du dépassé

Ah Téléphone Lance-moi l'appel du ciel Reviens-tu Et tu nous es revenue


-21h47-





-Au rossignol-

-mNIm-

-09/10/2020-


François avait attendu Et avait mis de l'espoir dans les heures noires

Sa canne ne lui servait pas à trouver l'équilibre Le sien tenait de sa vie

Elle était partie rêver Dans les solides solitudes de la grande misère

Le froid Les bêtes endormies Le calme inquiétant de l'eau claire Le gel

Le bruit de la lanterne Dans le crissement de la tempête dans sa tête

Le chant du rossignol est plus doux Loin des sombres moments d'ici

La volubile renaissance commençait à porter les fruits de la vie heureuse

Comment atteindre le joie de vivre A son cœur retrouvé de l'ailleurs

Elle aussi aurait froid Dans les draps raides de cette nuit silencieuse

Elle aussi de boiter pour traverser De la table à la buanderie La vie

Il est plus clair De ne pas croire au lendemain Que de porter d'amour

Claire A sa mère A François De ses doigts accrochés à la porte des songes

Comme la chance n'existe pas Il faut encore croire au long bonheur

Ce matin-là Les chats ne bougeaient pas encore Et les rossignol s'étaient éveillés


-22h29-







-Après le sieste (début)-

-mNIm-

-09/10/2020-


La sieste est -elle bonne conseillère Avant de me fléchir la pensée L'éveil

L'oreille de Claire Gonflé de pierre blanche et pure Sent le printemps

La canne de l'homme-là lui sert de mesure Pour creuser les pas du jardin

La chanson du rossignol s'envole Dans le cœur avide de la plaisante

La vie de ma mie sent la redingote Pour la chaleur de l'hiver à finir

Finie la misère de la terre déracinée Et de l'arbre sec Perdu sur le rocher

Fini le ton tendre et calme Réveillé par le gel de l'autre paysage

Sorti de sa grotte La grenouille vivre de saut en pas De terre à l'eau

Sortir de la caverne de la déplaisante ignorance de ne pas se naître

Aujourd'hui J'ai ouvert les yeux Aussi ronds de la demi-lune d'été

Et le chaud nous a fait oublier que ce reste de la résistance avance

Et demain Pour se réveiller Le chant du plaisir courant vers l'avenir


-23h13





-La sieste perdue (fin)-

-mNIm-

-09/10/2020-


Est-ce la sieste Au beau milieu de la campagne Après le vieille nuit

Ce jour-là En plein après midi Je m'étais enfui des longs printemps

J'avais vidé Verre Bouteille Assiette à dessert Les fruits de notre saison

La maison du bonheur Emportée par les rafales de mes terribles préjugés

Le jardin Si petit que rien ne peut y pousser Sauf les pleurs et les fleurs

Un sentier nous guide vers l’insouciance De nous retrouver ensemble

Caverne Tombent les murs de mes sentiments racornis et de se survivre

Je t'ouvre Œil de la pensée périmée Par tant d'année A tout attendre

Je couvre les draps de la sentence Les paroles jetées au crapaud de la gloire

Je crois encore à moi-même Et vous laisse le destin de Claire et du François

Je béquille A peine sorti de la sieste Quand tu ne sers encore à rien


-23h23-


 

samedi 26 septembre 2020

-Con fini-mNIm-09/09/2020-


Mes savates Laissées dans le placard A droite de la porte verrouillée

Pas pris d’écharpe Avait le choix Un carnage de la celle couleur

Ta main Une chaleur enveloppée de doigt Dans un long courage

Je marche Nous marchons Nous t’apportons l’air Comme le vice

Je regarde nous avançons Tu me guides Dans le sortilège de l’air

Avancement Découragement parfois Chronique de l’heure à passer

Les sabots en plastique se frottent sur des glaçons de cailloux glissants

Un vert Un triste Un qui me porte L’autre me tord en vigilance

Tu n’as pas commencé à me raconter ce que nous ne saurons jamais

Nous enfilons les minutes Le poumon large Les lèvres douces au soleil

Nous passerons l’heure Comme sur un papier presque déchiré

Nous évoluons dans le kilomètre Autour de l’envol des hautes fumées

Tu me laisses Te laisser Te mener comme si la route était importante


-18h22-





-Qu’on finit-mNIm-09/09/2020-


Un faux-col de redingote Elle est restée à l’abri de la pluie Ici lumière

A la maison Les volets l’emportent sur l’ombre des arbres des lois

Que les oiseaux viennent de si loin Et retourneraient dans le vague

Que le chat noir va de maison en maison De la soupe de gras à l’eau

A l’aube Nous avions décidé de vidanger notre sourire de frais

Nous sommes sortis La cour toute courte Nous laissera passer

Tu as eu Autant pour demain que pour l’instant Une longue envie

Tu as hésité à me dire Que c’est ici que la vie commence Comme avant

Nous embobinerons les mensonges Autour des vents massacreurs

Nous déploierons notre avenir Quand la date de la pluie sera connue

Tu me donnes tant de notes Dans le cartilage de mes genoux devenus

Aussi C’est avec le bonheur de l’heure tendre Et l’espoir suranné


-18h29-




-Confits nids-mNIm-09/09/2020-


Mes chaussettes percées ne me gênent pas Il fait si doux La belle croûte

Le chemin Avant le repas en duo Dan les saveurs du ventre rond

Nous pousserons les gamelles vers le savon de la digestion Si lourde

Si seulement je pouvais m’arrêter de produire des plaisirs Encore

Comme si je copiais les harmonies Que tu lances à mes oreilles

Tu me donnes le plaisir d’oublier Qu’il n’y a presque rien dehors

Aussi solide que le silence des autos immobiles De la grande peur

Aussi hargneuse que les plis de rideaux Qui ne s’ouvriront peut-être plus

Chemin Promenade d’une heure Cadence de ça durera longtemps

Les champs continuent à briller au soleil De tous les jours à la nuit

Les prés grandissent Au pied des sabots Au galop de la crinière

Aujourd’hui Mon tout seul est avec toi Brillance de nos cœurs endormis

Et En modèle Le commencement garde la place à tous les lundis de l’autre avant


-18h39-




 

-Il me reste la paresse d’ici-mNIm-20/09/2020-


Je suis là Lasse Usée par les pluies de mes vacances Route fatiguée

Incarnation de la mère Pluvarde Ma fidèle mère Pleine de jour

Etincelance de la vengeresse fière de se remuer partout

Je ne dis rien Je ne revendique rien Je ruisselle dans mes silences

Et mon écoute Eventail dans le vent du chant De ces autres-là

Et ma parole Eventée par les décisions que nous imposent les fleurs

Le temps d’un autre bavardage D’une rondelle des révisions

J’ai appris Il y a longtemps A croire que tout se dérange

Tout change Tout s’allonge Dans les craquements des évidences

Je suis là je revis les tendres instants Si agréables Si seulement

Je suis lasse Mère Pluvarde m’avait dit De me taire un peu plus

Je ne développe plus les cafards Habitants de ma tendre raison Seule

Les pluies de la routine ont séché mon cœur Pourtant votre voix me parle


-18h29-




-La caresse de la paresse-mNIm-20/09/2020-


J’ai trouvé dans ma paresse Des senteurs horizontales Dans ma fadeur

J’ai oublié l’autre temps où je ne savais que tout Paroles familières

Je postais sur mon voisin Avec des questions Incidences et persévérées

Je remportais les prix des crayons Dans mes yeux à ne rien connaître

Je blousais les presque mots de fendre Et je me croyais te savoir

Dans le fauteuil La page du jeune livre De vieilles histoires Aujourd’hui

Sur la tablette A l’infinie électricité J’ai fermé les yeux livides Vides

Sur la pointe du stylo qui de gravir les questions douces et enfantines

Sur le cirage nettoyé Et le placement des pas Des pieds Des papiers

Environ Une heure de ce matin Exactement comme les toujours

J’ai lu l’orage La cascade des longues paroles Le ruissellement-vent

Et se perdre dans ce que je n’ai pas à dire Je t’écoute toujours

Plus rien Que de dormir A ne rien fusiller Juste comme la caresse


-18h43-




-La paresse de la fleur-mNIm-20/09/2020-


Il n’avait regardé Comme une fleur qui ne fanera surement pas

Il avait pris la parole Comme une porte sur la largeur de mon amour

Je lui ai conté quelques bruissements Presque silencieusement Pourtant

Il a continué Il a continué Il a recommencé Il a continué Pourtant

J’avais fermé les yeux Comme un voyage orbital Sur de l’espoir

J’avais ressenti le lundi Une échappatoire à mon silence et à ses doigts

Posée sur les accoudoirs du fauteuil Mes bras dormaient de la paresse

Laisser s’exposer Aux pieds des coussins Au ventre de je te respire

Emporter ses sifflements dans une pensée de ne plus taire l’action

J’aurais osé l’écriture sur les blancs de mon carnet du tiroir

J’aurais laissé la plume me caresser le rêve inconnu Et richesse

J’ai entamé une chanson du plaisir A se laisser étaler de joie

Je n’ai rien fait Je ne ferai rien je paresse Laisse aujourd’hui m’envahir


-18h54-




 

-Paresse à cœur-mNIm-20/09/2020-


Haute paresse

Laisser l’endroit

S’entretenir


Le geste ment

Il prononce le fruit

Sans croire


Le lentement

Car il positionne le noir

Dans mon sourire


Ce que je déroute Alors

Filance

Je déplace des soupirs


Commande

Ou donne à mon cœur

Notre chance


-18h58-




-La famine biaisée-mNIm-22/09/2020-


Le jour se lève Sur ta leçon de piano Tes doigts sont chauds Mon stylo

Tu ne travailleras pas avec le chant du loup Tu as choisis un grand bleu

Avec une chaussure noire Je bats le rythme des hirondelles passées

Avec mes gants blancs et ma cravate triangulaire Je tape les sons

Oh Les sons Tout est écrit Je n’ai rien à dire Une partie de partition

Mes choux Sur ma tête de demi-chou Repense à la reine anglaise

Pourtant Aucun hélicoptère ne bat l’air Au-dessus du jardin d’arbres

La jambe cassée de la télévision Ne me lasse des révisions de tes leçons

Ta façon de vivre n’est plus un long courant d’air C’est la guerre

Comme les anchois contre les girouettes Comme si tout allait plus mal

Ce ne sera pas une journée plus particulière Que la leçon de l’année dernière

Passe-moi l’envie d’écrire le roman de ton histoire D’un dimanche vif

D’une vive tendresse D’un bon baiser de souris De t’entendre me jouer


-18h20-




-La raffine lésée-mNIm-22/09/2020-


Le jour s’était élevé Au-dessus du piano Arrondis-moi dans ton cœur

Tu me lances contre mes anglaises Pour mieux me faire entendre la mélodie

Je suis à moitié sûr Et l’autre moitié Complètement estropié du tympan

Je crie ton nom Ta liberté m’emporte Te dis-je Dans le noir de ce temps

Le soleil est électrique la lune est lampadaire Et la nuit n’est pas venue

Avec ses béquilles La reine trace sur le dos de l’orangé Autant sa griffe

Il est à moi Il est à moi Il fera partie de mon royaume Aussi longtemps

Je vivrai plus longtemps encore Il mourra dans mes bois Viens dans mes bras

Il n’y avait plus de son Les basses besognes des haut-parleurs s’enfuyaient

L’écran essayait Comme de déverser des tomates à la sous-préfète

Changeons de riz lançons des fruits Faisons la révolte de la trop pleine

J’hésitais à porter mon doigt Sur le bas de la commande je hais commander

Pour l’instant Dans la nature du beau réveil Je me lécherai les timbres de ta musique

Ma belle


-18h31-




 

-La tartine bien liée-mNIm-22/09/2020-


La vie est une petite rivière Elle court court Elle va au pas Elle m’aime

Mon stylo ne jette pas ma pensée lugubre Ce soir je n’en ai pas

Un pas de plus et la trace de gras Sur mon maillot Fera plus sombre

Il n’y a pas de dimanche qui vive La feuille se tord de sécheresse venteuse

Vantarde Je vais dire Le pire de la canarde Morceau de musique

Ma princesse Laisse s’attendrir Tes poignées de caresse Au piano

Les trois premières notes me donnent à toi Mon cœur s’enflamme Le stylo fuit

Je ne peux plus écrire Je divague sur le marteau Je suis marteau sur l’enclume

Je puise mon silence Sans arrêter de remuer Mon néant Mon séant Mon siège

La rouille crie le battement de Van Beeth Le dossier est épais et je m’appuie dessus

Rosace de mes souvenirs Point d’orgue de la partie Double note Note aussi

C’est du joli de te lancer le croire De t’embrasser Quand tu auras fini

Finie la leçon de piano A midi Nous mangerons léger Tu m’as tant nourri


-18h40-


samedi 29 août 2020

-Rodriguo et Rena-

-mNIm-

-14/08/2020-


Le pas de la cacophonie de l’ami

Le pas de la paix ils se vandalisent

Le vrai Je ne sais pas Urbalisent le soir

L’anonyme est comme le frère d’un mot

Ecoute le croustillant de la sympathie

Volume de la volute de l’idée guidée

Vers le sacrilège de tout tomber OK

Vous Lumineuse ascension du regard

J’ai haute de partager Un demain d’histoire

J’ai comble à regarder le ruban d’antan

Tout le soir venu En souvenir Musique

Toutes les fidèles pensées Comme du pain

En tranche En miette de vie Dans la nuit

L’éclat que tes phrases croisent d’Edgar

L’étendue de la pluie des songes Remonte

Pousse le souci Vers si peu de soucis

Laisse en porte-boulons Les ennui d’envie

Au dessert Le catalogue des amours se volatilise

Et chacun s’est régalé De la table Pas si figue


-22h43-





 

-Mon ignorance-

-mNIm-

-08/08/2020-


J’ai pris la plume de mon bel oiseau

Blanche Comme la feuille d’automne

Je n’en sais rien L’écriture dans le vide

Le ciel donne son nuage Et je le pèle

Pour qu’apparaissent Sans le savoir

L’éclairage de la pensée et de la main

J’ai écrit dans la lune Une place du passé

Réunir Sous l’œil hagard Percé de lumière

Ce que la vie a planté Sous les racines du vieil arbre

Chaque jour Énumérer les poussières du bien

Venues de la vertu Poussées vers le sentier

La colline de la montagne croise l’étoile

La mobile étincelle Pour joindre l’alentour

J’ai choisi au soleil De poursuivre la nuit

De tracer sur le vent Les vols d’hirondelles

Et connaître Les autres jours que le dimanche

A partir du printemps En sachant que l’hiver

J’ai pointé dans le champ les reflets de la lune

Aussi possible Pour creuser Des autres arbres

La tache de l’éclat Malgré l’ombre des vices

Et je cherche à savoir Dessus la connaissance

Les mots du bel oiseau Fidèle Toutes les saisons

Au-delà de mon ignorance Conscient de la chanson


-06h48-




-L’ignorance-

-mNIm-

-24/25/08/2020-


Un vieux savant n’était qu’un horloger

Il vivait dans la montre A fabriquer aiguille

Avec ressort Balancier et engrenage Avait

Comme une connaissance Il gardait son secret

Ses quatre jeunes amis Au travail l’aidaient

Et de monter et de caler les savoirs du vieil homme

Au plus jeune Il donna poids et forme du ressort

Et l’élasticité de sa pensée Il avait reconnu

Au même instant pour le plus vieux Il fit un cadeau

Du balancier Il partagea la fabrication

A celui-ci il posa la légèreté de sa réflexion

Au deux amis restants Depuis toujours inséparables

Il glissa un mot Pour l’un Les fins engrenages

A l’autre Les hautes roues crantées et lourdes

Ainsi il avait transmis Pour ne rien perdre

Quand le chemin venu Il posa son long soupir

Chacun voulu prendre la relève pour grandir

A moi le secret de la montre du vieil artisan

Et de bâtir plutôt que de construire

De placer dans le boîtier sa connaissance

Ne dit rien à personne Leur avait soufflé le vieux fou

Et tous de courir après les minutes de la vie

Peut-être un jour Ils oseront perdre Pour être ensemble

Quand un cinquième Ignorant de tout leur proposa de partager


-01h01-





 

 


-Premier tour de piste-mNIm-19/08/2020-


Porter le flou de l’extra planète Ma grand-mère aurai aimé Arrêter d’égosiller

Placer au très doux dans ce qui me parle le moins J’irai ailleurs Dommage

Le tour du cou me demande de la tenue Le dos droit et la main gauche

Faut-il se complaire à laisser tomber Ce qui n’est pas encore écriture

Tiens C’est mon mot d’illogisme Sabot et rabot D’autres savent

De la pointe de l’encre noire Le trait clair cache la tomette Sous nos pas

Aussi combien Un long tissu Sans ridicule Ecoute les voitures passer

Je Ne sais pas Si je veux Avec le parallèle entre mon ombre et le papier flou

Par le monde de la maison d’intérieur Participer au commencement de ta découverte


-18h45-




-Pour repasser tu repasseras-mNIm-19/08/2020-


Grigami est passé Il repassera dans le temps Comme l’horloge repasse

Le son Il a flouté Il a laissé Grand-mère Qui est-elle Dépassée

Dans les plis de mon texte Donner un sens Une autre sensation Je repasse

La fraise blanche de Grigami Ressemble à l’origami de Mon Cœur

Ma grand-mère aussi aimerait repasser Mon Cœur Sans faux col Alors

L’horloge du papier froissé Avec minutie Avec une minutie repassée

Dans le temps La pâte à pizza ne faisait pas un pli Après son repassage

Dans le four Dans le feu de la vapeur de l’orage d’hier Il est repassé

Il y a Grand-mère et Grigami Copain de Grimaldi et de prendre une tarte

La pâte à tarte Prise dans les mailles Arrosée de confiture folle et floue


-19h30-




-Le destin du dessin perdure-mNIm-19/08/2020-


Le dessein de Grand-mère n’est pas fini Et ne sera jamais perdu Perdure

Dans les mains de Louise Y a encore une trace oubliée Pourtant laquelle

Cheminer de plage en page De place en trace De qui veux-tu dire

Ses lèvres Les plis de ses lèvres Ses maux tendres qui lui font mal

Elle ne m’a rien donné Une soupe à pizza Mon Cœur sur ses genoux

Elle ne s’est pas plainte A juste de la caresse Prit le pli de Grigami Avec

C’était un dessein d’une autre lumière Même pas un cloître Placé sous silence

Louise à qui voyager veut dire « fleur » Comme petite Marguerite La pluie

La pluie de l’encre noire et du partage avec l’arrosé Le fripé Le crémeux

Grand-mère ressemble à ça A tout ça A la vendange de laisse-moi trop

Louise silence la recette de son pinceau Et avec Pâleur paresse la douceur

Je me moque de qui n’est pas là Je l’aime Autant Pourtant Ici tout y est


-20h16-







-Des mots jetés aux vols-mNIm-24/08/2020-


Soirée imprévue Imprévenue Avec ou sans Cent scribouillards Tout juste quatre

Voilée par les éclats de l’encre rouge du soleil Sur mes pages blanches et noires

Violée pour avoir porté à sa mouche Le vol d’une hirondelle Au ciel

La grange se retourne contre les piquets du mur Je me pose J’observe

En bas Sur le rond des transparences Aux assiettes porteuses En reste de miettes

A la table Vendredi Aux accents des cartes A la géographie Voleuse

Tantôt le carnage prévisible des monstres envahisseurs De la pleine

Emplie L’occupation des mondes de l’autre Celui oublié d’être aimé

Celui parcouru Je te montre ce que tu dois taire Tu te vois d’obéir

Alors Plus de cartes postées Plus de retour vers Celle Celui encore d’ici

Entre deux scribouillardes L’ailleurs l’emporte Partagé En bonheurs


-17h14-










 

vendredi 31 juillet 2020



-La demoiselle (début)-

-mNIm-

-04/07/2020-


Une demoiselle court dans l’herbe folle

Toute de vert De fleurs Et d’autres parfums

Ma Dame En croirez-vous vos vives oreilles

Elle fait pas bien au-delà des fines graminées

Elle se jette Toute juteuse De la pluie claire

Ses pieds rassemblent En un tapis écrasé

Pétales Sous le vent Sous l’orage Et les éclairs

« Une dame court dans l’herbe » Tous de dire

Tiens Ma Dame Nous ne la voyons plus

Elle En demoiselle S’arrose de notre soleil

Il est beau Le nuage invincible et haut

Et laisse se distiller les cris de ces rires-là

Chanter Cueillir roses En boutons et chatons

S’égosiller Arracher aux insectes Des pistils

S’époumoner de frais La chaleur l’endort

Tu as tord Ma Dame Oublie la présence fluette

Oublie les frasques pastorales Et frivole

Regarde l’homme Qui n’a vu que ta luxuriance

L’œil à peine tordu Que la jeunesse frôle

Prends ma main Et quittons la campagne

Pour nourrir nos âges durant


-16h37-




-Ma bulle Ma belle (suite)-

-mNIm-

-04/07/2020-


N’oublie pas que tu es Ma bulle Ma belle

Je cours dans tes jupons Et je renifle d’aise

Mon rhume si fin Passé à renoncer à l’air

Mon courage de courir Après toi J’ose

A travers les herbes chaudes Dans le temps

Dans le printemps des années d’hiver

Dans le retour au monde De t’avoir enlacée

Comment peux-tu croire encore aux extérieurs

Aux bruits se lamentant Aux fleurs d’explosion

Aux vieilles demoiselles Je n’en ai reconnues

Depuis ce tant d’années Tous les volets ouverts

Par la fenêtre Par les rires et les plaines

Par les matins vivants De la lune bien fraîche

Je ne vois Ma bulle Ma belle ensorceleuse

Tu me dis de courir Dans l’ailleurs des parfums

Quand ton odeur me manque Ta bulle senteur

Aussi Pour lancer l’avenir Je me suis dit Partir

Je me suis vu m’enfuir je me suis ordonner d’échapper

J’ai cru aux herbes Folle Et à la demoiselle

Mais aussi vite que l’amour Me voici de retour


-17h08-






-Dans ton nids d’hirondelle (encore suite)-

-mNIm-

-04/07/2020-


Au gros pays de Mexico Tout est beau

Les couteaux à mourir Les pires sur escabeau

Le faim déclare la fin L’appétit c’est fini

Dans les huttes Les bulles de la butte

Les planches dans les paniers des favelas

La peinture de nos habits trop murs

L’esquinté Dans les cœurs A sortir de la bulle

Les demoiselles Dans les boues de la vile ville

Chacun de se reconnaître dans notre misère

Notre Porte moi Les couleurs du reste de vivre

J’avais vidé ma valise de vieilles chaussettes

J’ai écrasé les derniers billets de ma poche percée

Je sentais qu’il me manquait encore l’espoir

Pour revenir sur le sentier Des bons souvenirs

Accueillir les tard Et les chauds de la tristesse

Je ne franchirais jamais la porte de la nuit

La barrière vers le revenir Au bonheur de Ma belle

Me manquait la demoiselle de l’herbe folle

Me manquait tant les volets refermés pour mon départ

Je me suis éveillé A côté de toi Ton fidèle Ton hirondelle


-17h54-





-Occis (et fin)-

-mNIm-

-04/07/2020-


Au conte Croûte comme un cumulus ciel

Ce casse-croûte de la cuisante constellation

Commence ces conseils cachés de la vie

De la vie censée Connaissance croustillante

La Camoiselle Courant dans les cerbes

Concise La cuillère coincée dedans

Charme chantant des crèves sans cuisses

Chemin de camisole De la bulle trop cuite

Carnage Commandé cent Calme de vie

De ces conifères cognés Sur le flan de la campagne

Je catalogue le cassé de ma mémoire Au loin

Je crase les coins de la pièce concise Comme

Aussi comme ces citrons de cidre du chaud

Je reviens Les couteaux cuisent dans le cœur

Les corneilles ont croisé les carnes d’acier

Je te retourne Assise Plein de larme En leurre

Lentement le lit de la douleur disparaît

J’embrasse ton corps Dans mes bras-sueur

Copine Croûte de ces cent douleurs

Tu es le dedans de ma fleur


-18h43-










-Mariage(début)-

-mNIm-

-27/07/2020-


La cloison Qui nous sépare Est lettre morte

La passion Qui nous anime Est place forte

Tu as porté la légèreté des étoffes d’été

Le moucharabieh laisse transpercer le vent

Le coup d’œil Le clin de sourire facile

L’air de ce matin a retiré ma redingote

Dans les autres pays Il fait trop chaud

Dans les coins d’ici C’est jute canicule

Et les nuages acerbes nous obligent

Comment porter autre chose que le coton

Les bords en dentelle et en chrysalide

Les Remue tes pieds Dans les sables Auvent

L’orage La pluie fine colle ton tissu

Je ne te vois pas Je te devine Dans l’envie

Je te plie le temps Jusqu’à ne plus attendre

Je n’irai pas aux funérailles de mes désirs

Je reste avec les hommes forts Et si peu courtois

Je fais semblant d’écouter les grandes décisions

Je vide mon sac en quelques mots Mais bien sûr

Un gâteau vient Ma princesse apparaît

Je voudrais la manger Lui retirer sa peau

Mais je me tiens bien Et je suis patient


-15h27-



-Une longue nuit trop courte (suite)-

-mNIm-

-27/07/2020-


Comment dormir sur ses deux oreilles

Lorsqu’une Princesse est à côté de soi

Je la regarde Je l’admire Je la respire

La cuisse chaude soulève le plat du drap

Son pied Qu’on ne peut pas dire acerbe

Voyage entre le frais du matelas et mon bras

Mes mains trainent du côté de mes sentiments

Elles ne peuvent rester A plat sur l’oreiller

Elles naviguent Le long de les doigts S’arrêtent

Ce matin-là Je croyais que c’étaient encore la nuit

Chaque seconde étaient un parfum de toi

Tu faisais le bruit de tes poumons Rondeur

Tu glissais du bord de mon monde Jusqu’à mon épaule

Tu envahissais mes rêves éveillés et fatigués

Impossible de laisser l’inconscient s’étaler

Inutile de chercher ailleurs le début des songes

Tu t’es retrouvé A l’autre bout de la nuit

Et en attendant tes paroles fraîches et reposées

J’ai glissé entre matelas et plumes d’oreiller

Mes oreilles qui s’étirent Avant de ne pas m’endormir


-15h59-




-Reposition (et fin)-

-mNIm-

-27/07/2020-


J’ai décidé que demain je dormirai vraiment

J’ai décidé que demain je dormirai vraiment

J’ai décidé que demain je dormirai vraiment

J’ai décidé Fatigué Les doigts trop longs

J’ai décidé Les larmes trop pures et chaudes

J’ai les pieds moites Et les mains fébriles

Derrière le volet Je tente de recompter

J’ai décidé de raconter Une seule nuit

Là où le monde merveilleux aurait existé

J’ai décidé de prendre le stylo Et de vous dire

Aussi je me suis relevé et collé au blanc de papier

Aussitôt la tête m’est tombée de haut

Je n’avais pas d’imagination Sans mes rêves

J’avais laissé Princesse développer musique

Je ne serai pas là Pour la réveiller Ronflement

Je ne serai pas là Coups de pieds Oreilles sur oreillers

La nuit ne ressemblait à rien Attendons le jour

J’ai décidé que demain je dormirai vraiment

J’ai décidé que demain je dormirai vraiment

J’ai décidé A peine éveillé De bien me reposer


-16h21-