mercredi 31 juillet 2019


-Jeu d’en train-
-mMmS-
-24/07/2019-


Jeûner User Irradier Lâcher Laisser
Eteindre et Tomates Pourtant tout va
Tomber sur un Jeune un Urgentiste
Pour une Illusion une Lettre un Lieu
Et encore une érudition Joyeuse
Pourquoi pas Usagée ou alors Illisible
Semblant Lente et Libre Éternelle
Ou bien Tremblante Tonitruante et totale
C’est la première d’une longue série
Chérie d’une seule envie Rajeunir
Quand le temps laisse couler le rouge
Le thermomètre ne renonce à s’élever
Un jour comme Aujourd’hui Ça parle
Le thermo-ventilateur arrive à l’illusion
Le frais par tant de temps de chaleur
Comique Le usé de mon stylo s’élance
Tout le monde parle son groupe de mots
Il te manque un nom en Ironiser du toit
Chacun lâche verbe nom et objet
Dans la recherche du rien d’un possible


-19h15-






































-Un Calpège -
-mMmS-
-24/07/2019-


Les pieds dedans
Camoufle tes tuyaux
Sous les cendres

Orteils découpés
Autour de la lune
Dans l’ombre

Lève la tête
Oublie les extrêmes
Laisse ressentir

Écoutilles vives
Oreilles lacérées de vie
Et d’équilibre

Il avance
Il est remonté comme un calpège
Comme sur un vélo

-20h20-







































-Commencer par partir-
-mMmS-
-24/07/2019-


Partir en d’autre lieu Pour irriguer les sens
Plonger dans le texte d’à côté Et uriner
Tout le monde le dit Dans un hululement
Partir dans d’autres mots Pour en arriver là
Sans doute Tout le contraire de voyage
Planisphère Au bord de la table rase
Le doigt collé à la langue du pays
Le regard lointain Au retour d’un horizon
Commencer par les verbes Lâcher l’illusion
Continuer par une impossible croisade à pied
Autour du plateau de la table de basset
Faire en retour A rebours Sans recours
Lâcher les chiens Des rêves inassouvis
Concocter des croyances Au lance-flammes
Je m’assoie Je regarde Passer la terre
Elle tourne Autour de son bras oblique
Comme le doigt Sur le plan de la ville
C’est ici A l’angle de la vie J’y vois clair
La nuit est tombée De l’autre côté de la lumière
Et partir Tu me fatigue Je m’en vais nulle part


-19h28-









































-A chaque anniversaire-
-mMmS-
-24/07/2019-


Cette année n’était pas aussi particulière
Sans parler Pour sûr De cette journée-là
Sans ailes Il ne se serait pas envoler
Sans pied Cela n’aurait rimer à rien
Sans verre d’or doré Ici le vent dort
La montagne Sans son vers dans la terre
Les feuilles élancées Sous le vent tard
Même plus tôt cela ne se faisait pas
Ecrit Sans rien lire Laisser la feuille seule
La feuille par terre Et les autres aux branches
Comme une journée particulière par an
Il ne s’est rien passé Même pas la plus
Elle revenait tous les ans Je l’attendais
Elle ne disait rien Elle passait en silence
Sans se faire alerter Sans même exister
Une feuille D’un arbre Dans la montagne
Elle était là Parmi les autres Sans soif
Elle était différente Mais en quoi exactement
Tu étais née Ce jour-là Mais je ne savais pas lequel


-19h49-



-Tout prêt dans ta chaleur-
-mMmS-
-23/07/2019-


Record absolu Mon amour
Tes doigts piano coulent à ma main
Revois ta robe Au vent Si verte
Parfume mes soupirs de tes odeurs
Une épice douce comme la brume
Une miette de sucrée Entre mes lèvres
Naseaux d’oiseaux Vole ton suc
Quand je m’écarte de ta peau
Je voyage encore dans ton air doux
Dans les herbes de montagne séchée
Dans l’orage de mon tempérament acide
Dans le bras levé Au bout de ton doigt
Tes épaule servent le goutte à goutte
Tes cheveux de tes oreilles suintent
Tes pluies de la chaleur impossible
Si mon nez Au-delà de tous mes yeux
Reconnaissent A l’aveugle Tes senteurs
Tes rumeurs de croiser l’ange parfumé
Avec l’humeur joyeux De notre tout Du soleil


-16h50-









































-Invocation du pire (début)-
-mMmS-
-23/07/2019-


Invoque-moi Le début de mes rêves
Il reste en retard Il n’y a pas d’orage
Il me revient un enfant de ton âge
Toi Fillette jolie Aux boucles dorées
Toi Richesse de l’enfance D’un autre moment
Toi Petitette De rince doigt que je vois
Toi Courage déplacé sans réalité
Ecoute Ce que j’ai à te pire que tout
Laisse mon silence falsifier le vide
Remplis-toi de larmes des nuages
Suaves croustillons de coule-beurre
Carnages Fourmis et Brontosaures
Brindilles cassées Sous les pieds
Coniques sphères de la laide prière
Toi Sur tes danses explosées de paix
Concaves environs de la grande beauté
Calmes moments de la mère posée
Boite de pendules Sans ficelle belle
Toi Je pose mes oreillers Hors du lit
Je lie Avec mon cœur La peur de la terre sèche

-17h19-
































-Invocation du rire (fin)-
-mMmS-
-23/07/2019-


J’ai lu dans tes rires Éblouissants de deux
J’essaie de me réveiller en pleine santé
Invoque-moi Le moment du sommeil
Pluie verte Glacée en plaine Chahutée
En colline horizontale Je meus
Évoque-moi de rose De roses si blanches
Des nuages Des moutons Et des biches
Des fourmis à une goutte Étinceler de deux
Invoque aussi à tous Le roucoule roux
La torpeur échappée de cet évidement
La fadeur de poser mon prendre de Toi
Va Orage Viens Ouragan de ta rougeur
Ici La vie La pluie L’herbe rase Et le temps
Ici Posée sur le caillou de ta robe verte
Ici aussi Tu exagères Avec toutes tes larmes
Je sais que tu as trop chaud Et que le champ
Tu voudrais chanter Et me réveiller de rire
Mais je t’attends Plein de ton odeur
Je te vis totalement dans mon corps chaud
Et par la pluie En nous Partageons en invocations

-17h29-






-De poèmes à poésie (début)-
-mMmS-
-23/07/2019-


Poème Poésie Paroles de tous les quand
Partages poétiques Dans les ondes
Polissons vous n’êtes que la pluie
Irriguons nos lointaines rondeurs
A force de marcher entre nos deux oreilles
A force d’écrits et de gueulardes vies
A la violence de tous les écarts sur le monde
Laisse tomber tes lettres et tes soupirs
Ne te réveille pas Commence avec rien
Enfonce dans ton ventre L’allume-nuit
Courrouce de ta respiration Tes soupirs
Toi que je regarde A travers les mille heures
Que je m’approche En silence nuageux
Que vais-je pouvoir te lire dans les vœux
De quand reviennent mes pas bruyants
Avec qui vas-tu surprendre Mes larmes
Obligé de m’écarter Pour ne pas te casser
Obligé de fermer L’œil de l’œil Pour aimer
Toi Racine de mes rêves rouge comme la pluie
Invoque en moi Toutes les teintes de l’évocation

-17h54-




-Poèmes sur poésie (fin)-
-mMmS-
-23/07/2019-


De poèmes à Poésie A quand le tout
La feuille blanche est mouillée de fruit
De la fleur des nuages Croisée de là-haut
Évoque-moi un regard sur la tendre pluie
Celle bienvenue A mon esprit séché
Sec comme les aisselles odorifères et fières
Comme ta cuisse lasse et lascive et vide
Comme un lendemain D’où l’on ne connaît rien
Invoque Hors de la chaleur de ton cœur
Ta peau ruisselle de phrases alambiquées
De l’alcool évadé Réparti sur la pierre
Dans la terre Dans le fiel Dans la boue
Trouve tous les à demain dans tes mains
Oublie Que dans l’autre hier Tous étaient
Refermer Pour laisser la pluie s’écouler
Ralentir Pour mieux encore s’échapper
Pour trouver sur ton bas Ta cuisse douce
Et en levant les yeux Voir tes propres yeux
Les racines épanouies Par un reste de pluie
Enfin je vois Je m’éveille Je respire Je vis
Je te vois Fillette Tu es le cœur de la poésie de la pluie

-18h05-




-Pot et Cie-
-mMmS-
-23/07/2019-


Esseulé
En semble à quoi
En cœur

Vaporise
La pluie y arrive
Des odeurs

Des croûtes
Le sang coule encore
Asséché

Tiens Prends
Chacun donne des maux
Et ça guérit

Ça aguerrit
S’en sortir Du rêve
Du plaisir

-18h35-


samedi 29 juin 2019


A priori
25/06/2019

Fondue avec tous les restes d’à priori
Les siens de presque chien si fidèle
Les nôtres de plus que fins Chat en tous lieux
Carotide gonflée par tous les réservoirs
Pensées N’exagérez plus le petit monde
La pluie du va-t’en guerre Sale et perdue
La nuit Ne poussez plus mon ridicule des lampadaires
Aux tréfonds de mon orgueil de tous croire
Au teint jaune des réponses vraies foncées
Ne salace pas Ne diverge plus Creuse
Ecoute le rire du temps déplacé de l’avenir
Il est déjà parti Il a déjà réussi son crédo
Et dans les pages jetées là Se désorganise
Pour revenir en printemps sans commentaire
Dans les lignes courbes Monter des cendres
Sur les feuilles à une page Et il reste
Tous les restes sont mes ridules d’agonie
Sur chaque blanc se crevassent les sens
Les intuitions venues du quotidien parfait
Qu’on se le lise Tous mes maux n’ont de beauté
Que la question qu’ils se posent Au-delà de mes à priori


-17H03-


 
-L'amour des grands arbres poètes-mMmS
25/06/2019

Comme le chant du vendangeur de si belles
Il l'a dit Avant de préparer l'artillerie
Empoigner le monde Avec ses virgules du temps
Entre la caresse de l'air Et le choc des émotions
Que des mots de lentilles verdies par la pluie
Que la lanterne du nomade nous donne
Elle a pointé A mon horizon Ses deux bouts
La tête levée Le cercle prêt à croquer bon
Son volume loupe Derrière ses cheveux
Caisse de raisonnement Le vent victuaille
Le piège de ses deux ventricules épais et sages
Je la regarde me tendre ses volutes de lèvres
Rougissant Comme un baiser à peler
Des zestes de son corps Loin des voisins
Dans le caniveau Où le passant jette sa canette
Soutenue par son dos droit La baleine agonise
La lanière sent le chaud de mon regard usagé
Au balcon de mon écrasante envie de frire
De dévorer les souliers de plomb De fondre
De enfin déguster A ses fenêtres Mes doigts
Ils exagèrent Et se laissent porter en drame
Par le souvenir lissé de son rhume de poitine

-17h33-

 

 

 

 

Les arbres des grandes amours poètes
-mMmS-
25/06/2019

Dans les agressions
Je me dresse en pélican
De mes vifs désirs

Dans la multitude
Dans les outrageuses pointes
Encore sages

En poitrine ficelle
Dentelle de rivière douce
En transparence

Je me redresse
Enfile mes yeux dans les anneaux
Caresse de choc

Et tu te retournes
M'embrasses de voir en nous
Le colosse de ta sensibilité

-17h41-





vendredi 31 mai 2019


-Page sur mur-
-10/05/2019

Ce n'est pas une page blanche La feuille
La feuille de feuilles Roussies par ses bruits
Chacun gratte sur son libre livre long
Et que va nous dire Madeleine en soi
Tracer des rides de tendres mots chacun
Former des herbes aux parfums si sonores
Écouter les ombres s’effilocher du soir
Et Ça se tape Les touches carrés sombrent
Dans des explications de volubiles
Et des caches papier et des lâches folies
Et si Edgar avait dépassé en quelques sons
Le rond imaginaire pour s'en défaire
Tout est un rien Tous poussent vers le sien
Une visite sur un mur De lueur tiède
Avec les violettes miettes Des boules d'air
Respire Vampire Suffire et L'éclater
Le ton n'est que plaisante plaisanterie
Et ce fait présent Que vous dire dessus
Et dessous La page Un cœur Sans rien savoir


-20h07-




-Nul ne peut quitter une île-
-10/05/2019-

Nul peut une ne quitter Île Surtout
Nul une quitter peut ne Ils Aussi
Nul quitter ne une peut Ils Pourtant
Nul ne peut quitter une Île Comment
Surtout Aussi Pourtant Comment Et Ça
Aussi Comment Surtout Pourtant voilà
Ils que quitter ne peut Nul Et voilà encore
Îles quitter peut que ne Nul Encore voilà
Îles peut ne quitter que peut Nul Pourquoi
J'ai beau tourner en rond J'en viens
Je n'arrive pas au même chemin
J'ai du pas beau Passer à tes mots
J'arrive à arriver d'arriver que j'ai
J'ai une aile une Île pour m'en retourner
Quitter le nul et ne pouvoir une Île alors
Ne quitter une Île Et peut un nul C'est vrai
J'ai du chemin à l'arrivée fait un tour
Une tour de mots Mauvais Plus loin Là
Et faire une tournée des Ailes et des Îles D'ici


-20h50-




-Haut bazar-
-10/05/2019-

Avec son ventre arrondi Elle siffle
Posée dans un fauteuil de lamelles
S'en va de l'avant de l'après de l'arrière
Elle n'ose regarder les bouts de la pièce
Jeux de bazar Tout est en ordre
Les jouets perdus Les boîtes cassées
Des casseroles dans la voix fredonnante
J'ai eu mon ballon Je dis J'ai encore
Je m'enroule sous mon ventre Elle siffle
Postée sous les jarretières jusqu'aux orteils
Elle siffle de son verre garni de robes
Je ne suis pas tes ailes Même saoule
Je ne suis pas le pompier de ta vérité
Je me pose Me repose Une sieste Une question
A côté du Toit Nuageux Suave
Je m'enrobe dans une courte couverture
Des zestes des boîtes restées au sol
Quand le désordre s'est organisé
Avec les taches de la haute présente
Elle siffle Ils ne viennent plus Lui non plus
Les moustiques dans la nuit sont brillants


-21h55-





-Fleur de Mélancolie-
-10/05/2019-

Ce soir les ancolies m'ont montré leur mélancolie
Ce soir que leur répondre Aux gens colis
La réponse Dans la lettre du facteur chance
La triste réponse Tête baissée Endiablée
La bourrasque a tourné courte patte
La fleur de ces ailes Autour du ballon
La triste nouvelle Venue du camion
Ce soir Les courriers de l'or n'ont pas brillé
Les feuilles séchantes de toutes ses larmes
La visible richesse De la soudure à l'arbre
Sous les branches Aux bras rendus fiers
Sculptures au bord des yeux Pour attacher
Pour forcer au vilebrequin les marches intérieures
Entre les cailloux Rentrent les genoux
A fleur de l'eau Du verre presque vide
Tristesse Viens me renoncer au printemps
Tête enfoncée dans les feuilles froides
Aussi Ce court instant Venu dans le jour
Ce lourd de l'instinct De la peur fanée
Le ballon sur les genoux Et la main brisée
J'ai remis de l'eau Sur les ancolies


-22h39-




Je t'ai jeté un mot
Il avait un gout bizarre
C'était la différence
-mMmS-
-00h41-
-30/31/05/2019-


lundi 29 avril 2019


-Ronde des planètes-
-mMmS-
-28/04/2019-

Tant de pulvérisation des sens
Tout le bruit mouvant du temps
Tant d'immobilité dans les apparences
Ça ne gargouille pas vraiment de loi
Ça exagère le silence du vide lumière
Ça égosille les yeux d'immensité
Tant de rondeur exoplanétaire
Tout le fruit dans la révolution
Tant venu de l'orbite de tout voir
Tant il est possible de l'imaginer
Tout le déplacement de l'infime
Tout le tremblement de l'avancée
Ça va tenir dans un seul rêve
Ça traverse le regard dans l'éclairage
Tant la lumière tant le rai clair
Tout se rend visible De par le soleil
Tant la boule du feu De tant de gaz
Tant le mouvement de ton ellipse
Tout me déplace le pied posé
Ça me tourne la tête sur le côté
-10h30-